Ludvík Svoboda

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Ludvík Svoboda
Illustration.
Fonctions
Président de la République socialiste tchécosolovaque

(7 ans, 1 mois et 28 jours)
Élection
Réélection
Premier ministre Oldřich Černík
Lubomír Štrougal
Prédécesseur Antonín Novotný
Successeur Gustáv Husák
Biographie
Date de naissance
Lieu de naissance Hroznatín, Margraviat de Moravie
Date de décès (à 83 ans)
Lieu de décès Prague, Tchécoslovaquie
Nationalité Tchécoslovaque
Parti politique Parti communiste tchécoslovaque
Profession Militaire

Signature de Ludvík Svoboda

Ludvík Svoboda
Présidents de la République socialiste tchécoslovaque

Ludvík Svoboda, né le à Hroznatín en margraviat de Moravie et mort le à Prague, est un militaire et homme d'État tchécoslovaque. Il s'est illustré au cours des deux guerres mondiales et est devenu plus tard président de la République socialiste tchécoslovaque.

Carrière militaire[modifier | modifier le code]

Svoboda en URSS avec des soldats tchécoslovaques.

Pendant la Première Guerre mondiale, Svoboda déserte de l'Armée austro-hongroise et combat en Russie dans les légions tchèques. Il travaille ensuite avec son père avant de faire carrière dans l'Armée : il étudie à l'académie militaire entre 1931 et 1934.

Après l'invasion allemande, en , il devient membre de l'organisation clandestine Obrana národa (Défense de la nation). On peut supposer qu'à cette époque il est en relation avec les services de renseignement soviétiques. En , il se réfugie en Pologne, constitue une unité militaire tchécoslovaque à Cracovie, avant d'être fait prisonnier par les Soviétiques après l'invasion de la partie orientale de la Pologne par l'URSS en septembre de la même année. Il échappe à la mort en demandant à ses geôliers d'appeler un numéro de téléphone à Moscou où ils pourraient obtenir des renseignements sur sa personne.

Après l'ouverture des hostilités entre l'Allemagne et l'URSS, il devient le chef d'une unité militaire tchécoslovaque qui combat les Allemands à partir de . Il obtient la confiance de Klement Gottwald, dirigeant communiste tchécoslovaque exilé à Moscou, et monte ainsi dans la hiérarchie militaire jusqu'au grade de général d'Armée en 1945.

Un des artisans du Coup de Prague[modifier | modifier le code]

Ministre de la Défense dans le gouvernement d'union nationale, en 1945, il est désireux d'adhérer au Parti communiste tchécoslovaque, mais celui-ci lui demande de garder son adhésion secrète.

En , lors du coup de Prague, il refuse de faire donner l'Armée pour s'opposer aux milices armées du PC tchécoslovaque, et procède aux arrestations d'officiers jugés peu sûrs, en même temps que la police arrêtait les opposants aux communistes. Son intervention, alliée à la passivité du Président Edvard Beneš, permet aux communistes de l'emporter dans l'épreuve de force.

Il quitte l'Armée en 1950 et devient vice-premier ministre du gouvernement communiste jusqu'en 1951.

Au cours de la période des purges, Svoboda est d'abord révoqué de son poste, puis affecté à la direction d'une ferme collective, enfin emprisonné. Il est relâché après la mort de Staline. Il dirige alors l'Académie militaire. En , il reçoit le titre de Héros de l'Union soviétique.

La caution libérale du totalitarisme[modifier | modifier le code]

Le , sur recommandation du premier secrétaire du parti Alexander Dubček, il succède à Antonín Novotný comme président de la République pour rassurer les Soviétiques à cause de son passé. Il sera néanmoins l'une des figures " libérales " du Printemps de Prague.

Le , avec Dubček et Černik, il signe les Protocoles de Moscou qui légitiment la présence des forces du Pacte de Varsovie qui ont envahi la Tchécoslovaquie dans la nuit du 20 au 21 août précédent tout en laissant croire que la politique d'après-janvier 68 continue. Or, très rapidement, le pays est repris en main par la fraction dure du PCT.

Après la Normalisation et l'éviction de Dubček en avril 1969, il reste à son poste. Il résiste aux pressions du nouveau premier secrétaire du Parti Gustav Husák pour le faire démissionner, parce qu'il symbolise, malgré lui, le Printemps de Prague. Il finit par démissionner en 1975 alors qu'il est en très mauvaise santé. Son épouse est décédée en 1980.

Source[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]