Nivillac

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Nivillac
Le pont du Morbihan.
Le pont du Morbihan.
Blason de Nivillac
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bretagne
Département Morbihan
Arrondissement Vannes
Canton Muzillac
Intercommunalité CC Arc Sud Bretagne
Maire
Mandat
Alain Guihard
2014-2020
Code postal 56130
Code commune 56147
Démographie
Gentilé Nivillacois, Nivillacoise
Population
municipale
4 428 hab. (2014)
Densité 80 hab./km2
Population
aire urbaine
8 338 hab.
Géographie
Coordonnées 47° 32′ 05″ nord, 2° 16′ 52″ ouest
Altitude 30 m (min. : 0 m) (max. : 71 m)
Superficie 55,48 km2
Localisation

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Liens
Site web nivillac.fr

Nivillac [nivijak] est une commune de l'ouest de la France située au sud du département du Morbihan et de la région Bretagne. Cette commune fait partie du canton de La Roche-Bernard. Elle a obtenu trois fleurs au concours des villes et villages fleuris[réf. souhaitée].

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune se situe à la limite entre les régions Bretagne et Pays de la Loire. Elle est bordée par la Vilaine qui sert de frontière naturelle avec la commune voisine de Marzan.

Depuis le XIXe siècle, plusieurs ponts ont été mis en place entre ces deux communes pour franchir le fleuve. Le plus récent est le pont du Morbihan inauguré en juin 1996 et qui a donné lieu à d'importants travaux pour réaliser la déviation de l'axe routier RN 165 qui dessert la commune. Cet axe place Nivillac à une trentaine de minutes de Vannes et moins d'une heure de Nantes en voiture ce qui est un facteur attractif pour une population qui recherche un cadre de vie rural tout en étant proche de centres urbains.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Attestée sous les formes Nivillac en 1063, sous la forme latine Nuilac Plebs[1], Niviliac en 1395[2].

Nivilieg en breton.

Nivillac dérive du breton insulaire Novios devenu nevez (nouveau) en breton contemporain. Nivilieg - Nivillac pourrait, en son temps, avoir été une ville nouvelle par rapport à un habitat plus ancien situé dans la région

Avant la fixation du nom actuel, les documents indiquent les formes de Nuiliac (1063), Niviliac (1395) et enfin Nivillac (1429)[3].

Histoire[modifier | modifier le code]

Préhistoire[modifier | modifier le code]

Des vestiges qui ont révélé du mobilier funéraire datant du Chasséen[4] laissent à penser que l'homme vécut sur cette terre depuis des temps reculés. Pour les mégalithes, on peut encore voir deux dolmens classés dénommés La Chambrette[5] et le Tombeau des Martyrs[6]. En Nivillac, des haches à talon sans anneau du bronze moyen ont été découvertes à Bodeuc[7], Guervinant et au Vésigot. À Branrue, datant de la fin de l'âge du bronze, un important dépôt de haches à douille quadrangulaire avec anneau latéral a été mis au jour[8] . Ces dernières, presque exclusivement constituées de plomb, n'étaient pas des armes mais servaient de monnaie pour les échanges[9].

Habitat et lieu de culte gallo-romain[modifier | modifier le code]

L'origine du nom Nivillac remonterait à la période gallo-romaine et provient, outre l'hypothèse qu'il pourrait s'agir d'une terre appartenant à un notable romain du nom de Nivillis, du bas latin noviliacum qui signifie « terre nouvellement défrichée »[10]. Comme Noyal ou Noyelle, ces toponymes sont tout à fait caractéristiques d'un essor souvent sous-estimé de l'Armorique orientale après la crise du IIIe siècle. En effet, cette terre, couverte de forêts, était située aux confins de la cité des Vénètes et de celle des Namnètes puis des diocèse de Vannes et de Nantes. Le patronage de Saint Pierre indiquerait une christianisation antérieure à l'Émigration bretonne en Armorique par les Bretons insulaires et une fondation du Bas-Empire[11].

Nivillac possèdait vraisemblablement son propre Machtiern, se qui témoignerait de son importance antérieure sur le territoire. Car malgré la création de la baronnie de La Roche-Bernard au XIe siècle, Nivillac reste le siège du doyenné dépendant du duché de Nantes[12].

