La Chapelle-des-Marais

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La Chapelle-des-Marais
La Chapelle-des-Marais
La mairie et à l'arrière-plan le clocher de l'église.
Blason de La Chapelle-des-Marais
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Pays de la Loire
Département Loire-Atlantique
Arrondissement Saint-Nazaire
Intercommunalité Communauté d'agglomération de la Région Nazairienne et de l'Estuaire
Maire
Mandat
Franck Hervy
2020-2026
Code postal 44410
Code commune 44030
Démographie
Gentilé Marais-Chapelains
Population
municipale
4 338 hab. (2019 en augmentation de 9,41 % par rapport à 2013)
Densité 240 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 26′ 53″ nord, 2° 14′ 25″ ouest
Altitude Min. 0 m
Max. 11 m
Superficie 18,05 km2
Type Commune rurale
Unité urbaine La Chapelle-des-Marais
(ville isolée)
Aire d'attraction Saint-Nazaire
(commune de la couronne)
Élections
Départementales Canton de Guérande
Législatives Septième circonscription
Localisation
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Liens
Site web www.chapelledesmarais.com/

La Chapelle-des-Marais est une commune de l'ouest de la France, dans le département de la Loire-Atlantique, en région Pays de la Loire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation de la commune de la Chapelle-des-Marais dans le département de la Loire-Atlantique

La Chapelle-des-Marais est située au nord des marais de la Brière, à 25 km au nord de Saint-Nazaire, 42 km au sud de Redon et 67 km au nord-ouest de Nantes.

Communes limitrophes de la Chapelle-des-Marais
Missillac
Herbignac la Chapelle-des-Marais Sainte-Reine-de-Bretagne
Saint-Joachim

Climat[modifier | modifier le code]

Le climat qui caractérise la commune est qualifié, en 2010, de « climat méditerranéen altéré », selon la typologie des climats de la France qui compte alors huit grands types de climats en métropole[1]. En 2020, la commune ressort du type « climat océanique » dans la classification établie par Météo-France, qui ne compte désormais, en première approche, que cinq grands types de climats en métropole. Ce type de climat se traduit par des températures douces et une pluviométrie relativement abondante (en liaison avec les perturbations venant de l'Atlantique), répartie tout au long de l'année avec un léger maximum d'octobre à février[2].

Les paramètres climatiques qui ont permis d’établir la typologie de 2010 comportent six variables pour les températures et huit pour les précipitations, dont les valeurs correspondent aux données mensuelles sur la normale 1971-2000[3]. Les sept principales variables caractérisant la commune sont présentées dans l'encadré ci-après.

Paramètres climatiques communaux sur la période 1971-2000[1]

  • Moyenne annuelle de température : 12,1 °C
  • Nombre de jours avec une température inférieure à −5 °C : 1 j
  • Nombre de jours avec une température supérieure à 30 °C : 3,4 j
  • Amplitude thermique annuelle[Note 1] : 12,7 °C
  • Cumuls annuels de précipitation[Note 2] : 784 mm
  • Nombre de jours de précipitation en janvier : 12,6 j
  • Nombre de jours de précipitation en juillet : 5,6 j

Avec le changement climatique, ces variables ont évolué. Une étude réalisée en 2014 par la Direction générale de l'Énergie et du Climat[5] complétée par des études régionales[6] prévoit en effet que la température moyenne devrait croître et la pluviométrie moyenne baisser, avec toutefois de fortes variations régionales. Ces changements peuvent être constatés sur la station météorologique de Météo-France la plus proche, « Herbignac », sur la commune d'Herbignac, mise en service en 1986[7] et qui se trouve à 6 km à vol d'oiseau[8],[Note 3], où la température moyenne annuelle est de 12,3 °C et la hauteur de précipitations de 857,4 mm pour la période 1981-2010[9]. Sur la station météorologique historique la plus proche, « Saint-Nazaire-Montoir », sur la commune de Montoir-de-Bretagne, mise en service en 1957 et à 15 km[10], la température moyenne annuelle évolue de 12,2 °C pour la période 1971-2000[11], à 12,3 °C pour 1981-2010[12], puis à 12,6 °C pour 1991-2020[13].

