Jacques Chapou

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Jacques Chapou (1909-1944) est un professeur révoqué par le gouvernement de Vichy. Il fut résistant avec le grade de capitaine des FFI dans le Lot, la Corrèze et la Creuse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Né le 10 avril 1909 à Montcuq (Lot) de parents instituteurs. Son père, Fernand, meurt à la guerre en 1915. Il fait ses études secondaires au lycée Gambetta à Cahors où il joue dans l'équipe de rugby. Après le baccalauréat, il obtient une licence ès lettres en 1931. Il devient ensuite maître d'internat (1935-1936) au lycée Gambetta, puis professeur-adjoint (1937-1938) et répétiteur, de 1938 à 1939 et de 1940 à 1941. Il est mobilisé en 1939 et revient à Cahors en septembre 1940.

Révoqué par Vichy à la fin de 1941 pour appartenance à la franc-maçonnerie, il trouve un nouvel emploi comme secrétaire du Groupement des transports routiers du Lot, puis comme chef du service des bus locaux de la maison Artigalas.

Au cours de l'hiver 1941-1942, Chapou commence à organiser la Résistance dans le département. Il est en septembre 1942 chef départemental du mouvement Libération-Sud pour le Lot sous le nom de "Philippe". Il part ensuite pour le maquis d'Arcambal dit "France" avec lequel il engage des actions d'embuscades et de sabotages.

Condamné à un an de prison avec sursis par un tribunal spécial à Agen en mars 1943, il quitte Cahors en juillet. La même année, il fait adhérer ses troupes aux FTP. Il prend le nom de "Capitaine Philippe". En mai 1944, il prend le commandement des maquis de la Corrèze, puis ceux de la Creuse, de l'Indre et de la Haute-Vienne. Il devient en 1944 le chef militaire des FTP de la Corrèze alias "Klébert". Il est un des chefs qui commande la prise de Tulle.

Il meurt le 16 juillet 1944 près de Bourganeuf (Creuse). Pris dans une embuscade tendue par un élément de la brigade Jesser, blessé, il vide son chargeur sur ses assaillants avant de se donner la mort.

Il y a sur la route d’Eymoutiers, à la sortie de Bourganeuf, le mémorial à Jacques Chapou. Le stade Chapou à Toulouse a aussi été appelé ainsi en son hommage.

Sa mère Camille Chapou, arrêtée par la Gestapo, fut déportée à Ravensbruck et brûlée vive.

Un monument lui a été consacré place Jean-Jacques Chapou à Cahors. L'épitaphe indique : « Forgeron de l’obscur aux lèvres éclatantes. Il parle haut dans l’ombre de la mort ».

Décorations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Cazard et Marcel Metges, Capitaine Philippe, Cahors, A. Coueslant, 1950

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]