Aurige

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Aurige avec la palme du vainqueur dans la main.

Un aurige est un conducteur de char de course, ou de char de guerre, dans le contexte gréco-romain. Le cocher le plus expérimenté qui peut conduire le quadrige porte le titre d’agitator[1].

Description[modifier | modifier le code]

L'aurige est généralement représenté revêtu d'une tunique courte, la tête protégée parfois par un casque de cuir, un fouet à petit manche dans la main droite et les guides autour de la taille et attachés derrière le dos[2] (technique étrusque reprise par les Romains) pour éviter de les perdre, d'où le port d'un corset protecteur fait de lanières de cuir protégeant le buste contre les frottements des rênes[3].

Célébrité[modifier | modifier le code]

Le plus célèbre de tous est l'aurige de Delphes, une statue de bronze découverte sur le sanctuaire de Delphes à la fin du XIXe siècle, conservée au musée archéologique de Delphes. Il s'agit d'une commande honorifique pour un conducteur de char vainqueur aux jeux Pythiques de 478 av. J.-C. L’Aurige a les yeux incrustés d'émail et de pierres colorées.

Dioclès (104-146) est l'un des plus fameux auriges de l'Antiquité. Au terme de sa brillante carrière qui dura 24 années (4 257 courses pour 1 462 victoires), il reçoit le titre de meilleur aurige de l’histoire. Ses gains financiers étaient tels qu'il était plus riche que l'empereur lui-même et à taux de change comparé il est aussi le sportif le plus riche de l'histoire. On raconte même qu'il a donné une partie de son argent à l'empereur quand l'empire manqua d'argent.

La mythologie gréco-romaine montre beaucoup d'auriges qui suivent en guerre leurs condottiers. Mémorable celui du noble Rémus dans le Chant IX de l'Énéide: ce conducteur de chars est décapité par Nisus pendant qu'il dort sous ses chevaux. C'est évidemment un garçon bizarre, et son assassinat est à la fois macabre et comique.

Galerie[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Jocelyne Nelis-Clément, « Les métiers du cirque, de Rome à Byzance : entre texte et image », Cahiers du Centre Gustave Glotz, vol. 13, no 13,‎ , p. 273
  2. L'aurige de Delphes se contente de les tenir dans ma main.
  3. Spectacles sportifs et scéniques dans le monde étrusco-italique, École Française de Rome, , p. 29
  4. Cerveteri, vers 480 av. J.-C., terre cuite, H = 39 cm ; l = 27 cm ; pr = 13 cm, Cp 5171, Paris, musée du Louvre, DAGER

Liens externes[modifier | modifier le code]