Étrepigney

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Étrepigney
Étrepigney
Blason de Étrepigney
Blason
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Dole
Canton Mont-sous-Vaudrey
Intercommunalité Communauté de communes Jura nord
Maire
Mandat
Laurent Chenu
2017-2020
Code postal 39700
Code commune 39218
Démographie
Gentilé Estrepignacien
Population
municipale
430 hab. (2017 en augmentation de 1,65 % par rapport à 2012)
Densité 28 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 07′ 48″ nord, 5° 41′ 32″ est
Altitude Min. 207 m
Max. 262 m
Superficie 15,6 km2
Localisation
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Étrepigney
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Étrepigney

Étrepigney est une commune française située dans le département du Jura en région Bourgogne-Franche-Comté. Les habitants d'Étrepigney sont nommés les Estrepignaciens.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Étrepigney est un petit village situé à 20 km de Dole et 40 km de Besançon, délimité par la forêt de Chaux au sud et le Doubs au Nord.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Orchamps La Barre Rans Rose des vents
La Bretenière
Our
N Plumont
O    Étrepigney    E
S
Germigney Chatelay Chissey-sur-Loue

Relief[modifier | modifier le code]

La vallée du Doubs
Crue du Doubs

Le village d'Étrepigney qui a été construit sur une terre gagnée sur la forêt se trouve à une altitude de 240 mètres alors que la plaine du Doubs se trouve à 210 mètres.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Deux ruisseaux traversent Étrepigney :

  • La Chirelle, alimentée par les eaux de la forêt et les eaux pluviales des riverains, le traverse direction Sud Nord. En partie canalisée et recouverte de dalles, elle se jette dans la Doulonne au lieu-dit "le Pontot"
  • La Doulonne, de direction Est Ouest, va grossir les eaux du Doubs au lieu-dit "La Morte" près d'Orchamps

Voies de communication et transport[modifier | modifier le code]

Étrepigney est traversée par la départementale 76 reliant Orchamps à Fraisans par la rive gauche du Doubs. Étant tracée dans la plaine du Doubs et bien que formant digue à certains endroits, celle-ci se trouve souvent fermée à la circulation lors des crues du Doubs.

La gare d'Orchamps ou de Ranchot est à 4 km avec plusieurs correspondances pour Dole ou Besançon par jour.

Économie[modifier | modifier le code]

La forêt[modifier | modifier le code]

La forêt fournit du travail à 3 exploitants forestiers et à un négociant en bois. Elle produit aussi le bois de chauffage à moindre coût à des habitants par le biais de l'affouage.

Le tourisme[modifier | modifier le code]

  • La pêche dans le Doubs, la Doulonne ;
  • La chasse dans la forêt de chaux ;
  • Les promenades en forêt ;
  • La recherche de champignons, vénéneux ou comestibles ;
  • La vélo route (EV6) qui passe dans le village ;
  • L'Aéroport de Dole-Jura à proximité et la Gare de Besançon Franche-Comté TGV.
  • Le musée Joseph Martin, ouvert en Juillet/Aout

Commerces[modifier | modifier le code]

  • Une poterie, en haut du village, rue de la poterie
  • Le gars qui brode, en bas du village, rue Joseph Martin

Histoire[modifier | modifier le code]

Toponymie[modifier | modifier le code]

Étrepigney vient du latin exstirpinicum : stirpis en latin signifie racine, et le verbe extirpare, extraire les racines (zone essartée). Le suffixe acum, lui, est d'origine gauloise et signifie lieu.

Au Moyen Âge, la forme usitée était Esterpigney.

Rousset propose l'étymologie suivante : strata pugnae, le chemin du combat. Selon lui, la tradition a en effet conservé le souvenir d'une grande bataille livrée sur les bords du Doubs, pour en défendre le passage[1].

Le clocher

De l'an 1000 à 1600[modifier | modifier le code]

En 1120, le pape Calixte II, né à Quingey, confirme, par une bulle, au prieuré de saint Paul de Besancon la possession de l'église d'Étrepigney[1] (Sous le patronage de Saint Étienne). Étrepigney fait alors partie du comté de Bourgogne.

