Rue Froidevaux

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
14e arrt
Rue Froidevaux
La rue Froidevaux vue de la place Denfert-Rochereau.
La rue Froidevaux vue de la place Denfert-Rochereau.
Situation
Arrondissement 14e
Quartier Montparnasse
Début 6, place Denfert-Rochereau
Fin 89, avenue du Maine
Morphologie
Longueur 660 m
Largeur 20 m
Historique
Dénomination
Ancien nom Rue du Champ-d'Asile
Géocodification
Ville de Paris 3881
DGI 3873

Géolocalisation sur la carte : Paris

(Voir situation sur carte : Paris)
Rue Froidevaux
Images sur Wikimedia Commons Images sur Wikimedia Commons

La rue Froidevaux est une voie du 14e arrondissement de Paris, en France.

Situation et accès[modifier | modifier le code]

Cette voie relie la place Denfert-Rochereau à l'avenue du Maine et longe le cimetière du Montparnasse.

La rue Froidevaux rencontre les voies suivantes, dans l'ordre des numéros croissants (« g » indique que la rue se situe à gauche, « d » à droite) :

La rue Froidevaux est desservie par :

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Elle porte le nom du Saint-Cyrien[1] et lieutenant-colonel des sapeurs-pompiers, François Xavier Eugène Froidevaux (1827-1882), mort lors d’un immense incendie dans une fabrique d’ustensiles de ménage situé au no 67, boulevard de Charonne[2] à Paris[3] et inhumé dans le cimetière du Montparnasse.

Historique[modifier | modifier le code]

Cette voie de l'ancienne commune de Montrouge annexée en 1860 par la ville de Paris portait alors le nom de « rue du Champ-d'Asile ». Le Champ d’asile était le premier cimetière, celui des Frères de la Charité, propriétaires des lieux, dans lequel ils inhumaient leurs défunts. Cet ancien cimetière est situé dans le secteur sud-ouest de l’actuel cimetière du Montparnasse dans lequel se trouve encore la tour du moulin de la Charité.

En 1896, elle prend le nom de « rue Froidevaux ».

Bâtiments remarquables et lieux de mémoire[modifier | modifier le code]

Galerie[modifier | modifier le code]

En littérature[modifier | modifier le code]

C'est au no 19 de la rue Froidevaux que Charles-Ferdinand Ramuz situe l'atelier de l'artiste peintre fictif et personnage principal de son roman Aimé Pache, peintre vaudois, publié en feuilletons en 1910[13].

Dans son roman, Chien de printemps (1993), l'écrivain Patrick Modiano situe dans la rue Froidevaux — qui occupe une place centrale dans le livre — l'atelier du photographe fictif Francis Jansen, ami de Robert Capa, pour lequel il réalise, à dix-neuf ans, un important travail d'archivage de ses clichés avant que ce dernier ne disparaisse.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. 1845-1847 29e promotion d'Ibrahim.
  2. La voix du 14e.
  3. Froidevaux, François-Xavier-Eugène.
  4. Selon la plaque apposée sur l'immeuble.
  5. L'année n'est pas clairement lisible. Aucun document relève le prénom de cet architecte, qui pourrait, sous toutes réserves, être identique ou bien appartenir à la famille de l'architecte E. Thollard qui signe, en 1894, l'immeuble du no 12 de la rue Daguerre toute proche (voir le site pss-archi.eu)
  6. Marcel Migeo, La Vie de Maryse Bastié, Éditions du Seuil, 1952 ; une plaque est apposée sur l'immeuble.
  7. Hors série de l'association Monts 14, mai 2011, p. 7.
  8. Société historique et archéologique du 14e arrondissement de Paris, no 33.
  9. Biographie d'Albert Giacometti.
  10. Collectif, Étrangers célèbres et anonymes du 14e arrondissement, mairie du 14e, octobre 2011, p. 8.
  11. Le Salon 1914. Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture … des artistes vivants exposés au Palais des Champs-Elysées, Société des artistes français, Veuve Hérissany, 1914, p. 397
  12. Le Salon 1926. Explication des ouvrages de peinture, sculpture, architecture … des artistes vivants exposés au Palais des Champs-Elysées, Société des artistes français, Charles Mourgues frères, 1926, p. 183
  13. Charles Ferdinand Ramuz: Aimé Pache, peintre vaudois, réédition publié par L'Age d'Homme, 1991, p. 100 (lire en ligne)