Urbanisme[modifier | modifier le code]

Typologie[modifier | modifier le code]

La Chapelle-des-Marais est une commune rurale, car elle fait partie des communes peu ou très peu denses, au sens de la grille communale de densité de l'Insee[Note 4],[14],[15],[16]. Elle appartient à l'unité urbaine de La Chapelle-des-Marais, une unité urbaine monocommunale[17] de 4 185 habitants en 2017, constituant une ville isolée[18],[19].

Par ailleurs la commune fait partie de l'aire d'attraction de Saint-Nazaire, dont elle est une commune de la couronne[Note 5]. Cette aire, qui regroupe 24 communes, est catégorisée dans les aires de 200 000 à moins de 700 000 habitants[20],[21].

Occupation des sols[modifier | modifier le code]

Le tableau ci-dessous présente l'occupation des sols de la commune en 2018, telle qu'elle ressort de la base de données européenne d’occupation biophysique des sols Corine Land Cover (CLC).

Occupation des sols en 2018
Type d’occupation Pourcentage Superficie
(en hectares)
Tissu urbain discontinu 16,1 % 288
Terres arables hors périmètres d'irrigation 3,8 % 67
Prairies et autres surfaces toujours en herbe 10,8 % 192
Systèmes culturaux et parcellaires complexes 1,9 % 34
Surfaces essentiellement agricoles interrompues par des espaces naturels importants 5,9 % 105
Forêts de feuillus 11,8 % 211
Marais intérieurs 49,8 % 889
Source : Corine Land Cover[22]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le nom de la localité est attesté sous la forme La Chapelle en 1815[23].

La Chapelle-des-Marais évoque la présence d'un oratoire et de marais.

La Chapelle-des-Marais possède un nom en gallo, la langue d'oïl locale, écrit La Chapèll-dez-Marèsc selon l'écriture ELG ou La Chapèl dé Maraï selon l'écriture MOGA. En gallo, le nom de la commune se prononce [lɑ̈.ʃɑ̈.pɛl.de.mɑ̈.rɑ̈j][24],[25].

La forme bretonne correcte proposée par l'Office public de la langue bretonne est Chapel-ar-Geunioù[23].

Durant la Révolution, la commune porte le nom de La Réunion[26].

Ses habitants sont appelés les Marais-Chapelains[27].

Les villages[modifier | modifier le code]

Les lieux-dits, les patronymes

Histoire[modifier | modifier le code]

Le territoire de la commune La Chapelle-des-Marais comprend deux parties bien distinctes

  • la « terre ferme » où s’est développé le bourg et qui abrite quelques « petits villages »
  • le marais entourant la presqu’île de Mayun et les îles jumelles de Camer-Camerun où sont implantés les villages du même nom, autrefois souvent coupés de la terre ferme, en hiver,par les inondations.