La seigneurie d'Étrepigney appartient tout d'abord à la famille de Rans, puis à la famille Salenove[2]. Quant au hameau de Cinq cens et sa motte féodale (y compris d'ailleurs Plumont), il était tenu en arrière-fief par la famille de Cinq cens.

À la fin du seizième siècle, la seigneurie d'Étrepigney tombe aux mains de la Chambre des comptes de Dole.

De 1634 à 1644, la guerre de dix ans décime la population d'Étrepigney à cause de la famine et d'une épidémie de peste. On estime que les 2/3 des Francs-Comtois sont morts pendant cette guerre. La démographie repart en 1652 et le village accueille des étrangers (on note 18 patronymes savoyards, dont la famille Besson de Lullin)[3]. .

De 1700 à 1850[modifier | modifier le code]

Après l'annexion de la Franche-Comté par la France en 1678, celle-ci se trouve rattachée au domaine royal.
En 1698, Louis XIV vend la seigneurie d'Étrepigney à Claude François Matherot de Preigney, conseiller au parlement de Besançon.

  • Apparition de la poterie[4]

Dès 1630, les actes notariés font apparaître la poterie comme activité principale à Étrepigney. Les affaires sont florissantes, grâce à une qualité d'argile reconnue de tous .Cette qualité est tellement réputée qu'en 1729, les potiers d'Étrepigney sont obligés d'engager des gardes pour éviter les vols de terre.

En 1742,le potier Besson réalise plus de 3000 pièces pour la réalisation d'une conduite d'eau à Abbans Dessous De 1750 à 1850, Étrepigney connait son âge d'or (850 habitants dont le tiers travaille pour la poterie). D'ailleurs, la majorité des maisons de pierre date de cette époque.
La poterie se décline alors sous toutes ses formes.

  • Vaisselle réputée comme "la Canquelle" casserole à queue creuse, "la Milliassiére" plat à 2 oreilles, le pot à bouillon et les cafetières
  • Briques réfractaires
  • Moules de fonderie, etc.

À partir de 1850, la poterie connaitra son déclin. Il ne subsiste aujourd'hui qu'une seule poterie

  • La guerre des demoiselles[5],[6]

La forêt de Chaux connait une période de réglementation sévère allant jusqu'à supprimer les droits d'usage

En 1694 Abolition des droits aux bois d'usage à bâtir et à réparer
En 1724 Abolition des droits d'usage de ramasser du bois mort

Or, le bois de chauffage revêt une importance considérable pour les potiers d'Étrepigney (Il y avait une vingtaine de potiers dans le village à cette époque). Pour couronner le tout, en 1765, les maitres de forges achètent toutes les coupes de bois en bloc sans rien laisser aux artisans et aux potiers. Le petit peuple se soulève: C'est la révolte des demoiselles. À la suite de ce soulèvement seront rétablies en 1766 les délivrances payantes à prix modiques (les affouages)

  • La révolution française

Le 27 octobre 1789, Étrepigney participe à la révolution et constitue une milice nationale composée de trois compagnies « pour répondre aux intentions du meilleur des rois et de l'assemblée nationale ». Les cocardes rouges est blanches sont de mise, mais « les étrangers qui ne possèdent aucun bien » ne sont pas les bienvenus.

Années 1950[modifier | modifier le code]

Étrepigney était cette année-là dirigée par Eugène Courtois et était peuplée de 275 habitants. La mairie se situait vers l'école.

La commune possédait alors une boucherie, une boulangerie, une épicerie, une fromagerie, une pharmacie, un café et un bureau de poste.

Fin XXe - début XXIe siècle[modifier | modifier le code]

La commune est dirigée par Laurent Chenu et est peuplée de 430 personnes.

La mairie à déménagée en 1988. L'école n'a pas changé de place mais une classe a été rapatriée de La Bretenière après sa sortie du groupe scolaire Étrepigney-Plumont en 2009 et la classe a été ouverte en 2010.