Jean Guillotin et l'abbé Pierre le Thiec ont découvert en 1928 au Pertuis du Rofo, dans une grotte naturelle proche de la Vilaine, un buste de statuette en terre cuite d'une Vénus Anadyomène, deux statuettes de déesses-mères presque intactes et de nombreux débris. Elles sont conservées au musée de la Préhistoire de Vannes. Ces statuettes sont en terre blanche et d'une dimension de 15 à 20 cm. Ceci atteste la présence d'un lieu de culte dédié aux déesses de la fécondité[13].

La création de La Roche Bernard est bien ulterieur à celle de Nivillac. Ce n'est qu'à la création des communes en 1790, que Nivillac perd le territoire de La Roche-Bernard et devient commune du district de celle-ci dans le département du Morbihan[14].

Notre-Dame-de-Moutonnas[modifier | modifier le code]

La fondation du prieuré Notre-Dame-de-Moutonnas est située vers le Ve siècle. On en trouve les premières traces dans des documents des VIIème et IXème siècles du cartulaire Saint-Aubin d'Angers, il est alors nommé Multonagum[15]. À partir de 1115, ce prieuré connaît un essor important sous l'autorité des Augustins d'Angers. Il accueille les sépultures de plusieurs barons de la Roche-Bernard. Le prieuré est partiellement détruit pendant les guerres de religion, comme en attèstent les déclarations du visiteur de l'évêché en 1573. On peut y lire "Domus et capella sunt penitus et dirute"[16].

Cependant il existe toujours jusqu'en 1706 un "Prêtre Chapelain de Montonac", Jacques BRY qui est inhumé en l'église de Nivillac le 30 Août 1706[17]. il officie dans une nouvelle chapelle qui fut vraisemblablement élevée à la fin du XVIe siècle, en remplacement de l'ancienne certainement beaucoup plus importante, détruite par les calvinistes. La chapelle du monastère, orientée à l’est, s’élevait au nord-ouest de la demeure du prieur. L’édifice s’étendait sur une longueur de 12 à 15 mètres et une largeur de 6 mètres.

L'édifice fut incendié en 1793.

Cependant en 1835, la chapelle apparait encore sur le cadastre napoléonien Section I Parcelle n°1001[18].

Il reste à ce jour peu de traces de cette époque. Seul les fondations du mur circulaire de l'abside et une pierre creuse percé d'un trou qui servait pour faire couler l'eau des ablutions[19]. En 1903, au centre de l'ancienne abside a été édifiée une croix ou il est inscrit :

" D.O.M. Hic olim in sacello, nunc sub cruce dni (domini) ,piorum corpora jacent. 1903"

que l'on peut traduire par :

"Au Dieu très bon et très puissant. Ici, reposent sous la croix du seigneur, les restes de pieuses gens, qui jadis reposaient dans le cimetière."[19]

Église réformé et les guerres de religions[modifier | modifier le code]

Lors de sa captivité au chateau de Milan pendant la guerre d'italie de 1551, François de Coligny étudie les thèses de la Réforme et se convertit au protestantisme. il se marie en 1548 avec Claudine de Rieux, Dame de la Roche-Bernard, de Rieux et de Rochefort, alors héritière de la baronnie de La Roche-Bernard. Il devient baron de l'une des 9 baronnies de Bretagne[20].

Il contribue à l'implantation de la religion réformée dans la baronnie, dont Nivillac.

L’Histoire ecclésiastique, de Théodore de Bèze, est formelle : la première cène protestante célébrée en Bretagne par Jean Carmel, le 2 juin 1558, eut lieu chez le trésorier des États de Bretagne, Jean Avril, « en sa maison de Lourmois … à mille pas près » de La Roche Bernard[21]. Cependant cette date est à corriger car la célèbration du premier baptème protestant de Bretagne eu lieu le jour de Pâques, le 10 avril 1558 selon l'historien Roger Joxe[22].

En 1568, en pleine guerres de religions, Le capitaine Quengo est envoyé a La Roche-Bernard avec une garnison, il y détruit le collège de l'hôpital, lieu de culte des protestants locaux et emplacement du tombeau de Claudine de Rieux. Les protestants et gentilhommes locaux prennent en chasse la garnison qui se retrouve acculée au lieu-dit de Truhel. Quengo lui-même fut obligé de se sauver[23].

