Our (Jura)

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Our (Jura)
Our (Jura)
L'église du village.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Dole
Canton Canton de Dampierre
Intercommunalité Communauté de communes Jura nord
Maire
Mandat
Segundo Alfonso
2014-2020
Code postal 39700
Code commune 39400
Démographie
Population
municipale
140 hab. (2017 en diminution de 6,04 % par rapport à 2012)
Densité 10 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 07′ 53″ nord, 5° 39′ 05″ est
Altitude Min. 207 m
Max. 261 m
Superficie 13,86 km2
Localisation
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Our (Jura)

Our est une commune française située dans le département du Jura, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Sommaire

Géographie[modifier | modifier le code]

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Lavans-lès-Dole Orchamps Rose des vents
Éclans-Nenon N La Bretenière
Étrepigney
O    Our    E
S
La Vieille-Loye Santans Germigney


Histoire[modifier | modifier le code]

Étonnant village sans histoire ni archives...la mémoire collective avait effacé son passé...une tradition à Our, puisque dès 1790, à la constitution de la Commune, les personnes interrogées répondaient à l'administrateur qu'il n'existait ni archives, ni documents anciens ni document d'arpentage[1]...Parti d'une feuille totalement blanche...ce qui suit est la mise en cohérence de 40 ans de recherches...mais la quête n'est jamais achevée...

Aux origines XI°/XII°/XIII° siècles[modifier | modifier le code]

Étymologie[modifier | modifier le code]

Autant la plupart des noms des villages proches trouvent leurs origines dans la présence burgonde (Eclans, Lavans, Orchamps, Sermange etc etc), autant "OUR" est une énigme que l'on partage avec un village et une rivière de la Wallonie belge. Les transcriptions les plus anciennes du XII° siècle font référence à Ort, Orz, Ors (dans l'obédiencier de l'abbaye de Saint Paul de Besançon ou dans le cartulaire des comtes de Bourgogne). Le hour en ancien français signifie "à l'exterieur" ou bien " Our" est la "chance"... pour autant que cela peut renvoyer à la présence du plantigrade qu'est l'ours... Cela demeure donc une énigme.

L'Histoire de la commune trouve son origine probablement au XII° siècle alors que l'abbaye de St Paul de Besançon avaient envoyé des moines dans un prieuré à Etrepigney (période des défrichements) et à l'occasion du phénomène historique et général de "l'encellulement" (constitution des villages).

Cette origine partagée se retrouve tout au long de l’ancien régime...les registres paroissiaux les plus anciens (1581 aux ADD) sont communs à Etrepigney, La Bretenière, Plumont et OUR jusqu’au milieu du XVIII° siècle .

En 1610 l'un des premiers recensements de la Comté[2] pour reconnaître et comptabiliser l'usage du sel, associe la communauté d’Etrepigney à celle d’Our (85 feux). Il en sera de même en 1614 pour recomposer une milice combattante[3] .

Les temps des moines défricheurs au XI et XII° siècles.[modifier | modifier le code]

L'abbaye de saint Paul de Besançon a été fondée vers 630. Aux XI° et XII° siècle, elle fait preuve d'un grand dynamisme et envoie ses moines dans les confins de la forêt de Chaux comme sur la rive droite du Doubs. L'Église d'Orchamps (ADD 67H300) à la fin du XII° siècle, comme la création d'un prieuré à Etrepigney en sont des illustrations. Ce siècle est celui des défrichements et de "l'encellulement" (la création d'un habitat groupé en village où les masures familiales remplacent les vastes granges communes de l'époque carolingienne).

Au début du XII° siècle (la date étant inconnue mais il est le premier dans l’ordre de l’obituaire-livre des morts- de l'abbaye de Saint Paul, sur la page dédiée à Our  (Documents inédits …Tome XI ADD 361) un « familier » (homme vivant dans l’abbaye sans être pour autant un moine), Hugo, semble prendre possession d’une terre près (apud) d’ Our (Ors). S’il n’est pas encore question d’une église ; cela sous entend l’existence préalable du village. « ob hugo familiaris noster, pro quo habemus terram apud ors ». C’est la première mention d’Our .

Quelque temps plus tard, un chanoine de la même abbaye, Albricus, y établit « un autel » « ob albricus subdiaconus…pro quo habemus altare  de stirpiniaco et altare de Ors ». Cet Albricus était en binôme avec un certain Narduin, également chanoine, avec qui il avait établi également un « autel » à Etrepigney. (doc cité ADD 361). Saint Paul de Besançon avait aussi envoyé des moines sur le territoire d’Orchamps.

