Jacques Chapou

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Jacques Chapou
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Jacques Chapou, né le à Montcuq et mort le près de Bourganeuf, est un professeur révoqué par le gouvernement de Vichy. Il fut résistant avec le grade de capitaine des FFI dans le Lot, la Corrèze et la Creuse.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jacques Chapou est né le à Montcuq (Lot) de parents instituteurs[1]. Son père, Fernand, lieutenant meurt à la guerre en 1914 à Saint-Jean-sur-Tourbe ainsi que son frère Jean-Baptiste qui est né en 1884 à Castelnau-Montratier. Il fait ses études secondaires au lycée Gambetta à Cahors où il joue dans l'équipe de rugby. Après le baccalauréat, il obtient une licence ès lettres en 1931. Il devient ensuite maître d'internat (1935-1936) au lycée Gambetta, puis professeur-adjoint (1937-1938) et répétiteur, de 1938 à 1939 et de 1940 à 1941. Il est mobilisé en 1939 et revient à Cahors en .

Révoqué par Vichy à la fin de 1941 pour appartenance à la franc-maçonnerie, il trouve un nouvel emploi comme secrétaire du Groupement des transports routiers du Lot, puis comme chef du service des bus locaux de la maison Artigalas.

Au cours de l'hiver 1941-1942, Jacques Chapou commence à organiser la Résistance dans le département. Il est en chef départemental du mouvement Libération-Sud pour le Lot sous le nom de "Philippe" en remplacement d'Édouard Valéry, qui devient commissaire aux opérations en Dordogne[2]. Il part ensuite pour le maquis d'Arcambal dit "France" avec lequel il engage des actions d'embuscades et de sabotages.

Condamné à un an de prison avec sursis par un tribunal spécial à Agen en , il quitte Cahors en juillet. La même année, il fait adhérer ses troupes aux FTP. Il prend le nom de "Capitaine Philippe". Le triangle de direction des FTP du Lot, en mars 1944, était composé de Georges (Robert Noireau) comme commissaire aux effectifs, lui-même est commissaire aux opérations. En , il prend le commandement des maquis de la Corrèze, puis ceux de la Creuse, de l'Indre et de la Haute-Vienne. Il devient en 1944 le chef militaire des FTP de la Corrèze alias "Klébert". Le comité militaire départemental est renouvelé. Il est un des chefs qui commande la prise de Tulle. Elle est cependant reprise le lendemain, à la suite de l'arrivée des renforts d'une colonne de la 2e division SS Das Reich. Cette opération et ses conséquences seront désastreuses et le marquèrent profondément Massacre de Tulle.

Il meurt le près de Bourganeuf (Creuse). Pris dans une embuscade tendue par un élément de la brigade Jesser, blessé, il vide son chargeur sur ses assaillants avant de se donner la mort plutôt que de se rendre[3],[4],[5].

Sa mère Camille Chapou, arrêtée par la Gestapo, fut déportée à Ravensbrück et brûlée vive. Son nom figure aux monuments aux morts de Montcuq et de Cahors.

Jean-Jacques Chapou avait une sœur, Marguerite, décédée en 1949, à Rocamadour[6].

Hommages[modifier | modifier le code]

Un monument à la mémoire de Jacques Chapou a été érigé sur la route d’Eymoutiers, à la sortie de Bourganeuf. Son nom figure sur le mémorial de la Résistance creusoise à Guéret.

Le stade Chapou à Toulouse a été nommé ainsi en son honneur.

Un monument lui a été consacré place Jean-Jacques Chapou à Cahors[3]. L'épitaphe indique : « Forgeron de l'obscur aux lèvres éclatantes. Il parle haut dans l’ombre de la mort ».

Décorations[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Georges Cazard et Marcel Metges, Capitaine Philippe, Cahors, A. Coueslant, 1950

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]