Tous les commerces ont fermé avant ou pendant les années 1980 mais La poste à fermé au début des années 2000. Un restaurant "La Doulonne" a ouvert fin des années 1970 et a fermé en 2009.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason Étrepigney.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

D'azur au dextrochère habillé, posé en pal, la main bénissante, le tout d'argent, accompagné à dextre d'une feuille de chêne d'or et à senestre d'une cruche à anse du même.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Rattachements administratifs et électoraux[modifier | modifier le code]

La commune fait partie de l'arrondissement de Dole du département du Jura, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Pour les élections législatives, elle dépend de la 3e circonscription du Jura, le député actuel est Jean-Marie Sermier.

Elle faisait partie du canton de Dampierre. Dans le cadre du redécoupage cantonal de 2014 en France, la commune est rattachée au canton de Mont-sous-Vaudrey.

Intercommunalité[modifier | modifier le code]

Étrepigney fait partie de la communauté de communes Jura Nord, créée le 1er janvier 1995 et celle-ci regroupe 33 communes et environ 11 311 habitants.

Le conseil municipal[modifier | modifier le code]

Identité Statut
CHENU Laurent Maire
SIGNORI Frédéric 1er Adjoint
BREGAND Frédéric 2ème Adjoint
CHEVASSUS Joël 3ème Adjoint
CHAPUIS Sabrina Conseillère municipale
PIZARD Chantal Conseillère municipale
MARTIN Françoise Conseillère municipale
GOUSSET Jérôme Conseiller municipal
ROY Jean-Paul Conseiller municipal
GEY Nicolas Conseiller municipal
BALLOCH Alexandre Conseiller municipal

Liste des maires successifs d'Etrepigney de 1790 à aujourd'hui[modifier | modifier le code]

Période Identité
1790 1791 PETETIN Jean et GIGARD Jean-Baptiste
1791 1792 JEANNIAUX Jean-Baptiste
1792 1794 GIGARD Jean-Baptiste
1794 1808 POUX Jean-François
1808 1828 MATHEROT DE PREIGNEY Baptiste
1828 1831 POUX Claude-François
1831 1848 BERNOUX Claude-François
1848 1870 POUX Claude-Ferdinand
1870 1878 BESSON Jean-François
1878 1881 CORDONNIER Jean-Louis
1881 1892 BESSON Jean-François
1892 1900 COURTOIS François
1900 1939 BESSON Alfred
1939 1947 MARTIN Georges
1947 1953 COURTOIS Eugène
1953 1965 PLUMET Delphin
1965 1977 BAILLY Maurice
1977 2001 BOUTONNET Bernard
2001 2008 PLUMET André
2008 2014 HUGONNET Bernard
2014 2017[7] PEREZ Didier
2017 en cours CHENU Laurent

Population et société[modifier | modifier le code]

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[8]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2006[9].

En 2017, la commune comptait 430 habitants[Note 1], en augmentation de 1,65 % par rapport à 2012 (Jura : -0,29 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
745804815834799877851798795
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
749732671612582571562540503
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
496443429385342350332275272
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2011 2016
262279252297321357379420423
2017 - - - - - - - -
430--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[10] puis Insee à partir de 2006[11].)
Histogramme de l'évolution démographique

En 1851, selon Alphonse Rousset[1], il y avait 178 maisons représentant 229 ménages, à savoir : 10 dans la rue d'Orchamps, 15 dans la rue derrière l'Église, 10 dans la rue de la Chirelle, 27 dans la rue du Bois, 15 dans la rue Gardée, 31 dans la rue du Cuchot de la Ville, 9 dans la rue de Fontaine, 10 dans la Grande-Rue, 7 dans la rue du Presbytère, 13 dans la rue des Maréchaux, 1 au Moulin, 16 à Cinq-Cents, 1 à la Châtelaine et 7 aux Baraques.

Enseignement[modifier | modifier le code]

Étrepigney dispose d'une école primaire et maternelle composée de 3 classes avec 3 enseignantes.

Assistantes Maternelle[modifier | modifier le code]

La commune dispose de 6 assistantes maternelles.

