Earl Lloyd

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Earl Lloyd
Image illustrative de l'article Earl Lloyd
Earl Lloyd (à droite) (2006).
Fiche d’identité
Nom complet Earl Francis Lloyd
Nationalité Drapeau des États-Unis États-Unis
Naissance
Alexandria, Virginie
Date de décès (à 86 ans)
Lieu de décès Crossville, Tennessee
Taille 1,96 m (6 5)
Poids 102 kg (224 lb)
Surnom The Big Cat
Situation en club
Poste Ailier
Carrière universitaire ou amateur
1946-1950 Yellow Jackets de West Virginia State
Draft de la NBA
Année 1950
Position 100e
Franchise Capitols de Washington
Carrière professionnelle *
Saison Club Moy. pts
1950-1951
1952-1953
1953-1954
1954-1955
1955-1956
1956-1957
1957-1958
1958-1959
1959-1960
Capitols de Washington
Nationals de Syracuse
Nationals de Syracuse
Nationals de Syracuse
Nationals de Syracuse
Nationals de Syracuse
Nationals de Syracuse
Pistons de Détroit
Pistons de Détroit
06,1
07,4
09,1
10,2
08,5
09,0
05,2
08,4
08,9
Carrière d’entraîneur
1971-1972 Pistons de Détroit
Basketball Hall of Fame 2003
* Points marqués dans chaque club dans le cadre de la saison régulière du championnat national.

Earl Lloyd, né le à Alexandria en Virginie, et mort le [1], est un joueur et entraineur de basket-ball américain. Il est le premier joueur noir à avoir participé à un match de la NBA.

Premier joueur noir entré en jeu en NBA[modifier | modifier le code]

Bien avant l'adoption du Civil Rights Act en 1964 déclare illégale toute discrimination aux États-Unis[2], il débute en la même saison que Chuck Cooper et Nat Clifton, Earl Lloyd est par le sort du calendrier le premier joueur noir à participer à un match de la NBA à Rochester le sous les couleurs des Capitols de Washington contre les Royals de Rochester. Trois autres joueurs noirs ont joué en NBA durant la même saison[3].

Lors de la draft 1950 de la NBA, Chuck Cooper choisit en 12e choix[4] ce qui en fait le premier noir drafté par une équipe NBA, les Celtics de Boston, avant Loyd qui est retenu comme 100e choix. Il fait ses débuts NBA le lendemain de Lloyd[1].

Nat Clifton, peu de temps après et toujours avant Lloyd, est le premier joueur noir à signer un contrat avec une équipe NBA : les Knicks de New York.[réf. souhaitée] Il fait ses débuts quatre jours après Lloyd[1]. En décembre, ce sera le tour d'Hank DeZonie avec les Tri-Cities Blackhawks[1].

Carrière de joueur[modifier | modifier le code]

Lloyd était un ailier de 1,96 mètre connu pour sa défense, surnommé The Big Cat : le grand chat.

Il joue avec Cooper en deuxième division NCAA pour l'Université d'État de Virginie-Occidentale (CIAA) et est sélectionné au neuvième tour de la Draft de la NBA de 1950 par les Capitols de Washington. Il ne joua que sept matchs pour les Capitols jusqu'à ce que l'équipe soit dissoute en cours de saison le .

Il rejoint ensuite l'armée américaine à Fort Sill en Oklahoma, puis retrouve la NBA avec les Nationals de Syracuse pour la saison NBA 1952-1953 où il reste six saisons. Il y signe sa meilleure saison en 1954-1955 avec 10,2 points et 7,7 rebonds[1]. Cette même saison, il devient avec Jim Tucker, le premier Afro-Américain champion NBA[1], les Nationals battant Fort Wayne en Finales NBA 4 victoires à 3[5]. Il enchaîne deux autres saisons avec les Pistons de Détroit à l'issue desquelles il prend sa retraite en tant que joueur en 1960.

Il joue au total neuf saisons et 560 matchs en NBA pour 4 682 points, 8,4 par match, et 6,4 rebonds par matchs.

Discriminations[modifier | modifier le code]

Dans son autobiographie, il affirme n’avoir jamais eu une conversation digne de ce nom avec un Blanc de son âge avant d’arriver au training camp des Capitols[5]. Son intégration dans l’équipe se déroule bien. Il est pris en charge par Bill Sharman, lui aussi futur membre Hall of Fame, rookie blanc sorti de Southern Carolina. Il l’emmenait quotidiennement à l’entraînement en voiture puis le raccompagnait[5]. Originaire du Sud, son coach Horace McKinney est un entraîneur compréhensif et attentionné : lors d’un déplacement, un hôtel accepta Lloyd mais refusa qu’il accède au restaurant. Earl appela le room service pour se faire apporter à manger dans sa chambre. Mais McKinney refusa qu’il déjeune seul[5].

Carrière d'entraineur[modifier | modifier le code]

Après avoir refusé le poste en 1965, il devient entraineur des Pistons de Détroit de 1972 à 1973, puis recruteur pendant cinq saisons[5].

Il est le premier afro-américain entraîneur assistant, et le deuxième entraîneur afro-américain de l’histoire de la ligue[6].

Palmarès[modifier | modifier le code]

Universitaire[modifier | modifier le code]

  • Meilleur cinq de sa conférence en 1948, 1949 et 1950.
  • Meilleur cinq universitaire en 1949 et 1950.
  • West Virginia State a été la seule équipe invaincue du pays lors de la saison 1947-1948.
  • West Virginia State termine 2e de la CIAA lors de la saison 1949-1950.

En NBA[modifier | modifier le code]

  • Champion NBA 1955 avec les Nationals de Syracuse[1]

Postérité[modifier | modifier le code]

Il est intronisé au Basketball Hall of Fame de Springfield en 2003[6]. John Doleva, le président du Hall of Fame rappelle après son décès : « Earl Lloyd était un véritable pionnier du basket, en tant que joueur qui brise les barrières mais aussi en tant que coach et en tant qu’administrateur. Il avait un amour immense pour le jeu et il a utilisé ses succès pour éduquer le plus grand nombre. Son immense carrière de basketteur mise à part, il était aussi un des individus les plus humains et respectueux que le basket a connu[6] »

The first to do it est réalisé sur sa carrière par les réalisateurs Coodie et Chike [7]. Le film est coproduit par Kawhi Leonard[3].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Mondial Basket, « Décès de Earl Lloyd (1928-2015), le premier Noir de l’histoire de la NBA », basketusa.com, (consulté le 26 mars 2017)
  2. « Mort d'Earl Lloyd, le premier basketteur noir à avoir joué en NBA », lemonde.fr, (consulté le 26 mars 2017)
  3. a et b Dimitri Kucharczyk, « Kawhi Leonard, co-producteur d’un film sur Earl Lloyd, le premier joueur noir en NBA », basketusa.com, (consulté le 26 mars 2017)
  4. (en) « 1950 NBA Draft », basketball-reference.com (consulté le 26 mars 2017)
  5. a, b, c, d et e Mondial Basket, « Hommage au premier Noir de la NBA… », basketusa.com, (consulté le 26 mars 2017)
  6. a, b et c Emmanuel Laurin, « Bientôt un timbre à l’effigie d’Earl Lloyd, le premier joueur afro-américain en NBA ? », basketusa.com, (consulté le 26 mars 2017)
  7. Jonathan Demay, « The First To Do It – The Life & Times of Earl Lloyd », basketusa.com, (consulté le 26 mars 2017)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Liens internes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • « Moonfixer : The Basketball Journey of Earl Lloyd » (autobiographie parue en novembre 2009)