La Chapelle-des-Marais

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La Chapelle-des-Marais
La mairie et à l'arrière-plan le clocher de l'église.
La mairie et à l'arrière-plan le clocher de l'église.
Blason de La Chapelle-des-Marais
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Canton Guérande
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la région nazairienne et de l'estuaire
Maire
Mandat
Franck Hervy
2014-2020
Code postal 44410
Code commune 44030
Démographie
Gentilé Marais-Chapelains
Population
municipale
4 028 hab. (2014)
Densité 223 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 26′ 53″ nord, 2° 14′ 25″ ouest
Altitude Min. 0 m – Max. 11 m
Superficie 18,05 km2
Localisation

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Liens
Site web www.chapelledesmarais.com/

La Chapelle-des-Marais est une commune de l'ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de la Chapelle-des-Marais dans le département de la Loire-Atlantique

La Chapelle-des-Marais est située au nord des marais de la Brière, à 25 km au nord de Saint-Nazaire, 42 km au sud de Redon et 67 km au nord-ouest de Nantes.

Les communes limitrophes sont Herbignac, Missillac, Sainte-Reine-de-Bretagne et Saint-Joachim.

Selon le classement établi par l'Insee en 1999, La Chapelle-des-Marais est une commune rurale monopolarisée qui fait partie de l'aire urbaine de Saint-Nazaire et de l'espace urbain de Nantes-Saint-Nazaire (cf. Liste des communes de la Loire-Atlantique).

Toponymie[modifier | modifier le code]

En breton, la commune s'appelle Chapel-ar-Geuniou.

La Chapelle-des-Marais possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale, écrit La Chapèll-dez-Marèsc selon l'écriture ELG ou La Chapèl dé Maraï selon l'écriture MOGA. En gallo, le nom de la commune se prononce [lɑ̈.ʃɑ̈.pɛl.de.mɑ̈.rɑ̈j][1],[2].

Durant la Révolution, la commune porte le nom de La Réunion[3].

Ses habitants sont appelés les Marais-Chapelains[4].

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune La Chapelle des Marais comprend deux parties bien distinctes

  • la “terre ferme“ où s’est développé le “bourg“ et qui abrite quelques “petits villages“
  • le marais entourant la presqu’île de de Mayun et les îles jumelles de Camer-Camerun où sont implantés les villages du même nom, autrefois souvent coupés de la terre ferme, en hiver,par les inondations.

Les résultats des recensements de 1846 à nos jours, exploités et éclatés par village par Guy Belliot, permettent de décrire l’évolution de la commune. En 1846, la commune comptait 1 900 habitants. Les deux tiers d’entre eux travaillaient et habitaient dans les deux grands villages de Mayun et de Camer-Camerun, d’importance sensiblement égale. Avec 330 habitants, le Bourg ne rassemblait alors que 17 % de la population totale. On y trouvait l’église, l’école et les quelques services et commerces nécessaires à la vie économique et sociale d’un territoire dont les activités principales étaient liées à l’agriculture et à l’exploitation de la Brière En 1911, à la veille de la guerre 14/18, La Chapelle comptait 2 250 habitants et les équilibres territoriaux s’étaient peu modifiés en un demi-siècle. Mayun gardait son rang de premier village avec plus de 800 habitants (36 % de la population totale). Avec moins de 700 habitants Camer-Camerun occupait la seconde place (30 % de la population totale) mais le Bourg avait grossi, approchant les 500 habitants et rassemblant 21 % de la population de la commune. Les activités industrielles de Saint Nazaire (forges de Trignac, chantiers navals) exerçaient une forte attraction ;… sans toutefois entraîner un exode massif … En 1941, durant la guerre de 39/45, la population de La Chapelle des Marais était du même ordre qu’en 1911 (2 180 habitants) et Mayun restait le village le plus peuplé de la commune avec 720 habitants (33 % de la population totale). Le Bourg avait beaucoup grandi durant l’intervalle, atteignant 667 habitants (31 % de la population totale). Camer-Camerun occupait désormais la troisième position avec 567 habitants et 26 % du total. Travaillant désormais pour la plupart aux “Chantiers“ de Saint Nazaire, les marais chapelains continuaient néanmoins de maintenir leurs activités agricoles traditionnelles et restaient très présents sur leurs terres. Le vrai changement est survenu dans les années 50/60 lorsque s’est évanoui le monde des paysans-ouvriers briérons et que s’est distendu le lien très fort qui les rattachait à leurs prés, à leurs champs et à leurs marais. La Chapelle devenait peu à peu une banlieue ouvrière comme une autre, et le Bourg affirmait sa prépondérance démographique. La commune comptait environ 2 400 habitants en 1962. 900 d’entre eux (36 %) habitaient désormais le bourg et ses extensions. Mayun avait chuté à 639 habitants (27 %) et Camer-Camerun à 560 habitants (24 %). Cette évolution a été confirmée dans la décennie suivante en même temps que s’accroissait la population de la commune : plus de 2 600 habitants à La Chapelle en 1975 dont 950 au Bourg (36 %). Duran les quarante dernières années, la commune s’est définitivement installée dans un monde nouveau dont les fondements économiques et les références sociales et les habitudes culturelles ont beaucoup changé. Deux petits “évènements“ peuvent illustrer ce changement