L’ancienneté de l’Église d’Our sera revendiquée tout au long de nombreuses pièces et procès par les habitants du village. Ils la qualifient « d’Église mère » entourée de toute éternité d’un cimetière « où sont enterrés aussi ceux la Bretenière ».

Dans un mémoire de 1726[4] , les habitants d’Our renvoient à cet « obituaire » comme étant daté, sans plus de précision, du milieu du XII° siècle.

En 1114, L'abbaye bisontine obtient la « collation » ( le droit de choisir le prêtre desservant qui sera ensuite installé dans ses fonctions par l’évêque) de l’Église d’Our, fondée sous le patronage de l’apôtre Pierre . Le Pape Innocent II en 1139 adresse un document scellé (une bulle) à Guichard, prieur de Saint Paul (vers 1138/1147), afin de lui confirmer ce droit . (in  mémoire de 1726 déjà cité)

Le « pouillé » du diocèse de saint Claude ( ADD G1)  confirme cette concession dans une « bulle » du pape Alexandre III en 1177.

Ainsi dès la première partie du XII° siècle est-il fait référence au village d'Our, à son Église dédiée à Saint Pierre. Quant à l'ancienneté de la Paroisse et à sa primauté sur celle d'Etrepigney, elle sera revendiquée dans de nombreux procès du XVIII° siècle[4].

Le temps des seigneurs XII et XIII° siècles.[modifier | modifier le code]

Les documents sont rares mais par des recoupements et une "retro analyse" des pièces du XIII° siècle (voire du XVI° siècle) assez nombreuses, il est possible de poser des hypothèses solides.

Si le XII° siècle est encore celui des grandes familles aristocratiques comme les Chaye seigneurs de Rans; en revanche, le contexte général du XIII° siècle voit l'appauvrissement et l'affaiblissement général des vieilles familles nobles locales au profit des Comtes de Bourgogne. Ces derniers vont jouer de cette fragilité pour étendre le domaine comtal notamment aux alentours de la Forêt de chaux. Le village d'Our n'échappe pas à ce mouvement.

Our une "mouvance" ( dépendante de...) de la seigneurie de Rans[modifier | modifier le code]

La communauté villageoise des premiers temps dépendait de la seigneurie de Rans.

La famille de Chaye au XII° siècle (près de Quingey) prend le nom de Rans. On les trouve très engagés dans la fondation de l'abbaye d'Acey[5]

Dans la hiérarchie féodale, Les Rans dépendaient de la famille de Neuchatel (près de Pont-de-Roide) qui elle même relevait des comtes de Bourgogne. Ainsi les Rans étaient-ils les "vavasseurs" des Comtes de Bourgogne.

Deux documents permettent de confirmer une dépendance de longue date de la communauté villageoise d'Our à la seigneurie de Rans. En janvier 1280, Jean de Rans fait référence à ses "devanciers" quant à l'usage des bois d,Our[6]. En 1286 il confirme "...tenoit moy de mes miens...c'est à assavoir à...Our..."[7] . Dans les deux textes, Jean de Rans fait un renvoi à l'ancienneté de la possession : "devanciers" et "moy de mes miens".

Aux origines d'une double seigneurie[modifier | modifier le code]

Au XVI siècle, l'existence de deux seigneuries (on parle alors de co-seigneurie) à Our est une donnée. L'une était une "mouvance" (un morceau) de la seigneurie de Salans (dite seigneurie d'Aval d'Our) et l'autre de la seigneurie de Roche en Valouais, aujourd'hui Roche sur Loue près d'Arc et Senans( dite seigneurie d'Amont d'Our) . Ces termes sont inscrits en toutes lettres dans les nombreux rachats dont ces deux seigneuries vont faire l'objet tout au long des XVI° et XVII° siècles[8] . Si la situation n'est pas exceptionnelle, en trouver le fondement n'est pas aisée. Pourtant le démantèlement progressif de la seigneurie de Rans au XIII° siècle donnent des pistes, sans que pour autant des preuves soient aujourd'hui connues. Là encore il convient de faire un exercice de "rétro analyse" périlleux.

