Grande Canarie

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Grande Canarie
Gran Canaria (es)
Des lieux en Grande Canarie.
Des lieux en Grande Canarie.
Géographie
Pays Drapeau de l'Espagne Espagne
Archipel Îles Canaries
Localisation Océan Atlantique
Coordonnées 27° 58′ 00″ N, 15° 36′ 00″ O
Superficie 1 560 km2
Point culminant Pic de las Nieves (1 949 m)
Géologie Île volcanique
Administration
Statut Cabildo insulaire

Communauté autonome Îles Canaries
Province Las Palmas
Démographie
Population 851 231 hab. (2019[1])
Densité 545,66 hab./km2
Plus grande ville Las Palmas de Grande Canarie
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC±00:00
Géolocalisation sur la carte : Océan Atlantique
(Voir situation sur carte : Océan Atlantique)
Grande Canarie
Grande Canarie
Géolocalisation sur la carte : Afrique
(Voir situation sur carte : Afrique)
Grande Canarie
Grande Canarie
Géolocalisation sur la carte : Îles Canaries
(Voir situation sur carte : Îles Canaries)
Grande Canarie
Grande Canarie
Îles en Espagne

Grande Canarie, en espagnol Gran Canaria, est une île d'Espagne située dans l'océan Atlantique et faisant partie des îles Canaries. Deuxième île la plus peuplée de cet archipel après Tenerife[2], Grande Canarie est parfois comparée à un continent en miniature en raison de la diversité de ses paysages et de ses climats. Grande Canarie avec une superficie de 1 560 kilomètres[3] carrés et une altitude maximum de 1 956 m[4] avec le pic de las Nieves, est la troisième plus grande île de l'archipel en étendue et en altitude.

Sa plus grande ville, Las Palmas de Grande Canarie, est aussi la capitale de la province de Las Palmas et cocapitale avec Santa Cruz de Tenerife de la communauté autonome des îles Canaries. L'économie de Grande Canarie est fortement marquée par le tourisme.

Le , l'île Grande Canarie a été reconnue par l'Unesco en tant que réserve de biosphère[5],[6]. Ainsi, la surface protégée représente 46 % du territoire insulaire, complété par 100 459 ha de zone marine[7].

Géographie[modifier | modifier le code]

Grande Canarie est située dans l'océan Atlantique, au large des côtes africaines, et fait partie des îles Canaries dont elle est l'île la plus centrale. De forme circulaire, l'île culmine au pic de las Nieves qui s'élève à 1 949 mètres d'altitude. L'île comporte plusieurs caps et péninsules dont la plus grande, située dans le Nord-Est de l'île, est occupée par Las Palmas de Grande Canarie, plus grande ville et plus grand port des Canaries. Elle est reliée au sud de l'île via la côte orientale par une autoroute qui dessert l'aéroport de Gran Canaria.

À l'origine, Grande Canarie est une des îles Canaries avec un important massif forestier. Mais après la conquête de l'archipel, l'île a subi une sérieuse déforestation[8] en raison de l'exploitation forestière continue, des divisions de terres et d'autres utilisations intensives. Ceci a fait que la couverture forestière a été réduite à seulement 56 000 hectares[8] à cause l'action humaine[9]. Cependant, après l'arrêt du déboisement au XXe siècle, une partie de la surface de la forêt perdue a depuis été regagnée. La majeure partie du sommet de l'île est boisée[8].

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Histoire[modifier | modifier le code]

Comme pour le reste de l'archipel, le moment où les premiers colons arrivent à Gran Canaria est inconnu. Cependant, la plupart des archéologues l'estime au milieu du premier millénaire avant notre ère, venant de l'Afrique voisine.

La conquête[modifier | modifier le code]

Conquête française - 1403[modifier | modifier le code]

En 1402 Jean de Béthencourt part coloniser les Canaries pour le roi d'Espagne[10],[11].

Il installe une colonies sur 3 iles de l'archipel mais ne parvient pas à coloniser les 4 autres.

Par la suite, les indigènes présentant une forte résistance, il revend l'archipel aux espagnols.