  • en interne, la fusion, dans les années 70 et 80 des trois équipes de football longtemps rivales de la “Saint Corneille“ (ancien patronage),de Camer-Camerun (AS Camerun) et de Mayun (US Mayun) dans le Football Club de la Chapelle des Marais… qui a d’ailleurs connu de grand succès par la suite,
  • en externe, l’adhésion, à la fin des années 90, de La Chapelle des Marais à la Communauté d’agglomération de Saint Nazaire (CARENE) et l’abandon de la solidarité traditionnelle qui liait La Chapelle à Herbignac, le chef lieu de canton,

Dans le même temps, la commune a poursuivi sa marche en avant démographique, frôlant aujourd’hui les 4 000 habitants, beaucoup d’entre eux venant d’ailleurs. Le monde d’autrefois disparait peu à peu. Le bourg est aujourd’hui le pôle incontesté du territoire communal. Il a annexé les “petits villages“ qui lui étaient proches et il s’étend aujourd’hui jusqu’à Mayun auquel le relie désormais une route moderne assortie de nombreux ronds points.

Bourg des marais en 1825

La commune eut à souffrir de quelques épidémies meurtrières, avant de voir une évolution des conditions de vie, d'hygiène et des progrès de la médecine. Après le choléra en 1828, la variole fit 69 victimes en 1870 et 65 en 1871, le 2 juillet 1871, le conseil municipal dut voter la somme nécessaire mise à la disposition de la religieuse chargée de la désinfection des maisons.

  • Conflits armés[5]

De nombreux jeunes hommes des « Marais » puis La Chapelle-des-Marais, souvent malgré eux, ont péri dans les guerres de l'histoire de France et de l'Europe, et leurs noms ne sont pas tous inscrits sur les monuments de la commune. Au côté de Philippe Auguste ou de Jeanne d'Arc pendant la Révolution de 1789, dans les campagnes napoléoniennes à travers l'Europe, au siège de Puebla, Mexique, à Mentana et Montelibretti en Italie, Espagne, Autriche, Turquie, Tonkin, Crimée, Allemagne, Algérie, Indochine, etc. Quelques-uns ont foulé les champs de batailles historiques, terrestres et maritimes, et resteront à jamais inconnus, les Archives ont cependant notifié certains d'entre eux.

