Joachim Ambert

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Ambert (homonymie).
Joachim Marie Jean-Jacques Alexandre Jules Ambert
Portrait du général Joachim Ambert (vers 1880).
Portrait du général Joachim Ambert (vers 1880).

Naissance
au château de Lagrezette, Caillac (Lot)
Décès (à 86 ans)
Origine Drapeau de la France France
Grade Général de brigade
Années de service 1824-1850
Distinctions Commandeur de la Légion d'honneur
Famille Jean-Jacques Ambert
Sépulture du général baron Joachim Ambert - Cimetière Montmartre.

Joachim Ambert, de son nom complet Joachim Marie Jean-Jacques Alexandre Jules Ambert, dit le général baron Ambert, né le au château de Lagrezette, à Caillac, dans le Lot, mort le à Paris, 6e, 13 rue Jacob est un général et écrivain militaire français, ancien représentant, et fils du général de la République Jean-Jacques Ambert.

Sa vie[modifier | modifier le code]

Sorti de l'École militaire en 1824, il sert six ans dans l’infanterie légère puis passe à la cavalerie. Il fait neuf campagnes, en Espagne (1825-1826), en Belgique et en Algérie. Il est successivement promu lieutenant le , capitaine le . Il démissionne en pour être capitaine dans la Légion étrangère. Détaché à l’état-major, il est mis à la disposition du gouverneur général de l’Algérie en 1841. Il sert ensuite au 9e régiment de hussards et se distingue en 1841 lors de l’expédition de Mascara où il est blessé. Il est fait chef d'escadron le , lieutenant-colonel le , colonel (et commande le 2e régiment de dragons) le , général de brigade le , nommé inspecteur général en 1860 et admis dans la réserve en 1867. En , il est rappelé à l'activité et chargé du commandement du 5e secteur mais il est bientôt destitué par le gouvernement de la Défense nationale à la suite de manifestations hostiles provoquées contre lui par ses sentiments politiques. Il avait fait partie, en 1848, de l'Assemblée constituante, comme représentant du Lot, qui l'avait élu, le cinquième sur huit, et qui le renvoya, en 1849, à la Législative. Sous le Second Empire, il devint conseiller d'État en service ordinaire (), et inspecteur général de la Gendarmerie (1860). Il a été promu commandeur de la Légion d'honneur le . Il était le gendre de Me Edgar Demange (1841-1925) qui défendit notamment le capitaine Dreyfus.

Les papiers personnels du général Joachim Ambert et du général Jean-Jacques Ambert, son père, sont conservés aux Archives nationales sous la cote 168AP[1].

Son œuvre[modifier | modifier le code]

C'est surtout comme journaliste et écrivain que le général Ambert s'est fait connaître du public. Pendant de fréquents congés, il parcourut l'Europe et l'Amérique, séjourna longtemps à la Guadeloupe ainsi qu'à La Nouvelle-Orléans, où il écrivait dans le journal l'Abeille. Il avait épousé Julie Hopkins, originaire de la Louisiane. En France, il a donné de nombreux articles d'histoire au National, au Courrier français, au Siècle, au Messager, au Spectateur militaireetc. Il a aussi publié à part plusieurs écrits, entre autres :

  • Éloge du maréchal Moncey (1842) ;
  • Esquisses historiques et pittoresques des différents corps de l'armée (Saumur, 1835 ; 2e éd., 1837) ;
  • La colonne Napoléon et le camp de Boulogne (1839) ;
  • un essai historique sur Duplessis-Mornay (1847) ;
  • Gendarme (1852) ;
  • Soldat (1854) ;
  • Le baron Larrey (1863) ;
  • Conséquences des progrès de l'artillerie (1866) ;
  • Arabesques (1868) ;
  • Histoire de la guerre de 1870-1871 (1873, avec cartes) ;
  • L'Héroïsme en soutane (1876) , 18 éditions ;
  • Le chemin de Damas (1878) ;
  • Les frères des écoles chrétiennes (1878) ;
  • Le Pays de l'Honneur (1879) ;
  • Trois hommes de cœur. Larrey. Daumesnil. Desaix, Tours, éd. Alfred Mame et Fils (1re éd. 1879) Paris ;
  • Le général Drouot (1880) ;
  • Une mission (1880) ;
  • Autour de l'Église (1880) ;
  • Louvois d'après sa correspondance (1881) ;
  • Le maréchal de Vauban (1882) ;
  • Gaulois et Germains, récits militaires en quatre tomes (1883-1885) ;
  • Les généraux de la Révolution (1792-1804) (1892).

Décorations[modifier | modifier le code]

Commandeur de la Légion d’honneur, chevalier de l'Ordre de Pie IX, commandeur de l'ordre Royal de l'Épée de Suède, commandeur extraordinaire de l'ordre de Charles III d'Espagne, commandeur de la couronne de fer d'Autriche, commandeur de l'ordre de Léopold de Belgique, chevalier de l'ordre de la couronne de chêne des Pays-Bas, 3e classe de l'ordre du Nichan Iftikhar de Tunisie, médaillé d'honneur spécial décerné par la Société nationale d’encouragement au bien, membre de la Société des gens de Lettres, lauréat de l'Académie française.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]