Sport et culture[modifier | modifier le code]

Étrepigney dispose d'une salle des fêtes (La cécilienne) et a une vie associative dynamique :

  • Batterie fanfare d'Étrepigney-Ranchot
  • Comité des fêtes
  • Croqu'vacances
  • Association de défense et de soutien au regroupement scolaire Etrepigney-Plumont
  • ACCA
  • Les bouilleurs de crus et récoltants de fruit
  • L'amicale des jeunes
  • L'Association des villages de la foret de Chaux
  • Les riottes de Cinq-Cens
  • Proxi Miam
  • Etrep' en Scène
  • Atelier créatif
  • Si vous "osier" les plantes
  • Club de Football Vétérans

La fête d'Étrepigney a toujours lieu le 1er week-end d'août avec des jeux façon intervillages. Le 2 mai 1983, le comité des fêtes d'Étrepigney voit officiellement le jour. Il a pour but de regrouper les habitants du village voulant organiser et animer des manifestations récréatives pour tous et toujours dans un esprit de camaraderie et de solidarité.

Étrepigney dispose d'un terrain multisports et d'une aire de jeux depuis 2016.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • L'église
Eglise

Déjà mentionnée en 1120, elle est reconstruite en 1769 et inaugurée en 1780 .Construite à la place d'une ancienne église dont le clocher a été conservé
Restauration de l'église par La construction lyonnaise, 1er juin 1903. Son intérieur a été restauré en 1958.

  • Croix de mission

Croix sise au centre du cimetière communal. Elle date de 1851.

  • La mairie

La mairie occupe l'ancien presbytère érigé en 1716 depuis 1988.

  • La salle des fêtes / La salle des associations

L'une au-dessus de l'autre, elles ont été construites en 1989.

La salle des fêtes se nomme "La Cécilienne"

  • Le domaine

Constitué par la famille Matherot, construit en 1687 comme le laisse supposer une plaque posée contre la cheminée, il fit l'objet d'un partage avec la Nation après la Révolution.Il comprenait pour l'essentiel deux vastes demeures situées chacune de part et d'autre de la rue d'Amont aujourd'hui rue de la Poterie.

Une des deux demeure de la famille Matherot
  • La Poterie
Poterie

La poterie de Joël Fumey, poterie qui existe depuis plus de 200 ans (il est a noté qu'il est le descendant de Joseph Martin et plus près de nous André Martin).

  • Le musée de la poterie

Le 30 juin 2002 fut inauguré le musée de la poterie dans l’ancien lavoir. Baptisé du nom de Joseph Martin, il présente de la poterie culinaire et artistique du XVIIIe siècle, à travers la vie de ce potier talentueux.

  • Les fontaines et puits
  • La vierge
La vierge sous la neige

Étrepigney possède une vierge.

Le sentier du guêpier[12],[13][modifier | modifier le code]

Le guêpier est un sentier de randonnée type forestière.Le tracé ici. Un descriptif de la rando paru dans Le Progrès

Sentier

Le guêpier est le nom du profane dans le langage des bons cousins charbonniers : « Je promets et engage ma parole d'honneur de ne jamais révéler à aucun guêpier [profane] les secrets des Bons Charbonniers, de ne jamais attenter à l'honneur de leurs femmes ni de leurs filles, de prêter à tout Bon Charbonnier tous les secours qui dépendront de moi. Dieu me soit en aide. »''.

  • Le baccu
Le baccu

Le baccu était la cabane de chantier des bucherons charbonniers Il était construit en bois pour une durée de un à 2 ans .Lorsque la coupe était finie, le bucheron démontait le baccu et le réimplantait plus loin[14] Le baccu ou bacul est l’habitat temporaire du charbonnier, le charbonnier comme son nom l'indique fabrique du charbon de bois (Le charbon de bois provient de la carbonisation du bois, brûlé sans air pendant un certain temps) , en foret de Chaux le charbon était traditionnellement fabriqué avec le procédé dit de "la meule". Lorsque la coupe est trop éloignée de chez lui, le charbonnier installe une maison "en kit" : elle ne dure que le temps de la coupe et de la carbonisation (soit 1 ou 2 ans). Le baccu est constitué de rondins de bois couchés et colmatés avec de la terre, de la mousse et des feuilles. Le toit est en écorce ou en bardeaux. La vie y est rudimentaire : un simple rectangle de planches empli de fougères et de mousse fait un très bon lit. De toute manière, le charbonnier ne dort que trois ou quatre heures par nuit, trop préoccupé à surveiller sa meule…