  1. Nicolas Corbillé du Bourg, curé et maire, fusillé dans le cimetière de Bouvron le 24 avril 1794 à 38 ans
  2. Barthélémy Thoby 68 ans de Tréland, curé du Cellier et de Pouillé, victime dans la nuit du 16 au 17 novembre 1793 de la première noyade collective d'une série de 5 ordonnées par Jean-Baptiste Carrier et Guillaume Lamberty, son adjoint et maître d'œuvre des noyades de Nantes, 87 prêtres périrent au fond de la Loire, entre Chantenay et Trentemoult, et plus de 4 000 les mois suivants.
  3. Jacques Thoby son frère, 79 ans, curé du Cellier décédé d'épuisement et de maltraitance dans un cachot du couvent des Carmélites à Nantes le 4 juin 1793.
  1. Pierre Nicolas Corbillé du bourg Voltigeur dans le 4e corps d'Armée au 59e de ligne, né le 21 juin 1787, décédé à 28 ans des suites de ses blessures le 19 juin 1815 à Wavre, aile droite de la bataille de Waterloo.
  2. Julien Mahé, né le 13 février 1793 Grenadier au 3e bataillon du 66e de ligne, décédé le 1er mars 1814 à l'hôpital militaire de Mayence des suites de fièvre, à 21 ans.
  3. Jean-Pierre Perraud, 1782-1805 - 22 ans
  4. Philippe Rual, 1789-1809 - 20 ans
  5. Jacques Belliot, 1783-1810 - 27 ans
  6. Pierre Broussard, 1788-1811 - 23 ans
  7. Jean Legoff, 1792-1811 - 19 ans
Philippe-Auguste-Alexandre Delalande (Zouave pontifical) vers 1865
  1. Philippe Auguste Alexandre Delalande de Québitre, né le 9 janvier 1842, blessé à Monte Libretti, décédé au couvent du Saint-Esprit à Rome, caporal puis sergent décédé le 19 novembre 1867 en combattant les « chemises rouges » de Garibaldi
  2. Pierre Marie Thoby de l'Arlo, reçu la médaille de « Pro Petri Sede » à la bataille de Mentana
  3. Joseph Legoff de la Martinais
  4. Ferdinand Thoby du Bourg
  5. Isidore Perraud de Tréland
  6. Etienne Perraud de Penlys
  7. François Bodet
  8. Jean Baptiste Lemaistre du bourg, né le 25 juin 1844, caporal tué à l'ennemi contre l'avancée prussienne à Loigny (Eure-et-Loir) le 2 décembre 1870, qui fit 9 000 morts dans la journée.
  1. Auguste Jouan de l'Arlo, mort de faim et de misère dans les geôles prussiennes
  2. Louis Thoby de Québitre (idem)
  3. Jean Baptiste Legoff de l'Hôtez-Allain (idem)
  4. Pierre Marie Legoff de la Vaie-Sauze, tué au « Champ d'honneur »
  5. Isidore Belliot de Mayun (idem)
  • (1914-1918) : 445 mobilisés, 95 victimes[6] (21 %). Quelques-uns seulement, ont été ramenés dans le cimetière de la commune. Avec 2 328 habitants en 1911 et 97 inscrits sur les plaques commémoratives, il s'agit de 4,16 % de la population totale. La liste initiale Les lieux de décès
  • (1939-1945) : 16 victimes
  • Déportation en Allemagne : cinq hommes, dont trois victimes
  1. Henri Victor Jean Marie Guihéneuf[7] - Arrestation à 18 ans le 22 août 1943, libéré le 30 avril 1945 à Allach-Dachau période à Buchenwald et Dora (Matricule 30417)
  2. Raymond Mahé[8] - Arrestation à 19 ans le 22 août 1943, libéré le 29 avril 1945 à Dachau période à Buchenwald (Matricule 30964)
  3. Onésime Henri Mahé[9] décédé le 7 février 1945 à Dachau à 27 ans (Matricule 43180)
  4. Ernest François Legoff[10] décédé le 15 mars 1944 à 52 ans à Dora période à Buchenwald et Karlshagen/Peenemüde (Matricule 14558)
  5. Eugène Louis Marie Belliot[11] période à Neuengamme décédé le 9 mai 1945 à Ravensbruck à 20 ans (matricule : ?)
  1. Jean Broussard 1932-1956 - 24 ans
  2. Pierre Hervy 1933-1954 - 21 ans
  3. Jean Hugron 1939-1961 - 21 ans
  4. Gilbert Terrien 1936-1957 - 20 ans

Selon le découpage de la réion Bretagne fait par Erwan Vallerie, La Chapelle-des-Marais fait partie du pays traditionnel de la Brière et du pays historique du Pays nantais.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

