Comité de libération du cinéma français
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CLCF |
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Le Comité de libération du cinéma français (CLCF) est une organisation de cinéastes, techniciens et comédiens français créée en 1943[1]. Le Comité est « constitué dans la clandestinité par la fusion de six mouvements (dont l’un s’appelle Les communistes du cinéma, parmi les autres il y a l’Union des syndicats du film CGT) affiliés au Front national, un mouvement ouvert, créé en 1941 à l’initiative du PC »[2]. Auparavant ce comité s'appelait Comité de salut public mais le calembour ou référence historique ne faisait pas suffisamment sérieux[3]. Les membres les plus connus sont Jacques Becker, Pierre Blanchar, Louis Daquin, Jean Painlevé et Jean-Paul Le Chanois[4] - mais aussi Jean Grémillon et Louis Page. Le nombre de ses membres s'est accru de façon considérable lorsque les techniciens ont rejoint le premier cercle de cinéastes[3].
Historique
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La mission principale du CLCF est de garder mémoire de l'Occupation et de la Résistance[3]. Les membres de cette organisation réalisent des prises de vues qui alimenteront les projets du cinéma français d'après-guerre. Durant l'occupation de la France par l'Allemagne pendant la Seconde Guerre mondiale, ils ont réalisé des films sur le maquis, comme celui montrant un camp de maquis dans le Vercors.
Lors de l'insurrection de Paris, ils tournent le documentaire Journal de la résistance : la Libération de Paris (réalisé par André Zwobada). Des extraits de ce film ont été utilisés dans le film d'actualités France Libre Actualités. Le , les membres CLCF, bientôt présidé par l'acteur Pierre Blanchar, occupent les locaux du comité d'organisation du cinéma de 'industrie cinématographique[5].
Le groupe a également créé sa propre revue de cinéma clandestin, dénommée L'Écran français, en 1943. Après la guerre, la publication est devenue un lieu où les critiques de cinéma pouvaient débattre entre eux, comme l'emblématique dispute sur Citizen Kane entre André Bazin et Jean-Paul Sartre. La publication s'est achevée en 1953.
Références
[modifier | modifier le code]- ↑ Histoire sociale du cinéma français, Yann Darré, La Découverte, Paris, coll. Repères, 2000, Chapitre III. L'avènement du cinéma comme art, Pages 69 à 108. lire en ligne
- ↑ Jean-Pierre Jeancolas, « Le Parti communiste français et le cinéma (1944-1953) », 1895, Revue de l'association française de recherche sur l'histoire du cinéma, no 84, , p. 111-131, paragraphes 12 à 20 (lire en ligne)
- Roxane Hamery, Jean Painlevé : le cinéma au cœur de la vie, Rennes, Presses universitaires de Rennes, coll. « Le Spectaculaire », 2009, 312 p. Page 137.
- ↑ Régis Dubois, Une histoire politique du cinéma: États-Unis, Europe, URSS, Editions Sulliver, (ISBN 978-2-35122-004-7)
- ↑ Daniel Joseph, Guerre et cinéma: Grandes illusions et petits soldats, Presses de Sciences Po, (ISBN 978-2-7246-8486-5)
Annexes
[modifier | modifier le code]Bibliographie
[modifier | modifier le code]- Bulletin officiel du CLCF / Comité de libération du cinéma français, 23 octobre 1944, n°1, lire en ligne
- Philippe Pallin, Denis Zorgniotti, Une histoire du cinéma français (1940-1949), éditions LettMotif, 2021 (ISBN 978-2367163314).
- Suzanne Langlois, La Résistance dans le cinéma français, Editions L'Harmattan, 2001 (ISBN 978-2296219304).
- Martin Barnier, Laurent Jullier, Une brève histoire du cinéma 1895-2020, éditions Fayard/Pluriel, 2021 (ISBN 9782818507360).