  • Le chêne à vierge

Le culte de l'arbre se retrouve dans de très nombreuses civilisation comme le chante Gilles Servat

Chene à vierge

Les Celtes considéraient les chênes de la forêt de Chaux comme les piliers d’un temple où ils invoquaient leur déesse mère. Les chrétiens tentèrent d'abord de supprimer ces croyances en coupant les chênes sacrés, mais devant la colère provoquée, pas bêtes les chrétiens, ils ont assimilé cette croyance en incorporant dans ces arbres des statuettes de la Vierge. Six chênes sacrés sont encore visibles dont le plus vieux a 500 ans (il est situé près de Falletans). Renouant avec cette tradition, les gens de Chaux installèrent une vierge en 1994, dans un chêne proche du parking du sentier du guépier

  • Le chêne à gui

La population des « chênes à Gui » est estimée pour la forêt de Chaux à 5 individus Le chêne opposerait une barrière chimique empêchant la pénétration du Gui dans le rameau. Il ne peut se développer que sur des chênes ayant une déficience génétique ce qui explique sa rareté Le chêne étant le symbole de la force et le gui celui de l'immortalité, l'association de ces 2 végétaux ne pouvait qu'être magique pour nos ancêtres les celtes qui par l'intermédiaire de leurs druides récoltaient le gui le sixième jour de la lune de novembre pour la fête de la Samain. Le végétal sacré rentrait dans la fabrication de potions magiques.

  • La Jourmaine

La fontaine de la Jourmaine.

La source de la Jourmaine
  • La motte féodale

Motte féodale ou plus précisément motte castrale.

La motte féodale
  • L'oratoire Saint Thibaud

En l'année 1057,Thibaud de Provins et son ami Gauthier en route sur les chemins de Compostelle et de Rome, prêchèrent parmi les charbonniers de la forêt de Chaux. Ainsi naquit la confrérie des bons cousins charbonniers. Une chapelle dédiée a Saint Thibaud fut érigée à La Bretenière et subsista jusqu'en 1790.

Le nouvel oratoire Saint Thibaud du Sentier, en forme de meule de charbon, fut érigé en 1994 par l'Association des villages de la foret de Chaux et réalisé par les Compagnons de Mouchard.

Saint Thibaud
  • Le four à pain

Four à pain

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

  • Joseph Martin : 1774-1829 : Soldat de Napoléon et créateur d'un type de poterie artisanale très particulier qui a fait connaître Etrepigney.
  • Jean-Alexis Cornu : 1755-1807 : Peintre régional célèbre.
  • Alfred Besson : 1860-1939 : Maire pendant 39 ans et conseiller d'arrondissement.
  • De la fin du XIXe siècle et début du XXe siècle une chorale "La Cécilienne" d'une cinquantaine d'hommes a connu une renommée au-delà de la province.

Cinéma[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Histoire d'Étrepigney, de la Bretenière et de Plumont de Jean Rousseau (Librairie Guy SARL 1977)
  • Le sentier du guêpier édité par l'Association des villages de la foret de Chaux en 2011 Textes M Bouvier et Alain Goy
  • Alphonse Rousset, Dictionnaire Géographique, Historique et statistique des communes de la Franche-Comté et des hameaux qui en dépendent en six volumes.1854. Tome III.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté de A. ROUSSET Tome III (1854)
  2. Jean Rousseau: Histoire d'Étrepigney, de La Bretenière et de Plumont Page 18-19
  3. Jean Rousseau: Histoire d'Étrepigney, de La Bretenière et de Plumont Page 45
  4. Bulletin Municipal 102
  5. Article de Georges Plaisance dans "Revue forestiere française numéro 6 de juin 1963"
  6. Jean Rousseau: Histoire d'Étrepigney, de La Bretenière et de Plumont Page 54
  7. « Le maire a présenté sa démission », Le Progrès,‎ , p. 1 (lire en ligne, consulté le 10 mai 2018)
  8. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  9. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  10. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  11. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  12. Le sentier du Guépier (édité par l'Association des villages de la forét de Chaux)
  13. Panneaux d'information sur le parcours)
  14. http://u.osmfr.org/m/2674/