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Marino Basso

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Marino Basso
Basso lors du Tour de France 1969
Informations
Naissance
Voir et modifier les données sur Wikidata (80 ans)
CaldognoVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Distinctions
Medaglia d'oro al valore atletico (d) ()
Collier d'or du Mérite sportif ()Voir et modifier les données sur Wikidata
Équipes UCI
1966-1967Mainetti
1968-1971Molteni
1972Salvarani
1973-1974Bianchi-Campagnolo
1975Magniflex
1976Furzi-Vibor
1977Selle Royal-Contour-Alan
1978Gis Gelati
Équipes dirigées
Principales victoires
Championnats
Champion du monde sur route 1972
Champion d'Italie d'omnium 1972
27 étapes sur les grands tours
Tour de France (6 étapes)
Tour d'Italie (15 étapes)
Tour d'Espagne (6 étapes)
1 classement annexe de grand tour
Leader du classement par points Classement par points du Tour d'Italie 1971

Marino Basso, né le à Caldogno, dans la province de Vicence en Vénétie, est un dirigeant et coureur cycliste italien, professionnel de 1966 à 1978.

Grand sprinteur, Marino Basso compte plus de 80 victoires à son palmarès. Il a remporté de nombreuses étapes au Tour d'Italie (15 victoires), au Tour de France (6 victoires) et au Tour d'Espagne (6 victoires). Il a également remporté le classement par points du Tour d'Italie 1971 et porté le maillot de champion du monde[1]. Comme beaucoup de sprinteurs, il comptabilise 33 deuxième places et 46 troisième positions, dont certaines sur de grandes classiques, monuments, ou étapes de grands tours[2].

En 1965, Basso remporte le classement général du Tour du Frioul-Vénétie Julienne[3].

1966-1967 : premières victoires sur le Giro et le Tour avec Mainetti

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1966 : victoire sur le Tour d’Italie

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En 1966, Basso devient professionnel avec l’équipe italienne Mainetti. Il participe ainsi au Tour d'Italie où, après s’être classé 5e du sprint massif de l’étape 3, il remporte son premier bouquet sur la 8e étape. Il termine 2e deux jours plus tard[4], puis 4e de la 12e étape et 5e de la dernière étape. En mars, il remporte La Popolarissima et termine 3e de Milan-Vignola en septembre. Il finit également dans le top 10 de la course en ligne de ses championnats nationaux sur route.

1967 : doublé sur le Tour de France

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En mars 1967, il signe deux top 10 sur les 1re et 4e étapes de Tirreno-Adriatico. Il enchaîne des places d’honneur sur la Coppa Placci (4e), sur la classique du col San Martino (3e), et sur le Tour de Campanie (9e). En mai, il termine 2e de la 5e étape du Tour d'Italie, puis signe une 5e place sur la 9e étape. Il est cependant contraint à l’abandon sur le 20e étape. Il participe ensuite au Tour de France, et s’impose sur la 3e étape dans un sprint à dix où l’Italien profite de l’aspiration de Raymond Riotte pour le déborder et franchir en tête la ligne d’arrivée[5]. Lors de la 18e journée, Basso remporte un deuxième succès sur le vélodrome de Bordeaux en dominant le sprint final[6]. 3e quelques jours plus tard, Basso termine finalement 4e du classement par points. En fin de saison, il se classe 16e des championnats du monde sur route, puis 2e du Grand Prix de l'industrie et du commerce de Prato et du Tour de Vénétie.

1968-1971 : Molteni

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1968 : une victoire sur le Giro

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Dorénavant dans l’équipe Molteni, Basso commence sa saison 1968 avec une victoire d’étape sur le Tour de Sardaigne et une 4e place au classement général. Il enchaîne avec Tirreno-Adriatico et signe une 9e position sur l’étape 5. En mars, il termine 13e de Milan-San Remo et 5e du Tour de Campanie. Le mois suivant, il remporte ses premiers succès de l’année, sur le Grand Prix Cemab, puis sur Milan-Vignola[7]. Il monte également sur le podium du Tour de Toscane et du Championnat de Zurich[7]. En mai sur le Tour d'Italie, il termine 2e des 1re et 3e étapes, puis 3e sur l’étape 4. C’est finalement sur la 15e étape qu’il s’impose en réglant un groupe de trois. Basso se classe 4e du classement par points, remporté par Eddy Merckx. Ensuite, il signe plusieurs places d’honneur sur le Tour de Luxembourg et finit 13e du classement général final. En juillet et août, il prend part à des courses d’un jour italiennes, terminant 4e des Trois vallées varésines et 6e des championnats d’Italie sur route. Sur la 1re étape de Paris-Luxembourg, il termine 2e derrière son coéquipier Michele Dancelli, ce qui lui permet de finir 2e du classement général tandis que Dancelli remporte l’épreuve.