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Tendances politiques et résultats[modifier | modifier le code]

Liste des maires[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1799 1802 Thomas de Cran    
1803 1815 François Desbois    
1815 1819 Paul François Maillard    
1819 1821 Julien Marie Morice    
1821 1830 Paul François Maillard    
1830 1832 Julien Marie Morice    
1832 1839 Jean-Louis Le Thiec    
1839 1840 Jean Porcher (1er adjoint remplissant les fonctions de maire)    
1840 1842 Jean Valée    
1842 1848 Julien Marie Morice    
1848 1849 François Marie Geffray    
1849 1858 Joseph Doucet    
1858 1865 Jean Pierre Marie Boterf    
1865 1874 Louis Marie Noel    
1875 1883 Jean Pierre Marie Boterf    
1894 1896 Henri Magre    
1896 1933 Paul Vigneron de la Jousselandière    
1933 1945 Michel Denarie    
1945 1945 Jean Guillo    
1945 1971 Louis Picaud    
1971 1977 Joseph Danot    
1977 2014 Jean Thomas RPR puis UMP Géomètre
conseiller général du canton de La Roche-Bernard (2004-2011)[24]
2014 en cours Alain Guihard[25] DvD Inséminateur
conseiller général du canton de La Roche-Bernard (depuis 2011)

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du , les populations légales des communes sont publiées annuellement dans le cadre d'un recensement qui repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[26]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[27],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 428 habitants, en augmentation de 11,09 % par rapport à 2009 (Morbihan : 3,36 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
2 345 2 281 2 534 2 655 2 700 2 894 2 900 2 941 2 999
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
2 869 2 908 3 090 3 189 3 290 3 441 3 538 3 598 3 544
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
3 550 3 544 3 612 3 203 3 202 3 131 3 073 2 767 2 712
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2014
2 775 2 727 2 661 3 103 3 101 3 192 3 618 4 146 4 428
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[28] puis Insee à partir de 2006[29].)
Histogramme de l'évolution démographique

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

L'église Saint-Pierre-et-Saint-Paul[modifier | modifier le code]

La première église a été construite au XIe siècle, selon le cartulaire de Redon. Les murs de sa nef, percés d’arcades en plein cintre, sont antérieurs à l’époque romane. Ses murs ont toujours été conservés malgré toutes les transformations effectuées aux XIIe et XVe siècles selon les styles successifs des époques[30]. Au XIIe siècle, son recteur devient curé doyen de l’immense doyenné de La Roche-Bernard. L'actuelle église a remplacé en 1901 une ancienne église datant de 1063 et démolie, sous prétexte de vétusté et de trop grande exiguïté pour les paroissiens, comme cela se pratiquait encore souvent à l'époque. Le bulletin annuel de la société polymathique du Morbihan en fait une description relativement précise dans sa parution de 1861.

Église paroissiale Saint-Pierre-et-Saint-Paul[modifier | modifier le code]

Petit appareil irrégulier. Forme de croix latine, dont les deux bras, peu profonds, sont d'inégale largeur. deux bas-côtés. Abside demi-circulaire allongée, moins élévée que la nef. Contreforts simples, adhérents, peu saillants, très élevés. Absence de corniche. Sur l'intertranssept, grosse tour carrée amortie en ardoises. À l'ouest, porte plein cintre sans aucun ornement ni tailloir. Dimensions du monument dans l'œuvre : 30 m sur 12 m environ. Six travées d'architecture. Arcades plein cintre, retombant sur les piliers à simple tailloir, au chœur sur des colonettes cylindriques engagées. Lambris simple, très élevé à la nef. Entraits à têtes de crocodile, au transsept nord. Fenêtres en cintre brisé, dimensions de 1 à 2 ; l'une d'elle à quatrefeuille et trilobe aigus. À l'ouest, fenêtres étroites en plein cintre, et au-dessus, ocuus circulaire entouré de six petites ouvertures également circulaires. Traces de vitraux."[31]

L'édifice restera sans clocher jusqu'en 1929[30].