Salans dépendait de la prévôté de Fraisans, domaine des Comtes de Bourgogne depuis 1276, date à laquelle Jean de Rans pour se libérer de ses dettes avait remis en gage (en hypothèque dirait-on aujourd'hui) Fraisans, Dampierre et ses dépendance à la Comtesse palatine de Bourgogne, Alix, épouse du puisant seigneur Hugues de Chalon (1209/1279). Les terres de Fraisans/Salans et leurs dépendances resteront dans le giron du domaine comtal jusqu'au XV° siècle. En mars 1272, Blanchons, veuve de Jacques le Grand, prévôt de Dole reconnaissait avoir reçu de la comtesse Alix, comtesse Palatine, sur les biens détenus par son défunt mari, un droit de 60 sous de rente annuelle sur Our[9]. Ainsi, la preuve est-elle faite qu'une partie pour le moins de la seigneurie d'Our avait été ajoutée au domaine comtal préalablement à la date de 1272.

Par ailleurs, Guy de Roche ( vivant vers 1230), avait reçu (en héritage?) de son puissant père Richard III de Chay, seigneur de Rans, la seigneurie de Roche en Valouais. Un document original en 1266 le prouve[10] . En 1280, son neveu, le même Jean de Rans (avait-il récupéré le Fief de Roche au décès de son oncle?) vendit à Eudes de Neuchatel, doyen de Besançon, le fief de Roche en valouais (Roche sur Loue)[11].

Ainsi, il semble bien que Richard III de Chay, seigneur de Rans, qui vivait aux alentours de 1230 ait été le dernier maître d'une seigneurie d'Our unifiée et encore autonome du domaine des comtes de Bourgogne.

La lente déchéance de Jean de Rans et l'entrée d'Our dans le domaine comtal.[modifier | modifier le code]
L'administration de la "seigneurie d'Our" au XIII° siècle.[modifier | modifier le code]

Une "seigneurie" implique toujours une idée de supériorité, du pouvoir du maître. Il peut s'agir d'une "maîtrise" foncière (le seigneur possède la terre et la confie afin qu'elle soit exploitée), d'une "maîtrise" sur les hommes (qui se sont mis à un moment sous la protection d'un "guerrier") ou d'une maîtrise "politique que l'on nomme le ban" avec pouvoir de justice voire mise à disposition d'équipements communs (four, étang, etc). Parfois le seigneur dispose seul des trois maîtrises parfois pas.

La famille de Rans détenait une une seigneurie "globale". Dans le document déjà cité de 1286, Jehan de Rans précisait " c'est assavoir en hommes, en maisons, en maiz, en preiz, enchamps, en boys, en rivières..."[12]. Des documents beaucoup plus tardifs du XVI° siècle vont confirmer le champ très large de la compétence seigneuriale sur la communauté des habitants d'Our, au delà de la seigneurie foncière ou sur les personnes, avec pouvoir de basse, moyenne et haute justice.

La "seigneurie" avait besoin d'une administration de terrain. Les Rans comme les Comtes ne géraient pas en direct leurs terres. Les Comtes avaient institué des prévôts. Les Rans selon le même document de 1286 avaient confié la gouvernance quotidienne d'une partie de leur fief (Our, Etrepigney et Cinq cens) à un petit seigneur local "Estevenin de Cinq cens" sous la forme d'un "arrière fief". Des documents plus tardifs du XVI° siècle précisent que le seigneur peut instituer à Our notamment "un prévost ou bailly à ferme... châtelain et juge...procureur..." bref toutes sortes d'officiers locaux pour le représenter. Il est assez probable que ces documents reprenaient, en les précisant peut-être, l’étendue des droits du seigneur du XIII° siècle[13].

La ruine de Jean de Rans cause du rattachement de l'ensemble de la communauté villageoise sous l'autorité des Comtes de Bourgogne.[modifier | modifier le code]

Le cartulaire des Comtes de Bourgogne, reproduit dans " mémoires et documents inédits pour servir à l'histoire de la Franche-Comté" de la faculté des sciences de Besançon en 1908, contient plusieurs documents liés à Our et Jean de Rans. Pour l'essentiel ils content l'histoire d'une déchéance : celle d'une noblesse locale criblée de dettes, contrainte de mettre en gage puis de céder par morceaux ses terres à plus puissant, à savoir ici les Comtes de Bourgogne.

Jean de Rans hérite en 1266 de son père Hugues déjà lui-même fort endetté du fief de Rans. le 18 juillet 1276, Jean, afin d'éteindre ses dettes, gage pour 1000 livres"de bons estevenants" à la Comtesse Palatine Alix épouse de Jean de Chalon la seigneurie de Fraisans[14], "et ens apartennances" avec elle ( mais sans être citées expressément) ,celle de Salans et par analyse à postériori, une partie de la seigneurie d'Our qui va désormais se nommer " seigneurie d'Aval d'Our ". Pourquoi cette division? Aucun document à ce jour ne permet de le savoir sinon en posant l'hypothèse d'une partition afin de constituer une hypothèque précise à la hauteur des 1000 livres prêtées. Est ce définitif?