1969 : domination des sprints sur le Giro

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En début d’année 1969, Basso se classe 10e de la semi-classique italienne Sassari-Cagliari. Il participe ensuite au Tour de Sardaigne où il finit 3e de l’étape inaugurale, puis 4e le lendemain. Au début du mois de mars, il remporte le Tour du Piémont[7] puis prend le départ de son premier Paris-Nice. Il se classe 4e des trois étapes avant d’enfin en remporter une, la 7ea. Sa régularité lui permet de s’adjuger le classement par points de la compétition. Trois jours après son succès à Nice, il signe une 3e place sur Milan-San Remo, alors remporté par Merckx en solitaire[7]. Basso enchaîne avec le Tour des Flandres où il fait partie du malheureux groupe de poursuivants de Merckx, qui ne parvient pas à rattraper le Belge, et se contente et de jouer la dernière marche du podium[8]. À ce jeu-là, Basso règle le groupe à plus de min du vainqueur, et min de Gimondi, 2e. À la fin du mois, il signe deux 4e positions sur Milan-Vignola et la Coppa Bernocchi. En mai, il prend le départ de son quatrième Tour d'Italie. Sur la 7e étape, il signe une 5e place lors du premier sprint massif de la compétition, remporté par Merckx. Le lendemain, Basso enlève l’étape, puis récidive sur la 13e étape. Quelques jours plus tard, il manque de peu de remporter un troisième succès, seulement battu par Roberto Ballini. Mais finalement, Basso assoit sa domination sur les sprints en remportant deux étapes coup sur coup lors de la 18e journée. Cependant, le maillot rouge lui échappe et c’est Franco Bitossi qui le remporte. Le mois suivant, Basso s’impose sur la 1re étape en ligne du Tour de France et endosse le maillot durant les cinq jours suivants. Plus tard sur la 8eb étape, il remporte le sprint du peloton, mais quatre échappées ont déjà franchi la ligne. Basso abandonnera la course deux jours plus tard. Une vingtaine de jours après son abandon, il remporte deux bouquets, sur les Trois vallées varésines et sur le Trophée Matteotti[7]. En fin de saison, il termine 3e du Tour du Latium.

1970 : cinq succès sur grands tours

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En mars 1970 sur Paris-Nice, Basso signe deux top 5 d’étapes sans parvenir à renouveler la performance de la saison suivante, il ne prend en effet pas le départ de la 6e étape. Ensuite, il termine dans le top 10 de Milan-Vignola, du Tour de Romagne, et du Grand Prix de la ville de Camaiore. En mai sur le Tour d'Italie, il remporte une première victoire dès la 4e étape, puis enchaîne les 2es et 3es places avant de doubler la mise lors de la 15e étape. Cette année, il ne remporte toujours pas le classement par points. En juin, il termine 2e du prologue du Tour de Luxembourg et remporte la 3ea étape. Il signe ensuite une 3e position sur la course en ligne des championnats d’Italie sur route et sur le Tour de Vénétie. En juillet, Basso commence bien le Tour de France avec une victoire dès le 3e jour de course. Sur les 8e et 9e étapes, il termine 3e avant de s’imposer deux jours plus tard. 2e de la 15e étape et 3e de la 17e, il remporte un troisième succès sur la 21e étape du Tour[9]. Il termine finalement 3e du classement par points. Après deux semaines de pause, il finit 3e de la Coppa Bernadocchi puis reporte la dernière étape de Paris-Luxembourg. En septembre, il signe deux 4e places sur le Tour du Latium, puis sur la classique de Paris-Tours. Le mois suivant, il termine 3e de la Coppa Agostoni

1971 : maillot cyclamen du Tour d’Italie

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En mars 1971, Basso réalise ses premières performances de la saison, en montant à deux reprises sur le podium d’étapes sur Tirreno-Adriatico. Il termine ensuite 3e du Tour de Campanie et 8e de Gand-Wevelgem après un sprint massif. En avril, il dispute Paris-Roubaix et termine sur le podium final[7]. Il emporte peu après Milan-Vignola pour la deuxième fois[7]. Le mois suivant, il prend le départ du Tour d'Italie. Dès la première étape, sa formation se classe 2e du contre-la-montre par équipes. Le lendemain, Basso s’impose et revêt le maillot rose[10]. Il perd la tête du classement général lors de la 2e étape mais conserve le maillot cyclamen. Il termine 3e lors de la 3e étape puis enchaîne les top 15 avant de lever deux nouvelles fois les bras à l’occasion des 9e et 11e étapes. Très en forme, il finit 2e des deux prochaines étapes et sécurise le classement par points qu’il remporte pour la première fois[11]. Entre juin et août, il signe plusieurs places d’honneur, notamment sur ses championnats nationaux (10e), le Trophée Matteotti (9e), les Trois vallées varésines (7e), la Coppa Placci (7e) et le Tour du Latium (5e). En septembre, il termine dans le top 5 de trois étapes du Tour de la Nouvelle-France et, le mois suivant, finit 2e de Paris-Tours derrière Rik Van Linden[7].

