Bug-Jargal

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Bug-Jargal
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Auteur Victor Hugo
Pays Drapeau de la France France
Genre roman
Éditeur P.-J. Hetzel
Lieu de parution Paris
Date de parution 1826
Chronologie
Han d'Islande Suivant

Bug-Jargal est le premier roman de Victor Hugo. Écrit par l’auteur, en quinze jours à la suite d’un pari, à l’âge de seize ans, le conte "Bug-Jargal" paraît dans la revue le Conservateur littéraire en 1820 mais le roman, version remaniée du conte, ne sera édité pour la première fois qu’en 1826.

Résumé[modifier | modifier le code]

Pierrot, qui bientôt sera Bug-Jargal, un noir, esclave chez un riche colon de Saint-Domingue, ose porter ses regards sur Marie, la fille de son maître, qui révèle le fait à son fiancé, Léopold d'Auverney. Pierrot se cache, mais veille sur Marie et la sauve alors qu'elle allait devenir la proie d'un crocodile.

D'Auverney par suite se fait, le protecteur de Pierrot. Sur ces entrefaites, éclate la grande révolte des Noirs de Saint-Domingue (car ceci se passait en 1791). La vie et les plantations du père de Marie ne sont point épargnées, et Marie elle-même est enlevée au milieu du désordre et emportée au loin dans les bras d'un esclave. D'Auverney se met à la poursuite du ravisseur, mais il est pris par les rebelles, et il allait mourir lorsqu'il est sauvé par l'intervention de Pierrot, qui s'appelle maintenant Bug-Jargal, devenu chef de la conspiration des Noirs, et devant qui tous s'inclinent. L'ancien esclave, qui se souvient, ne borne point-là sa reconnaissance ; il veut la pousser jusqu'à l'abnégation la plus sublime et, après avoir délivré d'Auverney, il le conduit vers Marie, car c'est lui qui, pendant l'incendie, au milieu de la révolte, l'avait emportée dans ses bras et déposée en lieu sûr pour la conserver à son amant. Mais, pour délivrer son ami, Pierrot avait dû obtenir la permission de quitter le fort Galifet, où il était détenu prisonnier, et laisser à titre d'otages dix de ses compagnons. D'un autre côté, le farouche et ridicule Biassou, sang-mêlé, qui commandait une partie des Noirs révoltés, avait informé les colons que d'Auverney serait mis à mort au coucher du soleil : au moment de l'exécution, un drapeau noir flotterait sur le plus élevé des pics de la montagne ; en représailles, les blancs devaient mettre à mort les dix noirs de Bug-Jargal, si celui-ci ne délivrait pas d'Auverney ou ne revenait se remettre entre leurs mains. D'Auverney échappe, à l'insu de Biassou qui le croit mort et fait arborer le fatal drapeau.

Bug-Jargal, à la vue du funeste signal, interrompt une douce causerie avec son ami, et va se faire fusiller par les Blancs.

[Revue Universelle, 1902] source: http://salon-litteraire.com/fr/resume-d-oeuvre/content/1861567-bug-jargal-de-victor-hugo-resume

Genèse de l'œuvre[modifier | modifier le code]

Pour écrire cette œuvre Victor Hugo s'est inspiré notamment d'Adonis, ou le bon nègre, anecdote coloniale, roman de Jean-Baptiste Picquenard paru en 1798[1].

Éditions[modifier | modifier le code]

  • Édition sur Wikisource Bug-Jargal, Paris, illustrations par Jean-Adolphe Beaucé et Édouard Riou, Hetzel,  Fac-similé disponible sur Wikisource Télécharger cette édition au format ePub
  • Édition sur Wikisource Bug-Jargal, Paris, texte établi par Gustave Simon, Imprimerie Nationale ; Ollendorff,  Fac-similé disponible sur Wikisource Télécharger cette édition au format ePub
  • Édition sur Wikisource Bug-Jargal (première version), Paris, Imprimerie Nationale ; Ollendorff,  Fac-similé disponible sur Wikisource Télécharger cette édition au format ePub

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • (en) Max Bach, « Hugo’s Interest in Social Problems », Modern Language Notes, janvier 1957, n° 72 (1), p. 47-48.
  • (en)Chris Bongie, «'The Cause of Humanity': Victor Hugo's Bug-Jargal and the Limits of Liberal Translation », Friends and Enemies: The Scribal Politics of Post/Colonial Literature (Liverpool University Press, 2008), p. 107-44. 
  • (en)Chris Bongie, « Introduction », Bug-Jargal (traduction anglaise et édition critique) (Peterborough, Ontario: Broadview Press, 2004), p. 9-47.
  • (en)Chris Bongie, « Double Portraits: Scapegoating the Mulatto in Victor Hugo's Bug-Jargal », Islands and Exiles: The Creole Identities of Post/Colonial Literature (Stanford University Press, 1998), p. 231-61.
  • Jacques Cauna, « Les Sources historiques de Bug-Jargal : Hugo et la Révolution haïtienne », Conjonction, juin 1985, n° 166, p. 21-36.
  • (en)Pascale Gaitet, « Hybrid Creatures, Hybrid Politics, in Hugo’s Bug-Jargal and Le Dernier Jour d'un condamné », Nineteenth-Century French Studies, Spring-Summer 1997, n° 25 (3-4), p. 251-65.
  • Frauke Gewecke, « Victor Hugo et la révolution haïtienne : Jacobins et jacobites ou les ambiguïtés du discours négrophobe dans la perspective du roman historique », Lectures de Victor Hugo, Paris, Nizet, 1986, p. 53-65.
  • Léon-François Hoffmann, « Victor Hugo, les Noirs et l’esclavage », Francofonia, aut. 1996, n° 16 (31), p. 47-90.
  • Dominique Jullien, « Bug-Jargal : La Révolution et ses doubles », Littérature, septembre 2005, n° 139, p. 78-92.
  • Pierre Laforgue, « Bug-Jargal, ou de la difficulté d’écrire en ‘style blanc’ », Romantisme, 1990, n° 20 (69), p. 29-42
  • (en)Roger Little, « The First Novels of Hugo and George Sand: A Link? », French Studies Bulletin, Spring 2003, n° 86, p. 7-8.
  • Bernard Mouralis, « Histoire et culture dans Bug-Jargal », Revue des Sciences Humaines, 1973, n° 149, p. 47-68.
  • (es) Ileana Rodriguez, « El impacto de la Revolucion Haitiana en la literatura europea: El caso de Bug Jargal », Sin Nombre, 1979, n° 10 (2), p. 62-83.
  • Scott Sprenger, « Bug-Jargal et le réalisme paradoxal de Victor Hugo », Annales Universitatis Apulensis, 2003, n° 4, p. 131-42.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Servais Etienne, Les Sources de Bug-Jargal, Bruxelles, Publications de l'Académie royale de langue et de littératures françaises,

Liens externes[modifier | modifier le code]

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