Cosme de Médicis

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Cosme de Médicis
Jacopo Pontormo 055.jpg

Cosme l'Ancien, par Jacopo Pontormo, 1518, huile sur bois, 86 × 65 cm, Florence, Galerie des Offices

Biographie
Naissance
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Maître

Cosme de Médicis (Côme en français) ou en italien Cosimo de' Medici (né le à Florence et mort le à Florence), banquier et homme d'État italien, est le fondateur de la dynastie politique des Médicis, dirigeants effectifs de Florence durant une bonne partie de la Renaissance italienne. Il est aussi connu sous le nom de Cosme l'Ancien (Cosimo il Vecchio) ou « Cosimo Pater Patriae » (Cosme Père de la patrie).

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est le fils de Giovanni di Bicci de' Medici et Piccarda de Bueri.

Éducation[modifier | modifier le code]

Il reçoit une éducation humaniste et apprend le latin et le grec, mais également le français et l'allemand. À 13 ans, il dirige l'un des ateliers de laine de son père et parcourt l'Europe en inspectant les filiales de la banque familiale. En 1414, il voyage pendant deux ans en Allemagne, en France et dans les Flandres, puis passe trois ans à Rome.

Exil[modifier | modifier le code]

Après la mort de son père en 1429, il s'oppose au régime oligarchique alors en place à Florence, dans lequel prévalait la famille rivale des Albizzi. L'influence de Cosme de Médicis, doué d'un sens politique remarquable, grandit encore du fait que le chef de l'oligarchie, Rinaldo degli Albizzi, le fait arrêter le 7 septembre 1433, en l'accusant de concussion. Il est emprisonné dans le Palais de la Seigneurie mais réussit grâce à différents pots de vin à transformer sa condamnation à mort en exil pour dix ans[1]. Cosme part avec sa famille le 3 octobre 1433 et s'installe à Venise, tout en gardant un contact étroit avec ses partisans à Florence qui exigent des débiteurs des Médicis le remboursement immédiat de leurs emprunts[réf. nécessaire], paralysant progressivement l'économie de Florence. Il dispose également de l'appui du pape Eugène IV[2].

Prise de pouvoir[modifier | modifier le code]

Statue de Côme l'Ancien, piazzale des Offices, Florence

Mais Albizzi a affaire à forte partie ; ni son prestige, ni son argent n'intimident ses adversaires. Le 5 octobre 1434, Cosme est de retour à Florence, triomphant et acclamé par le peuple. Albizzi et ses alliés sont exilés par le conseil de prieurs nouvellement élu[3]. Comme son père autrefois, il est nommé gonfalonier de Florence en 1434, et peut mettre en œuvre son dessein politique visant à faire de sa famille l'arbitre de l'État florentin. Il inspire la politique extérieure et exerce une grande influence sur celle de toute l'Italie. Il utilise à cette fin et dans plusieurs directions son exceptionnelle fortune, reposant sur la banque que lui avait léguée son père, qui possédait des filiales dans divers États italiens et même à l'étranger. Pour museler ses opposants, il utilise deux techniques : le bannissement (très courant dans la République de Florence), mais aussi les « redressements fiscaux », qui consistaient à ruiner la victime en augmentant les taxes que celle-ci devait payer[4].

Le mécénat[modifier | modifier le code]

Le mécénat des Médicis commence avec lui. Il fait peindre les fresques du couvent San Marco par Fra Angelico. Marsile Ficin écrit que c'est après avoir entendu en 1438 les leçons du philosophe platonicien Gemiste Pléthon, que Cosme conçoit l'idée de faire revivre « une sorte d'Académie » : l'Académie platonicienne de Florence, fondée en 1459. Il prend un intérêt très vif à l'art et à la science, au service desquels il met sa fortune avec la libéralité d'un grand seigneur ; tout Florence suit son exemple. Collectionneur, il se fait conseiller par Donatello, qui devient son ami et qu'il encourage dans ses recherches artistiques.

Descendance[modifier | modifier le code]

Cosme de Médicis épouse vers 1414 Contessina de Bardi, fille aînée de l'associé de son père, et a deux enfants :

Avec une esclave circassienne, il a aussi un fils illégitime – Carlo (1428/1430 à c. 1492) qui devint prélat.

À la mort de Cosme, dévoré par la goutte, son fils Pierre lui succède[5].

Citations[modifier | modifier le code]

« Il nous est ordonné de pardonner à nos ennemis, mais il n'est écrit nulle part que nous devons pardonner à nos amis ». (Cosme de Médicis)

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Alberto Tenenti, Florence à l'époque des Médicis : de la cité à l'État, Flammarion, , p. 76
  2. Christian Bec, Le Siècle des Médicis, PUF, , p. 51
  3. Machiavel, Machiavel œuvres complètes, Robert Lafont, (ISBN 2-221-06556-5)
  4. Ludwig Heinrich Heydenreich, Éclosion de la Renaissance : Italie 1400-1460, Gallimard, , p. 374
  5. Albert Jourcin, Les Médicis, Éditions Rencontre, , p. 108

Liens externes[modifier | modifier le code]