Cimetière du Calvaire

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Cimetière du Calvaire
CimetiereCalvaireMontmartre1.JPG
Pays
Région française
Commune
Adresse
Superficie
0,06 hectare
Tombes
85
Mise en service
1801
Abandon
1831
Coordonnées
Localisation sur la carte de Paris
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Localisation sur la carte de Paris et la petite couronne
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Localisation sur la carte du 18 arrondissement de Paris
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Personnalités enterrées
voir section dédiée

Situé au sommet de la butte Montmartre, le cimetière du Calvaire, ou cimetière de Saint-Pierre-du-Calvaire, est avec celui de Charonne l'un des deux derniers cimetières parisiens jouxtant une église paroissiale. Avec une superficie d'environ 600 m2, il est le plus petit de tous les cimetières parisiens.

85 tombes y sont répertoriées.

Emplacement[modifier | modifier le code]

Accolé au côté nord de l'église Saint-Pierre de Montmartre, le cimetière tient son nom du jardin qui le prolonge et où se trouve un calvaire[1]. Sa surface, qui intègre le point culminant du sol naturel parisien (à 130,53 m d'altitude)[2], est d'environ 600 m2, ce qui en fait le plus petit cimetière de la ville[1]. Enclos de murs[3], il s'ouvre par une porte de bronze, œuvre de 1980 due au sculpteur italien Tommaso Gismondi (it) (également auteur de celles de l'église voisine)[1]. Classé à l'inventaire des monuments historiques[3], le site compte 85 tombes ; il n'est accessible au public que le 1er novembre (jour de la Toussaint)[1].

Historique[modifier | modifier le code]

Le cimetière, réputé le plus ancien de Paris, est officiellement créé en 1688 sur un terrain cédé par Marie-Anne d'Harcourt, abbesse bénédictine de Montmartre, à l'emplacement supposé d'une ancienne nécropole mérovingienne[1].

Agrandi en 1697, il est fermé lors de la Révolution[1] car il faisait partie de l'ensemble monastique de l'abbaye royale de Montmartre (lors de la Révolution, les cimetières étaient considérés comme des biens du clergé) et fut totalement démantelé. Ainsi par la loi du 15 mai 1791[réf. nécessaire], ils furent considérés comme biens Nationaux et par l'effet de cette loi, le cimetière du Calvaire, qui était le cimetière paroissial de Montmartre, devint la propriété de la commune. Après la Révolution, il fut rouvert en 1801[1], et un nouveau lieu d'inhumation fut créé sous le nom de cimetière de la Barrière Blanche.

Une fois rouvert, le cimetière du Calvaire accueille alors les sépultures des habitants du quartier : principalement, des membres des familles aristocratiques du « Montmartre d'en bas » (l'actuel 9e arrondissement) de retour d'émigration, mais aussi de quelques habitants du « Montmartre d'en haut »[3] (la butte), dont des meuniers.

Une fosse commune réunit les restes des soldats tués lors de la prise de Paris par les coalisés, en mars 1814. En 1823, le cimetière ferme pour cause de saturation[1]. Quelques concessions nouvelles sont encore accordées jusqu'en 1831, année de l'ouverture du cimetière Saint-Vincent par la commune de Montmartre[4]. Depuis lors, les tombes, concédées à perpétuité, ne sont plus utilisées que pour l'enterrement des descendants des familles qui ont acquis les droits[3].

Personnalités inhumées[modifier | modifier le code]

(Sources : mairie de Paris[1],[3].)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f, g, h et i « Plan du cimetière du Calvaire. Sépultures des personnalités les plus demandées » [PDF], sur meslieux.paris.fr, (consulté le 31 mars 2016).
  2. « PLU de Paris : L'environnement naturel et urbain » [PDF], sur paris.fr, (consulté le 31 mars 2016), p. 1 (pagination pdf).
  3. a, b, c, d et e « Cimetière du Calvaire - Paris.fr », sur meslieux.paris.fr (consulté le 1er avril 2016).
  4. Georges Renault et Henri Chateau, Montmartre, Flammarion, , 383 p. (lire en ligne), p. 176.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]