L'édifice actuel n'a pas beaucoup d'intérêt mais renfermait un tableau remarquable, un « christ bénissant ».

Le Christ bénissant[modifier | modifier le code]

Ce tableau du peintre espagnol José de Ribera (1591-1652), attribué avec certitude à l'artiste assez récemment[32]. Il a été restauré début 2013 par Justina Verdavaine, peintre restauratrice de La Bouexière (Ille-et-Vilaine). La restauration met en lumière les couleurs rouge et bleu ainsi que le drapé et la position des deux mains : la droite faisant le geste de bénir et la gauche tenant le globe terrestre. Il est un des éléments d'une série de jeunesse de Ribera. Cette œuvre fait partie d'une série de treize personnages représentant les apôtres et le Christ (un Apostolado) dont cinq sont connus. Il s'agit de Saint-Jean-l'Évangéliste (Le Louvre), de Saint-Jude-Thaddée (musée des beaux-arts de Rennes), de Saint-Mathieu (collection privée de Paris), de Saint-Thomas (Szepmuveszeti muzeum de Budapest) et donc le Christ bénissant (église paroissiale de Nivillac)[33].

Église de Saint-Cry[modifier | modifier le code]

Saint-Cry est restée longtemps une frairie de la paroisse de Nivillac dont elle est distante d’environ 7 km. Son ancienne architecture gothique laisse à penser que la chapelle existait depuis le XVe[34]. Le Bulletin annuel de la société polymathique du Morbihan en fait une description brève dans sa parution de 1861. Elle y ait appelé Chapelle Saint-Quiric (Saint-Cyr).

" Porte en anse de panier. Arcades plein cintre, au chœur. Fenêtre en cintre brisé. Piscine trilobé"[35]

Les différentes traces de fondations retrouvées en 1924 attestent que l’édifice fut plusieurs fois remanié ou complètement rebâti. Il possédait une piscine trilobée qui prouverait qu’on y baptisait au XIIIe siècle. Selon le livre de paroisse de 1923, « elle menaçait ruine » et sa reconstruction « était une entreprise très coûteuse ». Elle a finalement été rebâtie sur les anciennes fondations, de 1924 à 1926.L’église est agrémentée sur sa façade d’un lion en granit, don du maire de l’époque, P. Vigneron de la Jousselandière, et d’un chien, également en granit, provenant du château de Lourmois. Puis, le 1er mars 1939, par mandement de Mgr Tréhiou, évêque de Vannes, Saint-Cry fut érigée en paroisse[30].

Eglise de Saint-Cry

Chapelle de Sainte-Marie[modifier | modifier le code]

Étant donné son éloignement du quartier par rapport au centre, un projet d’une chapelle a vu le jour en 1946. Plus pratique, les habitants souhaitaient utiliser l’école comme lieu de culte. Cette faveur fut accordée par l’évêque et la première messe y fut célébrée par le recteur Boulo, le 31 mars 1946[36].

L’abbé Calixte le Breton est chargé par l’évêque de Vannes de construire une chapelle à Sainte-Marie. C’est sous l’impulsion de l’abbé Bazin, vicaire, que les travaux commencèrent durant tout l’hiver 1946 pour se terminer à la fin de l’été 1947. La chapelle abrite une statue de Notre Dame des Blés, à laquelle elle est dediée, oeuvre du sculpteur Jean Fréour, ainsi qu’une relique de Sainte-Thérèse de Lisieux[37].

Chapelle de Sainte-Marie

Chateau de Lourmois[modifier | modifier le code]

Lourmois est l'une des principales seigneuries de Nivillac. Il n'est pas possible de dater avec précision la date d'érection de ce chateau. Cependant, un aveu de 1632 attribue la propriété de la segneurie à la famille "AVRIL" dont le premier chef de famille connu fut annoblie en 1423[21].

Le 26 juin 1785, la chapelle de Lourmois sous l'invocation de Notre-Dame de Grâce est Béni. Le sermon est prononcé par le révérend père gardien du Croisic[38].

Pont de La Roche-Bernard[modifier | modifier le code]

Malgré son nom, cet ouvrage est situé sur le territoire de Nivillac. Le pont de La Roche-Bernard est un pont suspendu enjambant la Vilaine entre les communes de Marzan et Nivillac dans le département du Morbihan. Il est communément attaché à La Roche-Bernard, chef-lieu du canton à proximité immédiate. Sa longueur totale est de 407 m[39].