Les résultats des recensements de 1846 à nos jours, exploités et éclatés par village par Guy Belliot, permettent de décrire l’évolution de la commune. En 1846, la commune comptait 1 900 habitants. Les deux tiers d’entre eux travaillaient et habitaient dans les deux grands villages de Mayun et de Camer-Camerun, d’importance sensiblement égale. Avec 330 habitants, le Bourg ne rassemblait alors que 17 % de la population totale. On y trouvait l’église, l’école et les quelques services et commerces nécessaires à la vie économique et sociale d’un territoire dont les activités principales étaient liées à l’agriculture et à l’exploitation de la Brière En 1911, à la veille de la guerre 14/18, La Chapelle comptait 2 250 habitants et les équilibres territoriaux s’étaient peu modifiés en un demi-siècle. Mayun gardait son rang de premier village avec plus de 800 habitants (36 % de la population totale). Avec moins de 700 habitants Camer-Camerun occupait la seconde place (30 % de la population totale) mais le Bourg avait grossi, approchant les 500 habitants et rassemblant 21 % de la population de la commune. Les activités industrielles de Saint-Nazaire (forges de Trignac, chantiers navals) exerçaient une forte attraction ;… sans toutefois entraîner un exode massif … En 1941, durant la guerre de 39/45, la population de La Chapelle des Marais était du même ordre qu’en 1911 (2 180 habitants) et Mayun restait le village le plus peuplé de la commune avec 720 habitants (33 % de la population totale). Le Bourg avait beaucoup grandi durant l’intervalle, atteignant 667 habitants (31 % de la population totale). Camer-Camerun occupait désormais la troisième position avec 567 habitants et 26 % du total. Travaillant désormais pour la plupart aux Chantiers de Saint-Nazaire, les marais chapelains continuaient néanmoins de maintenir leurs activités agricoles traditionnelles et restaient très présents sur leurs terres. Le vrai changement est survenu dans les années 50/60 lorsque s’est évanoui le monde des paysans-ouvriers briérons et que s’est distendu le lien très fort qui les rattachait à leurs prés, à leurs champs et à leurs marais. La Chapelle devenait peu à peu une banlieue ouvrière comme une autre, et le bourg affirmait sa prépondérance démographique. La commune comptait environ 2 400 habitants en 1962. 900 d’entre eux (36 %) habitaient désormais le bourg et ses extensions. Mayun avait chuté à 639 habitants (27 %) et Camer-Camerun à 560 habitants (24 %). Cette évolution a été confirmée dans la décennie suivante en même temps que s’accroissait la population de la commune : plus de 2 600 habitants à La Chapelle en 1975 dont 950 au Bourg (36 %). Duran les quarante dernières années, la commune s’est définitivement installée dans un monde nouveau dont les fondements économiques et les références sociales et les habitudes culturelles ont beaucoup changé. Deux petits “évènements“ peuvent illustrer ce changement

  • en interne, la fusion, dans les années 70 et 80 des trois équipes de football longtemps rivales de la “Saint Corneille“ (ancien patronage),de Camer-Camerun (AS Camerun) et de Mayun (US Mayun) dans le Football Club de la Chapelle des Marais… qui a d’ailleurs connu de grand succès par la suite,
  • en externe, l’adhésion, à la fin des années 90, de La Chapelle des Marais à la Communauté d’agglomération de Saint Nazaire (CARENE) et l’abandon de la solidarité traditionnelle qui liait La Chapelle à Herbignac, le chef-lieu de canton,

Dans le même temps, la commune a poursuivi sa marche en avant démographique, frôlant aujourd’hui les 4 000 habitants, beaucoup d’entre eux venant d’ailleurs. Le monde d’autrefois disparait peu à peu. Le bourg est aujourd’hui le pôle incontesté du territoire communal. Il a annexé les “petits villages“ qui lui étaient proches et il s’étend aujourd’hui jusqu’à Mayun auquel le relie désormais une route moderne assortie de nombreux ronds points.

Bourg des marais en 1825

La commune eut à souffrir de quelques épidémies meurtrières, (Dysenterie de 1768, 85 enfants) avant de voir une évolution des conditions de vie, d'hygiène et des progrès de la médecine. Après le choléra en 1828 et 1849, la variole fit 69 victimes en 1870 et 65 en 1871, le , le conseil municipal dut voter la somme nécessaire mise à la disposition de la religieuse chargée de la désinfection des maisons.

De nombreux jeunes hommes des « Marais », puis de La Chapelle-des-Marais, souvent malgré eux, ont péri dans les guerres de l'histoire de France et de l'Europe, et leurs noms ne sont pas tous inscrits sur les monuments de la commune. Au côté de Philippe Auguste ou de Jeanne d'Arc, pendant la Révolution de 1789, dans les campagnes napoléoniennes à travers l'Europe, au siège de Puebla, Mexique, à Mentana et Montelibretti en Italie, Espagne, Autriche, Turquie, Tonkin, Crimée, Allemagne, Algérie, Indochine, etc. Quelques-uns ont foulé les champs de batailles historiques, terrestres et maritimes, et resteront à jamais inconnus, les Archives ont cependant notifié certains d'entre eux.