En 1280, le même Jean cède au Comte de Bourgogne Othon IV tous ses droits sur des pâtures en forêt de Chaux, notamment à Our, en garantie d'une dette de 400 livres[15]. " en la peson de la glent des bois....d'Ours..."

En 1286 Jean de Rans dans un document déjà cité[7] dit renoncer à ce fief d'Our qu'il tenait de Thiébaut, seigneur de Neuchatel "et renonçons en ces fait ...".

Au terme du XIII° siècle et au début du XIV° siècle plusieurs documents rapportés par des érudits ou historiens locaux tendent à prouver qu'Our (du moins la seigneurie d'Aval, en mouvance de celle de Salans) était définitivement tombé dans le domaine des comtes de Bourgogne comme bien des communautés voisines, Etrepigney, Fraisans, Eclans, La Bretenière, Cinq Cens, Orchamps...

En 1289 Hugues de Bourgogne, sur la demande de son frère le comte Palatin Othon IV, met le siège devant le château de Rans afin de punir la "félonie" de Jean de Rans. Hugues est alors réputé déjà posséder Our, Étrepigney, Cinq cens sur sa part de l'héritage paternel (décédé en 1266) et maternel (décédée en 1279),une succession réglée définitivement en 1292.. Ce qui aurait pu selon Maurice Rey[16] "avoir des conséquences désastreuses , distrayait du Domaine dans notre région...Our...". Pour résume, le lent travail d’extension du domaine comtal sur les marges de la forêt de Chaux, conduit par Alix et son fils Othon risquait d'être remis en cause.

Cependant, en 1312 dans son testament Hugues remet l'ensemble de ses fiefs qu'il tenait de son frère Othon à ses neveux. Le Domaine Comtal est consolidé et Our en est une partie[17]. Une lecture attentive du document orignal semble dénoter une erreur de transcription… à suivre…

Our au temps des Ducs de Bourgogne XIV et XV° siècle[modifier | modifier le code]

article en cours

En 1476 les hommes sont réputés libres donc dégagés[18] de la mainmorte



Our "quand la Comté était aux Habsbourgs d'Autriche puis d'Espagne" 1493-1678[modifier | modifier le code]

Article en cours.

Entre "Amont" et "Aval" : une co-seigneurie organisée[modifier | modifier le code]

En Franche-Comté il était assez courant qu'une communauté villageoise relève de plusieurs seigneurs. Our n'échappe pas à cette situation. Paul Delsalle dans une communication devant l'académie des sciences, des belles lettres et des arts en 2015 décrit avec précision le phénomène[19].Il précise que la "seigneurie" est la structure la plus faible de la trilogie "Paroisse, Communauté villageoise, Seigneurie" vécue par les habitants eux-mêmes. La multiplication des "seigneurs", leur éloignement physique et l'enchevêtrement des droits des uns et des autres, donnaient aux villageois sinon une marge de manœuvre du moins permettait de relativiser voire disputer la tutelle seigneuriale.

Par ailleurs, la coexistence de plusieurs seigneuries pouvaient induire des régimes très inégaux entre les villageois selon qu'ils vivaient dans l'un ou l'autre fief.

Our semble avoir cependant échappé en partie à cet imbroglio. La division de la communauté entre deux seigneuries avait été judicieusement organisée afin que les habitants du village ne connaissent qu'une même et seule personne comme interlocuteur issu du pouvoir : un procureur fiscal et de justice partagé entre les deux seigneuries.

Les seigneuries font l'objet de très nombreuses ventes entre le milieu du XVI° siècle et le rattachement à la France. Un fief est un bien comme un autre qui se vend et s'achète.

la seigneurie d'Aval[modifier | modifier le code]

Cette portion de seigneurie était celle du bas du village. Difficile cependant de trouver la frontière entre l'amont et l'aval.

