Bataille de La Ciotat

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La bataille de La Ciotat est un engagement naval livré en dans le cadre du Débarquement de Provence (opération anglais : Dragoon) lors de la Seconde Guerre mondiale. Dans le cadre des préparatifs du débarquement dans le Sud de la France, une flottille de navires de guerre américains et britanniques mènent une attaque de diversion, dite opération Ferdinand, contre la ville portuaire de La Ciotat.

Les Alliés espéraient ainsi attirer les forces allemandes à l'écart des principales zones de débarquement (Cavalaire-sur-Mer, Saint-Tropez et Saint-Raphaël)[1]. Pendant l'opération, deux navires de guerre allemands ont attaqué la flottille alliée.

La bataille[modifier | modifier le code]

Le , le commandement allié, le capitaine John D. Bulkeley, reçoit sous ses ordres une flottille (un destroyer, l'USS Endicott , 17 PT boats, et deux canonnières britanniques de classe Insect, le HMS Scarab et Aphis) avec pour objectif de mener une opération contre La Ciotat. Lorsque les Alliés arrivent au large de La Ciotat, un bateau à vapeur marchand allemand est coulé dans le port.
Les navires de guerre alliés bombardent ensuite des cibles ennemies dans la ville jusqu'à ce que deux navires allemands soient repérés (une ancienne corvette italienne, Antilope rebaptisée UJ6082 et un ancien croiseur auxiliaire égyptien, le Nimet Allah). Le sister-ship UJ6081 avait été coulé deux jours plus tôt à la bataille de Port-Cros.

Les deux canonnières britanniques engagent les Allemands mais le feu de l'ennemi est si précis qu'ils doivent se retirer de la zone. Le USS Endicott ouvre alors le feu à une distance de 1 400 mètres m des navires ennemis. Les Allemands parviennent à toucher le Endicott, blessant un marin, seule perte américaine de la bataille. Après un échange de tirs qui a duré moins d'une heure, les Américains parviennent à couler les deux navires allemands.
Les Alliés pilonnent alors à nouveau les installations allemandes dans la ville.

Le même jour, cinq C-47 Dakota volant au ras des crêtes de l'aviation américaine, juste au nord de La Ciotat, larguent 300 parachutistes factices et des engins explosifs dans le but de faire croire aux Allemands une invasion. Les pertes allemandes sont inconnues, bien que le Endicott a récupéré 169 marins ennemis qui ont été faits prisonniers de guerre[1]. À la suite du succès du raid, John Bulkeley est élevé au grade de vice-amiral de la marine des États-Unis.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Fred Guilledoux, « 17 août 1944 : une bataille navale libère La Ciotat », sur laprovence.com, (consulté le 22 août 2019)

Bibliographie[modifier | modifier le code]