Poches de résistance allemandes sur le littoral ouest-européen

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Les poches de résistance allemandes sur le littoral ouest-européen constituent des secteurs défensifs côtiers appelés festungen en allemand (pluriel de festung) ou forteresses. Elles ont été mises en place par Hitler le 19 janvier 1944 et les dernières poches ont été libérées entre le 8 et le 10 mai 1945, suite à la capitulation allemande des 7 et 8 mai 1945.

Elles sont au nombre de 14 :

Après la libération de Brest le 19 septembre 1944 et compte tenu du nombre importants de morts (4 000), les forces alliées ont décidé de faire le siège des poches non libérées de l'Atlantique ainsi que la poche de Dunkerque, sans essayer de les libérer militairement. Ces poches ont été libérées lors de la capitulation allemande du 8 mai 1945, sauf la poche de Royan libérée le 20 avril 1945 par les forces françaises au prix de plusieurs centaines de morts.

Histoire de la création des poches[modifier | modifier le code]

Directive du 19 janvier 1944[modifier | modifier le code]

Face à la dégradation de la situation sur le front de l'Est et à la menace d'un débarquement anglo-américain sur le front de l'Ouest, Hitler prenait, au début de l'année 1944, des mesures destinées à décourager les Alliés de lancer leur opération d'envergure en bloquant tous les grands ports de la côte de l'Europe de l'Ouest[1].

« Le führer ordonne : Dans le territoire placé sous les ordres du commandant général des forces armées du front de l'Ouest, les secteurs défensifs côtiers suivants sont désignés comme "festungen" :

  • a) dans le secteur commandant des forces armées aux Pays-Bas : Ijmuiden et Hoek van Holland
  • b) dans le secteur de la 15e armée : Dunkerque, Boulogne, Le Havre
  • c) dans le secteur de la 7e armée : Cherbourg, Saint-Malo, Brest, Lorient et Saint-Nazaire
  • d) dans le secteur de la 1re armée : les rives nord et sud de la Gironde [...][2]. »

— Jodl, Directive du 19 janvier 1944.

Directive du 17 août 1944[modifier | modifier le code]

Directive du 4 septembre 1944[modifier | modifier le code]

« Vu la percée des forces blindées de l'ennemi en direction d'Anvers, il est devenu très important pour la poursuite de la guerre de tenir [...] les forteresses de Boulogne et de Dunkerque, la zone de défense de Calais, l'île de Walcheren avec le port de Vlissingen, la tête de pont d'Anvers et la position du canal Albert jusqu'à Maëstricht [...]. La puissance défensive des forteresses devra être accrue au moyen d'approvisionnements supplémentaires de munitions prélevés sur la 15e armée, en particulier des munitions antichars [...][3]. »

— Directive du 4 septembre 1944.

Description des différentes poches[modifier | modifier le code]

Les poches libérées avant septembre 1944[modifier | modifier le code]

Cherbourg[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Cherbourg.

La poche est libérée après une bataille qui dure du 6 juin au 30 juin 1944.

Saint-Malo[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Libération de Saint-Malo.

La poche de Saint-Malo est libérée le 14 août 1944, après 11 jours de combats provoquant la destruction de la vielle ville. La garnison allemande de Cézembre, une île au large de la cité malouine, ne se rendra que le 2 septembre après 3 semaines d'intenses bombardements.

Brest[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bataille de Brest.

La poche est libérée après une bataille qui dure du 7 août au 19 septembre 1944.

Le Havre[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Opération Astonia.

La poche est libérée après une bataille qui dure du 10 au 12 septembre 1944.

Boulogne-sur-Mer[modifier | modifier le code]

La poche est libérée après une bataille qui dure du 17 au 22 septembre 1944.

Calais[modifier | modifier le code]

La poche de Calais est libérée le 30 septembre 1944.

Une poche libérée en avril 1945 : Royan et Pointe de Grave[modifier | modifier le code]

Les poches libérées en mai 1945[modifier | modifier le code]

Dunkerque[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Siège de Dunkerque (1944).

Lorient[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Poche de Lorient.

Saint-Nazaire[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Poche de Saint-Nazaire.

La Rochelle[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Poche de La Rochelle.

Îles anglo-normandes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Rémy Desquesnes, Les poches de résistance allemandes sur le littoral français : août 1944 - mai 1945, Rennes, Éd. Ouest-France, coll. « Histoire »,‎ février 2011 (ISBN 978-2-7373-4685-9)

Article connexe[modifier | modifier le code]