Laurent de Gorrevod, d'une très puissante famille de Bresse, s'en porte acquéreur dans la dernière partie du XV° siècle[20]. Il meurt en 1529 à Barcelone . Ses héritiers seront les possesseurs du fief de la seigneurie d'aval jusqu'au début du XVII° siècle tout en confiant dès 1498 l'administration de la seigneurie de Salans et ses dépendance à une noble famille arboisienne les Bontemps[21]. En 1626 le Chanoine Charles Laborey acquiert la terre de Salans de Joachim de la Tour de Jousseaux, lointain héritier des Bontemps. et ses dépendances, dont la seigneurie d'aval d'Our[8].Les Laborey tiendront ce fief jusqu'à la Révolution Française.

La Seigneurie d'Amont.[modifier | modifier le code]

En 1561 Jean de Poupet est réputé seigneur de Roche, sans que l'on sache comment il avait acquis ce fief, son père n'en étant pas désigné titulaire dans les documents du début du XVI° siècle[22].

En 1584 peu après le décès de Guillaume de Poupet ( en 1583) le fief passe à Andremont de Pracontal et sera repris en 1664 par Ferdinand de Rye marquis de Varambon qui le cédera rapidement en 1667 à Philippe Félicien et Claude Ferdinand de Brun. La famille de Brun conservera le fief jusqu'en 1789 tout en la mettant en location "admodiation)

Un cadre commun à la justice et à la défense.[modifier | modifier le code]

En Franche-Comté la division d'une communauté villageoise en plusieurs seigneuries ( jusqu'à 8 dans le Nord Ouest de la province selon Paul Delsalle[23]) est courante. A Our l'existence de deux fiefs semble avoir été pris en compte afin que les villageois connaissent globalement un cadre commun en ce qui concerne l'exercice de la justice et les obligations liées à la défense. En somme l'essentiel du champs de compétence d'une seigneurie.

Au XVI° siècle, dans les "dénombrements de reprise de fief" de 1566 (pour l'aval) et 1584 (pour l'amont), les deux fiefs disposaient de la haute, moyenne et basse justice.Il faut entendre par "haute justice" les procès criminels . Pour ce qui est de la moyenne et basse justice, il s'agissait de tout ce qui relevait des rixes, injures, vols et successions ainsi que les questions relatives aux droits dus au seigneur.Si la haute justice est explicitement cité dans le dénombrement d'amont, elle est omise dans celui d'aval de 1584 alors même qu'un article fait référence à la manière dont l’exécution publique doit être traitée.

Chacune des deux seigneuries étaient en droit de nommer un administrateur " (de) pouvoir instituer un prévost ou bailli à savoir juge, chatelain, scribe, maire, sergent, procureur et autre pour sa justice..." dans l'Amont; "droit de pouvoir instituer un prévost ou bailli... instituer un chatelain, juge dans la dite prévosté, un procureur, scribe qui pourra tenir justice" dans l'Aval. Afin que la justice de proximité n'ait qu'un seul visage auprès de la communauté, "le chatelain d'aval" avait compétence sur toutes les affaires du village "droit d'instituer comme chatelain juge de ladite prévosté un procureur, scribe qui pourra tenir la justice tant sur nos meix que sur les hommes de Monsieur de Roche"[8].Il faut entendre ici par chatelain, un juge et non le propriétaire d'un château. Tout au long des XVI,XVII et XVIII° siècles, la famille Mour s'impose dans cette fonction à travers de très nombreux documents. Il semble bien que dans les deux cas, le "juge chatelain" ou " procureur" qui exerçait ce que l'on appellerait aujourd'hui le "ministère public" menant enquête et prononçant le réquisitoire se confondait avec le "prevost ou bailli" qui avait pour fonction de rendre le jugement. En revanche,de manière certaine, ces fonctions étaient achetées par qui le pouvait. Les Mour en l’occurrence et qui se "refaisaient sur le dos de la bête" en percevant pour leur compte les plus petites amendes " de prendre à son profit toutes les amendes de 3 sols".

Dans le cadre d'affaires présentées devant "les assises du bailliage de Salans" , Pierre Mour (1589/ +?) est présenté comme " procureur spécial ...de la justice et chastellenie de ladite seigneurie d'aval d'Our"

Pour ce qui était de la "haute justice" elle ne se partageait pas, c'est "le droit d'épée". En "terre d'Amont ", les habitants se devaient de comparaître à la justice de Roche (probablement donc au Château) lorsque l'on y installait "les signes patibulaires" ( généralement à ne pas confondre avec les fourches patibulaires qui sont une potence. Les signes patibulaires sont le plus souvent un carcan installé à la vue de tous) afin de constater l’exécution d'une peine infamante autant qu'exemplaire. S'il s'agissait d'un crime "l’exécution et le dernier supplice doit être exécuté au signe patibulaire de la seigneurie de Roche" . Ce dernier propos laisse à penser que le vocabulaire judiciaire n'était sans doute pas fixé entre signe et fourche...En ce qui concernait l'aval, les mots étaient quasiment identiques ""nos sujets demeurans audit lieu d'Our sont tenus d'avec les habitants de Salans et Berthelange et nos hommes, accompagner notre justice pour exécution criminelle quand le cas advient"