  1. Nicolas Corbillé du Bourg, prêtre, vicaire à Bouvron, fusillé dans le cimetière de Bouvron le à 38 ans
  2. Barthélémy Thoby 68 ans de Tréland, curé du Cellier et de Pouillé, victime dans la nuit du au de la première noyade collective d'une série de 5 ordonnées par Jean-Baptiste Carrier et Guillaume Lamberty, son adjoint et maître d'œuvre des noyades de Nantes, 87 prêtres périrent au fond de la Loire, entre Chantenay et Trentemoult, et plus de 4 000 les mois suivants.
  3. Jacques Thoby son frère, 79 ans, curé du Cellier décédé d'épuisement et de maltraitance dans un cachot du couvent des Carmélites à Nantes le .
  1. Pierre Nicolas Corbillé du bourg Voltigeur dans le 4e corps d'Armée au 59e de ligne, né le , décédé à 28 ans des suites de ses blessures le à Wavre, aile droite de la bataille de Waterloo.
  2. Julien Mahé, né le 13 février 1793 Grenadier au 3e bataillon du 66e de ligne, décédé le à l'hôpital militaire de Mayence des suites de fièvre, à 21 ans.
  3. Jean-Pierre Perraud, 1782-1805 - 22 ans
  4. Philippe Rual, 1789-1809 - 20 ans
  5. Jacques Belliot, 1783-1810 - 27 ans
  6. Pierre Broussard, 1788-1811 - 23 ans
  7. Jean Legoff, 1792-1811 - 19 ans
Philippe-Auguste-Alexandre Delalande (Zouave pontifical) vers 1865
  1. Philippe Auguste Alexandre Delalande, de Québitre, né le 9 janvier 1842, blessé à Monte Libretti, décédé au couvent du Saint-Esprit à Rome, caporal puis sergent décédé le en combattant les « chemises rouges » de Garibaldi
  2. Pierre Marie Thoby, de l'Arlo, reçu la médaille de « Pro Petri Sede » à la bataille de Mentana
  3. Joseph Legoff, de La Martinais
  4. Ferdinand Thoby, du bourg
  5. Isidore Perraud, de Tréland
  6. Étienne Perraud, de Penlys
  7. François Bodet
  8. Jean Baptiste Lemaistre, du bourg, né le 25 juin 1844, caporal tué à l'ennemi contre l'avancée prussienne à Loigny (Eure-et-Loir) le 2 décembre 1870, qui fit 9 000 morts dans la journée.
  1. Auguste Jouan, de l'Arlo, mort de faim et de misère dans les geôles prussiennes
  2. Louis Thoby, de Québitre (Typhus)
  3. Jean Baptiste Legoff, de l'Hôtez-Allain
  4. Pierre Marie Legoff, de la Vaie-Sauze, tué au « Champ d'honneur »
  5. Isidore Belliot, de Mayun (idem)
  • Déportation en Allemagne : cinq hommes, dont trois victimes
  1. Henri Victor Jean Marie Guihéneuf[31] - Arrestation à 18 ans le , libéré le à Allach-Dachau période à Buchenwald et Dora (Matricule 30417)
  2. Raymond Mahé[32] - Arrestation à 19 ans le , libéré le à Dachau période à Buchenwald (Matricule 30964)
  3. Onésime Henri Mahé[33] décédé le à Dachau à 27 ans (Matricule 43180)
  4. Ernest François Legoff[34] décédé le à 52 ans à Dora période à Buchenwald et Karlshagen/Peenemüde (Matricule 14558)
  5. Eugène Louis Marie Belliot[35] période à Neuengamme décédé le à Ravensbruck à 20 ans (matricule : ?)
  1. Jean Broussard 1932-1956 - 24 ans
  2. Pierre Hervy 1933-1954 - 21 ans
  3. Jean Hugron 1939-1961 - 21 ans
  4. Gilbert Terrien 1936-1957 - 20 ans