1972-1974 : Salvarani

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1972 : champion du Monde sur route

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En début de saison 1972, Basso termine 15e du Trophée Laigueglia et 13e du Grand Prix cycliste de Monaco. Ensuite, il remporte deux succès sur le Tour de Sardaigne et s’adjuge le classement général final[11], en finissant dans le top 10 de toutes les autres étapes. 3e de Milan-San Remo[7], il remporte par la suite la Coppa Bernocchi[7]. Sur la 1re étape du Tour d'Italie, Basso s’impose et endosse le maillot rose qu’il garde deux journées[12]. Cependant, il ne rentre pas dans les délais de la 4ea étape. En juillet, il participe au Tour de France. Il ne parvient pas à remporter d’étapes malgré deux deuxième places sur les 5ea et 20e étapes. À la fin du mois, il termine 2e des Trois vallées varésines. Le , après plus de h de course, Basso devient champion du monde sur route en s’imposant dans un sprint massif devant son compatriote Franco Bitossi[13],[14],[15],[16].

1973-1974 : victoire de la dernière étape du Giro durant deux éditions

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Basso termine 8e du Trophée Laigueglia pour sa reprise en février 1973. Ensuite, il se classe 3e de l’étape inaugurale du Tour de Sardaigne. En avril, il termine 2e de Sassari-Cagliari et remporte Gênes-Nice. Sur Tirreno-Adriatico, il gagne la 1re puis la 4ea étape et conserve la tête du classement général durant trois jours[11]. En mars, il termine 7e du Tour des Pouilles et remporte pour la troisième fois Milan-Vignola. En mai, il enlève la dernière étape du Tour d'Italie après s’être classé à quatre reprises 2e d’étapes. En fin d’année, il s’adjuge le Grand Prix du canton d'Argovie.

En 1974, Basso signe trois top 5 sur le Tour de Sardaigne, puis deux top 10 sur Paris-Nice. En avril, il termine 6e de Milan-San Remo. Le mois suivant, il participe au Tour d'Italie et réalise premièrement plusieurs bonnes places sans pour autant s’imposer. Il monte à trois reprises sur le podium. Or, sur la dernière étape de concluant à Milan, Basso s’impose finalement devant Roger De Vlaeminck.

1975 : sextuplé sur la Vuelta avec Magniflex

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En 1975, Basso court sous les couleurs de l’équipe Magniflex. Il termine 3e du Grand Prix Cemab avant de participer à l’unique Tour d'Espagne de sa carrière. 4e de la 1re étape de ce dernier, Basso va peu à peu imposer sa domination sur les autres sprinteurs. En effet, il remporte un premier succès à Águilas sur la 4e étape pour ensuite gagner les cinq étapes en ligne suivantes[14]. Solidement attacher en tête du classement par points, il est contraint à l’abandon sur la 20e étape et ne peut concrétiser sa domination avec un classement annexe. Il participe le mois suivant au Tour d'Italie et signe cinq top 5, sans s’imposer. L'Italien termine encore 4e des Trois vallées varésines avant de conclure sa saison avec une 6e place de la Coppa Bernocchi.

1976 : victoires en Espagne avec Furzi-Vibor

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En avril 1976, Basso se classe 2e du Tour de Campanie, puis enlève deux étapes du Tour du Pays basque[11]. Dans le courant du mois, il remporte la classique du col San Martino[11]. En mai, il termine à trois reprises 3e d’étapes sur le Tour d'Italie. Enfin, il conclut sa saison sur le Tour de Catalogne en remportant la 1re étape, et en terminant 2e de la dernière étape.

1977 : dernière victoire sur le Giro avec Selle Royal

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Basso enchaîne les top 10 sur le Tour de Sardaigne et finit 6e de la course. En mars, il remporte la Coppa Placci[7] et s’adjuge une étape du Tour des Pouilles ainsi que la 2e place du classement général le mois suivant. Il ne termine pas le Tour d'Italie en abandonnant en juin sur la 17e étape, mais renoue avec la victoire sur la 8e étape. En juillet, il finit 2e de Milan-Vignola, course qu’il connaît bien.