Les nobles sont, selon le propos de l’historien Duby, des" guerriers". Ce qui justifie leurs privilèges c'est qu'ils versent "l'impôt du sang" pour leur suzerain; ce qui justifie leur ascendance sur le petit peuple c'est leur capacité à les protéger.

A Our nul lieu de défense sinon la forêt. Au plus prêt il y avait la maison forte d'Orchamps. Aucun document ne laisse penser que les habitants d'Our y étaient acceptés comme "retrahants". D'une part la communauté d'Orchamps était déjà bien assez nombreuse, d'autre part il n'y avait pas de pont mais juste un bac à Lavans les Dole pour passer le Doubs et enfin il était sans aucun doute plus prudent de demeurer éloigné de la route du passage des troupes sur la rive droite de la rivière.

Si forteresse il y avait dans l'univers des habitants d'Our, c'était celui de Roche en Valouais, Roche sur Loue, à l'écart des villages d'Arc et de Senans. Il y avait "obligation ( pour ceux d'amont, Note de l'auteur) d'aller faire le guet et garde...au château de Roche en temps de guerre et d’imminents péril, idem ceux de la seigneurie d'Aval" . On n'y parle pas de venir s'y retrancher en revanche. Le bois était un territoire bien plus sur. En 1595 lors de l'invasion meurtrière de la Comté par "le bon roy Henry IV", dans un feuillet aujourd'hui disparu des registres paroissiaux communs à Our et Etrepigney (ceux qui sont conservés en mairie d'Etrepigney) , le curé disait s'être retiré dans les bois. Il appartenait aussi aux habitants de la seule seigneurie d'Amont de "faire montre d'armes au dit Roche par devant le châtelain capitaine " c'est à dire du recensement militaire afin de constituer les milices.Deux "montres d'armes" ont été réalisées en 1632 et 1644. En 1632, juste avant le début de la Guerre de 10 ans, alors que les menaces sur la Comté s'accumulait, 24 hommes de 18 à 60 ans d'Our se sont rendus au château de Roche. 13 disposaient d'une arquebuse, de la poudre et du plomb, 6 avaient une hallebarde et un seul se présenta à Cheval avec ses pistolets c’était le notaire Pierre Mour[24].

Cette "protection" même lointaine trouve une contrepartie dans le versement par toute la communauté villageoise d'Aval et d'Amont, d'une somme au seigneur de Roche " à la saint martin d'hyver la quantité de 40 mesures d'avoine, mesure dudit Our ...à savoir 12 francs". Ce qui était en fait peu, et qui ne va pas varier de la mi XVI° siècle à la plus récente cession de fief en 1667. Tout au long du XVIII, dans le rôle des impôts de la communauté d'Our, cette "rente perpétuelle" demeurera de 40 mesures d'avoine et sera de moins en moins acceptée.Nous y reviendrons.

Une fiscalité issue de la féodalité, mais des terres peu chargées en impôt[modifier | modifier le code]

La communauté villageoise se voyait imposer des impôts issus des temps féodaux, qui apparaissent déjà au XVI° siècle comme désuets. Ils étaient les lointains héritiers des charges qui pesaient sur les paysans afin de subvenir aux besoins le plus souvent militaires de leur seigneur et en contrepartie de sa protection .

Les habitants de la seigneurie d'Amont, étaient tenus "aux 4 aydes...Introduit par la coustume du comté de Bourgogne...et y ont contribué du passé." Il s'agissait de payer un impôt supplémentaire pour des situations extraordinaires et donc couteuses : le mariage de la première fille du seigneur,un voyage "oultre mer", l'entrée en chevalerie ou plus simplement une rançon.. Quant à ceux de la seigneurie d'Aval le seigneur avait la possibilité "quand bon nous semble" de prélever une taxe sur la vente du vin et du blé.