Les ouvrages précédents détruit tour à tour par des tempêtes, on décide de contruire un nouveau pont. La construction de ce dernier débute en 1957 sous la direction de l'ingénieur Gallard. En 1960, les tests de sécurité sont effectués (le pont supporte, entre autres, 952 tonnes sans anomalie) et l'inauguration a lieu le 11 juillet 1960. Les points d'ancrage sont particuliers car les câbles porteurs sont enroulés autour des masses rocheuses présentes de chaque côté de la Vilaine. Les piles mesurent 84 m de hauteur, le tablier domine la Vilaine de 55 m, la portée principale est de 245 m et la longueur totale de l'ouvrage atteint 407 m8. Le pont n'étant plus suffisant pour le trafic automobile croissant entre les deux rives, on a construit en 1995, le pont du Morbihan à 800 m en amont.

Le pont du Morbihan[modifier | modifier le code]

Le pont du Morbihan est un pont en arc enjambant la Vilaine entre les communes de Nivillac et Marzan proches de La Roche-Bernard (département du Morbihan). Sa longueur totale est de 376 mètres dont 201 mètres de portée pour l'arc.

Le pont fut construit entre 1993 et 1995 dans le cadre de la déviation de la RN165 (Nantes - Brest). Après quelques animations le premier week-end de juin 1996 tels que feu d'artifice, son et lumière ou encore randonnées sportives pour célébrer la fin des travaux, la mise en circulation effective de la déviation eut lieu. Le 18 juin exactement, quelques officiels dont le préfet du Morbihan ont emprunté le pont en cortège d'une vingtaine de véhicules.

Pont du Morbihan

Le port de Foleux[modifier | modifier le code]

Le port de Foleux a été créé par la commune de Béganne après la construction du barrage d'Arzal (1970), sur le site d'un ancien poste de douane et d'un grenier à sel.

En 1984, le port est agrandi sur les communes de Nivillac et Péaule.

Depuis 2008, il est gérée par la Compagnie des Ports du Morbihan[40].

Port de Foleux

Le port de la Ville Aubin[modifier | modifier le code]

Situé au pied du pont du Morbihan, ce port peut accueuilir 10 bateaux au ponton et 30 supplémentaires sur corps morts[41].

Le Manoir de Bodeuc[modifier | modifier le code]

Le manoir daté de 1850, construit avec les pierres du Château de Bodeuc, détruit au 17e siècle par ordre de Richelieu en répression des volontés d’indépendance de la noblesse locale[42], fut la demeure de M. De la Jousselandière puis M. Denarie, tout deux maires de Nivillac. Cet édifice accueille aujourd'hui un hôtel[43].

Le Manoir de Bodeuc

Moulins à vent[modifier | modifier le code]

Moulins de Bourigan, Bodeuc[modifier | modifier le code]

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason ville fr Nivillac 01 (Morbihan).svg

Les armoiries récentes de Nivillac sont à blasonner


Blason ville fr Nivillac (Morbihan).svg

Les armoiries anciennes de Nivillac se blasonnent ainsi : Parti, au un d’azur à la champagne ondée d’argent sommée d’une terrasse de sinople en pente ascendante vers l’abîme, soutenant un pont d’or à trois arches maçonnées de sable, au deux d’argent à un épi de blé d’or posé en pal; au chef d’hermine.

