Charles Vacquerie

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Charles Vacquerie
Biographie
Naissance
Décès
Voir et modifier les données sur Wikidata (à 26 ans)
VillequierVoir et modifier les données sur Wikidata
Nationalité
Père
Charles-Isidore Vacquerie (d)Voir et modifier les données sur Wikidata
Fratrie
Conjoint
Léopoldine Hugo (à partir de )Voir et modifier les données sur Wikidata

Charles Vacquerie, né à Nantes le et mort noyé à Villequier le , à 26 ans, était le gendre de Victor Hugo.

Biographie[modifier | modifier le code]

Issu d’une famille de pilotes et de pêcheurs en Seine, fils de Charles-Isidore Vacquerie (1779-1843), armateur au Havre, il est, en tant que fils aîné, destiné à poursuivre l’activité paternelle.

C’est par l’intermédiaire de son frère Auguste Vacquerie que Charles rencontre Victor Hugo. En effet, Auguste, élève au lycée Charlemagne de Paris, avait monté la pièce de théâtre Hernani pour ses camarades lors de la Saint-Charlemagne 1836, avec l’autorisation de l’auteur. Il en était venu peu à peu à fréquenter la maison de la Place Royale où résidait le poète.

À l’été 1838, la famille Hugo est invitée par les Vacquerie au Havre et à Villequier, où ils possèdent une maison familiale près du rivage de la Seine, embellie au début du XIXe siècle (devenue musée départemental depuis 1951). C’est lors de ce séjour que Léopoldine, fille aînée de Victor Hugo et Charles Vacquerie, se rencontrent. Les deux jeunes gens envisagent de se marier dès l’année suivante. Cependant, plusieurs deuils dans la famille Vacquerie retardent l’accomplissement de ce désir. Par ailleurs, ce temps permet à Adèle Foucher, l’épouse du poète, de préparer peu à peu celui-ci à l’éloignement de sa fille très aimée qu’implique ce mariage. Léopoldine n’a que seize ans en 1840. Le mariage est finalement célébré le .

Séjournant à Villequier depuis le 2 septembre 1843, le jeune couple embarque sur la Seine, dans un canot de course, deux jours plus tard pour une visite à Maître Bazire, notaire de Caudebec. Au retour, le bateau chavire en amont de Villequier et emporte Charles, Léopoldine, Pierre Vacquerie (1781-1843), son oncle et le fils de celui-ci, Arthur (1832-1843). Excellent nageur[1],[2], Charles tente de ramener son épouse à la surface mais, n’y parvenant pas, la rejoint dans la mort[3]. Les deux familles décident de les inhumer dans le même cercueil, au cimetière de Villequier.

Le , à Jersey, Victor Hugo consacre un poème[3] à son gendre, publié en 1856 dans Les Contemplations, Livre Quatrième, pièce XVIII.

Sources[modifier | modifier le code]

  • André Dubuc, Villequier dans la vie et l’œuvre de Victor Hugo, Rouen, Imprimerie Lainé, 1946.
  • André Maurois, Olympio ou la vie de Victor Hugo, Paris, Marabout, collection « Université », 1985, p. 305-17.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. "Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps" de Florence COLOMBANI, Grasset 2010
  2. Cf. Jacques-Henry Bornecque, « Les leçons de Villequier », Le Monde,‎ , p. 9.
  3. a et b Charles Vacquerie, in Les Contemplations, Victor Hugo

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Article connexe[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]