A Our, les hommes sont libres. Nulle référence à un droit de mainmorte qui était au XVI° siècle la marque du lointain servage dans le "terriers" des deux seigneuries ( incapacité de transmettre un héritage) . Pour autant, les habitants de la communauté étaient tenus de payer une rentre perpétuelle, sorte de location, à leur seigneur pour la possession de leurs terres agricoles et même du terrain sur lequel était construit leur maison . C'est le Cens . Il est le plus souvent symbolique, payé en monnaie ou en "carteron de cire"; mais il marque la propriété reconnue au seul seigneur : "nulle terre sans seigneur" disait-on.

A titre d'exemples, en 1566, les héritiers de Pierre Perrot devaient pour "leur meix et maisons" un quarteron de cire " payable le jour de fête de saint martin d'hiver. Perrenin Délyot pour sa part devait six deniers estévenans "sur une pièce de terre arable...contenant environ un demi journal".

Son montant relativement faible ne va pas être réévalué au cours des XVI , XVII° et même XVIII° siècles. Aussi il ne pèse que très peu sur le budget du paysan sinon de manière symbolique pour rappeler qui est "maître et seigneur".

Le rôle de la famille Mour. en construction[modifier | modifier le code]

Tout au long des XVI° et XVII siècles, la famille Mour s'impose comme celle des notables dominant la communauté villageoise sans pour autant appartenir à la noblesse. Ils sont "gens de droit" ,disposent d'une solide fortune foncière et nouent des alliances matrimoniales avec d'autres familles notables du pays dolois. Les Mour occupent 3 types de fonctions (il conviendrait d'ailleurs d'utiliser le terme plus approprié d'offices) : notaire, officiers de justice seigneuriale ou prévotale et enfin officiers de la gruerie puis de maîtrise des eaux et forêts "dans les bois de chaux".

Dès 1509 , dans un document qui retrace ceux qui possèdent des terres à Lavans, il est fait référence à un Alexandre Mour d'Our, notaire[25]. En 1558, l'abbaye St Paul de Besançon fait le compte des biens qu'elle possède à Our. C'est par un Mour, notaire,( sans précision du prénom) que le document est rédigé[26].Au XVII° siècle la lignée se précise . Au début du siècle, Pierre Mour est notaire "audit lieu d'Our il n'y a d'autre notaire que ledit procureur" . Il est né le 15 mars 1582 de Louis Mour [27], son parrain était le procureur de Lavans Pierre Sutie dont le visage est venu jusqu'à nous grâce à un document exceptionnel. La date de son décès n'a pas encore été trouvée. Des actes notariés de 1605 et 1616[28] le citent nommément .Présent à la "montre d'armes" au château de Roche en 1632, il apparaît encore en 1636 dans un procès comme "prévost d'amont". Dans un document rétrospectif de 1696 il est déclaré "de son vivant juge en ladite prévosté".

Son fils Elyon ( 1614?/+03.06.1681 à Dole[29]) qui réside aussi à Dole, est substitut à la gruerie d'Orchamps . Elyon Mour aura notamment 2 fils : Pierre (26.09.1642 à Dole/22.10.1712 à Our) Procureur postulant au bailliage de Dole et Jean François (1654/1709) Praticien ( du droit?) garde général à cheval de la maîtrise des eaux et forets[30] . Les uns ou les autres cumulent le plus souvent les fonctions de justice dans des villages proches. Ainsi Pierre Mour le procureur au bailliage est-il "juge et chastelain en la prévosté d'Orchampt, Lavans et Etrepigney" en 1696 [31] mais il est également notaire en 1686[28] , en 1697 conseiller référendaire au Bailliage. En 1702 et 1704 on le trouve juge à Auxange [32].

Ce n'est qu'avec le XVIII° siècle que l'on trouve explicitement des Mour (Joseph puis Jean-claude) avec la titre de "procureur de justice et fiscal" de la seigneurie d'Our. Mais cela mérite de plus amples recherches.Il est assez probable que dès le XVII° siècle, ils remplissaient cette fonction . En février 1657, lors du dénombrement ( recensement) de la population c'est Elyon Mour qui reçoit l'agent du bailliage de Dole. Il est le référent.

Leur situation dans la société est suffisamment puissante pour qu'Elyon et Jean-François puis Pierre soient "bourgeois de Dole" où ils possédaient une maison "face les tiercelines"[33] sur ce qui est aujourd'hui la place du 8 mai et faisaient inscrire les naissances, mariages et décès de la famille dans les registres paroissiaux de Dole comme dans ceux d'Our selon leur lieu de résidence . Ils disposaient d'une chapelle privée dans l'Eglise du village, construite au début du XVII° siècle "ladite chapelle a été sacrée du vivant dudit feu Pierre Mour par monseigneur l'Evesque d'Andressuilles" .Chapelle dédiée à sainte Anne dans laquelle ils se faisaient inhumer.(notamment Jean-François en 1709) et dans laquelle ils faisaient dire de nombreuses messes[31].

