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Bourj el-Brajné

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Bourj el-Brajné
Entrée du camp de réfugiés de Bourj el-Brajné
Nom local
(ar) برج البراجنةVoir et modifier les données sur Wikidata
Géographie
Pays
Gouvernorat
District
Partie de
Coordonnées
Fonctionnement
Statut
Village libanais (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Carte

Bourj el-Brajné[1] ou Bourj Al Barajina (en arabe : برج البراجنة) est une municipalité de la banlieue sud de Beyrouth.

La municipalité se trouve près de l'aéroport international de Beyrouth - Rafic Hariri. Il compte près de 25 000 habitants, surtout des réfugiés palestiniens qui vivent dans le camp.

Camp de réfugiés de Bourj el-Brajné

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Le camp de réfugiés palestiniens en 1967.

En 1948, la Ligue des Sociétés de la Croix-Rouge établit à la périphérie de la ville un camp pour accueillir un afflux de réfugiés palestiniens en provenance du nord de la Palestine.

En 1982, le camp a été assiégé par l'armée israélienne et les phalangistes chrétiens libanais, après l'invasion du Liban par Israël au début de la même année.

Le camp de Bourj el-Brajné et celui de Chatila sont également assiégés par la milice Amal, appuyé par la Syrie, de à dans le cadre de la prise de Beyrouth-Ouest[2].

Selon l'UNRWA, plus de 20 000 réfugiés palestiniens vivent dans ce camp, alors qu'à l'origine, seuls 10 000 d'entre eux devaient vivre sur ce site d'un kilomètre carré. Après la crise en Syrie, de nombreux réfugiés syriens se sont alors installés dans le camp, ce qui a considérablement augmenté sa population. Les conditions de vie dans le camp sont terribles et de nombreux décès sont enregistrés chaque année à la suite d'électrocutions et d'effondrements de bâtiments.

Attentats de novembre 2015

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Le , le faubourg de Bourj el-Brajné est le théâtre de deux attentats suicides. Au moins 43 personnes sont tuées et 239 blessées[3]. Au prix de sa propre vie, un père de famille, Adel Termos, sauve de nombreuses vie en se jetant sur le deuxième terroriste[4].

Bombardements israéliens de 2026

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En , dans le cadre de la guerre entre Israël et le Hezbollah commencée en 2023, intensifiée par l'attaque israélo-américaine sur l'Iran, la ville de Bourj el-Brajné est la cible de bombardements israéliens[5].

Le , l'armée israélienne demande aux civils d'évacuer les quartiers de la banlieue sud de Beyrouth, notamment Haret Hreik, Bourj el-Brajné, Hadeth et Chiyah, menacés de destruction totale après les propos du ministre israélien de la Défense Bezalel Smotrich affirmant : « La banlieue sud de Beyrouth ressemblera bientôt à Khan Younès »[6].

Dans les camps de réfugiés de Jénine, Deir Ghassaneh, Kalandia et Jalazone, en Cisjordanie mais aussi de Chatila et de Bourj el-Brajné à Beyrouth, l'école de musique de l'association Al Kamandjâti, fondée à Angers en 2002 et installée à Ramallah en 2008 par Ramzi Aburedwan, forme des apprentis interprètes. Plus de 150 élèves s'inscrivent chaque année aux cours de théorie de la musique et d’apprentissage d'un ou plusieurs instruments. L'association fournit instruments, pupitres et partitions. Les cours sont assurés par des musiciens étrangers comme ceux de l'Orchestre arabo-andalou d'Anjou, de l'Orchestre de chambre de Paris ou comme le chef Diego Masson qui encadrent les jeunes bénévolement. Des concerts sont organisés en Cisjordanie mais parfois aussi en Israël, souvent annulés en raison des conflits[7],[8].

Le film palestinien Wardi a pour cadre ce camp.

Notes et références

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  1. L'Orient le Jourarticle du 20 mai 2020
  2. (en-US) « On The Brink of Cannibalism », Time,‎ (ISSN 0040-781X, lire en ligne, consulté le )
  3. « Liban : deuil national après le pire attentat qu’ait connu Beyrouth depuis 1990 », Le Monde,‎ (lire en ligne, consulté le )
  4. « The fearless father who threw himself on a suicide bomber, saving 'hundreds' of lives in Beirut », sur web.archive.org, (consulté le )
  5. « Beyrouth sous les frappes, le Hezbollah appelle à évacuer le nord d’Israël », sur Ici Beyrouth (consulté le )
  6. « La banlieue sud de Beyrouth « ressemblera bientôt à Khan Younès », lance le ministre israélien Smotrich », L'Orient-Le Jour, .
  7. Alice Froussard, « À Jénine, une école de musique résiste », La Lettre du musicien,‎ (lire en ligne)
  8. Antoine Pecqueur, « Jouer dans les zones à risque », La Lettre du musicien,‎ (lire en ligne)

Articles connexes

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