Armoiries des villes de Bretagne, Michel Froger. Blason fautif.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dans le cartulaire de Redon.
  2. Dans les archives de la sénéchaussée de la Roche-Bernard
  3. Souillet Guy. Noyelle et Noyal. In: Annales de Bretagne. Tome 62, numéro 2, 1955. p. 407. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/abpo_0003-391x_1955_num_62_2_1997
  4. Chronique des publications. In: Gallia préhistoire. Tome 2, 1959. p. 253-269. URL : http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/galip_0016-4127_1959_num_2_1_1161
  5. « http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=INSEE&VALUE_98=56147&NUMBER=2&GRP=0&REQ=((56147)%20:INSEE%20)&USRNAME=nobody&USRPWD=4$%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 27 août 2017)
  6. « http://www.culture.gouv.fr/public/mistral/merimee_fr?ACTION=RETROUVER&FIELD_98=INSEE&VALUE_98=56147&NUMBER=1&GRP=0&REQ=((56147)%20:INSEE%20)&USRNAME=nobody&USRPWD=4$%2534P&SPEC=9&SYN=1&IMLY=&MAX1=1&MAX2=100&MAX3=100&DOM=Tous », sur www.culture.gouv.fr (consulté le 27 août 2017)
  7. Deux dépôts y ont été découverts : le premier en 1900, le second en 1929;
  8. MARSILLE, Louis, Le Morbihan préhistorique, Bulletin et mémoires de la Société polymathique du Morbihan , 1931.
  9. « L'Âge de Bronze », Bulletin et mémoires de la Société polymathique du Morbihan, 1961, p. 70-95
  10. Souillet Guy. Noyelle et Noyal. In: Annales de Bretagne. Tome 62, numéro 2, 1955. p. 395-407. http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/abpo_0003-391x_1955_num_62_2_1997
  11. Souillet Guy. Noyelle et Noyal. In: Annales de Bretagne. Tome 63, numéro 1, 1956. p. 154-170.http://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/abpo_0003-391x_1956_num_63_1_2011
  12. Olivier Bruand, Les pouvoirs locaux dans la France du centre et de l'ouest (VIIIe-XIe siècles), p. 51
  13. MARSILLE, Louis, « Les figurines en terre blanche du Pertu du Roffo, commune de Nivillac (Morbihan) », Bulletin et mémoires de la Société polymathique du Morbihan, 1928,
  14. « L’homme habite le territoire de Nivillac depuis des temps très anciens - Commune de Nivillac », Commune de Nivillac,‎ (lire en ligne)
  15. Cartulaire de Saint-Aubin d'Angers
  16. Léon Maître, L'ancienne barronie de La Roche-Bernard, p. 53
  17. « Acte de Décès de Jacques BRY - Etat civil BMS de Nivillac 1706 »
  18. « 3 P 194/23 - Section I de La Mousinais, 2e feuille, échelle 1/2 500, parcelles n° 580-1006 [1835] »
  19. a et b Marcel GRAYO, « Le Prieuré Sainte-Marie de Montonac », Le Ruicard (Revue historique de La Roche-Bernard),‎ premier trimestre 1984, p. 26
  20. V. Bellanger, L'Amiral de Coligny, sire de Tinténiac en Bretagne.
  21. a et b Michel GRAYO, « Lourmois », Le Ruicard (revue d’histoire locale de La Roche-Bernard),‎ 2ème trimestre 1987
  22. Roger JOXE, Les protestants du comté de Nantes, Marseille, Éditions Jeanne Laffitte,
  23. Charles Taillandier et Hyacinthe Morice, Histoire ecclésiastique et civile de Bretagne, p. 304.
  24. « Élu à la mairie pendant 43 ans, Jean Thomas raccroche »,
  25. « Municipales à Nivillac. Alain Guihard, élu maire avec six adjoints », Ouest-France, 31 mars 2014
  26. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  27. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee.
  28. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  29. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  30. a, b et c « Mairie de Nivillac ».
  31. Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan: 1861, p. 91
  32. Institut national d'histoire de l'art - Répertoire des tableaux italiens dans les collections publiques françaises (XIIIe – XIXe siècles) - RETIF (http://www.inha.fr).
  33. « Le Christ bénissant exposé au Musée des beaux-arts de Rennes ».
  34. Société Polymathique du Morbihan, Bulletin de la Société Polymathique du Morbihan: 1861, p. 126
  35. Société polymathique du Morbihan, Bulletin annuel de la société polymathique du Morbihan 1861, p. 91
  36. « Mairie Nivillac »
  37. « Article Ouest France »
  38. « Registre d'état civil de Nivillac »
  39. Pont de La Roche-Bernard
  40. « Port de Foleux »
  41. « Mairie de Nivillac »
  42. Michle Bourret, Le patrimoine des communes du Morbihan - Volume 1, p. 869
  43. « Hôtel de Bodeuc »

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