L'article histoire des maires de France retrace l'évolution des modalités d'élection ou de nomination des maires de la commune.
Liste des maires successifs[12]
Période Identité Étiquette Qualité
début de 1790 décembre 1790 Pierre Thoby de Québitre    
décembre 1790 juillet 1797 Lorens Mahé de Camer   tailleur, meunier
juillet 1797 10 octobre 1804 Julien Lemeignen   laboureur
15 octobre 1804 4 octobre 1834 Jean Lemaistre Royaliste laboureur, meunier
4 octobre 1834 30 octobre 1834 Jean Audiger   laboureur
6 août 1835 27 septembre 1840 Joseph Mahé   meunier
27 septembre 1840 7 décembre 1851 Jean Broussard de Penlis   marchand de vin en gros
8 août 1852 30 septembre 1855 Jean Marie Lemaistre   cultivateur
16 novembre 1855 1 septembre 1857 Jean Marie Legoff    
1 septembre 1857 14 mai 1874 Julien Hervy de Mayun   laboureur
15 décembre 1874 2 juillet 1876 Jean Broussard de Penlis   marchand de vin en gros, réélu
8 octobre 1876 16 mai 1880 Joseph Honoré Lemaistre   marchand
20 juin 1880 12 décembre 1880 Auguste Loyer   forgeron
12 décembre 1880 12 juin 1881 Jean Belliot de Mayun   laboureur ; maire provisoire
12 juin 1881 19 février 1882 Joseph Honoré Lemaistre   marchand, réélu
19 février 1882 17 mai 1908 Henri Marie Philomène Lemaistre   marchand
17 mai 1908 28 février 1909 Joseph Marie Rialland   instituteur
25 juillet 1909 17 octobre 1918 Henri Marie Philomène Lemaistre   marchand, réélu
décembre 1919 juillet 1944 Jean Marie Dreno de Mayun   meunier, démissionnaire
1944 1950 Pierre Hervy    
1950 1950 Joseph Marie Perraud   marchand drapier
1950 1953 Eugène Jean-Baptiste Auguste Marie Guihard   employé
1953 1959 Joseph Auguste Isidore Lemaistre   commerçant
1959 1974 Bernard Legrand[13] CD-UDF-CDS-RDSE dessinateur industriel, sénateur (1974-1992), conseiller général (1961-1985)
1974 1995 Gilles Belliot UDF-CDS agent de maîtrise, conseiller général (1985-1992)
1995 mars 2008 Jacques Boisson PS  
mars 2008 en cours Franck Hervy[14] PS technicien, conseiller général
Les données manquantes sont à compléter.

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du début des années 2000, les populations légales des communes sont publiées annuellement. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[15]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[16],[Note 1].

En 2014, la commune comptait 4 028 habitants, en augmentation de 9,72 % par rapport à 2009 (Loire-Atlantique : 5,96 % , France hors Mayotte : 2,49 %)

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 500 1 490 1 537 1 753 1 855 1 941 1 882 1 957 1 980
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 920 2 142 2 101 2 092 2 103 2 039 2 101 2 164 2 170
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 174 2 298 2 328 2 244 2 225 2 221 2 079 2 285 2 295
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
2 476 2 550 2 767 3 037 3 206 2 952 3 140 3 671 4 028
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[3] puis Insee à partir de 2006 [17]. Pour le recensement de 1836, archives départementales de la Loire-Atlantique[18], pour le recensement 2004 : base Cassini de l'EHESS.)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

Les données suivantes concernent l'année 2013. La population de la commune est relativement âgée. Le taux de personnes d'un âge supérieur à 60 ans (23,4 %) est en effet supérieur au taux national (22,6 %) et au taux départemental (22,5 %)[19],[20],[21]. À l'instar des répartitions nationale et départementale, la population féminine de la commune est supérieure à la population masculine. Le taux (51,4 %) est du même ordre de grandeur que le taux national (51,6 %)[19],[20],[21].

Pyramide des âges à La Chapelle-des-Marais en 2013 en pourcentage[19]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,4 
4,9 
75 à 89 ans
8,7 
15,3 
60 à 74 ans
15,9 
17,2 
45 à 59 ans
17,1 
23,5 
30 à 44 ans
21,2 
13,2 
15 à 29 ans
12,5 
25,6 
0 à 14 ans
23,2 
Pyramide des âges de la Loire-Atlantique en 2013 en pourcentage[20]
Hommes Classe d’âge Femmes
0,4 
90 ans ou +
1,3 
5,8 
75 à 89 ans
9,1 
13,5 
60 à 74 ans
14,6 
19,6 
45 à 59 ans
19,2 
20,8 
30 à 44 ans
19,6 
19,4 
15 à 29 ans
17,7 
20,5 
0 à 14 ans
18,5 

Associations[modifier | modifier le code]

Plusieurs associations animent la vie locale[22]. On y compte notamment le Football Club de La Chapelle-des-Marais.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Artisanat[modifier | modifier le code]

Panier de Mayun, activité ancestrale de ce village de Brière

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le presbytère construit en 1778

La médiathèque Gaston-Leroux, dans l'ancien presbytère.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La Fouée de Feu, groupe vocal de Brière.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries avec devise
Blason Blasonnement :
Tiercé en pairle, au premier d'or à un salais de sable posé en pal, au deuxième de gueules au panier tressé d'or posé en pointe, au troisième de sinople au sabot aussi d'or posé en pointe ; sur le tout d'argent au rencontre de bœuf de sable.
Commentaires : Trois « frairies » composent cette commune : celle des Marais (représentée par le salais), celle du Bourg (représentée par le sabot) et celle de Mayun (représentée par la vannerie). Le rencontre de bœuf rappelle que la commune fut longtemps le lieu de rassemblement de toute la presqu'île guérandaise, à l'occasion de la fête de Saint-Corneille. Blason conçu par J.-P. Marzelière.