L'incorporation de l'île à la couronne castillane est un processus qui dure cinq ans et où on peut distinguer trois étapes:

Conquête de l'archipel - Phase initiale (Juin à décembre 1478)
Le 24 juin 1478, débarqua à La Isleta, l'expédition commandée par Juan Rejón et deán Bermúdez, représentant de l'évêque de Rubicon Juan de Frías, l'un des financiers de la conquête. Ce jour-là, à côté de la Guiniguada, le Real de Las Palmas a été fondé. Quelques jours plus tard, la première confrontation a eu lieu dans le voisinage du Real dans lequel les insulaires ont été vaincus. Cette victoire initiale a permis aux Castillans de contrôler le coin nord-est de l'île.
Résistance autochtone et divisions castillanes (Fin de 1478 à 1481)
La résistance aborigène dans l'intérieur montagneux de l'île, le manque d'hommes et de moyens matériels et les désaccords internes du côté conquérant constituent les principales marques de cette période. Au cours de cette étape Juan Rejón a été licencié par ordre des Rois Catholiques. Sa place étant occupée par Pedro Fernández de Algaba. Rejón est envoyé à Séville où il est pardonné. Il retourne à l'île, où il exécute Algaba. Devant l'excès de Rejon, Pedro de Vera est nommé nouveau gouverneur de l'île, ce qui met fin aux conflits internes qui avaient duré jusqu'en 1481.
Fin de la résistance aborigène et conquête de l'île (1481 à 1483 )
Cueva Pintada
Pedro de Vera, maintenant le leader incontesté des Castillans, a repris la conquête de l'intérieur de l'île et le guanartemato de Gáldar. Il comptait pour cela avec l'arrivée de nouveaux renforts humains apportés par Diego García de Herrera, qui a envoyé un nombreux contingent de gomeros. Les victoires castillanes ont lieu à la Bataille de Arucas dans laquelle tombe le leader aborigène Doramas. La capture de Tenesor Semidán, guanarteme de Gáldar, par Alonso Fernández de Lugo, sera un facteur décisif pour l'aboutissement de la conquête. Fernando Guanarteme a été envoyé en Castille, où il a été baptisé avec le nom de Fernando Guanarteme et après avoir signé avec Ferdinand le Pacte de Calatayud, est devenu un allié fidèle et précieux des conquérants. Son attitude a été contreversée par les historiens : traître à la cause aborigène pour certains, négociateur habile qui a réussi à sauver de nombreuses vies pour d'autres. Enfin, le 29 Avril 1483, à côté de la forteresse Ansite, certains comme Guayarmina Semidán ont été capturés, ou d'autres se sont suicidés comme le leader canari BENTEJUI avec le Faycán de Telde. il se sont suicidés Au cri d'Atis Tirma (pour ma Terre)

XVIe siècle - la conformation de la société coloniale canarienne, Une fois réalisée la conquête a lieu la colonisation de l'île et un processus prolongé d'acculturation de la population aborigène[pas clair]. Un système colonial est implanté. Les conquérants castillans, qui avaient financé la conquête, partagent les terres de l'île en s'appropriant les zones les plus favorisées et surtout les puits et les ravins qui servaient d'approvisionnement en eau. Ce sera un facteur clé tout au long de l'histoire de Gran Canaria en raison de la puissance étendue qui englobe ceux qui contrôlent les sources d'eau.

En même temps, des colons portugais commencèrent à arriver, qui s'occupaient des premiers moulins à sucre, ainsi que des marchands génois, flamands et aragonais.

D'autre part, la population aborigène a été contrainte d'accepter les conditions imposées par les conquérants. Ils ont été forcés d'être baptisés et convertis à la foi chrétienne, les incitant à abandonner leurs coutumes et leur religion, qui a été très persécutée par l'Inquisition. En outre, l'usage de la langue insuloamazigh utilisée à Gran Canaria était discriminé, ainsi que leurs propres coutumes, car non seulement ils étaient mal vus dans la nouvelle société coloniale mais ils étaient aussi persécutés. Malgré cela, certains groupes sont restés dans les montagnes les plus cachées de l'intérieur de l'île en préservant leurs coutumes et en refusant de faire partie de la nouvelle société coloniale qui les discriminait. Ils s'appelaient Inekaren, ce qui signifie qu'ils se levaient et pendant des décennies ils peuplaient l'intérieur de l'île où la présence castillane était presque inexistante, se consacrant à l'agriculture et à l'élevage et inconscients des changements sociaux qui se produisaient après la conquête. Beaucoup de canaris ont été persécutés, exécutés, déportés dans des endroits comme Madère ou, dans le pire des cas, asservis pour être vendus sur les marchés européens.

