Cimetière du Montparnasse

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Cimetière du Montparnasse
The Montparnasse cemetery.jpg
Le cimetière du Montparnasse,
vu depuis la tour Montparnasse.
Pays
Région
Commune
Adresse
Religion(s)
Superficie
18,72 ha
Tombes
35 000 concessions
Mise en service
Find a Grave
Coordonnées
Localisation sur la carte de Paris
voir sur la carte de Paris
Red pog.svg
Personnalités enterrées

Le cimetière du Montparnasse est un cimetière parisien situé dans le 14e arrondissement. Il est délimité par la rue Froidevaux au sud, la rue Victor-Schœlcher à l'est, le boulevard Edgar-Quinet au nord, le boulevard Raspail au nord-est, et la rue de la Gaîté à l'ouest.
Le cimetière est en outre traversé du nord au sud, dans la partie est, par la rue Émile-Richard.

Historique[modifier | modifier le code]

Le cimetière du Montparnasse a été créé au début du XIXe siècle, dans le sud de la capitale, en même temps que plusieurs autres cimetières situés à l'époque en dehors des limites de la ville : le cimetière de Passy, à l'ouest de la ville, le cimetière de Montmartre au nord et le cimetière du Père-Lachaise à l'est.

L'emplacement était autrefois occupé par trois anciennes fermes, mais au XVIIe siècle, ce terrain devint la nécropole privée des religieux de Saint-Jean-de-Dieu. Au début du XIXe siècle Nicolas Frochot, préfet de la Seine, fit acheter les terrains de la ville pour y ouvrir l'un des trois cimetières extra-muros de Paris. La première inhumation eut lieu le .

Il subsiste encore dans le cimetière une tour de l'un des nombreux moulins à farine des quartiers du Parc de Montsouris et du Montparnasse. Elle a été classée monument historique par un arrêté du [1].

Les évènements dramatiques de 1870 et 1871 ont donné lieu à l'érection dans la partie orientale du cimetière de deux monuments en hommage :


Pour les monuments visibles dans le cimetière :

Organisation actuelle[modifier | modifier le code]

La partie principale du cimetière à l'ouest de la rue rue Émile-Richard est divisée en 21 section. La numérotation suit l'ordre d'une spirale dans le sens des aiguilles d'une montre à partir du rond point central. La partie située à l'est de la rue Émile-Richard est divisée en 8 divisions numérotées de 22 à 30 ; il n'a pas de 23e section.

Avec ses 19 hectares, la deuxième nécropole intra-muros de Paris en est aussi l'un des plus importants espaces verts. On y dénombre 1 200 arbres, essentiellement des tilleuls, des sophoras, des thuyas, des érables, des frênes et des conifères.

Un grand nombre de personnages illustres sont enterrés dans le cimetière du Montparnasse. Une liste indiquant la position de quelques-unes des tombes les plus demandées est remise à la demande au visiteur[2]. Citons notamment les poètes Leconte de Lisle et Charles Baudelaire, l'écrivain Guy de Maupassant, Jean-Paul Sartre et Simone de Beauvoir, le sculpteur César, les acteurs Philippe Noiret et Mireille Darc, le chanteur Serge Gainsbourg, le dessinateur Georges Wolinski...

Georges Brassens, qui est enterré à Sète, évoque dans sa chanson la ballade des cimetières celui du Montparnasse, dont sa résidence était comme il le chante "à quatre pas".

Tombes à caractère commémoratif[modifier | modifier le code]

La tombe de Jacques Lisfranc (13e division) est un hommage à ce chirurgien qui débuta sa carrière lors de la campagne de Napoléon en Saxe (1813) et notamment améliora la connaissance de l'anatomie des articulations du pieds.

La tombe du contre-amiral Jules Dumont d'Urville (15e division) a été l'occasion pour la société de géographie de célébrer les expéditions de cet explorateur, qui identifia en particulier sur l'Antarctique la terre Adélie, où la France entretient encore aujourd'hui une base permanente.

La tombe actuelle de Denis Dussoubs (8e division) résulte d'une souscription républicaine de 1880 pour célébrer l'héroïsme de cet homme. Il fut abattu par la troupe lors du coup d'état du 2 décembre 1851, alors qu'il tentait de la rallier à la république. L'évènement est relaté par Victor Hugo dans l'Histoire d'un crime.

Sur celle de Claude Goubet (27e division), ses confrères de l'École des Arts et Métiers rendent hommage à la création et la construction dans les années 1880 des premiers sous-marins, plus de dix ans après la publication par Jules Verne de son ouvrage Vingt mille lieues sous les mers.

la France exprime en 1937 sur la tombe de Louis-Gustave Binger (9e division) sa reconnaissance pour l'exploration de la boucle du Niger et la création de la Côte d'Ivoire.

Le cimetière ne possède pas de monument dédié aux morts de la Grande Guerre . Cependant, plusieurs familles ont mis en scène le massacre de leur jeune génération. Ainsi, les photographies des fils Danziger (29e division), morts à l'occasion de la bataille de Verdun et de l'offensive finale d'octobre 1918, font écho aux effigies des frères Royan (25e division) morts lors de l'invasion de septembre 1914 et de la bataille de la Somme.

La tombe de la famille Baur (30e division) est dominée par l'hommage national à André Baur, président de l'Union générale des israélites de France pour la zone occupée de 1940 à 1944. Cet organisme avait pour notamment pour mission sous la responsabilité du régime de Vichy de venir en aide au juifs. André Baur fut finalement déporté avec sa femme et ses 4 enfants en 1943.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marie-Laure Pierard, Le Cimetière Montparnasse : Son histoire, ses promenades, ses secrets, Paris, Michel Dansel, , 286 p. (ISBN 2-903547-10-6) ; rééd. 2009, de Borée, 337 p. (ISBN 978-2-84494-832-8)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]