Culte de saint Corneille[modifier | modifier le code]

Saint Corneille, pape de 251 à 253 et saint, jadis sauvé par un buffle, est devenu le protecteur des bêtes à cornes, guérisseur de toutes maladies du bétail. On l'invoque avec succès contre l'épizootie dans plusieurs régions françaises. En 1883, une terrible épidémie ravagea les étables dans toute la région de La Chapelle-des-Marais et de Missillac. Aussitôt les pieuses populations, se rappelant les prérogatives de saint Corneille d'invoquer le puissant intercesseur, et le fléau cessa immédiatement, épargnant bœufs et vaches de ceux qui l'avaient imploré avec cette grande foi.

Chaque année en septembre, avait lieu la procession solennelle de saint Corneille ou saint Cornely. La statue du Bienheureux, en bois sculpté, était promenée à travers le bourg sur un char traîné par vingt-cinq à vingt-sept paires de bœufs couronnés de roses, recouverts de housses rouge-bordeaux dorées et fleuries. C'était une des fêtes les plus pittoresques du pays briéron, qui faisait accourir les pèlerins de vingt paroisses alentour... « et même jusqu'aux baigneurs cosmopolites de La Baule ou du Pouliguen, échappés de leurs casinos et de leurs dancings. » (paru dans un journal de l'année 1929). Le caractère touristique prenant le pas sur le religieux, ainsi que la disparition progressive des fermes familiales et des animaux précipitèrent la fin du défilé en 1966.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Par convention dans Wikipédia, le principe a été retenu de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique, pour les populations légales postérieures à 1999, que les populations correspondant à une enquête exhaustive de recensement pour les communes de moins de 10 000 habitants, et que les populations des années 2006, 2011, 2016, etc. pour les communes de plus de 10 000 habitants, ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee pour l'ensemble des communes.

Références[modifier | modifier le code]

  1. « ChubEndret — Motier d non d'endret », Chubri (consulté en 9 décember 2016)
  2. « Villes bretonnes, noms gallo », Geobreizh (consulté le 18 mars 2013).
  3. a et b Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  4. Nom des habitants de la commune sur habitants.fr.
  5. Conflits armés : Registres d'état-civil et paroissiaux - Archives départementales de la Loire-Atlantique .
  6. Memorialgenweb.org - La Chapelle-des-Marais
  7. Fondation pour la mémoire de la déportation -Henri Guihéneuf.
  8. Fondation pour la mémoire de la déportation -Raymond Mahé.
  9. Fondation pour la mémoire de la déportation -Onésime Mahé.
  10. Fondation pour la mémoire de la déportation -Ernest François Legoff Journal officiel du 17 mai 1994 (page 7226) Mention marginale de l'acte de naissance du 29 mai 1892 - Ernest François Legoff.
  11. Fondation pour la mémoire de la déportation -Eugène Bélliot.
  12. Maires: Délibérations municipales (1840 à 1914) Archives départementales de la Loire-Atlantique - Mairie de La Chapelle des marais.
  13. Sénat.fr
  14. Réélu en 2014.
  15. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  16. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  17. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 20062007 2008 2009 2010 2011201220132014 .
  18. « La Chapelle des Marais 1836 », sur Archinoë, portail d'indexation collaborative, archives départementales de la Loire-Atlantique (consulté le 15 décembre 2016).
  19. a, b et c « Chiffres clés Évolution et structure de la population - La Chapelle-des-Marais - POP T0-T3 - Population par sexe et âge en 2013 », sur insee.fr, Insee (consulté le 22 septembre 2016).
  20. a, b et c « Résultats du recensement de la population de la Loire-Atlantique - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee.
  21. a et b « Résultats du recensement de la population française - POP T0-T3 - Population par grandes tranches d'âges », sur insee.fr, Insee.
  22. La liste des associations de la commune.