Selon le découpage de la région Bretagne fait par Erwan Vallerie, La Chapelle-des-Marais fait partie du pays traditionnel de la Brière et du pays historique du Pays nantais.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs[36]
Période Identité Étiquette Qualité
1944 1950 Pierre Marie Joseph Hervy   ex officier de marine militaire
1950 1950 Joseph Marie Perraud   marchand drapier
1950 1953 Eugène Jean-Baptiste Auguste Marie Guihard   employé
1953 1959 Joseph Auguste Isidore Lemaistre   commerçant
1959 1974 Bernard Pierre Marie Legrand CD-UDF-CDS-RDSE dessinateur industriel, sénateur (1974-1992), conseiller général (1961-1985)
1974 1995 Gilles Clair Louis Augustin Belliot UDF-CDS agent de maîtrise, conseiller général (1985-1992)
1995 mars 2008 Jacques Boisson PS enseignant
mars 2008 En cours Franck Hervy[37] PS technicien, conseiller général

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

Selon le classement établi par l'Insee, La Chapelle-des-Marais est une ville isolée qui fait partie de l'aire urbaine et de la zone d'emploi de Saint-Nazaire et du bassin de vie d'Herbignac[38]. Toujours selon l'Insee, en 2010, la répartition de la population sur le territoire de la commune était considérée comme « peu dense » : 100 % des habitants résidaient dans des zones « peu denses »[39].

Évolution démographique[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[40]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[41].

En 2019, la commune comptait 4 338 habitants[Note 6], en augmentation de 9,41 % par rapport à 2013 (Loire-Atlantique : +7,58 %, France hors Mayotte : +2,17 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 5001 4901 5371 7531 8551 9411 8821 9571 980
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 9202 1422 1012 0922 1032 0392 1012 1642 170
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
2 1742 2982 3282 2442 2252 2212 0792 2852 295
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
2 4762 5502 7673 0373 2062 9523 1403 1993 671
2014 2019 - - - - - - -
4 0284 338-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[26] puis Insee à partir de 2006[42].)
Histogramme de l'évolution démographique

Pyramide des âges[modifier | modifier le code]

La population de la commune est relativement jeune. En 2018, le taux de personnes d'un âge inférieur à 30 ans s'élève à 35,7 %, soit en dessous de la moyenne départementale (37,3 %). À l'inverse, le taux de personnes d'âge supérieur à 60 ans est de 25,0 % la même année, alors qu'il est de 23,8 % au niveau départemental.

En 2018, la commune comptait 2 081 hommes pour 2 181 femmes, soit un taux de 51,17 % de femmes, légèrement inférieur au taux départemental (51,42 %).

Les pyramides des âges de la commune et du département s'établissent comme suit.

Pyramide des âges de la commune en 2018 en pourcentage[43]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,5 
90 ou +
1,6 
5,6 
75-89 ans
9,2 
15,8 
60-74 ans
17,3 
19,9 
45-59 ans
19,0 
20,1 
30-44 ans
19,5 
14,8 
15-29 ans
12,9 
23,4 
0-14 ans
20,5 
Pyramide des âges du département de la Loire-Atlantique en 2018 en pourcentage[44]
HommesClasse d’âgeFemmes
0,6 
90 ou +
1,7 
5,8 
75-89 ans
8,6 
14,7 
60-74 ans
16 
19,6 
45-59 ans
18,9 
20,1 
30-44 ans
19,2 
19,2 
15-29 ans
17,5 
20 
0-14 ans
18 

Associations[modifier | modifier le code]

Plusieurs associations animent la vie locale[45]. On y compte notamment le Football Club de La Chapelle-des-Marais.

Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Artisanat[modifier | modifier le code]

Panier de Mayun, activité ancestrale de ce village de Brière

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Le presbytère construit en 1778

La médiathèque Gaston-Leroux, dans l'ancien presbytère.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • La Fouée de Feu, groupe vocal de Brière.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Armoiries avec devise
Blason Blasonnement :
Tiercé en pairle, au premier d'or à un salais de sable posé en pal, au deuxième de gueules au panier tressé d'or posé en pointe, au troisième de sinople au sabot aussi d'or posé en pointe ; sur le tout d'argent au rencontre de bœuf de sable.
Commentaires : Trois « frairies » composent cette commune : celle des Marais (représentée par le salais), celle du Bourg (représentée par le sabot) et celle de Mayun (représentée par la vannerie). Le rencontre de bœuf rappelle que la commune fut longtemps le lieu de rassemblement de toute la presqu'île guérandaise, à l'occasion de la fête de Saint-Corneille. Blason conçu par J.-P. Marzelière.