1987 : dernière saison avec Gis Gelati

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Pour sa dernière saison, Basso participe au Tour méditerranéen et remporte une étape, la seule de l’année. Il réalise néanmoins durant le reste de la saison plusieurs places d’honneur, comme une 2e place sur Milan-Vignola et une 3e position sur l’étape 5 du Tour d'Italie.

En plus de sa carrière sur route, Basso concourt dans quelques compétions sur piste. En 1972, il est sacré champion d’Italie de l’Omnium, et en 1974, il remporte les Six jours de Castelgomberto[11].

Résultats dans les grands tours

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Tour de France

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4 participations

  • 1967 : 64e, vainqueur des 3e et 18e étapes
  • 1969 : abandon (10e étape), vainqueur de la 1rea étape
  • 1970 : 63e, vainqueur des 3eb, 11eb et 21e étapes
  • 1972 : 82e

Tour d'Italie

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13 participations

  • 1966 : 48e, vainqueur de la 8e étape
  • 1967 : abandon
  • 1968 : 54e, vainqueur de la 15e étape
  • 1969 : 47e, vainqueur des 8e, 13e, 18ea et 18eb étapes
  • 1970 : abandon (18e étape)
  • 1971 : 42e, vainqueur du Leader du classement par points classement par points et des 1re, 9e et 11e étapes, Leader du classement général maillot rose durant un jour
  • 1972 : hors-délais (4ea étape), vainqueur de la 1re étape, Leader du classement général maillot rose durant deux jours
  • 1973 : 84e, vainqueur de la 20e étape
  • 1974 : 85e, vainqueur de la 22e étape
  • 1975 : abandon (20e étape)
  • 1976 : 84e
  • 1977 : abandon (17e étape), vainqueur de la 8eb étape
  • 1978 : disqualification (15e étape)

Tour d'Espagne

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1 participation

  • 1975 : abandon (19eb étape), vainqueur des 4e, 6e, 8e, 9e, 10e et 11eb étapes

Palmarès sur piste

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Notes et références

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  1. (it) « Museo del Ciclismo - Storia di Marino Basso », sur museociclismo.it (consulté le )
  2. (it) « Museo del Ciclismo - Marino Basso. non solo un velocista », sur museociclismo.it (consulté le )
  3. (it) « Giro della Regione Friuli Venezia Giulia 2023: la corsa per giovani talenti e dalla lunga storia », sur italCiclismo, (consulté le )
  4. « Étape 8 - Souvenirs de... Giulianova, 1966 : Anquetil tombe, Zandegù s’impose au sprint », sur giroditalia.it, (consulté le )
  5. [vidéo] « Tour de France cyclisme : 3ème étape Caen - Amiens », Office de radiodiffusion-télévision française, , 8 min, Institut national de l'audiovisuel (consulté le )
  6. [vidéo] « Tour de France : 18ème étape Pau - Bordeaux | INA » sur Office de radiodiffusion-télévision française, , 1 min, Institut national de l'audiovisuel (consulté le )
  7. a b c d e f g h i j et k (it) « Museo del Ciclismo - Marino Basso », sur museociclismo.it (consulté le )
  8. Jérôme Bergot, « “De la pure folie” : la démonstration d’Eddy Merckx au Tour des Flandres le 30 mars 1969 », sur ouest-france.fr, (consulté le )
  9. « Dossier de presse », Amaury Sport Organisation,‎ , p. 21 (lire en ligne [PDF])
  10. « Souvenirs de Tarvisio, 1971 : Salvarani récidive, Zandegù devant Gimondi », sur giroditalia.it, (consulté le )
  11. a b c d e et f (it) « La biografia del campione del mondo di ciclismo del 1972 Marino Basso presentata alla Biblioteca Bertoliana », sur Città di Vicenza, (consulté le )
  12. « Souvenirs de… Francavilla al Mare, 1972 : Ugo Colombo s’offre Merkcx, l’étape et la Maglia Rosa », sur giroditalia.it, (consulté le )
  13. « AU CHAMPIONNAT DU MONDE SUR ROUTE, À GAP La loi du nombre a favorisé l'Italien Basso », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  14. a et b Caspar Gebel, « Une vraie famille italienne : L'histoire du vélo de route par Cicli Basso », sur velomotion.fr, (consulté le )
  15. (it) « Franco Bitossi e la storica beffa sul traguardo del Mondiale del 1972 a Gap: le immagini Rai », sur corriere.it, (consulté le )
  16. (it) « Gap 1972 - L'incredibile vittoria di Marino Basso », sur museociclismo.it (consulté le )

Bibliographie

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  • (it) Gianni Poggi, Non avevo paura di nessuno, John Hills docus&books, , 206 p.

Liens externes

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