Cependant, l'esclavage est rapidement devenu monnaie courante aux Canaries. Jusqu'à l'édit soutenu par la reine Isabelle de Castille qui interdit l'esclavage

Patrimoine archéologique[modifier | modifier le code]

"La Cueva Pintada"[modifier | modifier le code]

Le Musée et Parc Archéologique Cueva Pintada est un des espaces archéologiques les plus importants de Gran Canaria. Situé dans le centre historique de la ville de Gáldar, son objectif est de garantir la conservation, la recherche et la communication autour d'un gisement parmi les plus singuliers de l'Archipel des Canaries[12].

Cenobio de Valerón

Monastère de Valerón[modifier | modifier le code]

Spectaculaire grenier collectif d'origine aborigène. En un escarpement sur les hauteurs de la Montaña del Gallego, se trouve ce gisement bâti par les anciens Canariens il y a plus de 800 ans.



Culture[modifier | modifier le code]

Festivités et événements[modifier | modifier le code]

Carnaval[modifier | modifier le code]

Le carnaval de Las Palmas de Grande Canarie est l’une des fêtes les plus anciennes, avec plus d’histoire et de caractère propre à la capitale Gran Canarie. L’année 1998 a marqué un tournant dans l’histoire récente du carnaval de Las Palmas de Gran Canaria, avec la célébration du premier Gala Drag Queen qui a dépassé toutes les attentes et qui depuis lors s’est consolidée comme une référence et une lettre de présentation des fêtes à l’étranger[13].

Gay Pride[modifier | modifier le code]

Les rues de Playa del Inglés sont en outre la scène du plus grand défilé du jour de l'Orgullo Gay de Canarias[14].

Religion[modifier | modifier le code]

Une autre célébration importante est la Vierge del Pino, patronne de Grande Canarie, qui se déroule le 8 septembre à Teror[15]. Les romerias sont célébrées dans d'autres parties de l'île comme celles de Notre-Dame-des-Neiges (Agaete), Las Marías (Santa María de Guía de Gran Canaria) ou encore Saint Antoine de Padoue (Moya). En l'honneur de Notre-Dame-des-Neiges en Agaete se célèbre la fête de La Rama[16].

Symboles naturels[modifier | modifier le code]

Les symboles naturels de Grande Canarie sont: le Dogue des Canaries (Canis lupus familiaris) et le "Cardón" ( Euphorbia canariensis )

Administration[modifier | modifier le code]

Grande Canarie fait partie de la province de Las Palmas de la communauté autonome des îles Canaries. L'île comprend 21 communes :

Carte des communes de Grande Canarie.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) Décret du 20 décembre 2019
  2. Institut national de la statistique, chiffres de la population au 1er janvier 2008
  3. Fuente: ISTAC: Estadísticas de la Comunidad Autónoma de Canarias
  4. Non trouvé le 21 janvier 2020, ign.es
  5. (en) « UNESCO - MAB Biosphere Reserves Directory », sur www.unesco.org (consulté le 13 mai 2016)
  6. TURESPAÑA, « Réserve de biosphère en Espagne : Réserve de biosphère de Grande Canarie | spain.info en français », sur Spain.info, (consulté le 13 mai 2016)
  7. (es) « Datos Generales - Reserva de la Biosfera de Gran Canaria », (consulté le 13 mai 2016)
  8. a b et c (es) « Fundacion Foresta » (consulté le 9 décembre 2019)
  9. (es) “Con lo que cuesta un Jumbo se puede reforestar toda Gran Canaria”, eldiario.es
  10. Jean de Béthencourt roi des Canaries, patrimoine-normand.com, consulté le 21 janvier 2020
  11. (en)John K. Thornton, A Cultural History of the Atlantic World, 1250-1820
  12. « Musée et Parc Archéologique Cueva Pintada - Web officiel du tourisme de Gran Canaria », sur www.grancanaria.com (consulté le 8 décembre 2019)
  13. (es) Ayuntamiento de Las Palmas de Gran Canaria, « Carnaval, Las Palmas de Gran Canaria », sur lpacarnaval.com
  14. « Loisirs - Web officiel du tourisme de Gran Canaria », sur www.grancanaria.com (consulté le 7 décembre 2019)
  15. « Fiestas del Pino à Teror - Web officiel du tourisme de Gran Canaria », sur www.grancanaria.com (consulté le 9 décembre 2019)
  16. (es) « http://www.grancanaria.com/turismo/es/la-isla/municipios-de-gran-canaria/visita-agaete/fiestas-e-informacion/ », sur www.grancanaria.com (consulté le 7 décembre 2019)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Liens externes[modifier | modifier le code]