Culte de saint Corneille[modifier | modifier le code]

Saint Corneille, pape de 251 à 253 et saint, jadis sauvé par un buffle, est devenu le protecteur des bêtes à cornes, guérisseur de toutes maladies du bétail. On l'invoque avec succès contre l'épizootie dans plusieurs régions françaises. En 1883, une terrible épidémie ravagea les étables dans toute la région de La Chapelle-des-Marais et de Missillac. Aussitôt les pieuses populations, se rappelant les prérogatives de saint Corneille d'invoquer le puissant intercesseur, et le fléau cessa immédiatement, épargnant bœufs et vaches de ceux qui l'avaient imploré avec cette grande foi.

Chaque année en septembre, avait lieu la procession solennelle de saint Corneille ou saint Cornely. La statue du Bienheureux, en bois sculpté, était promenée à travers le bourg sur un char traîné par vingt-cinq à vingt-sept paires de bœufs couronnés de roses, recouverts de housses rouge-bordeaux dorées et fleuries. C'était une des fêtes les plus pittoresques du pays briéron, qui faisait accourir les pèlerins de vingt paroisses alentour... « et même jusqu'aux baigneurs cosmopolites de La Baule ou du Pouliguen, échappés de leurs casinos et de leurs dancings. » (paru dans un journal de l'année 1929). Le caractère touristique prenant le pas sur le religieux, ainsi que la disparition progressive des fermes familiales et des animaux précipitèrent la fin du défilé en 1966.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. L'amplitude thermique annuelle mesure la différence entre la température moyenne de juillet et celle de janvier. Cette variable est généralement reconnue comme critère de discrimination entre climats océaniques et continentaux.
  2. Une précipitation, en météorologie, est un ensemble organisé de particules d'eau liquide ou solide tombant en chute libre au sein de l'atmosphère. La quantité de précipitation atteignant une portion de surface terrestre donnée en un intervalle de temps donné est évaluée par la hauteur de précipitation, que mesurent les pluviomètres[4].
  3. La distance est calculée à vol d'oiseau entre la station météorologique proprement dite et le chef-lieu de commune.
  4. Selon le zonage des communes rurales et urbaines publié en novembre 2020, en application de la nouvelle définition de la ruralité validée le en comité interministériel des ruralités.
  5. La notion d'aire d'attraction des villes a remplacé en octobre 2020 l'ancienne notion d'aire urbaine, pour permettre des comparaisons cohérentes avec les autres pays de l'Union européenne.
  6. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2022, millésimée 2019, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2021, date de référence statistique : 1er janvier 2019.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a et b Daniel Joly, Thierry Brossard, Hervé Cardot, Jean Cavailhes, Mohamed Hilal et Pierre Wavresky, « Les types de climats en France, une construction spatiale », Cybergéo, revue européenne de géographie - European Journal of Geography, no 501,‎ (DOI https://doi.org/10.4000/cybergeo.23155, lire en ligne, consulté le )
  2. « Le climat en France métropolitaine », sur http://www.meteofrance.fr/, (consulté le )
  3. « Définition d’une normale climatologique », sur http://www.meteofrance.fr/ (consulté le )
  4. Glossaire – Précipitation, Météo-France
  5. « Le climat de la France au XXIe siècle - Volume 4 - Scénarios régionalisés : édition 2014 pour la métropole et les régions d’outre-mer », sur https://www.ecologie.gouv.fr/ (consulté le ).
  6. [PDF]« Observatoire régional sur l'agriculture et le changement climatique (oracle) Pays de la Loire », sur pays-de-la-loire.chambres-agriculture.fr, (consulté le )
  7. « Station Météo-France Herbignac - métadonnées », sur donneespubliques.meteofrance.fr (consulté le )
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