Histoire de la Tchécoslovaquie

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Après la chute de la de la monarchie des Habsbourg à la fin de la Première Guerre mondiale, la Tchécoslovaquie devint indépendante en conséquence de l’intervention du président américain Woodrow Wilson, notamment.

Les Tchèques et les Slovaques n'étaient pas au même niveau de développement économique et technologique cependant les différences entre les deux cultures ne furent pas entièrement outrepassées ce qui joua un rôle dans l'apparition de tensions dans les soixante-dix ans de leurs union.

Histoire politique[modifier | modifier le code]

Antécédents historiques[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Origines de la Tchécoslovaquie.

La création de la Tchécoslovaquie en 1918 fut le point culminant de tentatives d'auto-détermination qui se développait dans l'empire multi-national dirigé par la famille des Habsbourg au XIXe siècle. Les Tchèques vivaient principalement en Bohême depuis le VIe siècle, et les immigrants allemands s'étaient installés en périphérie de la Bohême depuis le XIIIe siècle. Après 1526, la Bohême tomba sous le contrôle de la maison des Habsbourg lorsque leurs membres devinrent les premiers dirigeants élus de Bohême avant de devenir les dirigeants héréditaires du pays. Après la bataille de la Montagne-Blanche en 1620, le Royaume de Bohême fut progressivement intégré à la monarchie Habsbourg comme l’un de ces trois composants principaux aux côtés de l’archiduché d'Autriche et le royaume de Hongrie. Avec la montée du nationalisme politique et les mouvements culturels en terres tchèques (cf. la renaissance nationale tchèque) et slovaques (cf. la renaissance nationale slovaque initiée par Ľudovít Štúr), des tensions ethniques combinées à des politiques religieuses et ethniques répressives (notamment la Magyarisation des Slovaques) conduisirent l'empire d'Autriche-Hongrie au point de rupture[1].

Les sujets de l'empire voulaient être libéré de la vieille aristocratie et de la famille impériale. Cette frustration fut apaisée par l'introduction de représentations ethniques locales et des droits linguistiques, cependant, la Première Guerre mondiale mit un terme à ces réformes et causa finalement la chute de l'empire austro-hongrois[2].

Bien que les langues tchèque et slovaque sont très similaires, la situation sociale et politique des deux peuples était très différente à la fin du XIXe siècle. La raison était l'attitude différente et la position de leurs dirigeants dans l'empire : les Autrichiens en Bohême et Moravie et les Hongrois en Slovaquie. La Bohême était la partie la plus industrialisée de l'Autriche et la Slovaquie était la partie la plus industrialisée de la Hongrie, cependant à différents niveau de développement[2]. De plus, les Hongrois étaient plus déterminés à assimiler les Slovaques que les Autrichiens ne souhaitaient assimiler les Tchèques.

Vers le début du XXe siècle, l'idée d'une entité « Tchéco-Slovaque » commença à être défendue par les dirigeants tchèques et slovaques après que les contacts entre les intellectuels tchèques et slovaques se soient intensifiés dans les années 1890. En dépit des différences culturelles, les Slovaques partageait des aspirations similaires avec les Tchèques pour l'indépendance de l’État de Habsbourg[3],[4].

En 1917, durant la Première Guerre mondiale, Tomáš Masaryk créa le Conseil national tchécoslovaque avec Edvard Beneš et Milan Štefánik. Masaryk aux États-Unis, Štefánik en France, et Beneš en France et au Royaume-Uni travaillaient pour la reconnaissance des Alliées. Environ 1,4 million de soldats combattirent durant la Première Guerre mondiale, dont 150 000 sont morts.

Plus de 90 000 volontaires tchèques et slovaques formèrent les Légions tchécoslovaques en Russie, en France et en Italie, où ils combattirent les puissances centrales et par la suite avec les forces des Russes blancs face aux Bolchevik. Ils contrôlaient alors le Transsibérien et ils furent indirectement impliqué dans l'assassinat de la famille impériale russe en 1918. Leur objectif était d'obtenir le soutien des Alliés et l'indépendance de la Tchécoslovaquie. Après l'échec des négociations entre les alliés et l'empereur Charles Ier, ceux-ci reconnurent durant l'été 1918 le Conseil national tchécoslovaque comme le futur gouvernement légitime de Tchécoslovaquie.

