Fauvette à tête noire

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Sylvia atricapilla

image illustrant les oiseaux
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Sylvia atricapilla
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Fauvette à tête noire mâle

Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Sylviidae
Genre Sylvia

Nom binominal

Sylvia atricapilla
(Linnaeus, 1758)

Statut de conservation UICN

( LC )
LC  : Préoccupation mineure

La Fauvette à tête noire (Sylvia atricapilla) est une espèce de passereau de la famille des Sylviidae dont elle est l'espèce type. Migratrice partielle, elle hiverne en Afrique tropicale, mais aussi en Europe.

Description[modifier | modifier le code]

Le mâle a une calotte noire d'où le nom de l'espèce, celle de la femelle ou du jeune étant rousse[1]. C'est un oiseau très discret que l'on repère surtout à cause de son chant.

Alimentation[modifier | modifier le code]

La fauvette se nourrit principalement d'insectes pendant la saison de reproduction. En juillet le régime passe aux fruits. Ils aident les fauvettes à engraisser avant leur migration.

Comportement[modifier | modifier le code]

Reproduction[modifier | modifier le code]

Œufs de Sylvia atricapilla Muséum de Toulouse

Le mâle entame la construction de plusieurs nids et la femelle choisit de terminer l'un d'entre eux[2]. Le nid est typiquement de 5,5 cm de profondeur et 10 cm de diamètre. Il est principalement construit par la femelle. Le nid est souvent à moins d'un mètre du sol, mais peut être édifié jusqu'à 4,5 mètres. Les œufs, au nombre de quatre ou cinq, sont couvés alternativement par les deux adultes entre onze et quinze jours[1]. Ils nourrissent les jeunes au nid durant une période de dix à quatorze jours, puis continuent de les alimenter lorsqu'ils l'ont quitté[2],[1]. La plupart du temps, les couples élèvent deux nichées[1].

Répartition et habitat[modifier | modifier le code]

Son aire de nidification s'étend depuis la bande littorale du Maghreb à toute l'Europe (hormis le nord de la Scandinavie), à la Turquie, au Caucase et à la Russie jusqu'en Sibérie occidentale[1].

La Fauvette à tête noire fréquente des milieux assez variés : bois de feuillus, bosquets, haies, jardins et parcs, y compris en ville[1].

Migrations[modifier | modifier le code]

L'espèce est partiellement migratrice, les oiseaux du nord de l'aire de nidification migrant en Afrique tropicale alors que ceux qui sont plus proches de la Méditerranée sont soit sédentaires, soit migrateurs[2].

Certains oiseaux, principalement des mâles, hivernent en Europe centrale ou occidentale, se nourrissant de baies de sureau, de lierre, d'épine-vinette ou de troène[1].

On la remarque désormais l'hiver dans l'ouest de la France (Haute-Normandie), où elle partage avec mésanges et rouge-gorges la nourriture des mangeoires. Elle semble avoir modifié ses habitudes migratoires.

Prédation[modifier | modifier le code]

Les fauvettes se font capturer par les éperviers d'Europe dans l'aire de reproduction, ainsi que par les faucons d'Éléonore pendant leur migration.

Geais et pies prennent les œufs et les jeunes, tout comme les mammifères tels que l'hermine, la belette et l’écureuil. Le chat domestique est leur principal prédateur. Leurs nids sont parfois investis par des coucous, mais qui se font souvent rejeter.

Systématique[modifier | modifier le code]

L'espèce a été décrite par le naturaliste suédois Carl von Linné en 1758, sous le nom initial de Motacilla atricapilla[3].

Synonyme[modifier | modifier le code]

  • Motacilla atricapilla Linné, 1758 (Protonyme)

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a, b, c, d, e, f et g Karel Štastný (adaptation française de Dagmar Doppia, révision de Michel Cuisin) La Grande encyclopédie des oiseaux, Gründ, 3e tirage 1991, (ISBN 2-7000-2504-0), p. 376
  2. a, b et c Bernhard Grzimek (dir.), Le Monde animal en 13 volumes : Encyclopédie de la vie des bêtes, t. IX : Oiseaux 3, Zurich, Éditions Stauffacher S.A., , 1e éd., 594 p., chap. XI (« Timaliens et Fauvettes »), p. 242-243
  3. Linnaeus, C. 1758: Systema Naturae per regna tria naturæ, secundum classes, ordines, genera, species, cum characteribus, differentiis, synonymis, locis, Tomus I. Editio decima, reformata. Holmiæ: impensis direct. Laurentii Salvii. i–ii, 1–824 pp

Liens externes[modifier | modifier le code]

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