Raymond Koechlin

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Raymond Kœchlin
Maurice koechlin, by moreau-nelaton.jpg

Portrait de Raymond Koechlin, par Étienne Moreau-Nélaton.

Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 71 ans)
Sépulture
Nationalité
Formation
Activités
Journaliste, collectionneur d'artVoir et modifier les données sur Wikidata
Père
Mère
Conjoint
Hélène Bouwens van der Boijen (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Autres informations
A travaillé pour
Membre de

Raymond Koechlin (, Mulhouse - ) est un journaliste, qui dirigea le service de politique étrangère du Journal des Débats de 1887 à 1902, et collectionneur français.
À partir de 1895, il commence à collectionner l'art de l'Extrême-Orient et l'art musulman, ainsi que les tableaux des maîtres du XIXe siècle, tels que Delacroix, Van Gogh, Manet, Renoir, Monet, Degas ; il lèguera ces œuvres à des musées français après sa mort.

Biographie[modifier | modifier le code]

Raymond Koechlin[1] nait le 6 juillet 1860, à Mulhouse, d’Alfred Kœchlin et d’Emma Schwartz. En 1872, son père, chassé de Mulhouse par les Allemands, s’installe à Belfort avec sa famille. Puis les Koechlin-Schwartz « montent » à Paris ; Raymond Kœchlin fait ses études secondaires au lycée Condorcet, puis continue ses études au collège Sainte-Barbe.
En 1884, il est diplômé de l’École libre des sciences politiques et licencié ès-lettres. Il entre alors comme journaliste au Journal des Débats où il assure le bulletin de politique étrangère.

Le 22 décembre 1888, il épouse, à Paris, Hélène Bouwens van der Boijen, file de l'architecte William Bouwens van der Boijen.

Jusqu'en 1894, il continue à travailler au Journal des Débats.

Le 5 février 1895, son père Alfred Koechlin-Schwarz meurt à Antibes. La fortune qu'il laisse à son fils permet à celui-ci d'arrêter de travailler dans le journalisme pour se consacrer à la « conservation du patrimoine ». Le 15 juin de la même année, sa femme Hélène meurt ; il a du mal à surmonter ce drame personnel.

En 1896, Raymond Koechlin se voit attribuer la chaire d’Histoire diplomatique à l’École libre des sciences politiques.

Il participe à la fondation de la « société des amis du Louvre », dont, en 1899, il est nommé secrétaire général de la Société des amis du Louvre. Cette même année, il publie son ouvrage de référence, La sculpture à Troyes, en Champagne méridionale au XVIe siècle avec son ami Jean-Jacques Marquet-Vasselot, conservateur au Musée du Louvre.

Le 29 mai 1911, sa mère, Emma Koechlin-Schwartz, meurt.

Il s'emploie activement pour retrouver La Joconde lors du vol de celle-ci, le 21 août 1911 ; elle sera retrouvée finalement en janvier 1914 à Florence.

Pendant la Première Guerre mondiale, la « Société des Amis du Louvre » est mise en sommeil ; Raymond Kœchlin s'occupe alors essentiellement d'activités d'assistance aux soldats.

En 1918, à la fin de la Grande Guerre, la Société des Amis du Louvre reprend son activité, et, grâce à Raymond, le Louvre peut acquérir L'Atelier du Peintre de Courbet.

En 1922, Raymond Koechlin est élu président du Conseil des Musées nationaux (il reste en poste jusque 1932). Le portrait de Stéphane Mallarmé par Édouard Manet entre au Musée du Louvre avec, bien entendu, le soutien financier de la « Société des Amis du Louvre » présidée par Raymond Koechlin.
La même année, il publie ses mémoires (partielles), Souvenir d’un vieil amateur d'art d'Extrême Orient.

Le 9 novembre 1931, Raymond Koechlin meurt.

Collections d'art[modifier | modifier le code]

Raymond Koechlin avait en particulier dans ses collections d'objets d'art[2] :

Écrits[modifier | modifier le code]

  • & Jean-Jacques Marquet de Vasselot, La Sculpture à Troyes et dans la Champagne méridionale au 16e s. : étude sur la transition de l'art gothique à l'italianisme, A. Colin. Paris, 1900.
  • La Sculpture belge et les influences françaises aux XIIIème et XIVème siècles, Paris, 1903.
  • Quelques ivoires gothiques français connus antérieurement au XIXe siècle, Paris, H. Champion, 1911.
  • Quelques noms d'ivoiriers des XIVe et XVe siècles, Paris, 1913.
  • T. Hayashi, Courbevoie : Impr. de E. Bernard, Extrait du Bulletin de la Société franco-japonaise, décembre 1906, N° V.
  • Les Céramiques musulmanes de Suse au musée du Louvre..., Paris, P. Geuthner, 1928.
  • Eugène Mutiaux Paris, 1933.

Sources[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]