Première République (1918-1938)[modifier | modifier le code]

L'indépendance de la Tchécoslovaquie fut officiellement proclamé à Prague le 28 octobre 1918 dans le Hall Smetana de la mairie, dans un site fortement associé avec le sentiment nationaliste. Les Slovaques ont officiellement rejoint l’État deux jours plus tard dans la ville de Martin. Une constitution temporaire fut adoptée et Tomáš Masaryk fut déclaré président le 14 novembre. Le traité de Saint-Germain-en-Laye, signé en septembre 1919,reconnut formellement la nouvelle République. La Ruthénie fut par la suite ajoutée aux terres tchèques et slovaques par le traité de Trianon de juin 1920. Il y eut plusieurs conflits frontaliers entre la Pologne et la Tchécoslovaquie du fait de l'annexion de la région de Zaolzie.

Le nouvel État était caractérisé par ses problèmes liés à sa diversité ethnique et les histoires distinctes des peuples tchèques et slovaques et leurs traditions religieuses, culturelles et sociales différentes. Les Allemands et Magyars de Tchécoslovaquie s'agitait ouvertement contre les résolutions territoriales. Néanmoins la nouvelle république fit naître des réformes progressistes dans le domaine des logements, de la sécurité sociale et des droits des travailleurs.

En 1929, le PIB a augmenté de 52 % et la production industrielle de 41 % par rapport à 1913. En 1938, la Tchécoslovaquie occupait la dixième place dans la production industrielle mondiale.

L’État a été construit comme une démocratie parlementaire. La constitution établissait la nation tchécoslovaque comme créateur et élément principal de l’État et définissait les deux langues comme langues officielles. Le concept de nation tchécoslovaque fut nécessaire pour justifier l'établissement de la Tchécoslovaquie au monde, sinon la minorité tchèque, statistiquement inférieur par rapport aux Allemands, serait plutôt faible.

Deuxième République (1938-1939)[modifier | modifier le code]

Bien que la Tchécoslovaquie fut le seul pays d'Europe centrale à être resté une démocratie parlementaire durant la période 1918 à 1938, elle du faire face à des problèmes avec ses minorités ethniques tels que les Hongrois, les Polonais et les Allemands sudètes. Les Allemands constituaient 3 à 3,5 millions des 14 millions de la population tchécoslovaque durant l'entre-deux guerres et étaient largement concentré dans la région frontalière de la Bohême et de la Moravie, appelée Sudetenland en allemand. Certains membres de cette minorité, sympathisant avec l'Allemagne, essayait de nuire à l'Etat tchécoslovaque.

L'arrivée au pouvoir d'Adolf Hitler en Allemagne en 1933, l'annexion de l'Autriche en 1938, le révisionnisme hongrois, l'agitation autonomiste en Slovaquie et les politiques d'apaisement des puissances occidentales dont la France et le Royaume-Uni laissèrent la Tchécoslovaquie sans alliés.

Seconde Guerre mondiale[modifier | modifier le code]

Troisième République (1945-1948) et prise de pouvoir des communistes (1948)[modifier | modifier le code]

République socialiste tchécoslovaque[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Viator 1908
  2. a et b Sword 1990, p. 53
  3. Hamberger 2004, p. 165-191
  4. Lukes 2000, p. 33-43

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Scotus Viator, Racial Problems in Hungary, Londres,
  • (en) Keith Sword, The Times Guide to Eastern Europe Times Book, (ISBN 0-7230-0348-3)
  • Judit Hamberger, « The Debate over Slovak Historiography with Respect to Czechoslovakia (1990s) », Studia Historica Slovenica,‎
  • Igor Lukes, « Strangers in One House: Czechs and Slovaks (1918–1992) », Canadian Review Of Studies In Nationalism,‎