La seule venue d'un évêque pour consacrer cette chapelle est un marqueur de la notabilité du Procureur Mour .Le dallage de l'Eglise ayant été perturbé au XIX° siècle il n'est plus possible d'en trouver le juste emplacement.

Quant aux Mour de Dole dont les noms reviennent régulièrement à partir de 1606 dans les registres paroissiaux, Sébastien, Richard, Christophe ; il est très probable qu'ils étaient apparentés aux Mour d'Our. Ils sont de bonne bourgeoisie, choisissant les parrains et marraines de leurs enfants dans le monde de la justice . Christophe Mour, qui est marchand rue de Besançon a, le 26 novembre 1642, des triplés de son épouse Anne Masle. Hors Elyon Mour qui réside à Dole et à Our à la même époque, a épousé Odette Masle .une soeur? Une cousine ? Odette Martin est la marraine tour à tour de claude fils de Christophe en octobre 1638 et de Pierre fils d'Elyon en septembre 1642.

Leur notabilité était telle que certains se faisaient enterrer dans l'Eglise de Dole "près de l'autel de sainte véronique".

Des hommes libres au patrimoine foncier non négligeable. en construction

- le cas des dampnon... en construction

Vivre avec la forêt 13 mai 1559 procès devant la gruerie d'orchamps sur les droits en forêt (ADJ à retrouver la cote) en cours d'étude[modifier | modifier le code]

Une paroisse autonome "vicairiale" en cours d'étude[modifier | modifier le code]

les poids et mesures en cours d'étude

La Guerre de 10 ans 1634/1644[modifier | modifier le code]

Cette longue période des "malheurs des temps et de la guerre " est la version comtoise de "la Guerre de trente ans" (1618/1648) qui a embrasé tout le continent européen. La Franche-Comté a été ravagée. On estime que sa population passa d'environ 400 000 habitants à 186 000.

Les documents ne font pas de référence explicite à Our. Le chemin des troupes françaises empruntait prioritairement la rive droite du Doubs. Les ponts de Fraisans et Rochefort, voies naturelles entre l'ouest et l'est de la province auraient pu tenir éloignées les troupes françaises et alliées. La Peste amplifia les ravages de la guerre dans les populations. Our n'a pas pu y échapper. Le Doubs n'était qu'une barrière fragile puisqu'un bac reliait Orchamps au village.

Si l'on s'en tient aux textes, rapportés par Gérard Louis dans son livre "la guerre de dix ans"[34] à l'automne 1635 "la Peste atteint le pays d'Orchamps ( selon le propos de Boyvin) ... au printemps 1637...les soldats de Son Altesse de Lorraine ont commis des inhumanités inconcevables...forcé la tour d'Orchamps..." et enfin au terme de la guerre, le moulin d'Etrepigney était en ruine et inutilisable. Les habitants d'Our auraient-ils vu passer de l'autre coté du Doubs les troupes françaises sans être inquiétés? Ces mêmes armées traversant la rivière à Fraisans n'auraient-elles pas poussé au delà d'Etrepigney ?

Un document déjà cité parce que d'une incroyable richesse historique[4] rédigé en 1704 nous donne un éclairage à travers le prisme de l'administration de la paroisse d'Our. Il s'agit d'un mémoire rédigé par les habitants d'Our et la Bretenière afin de revendiquer , la paix étant revenue après l'annexion à la France en 1678, une paroisse autonome de celle d'Etrepigney. Nous y reviendrons. Ce document fait un tableau de la situation propre à un état de destruction : " et que par les malheurs des temps et à raison des guerres, sy rencontrant peu de prestres dans la province pour desservir les cures. Celle d'Our fut desservie pendant quelque temps par le curé d'Orchamps qui y allait celébrer la messe les fetes et dimanches...quittance du Sieur Roller curez d'Orchamps en datte du 24 mars 1644... et le village d'Our et de la Bretenière presque sans habitants" . Hors cette année 1644 marque la fin de la guerre de 10 ans et le départ définitif des troupes de Turenne. On l'oublie trop, mais le siège de Dole de 1636, dont les comtois sortent victorieux n'est qu'un épisode d'une longue époque de destructions et de massacres dans la Comté jusqu'en 1644.

il convient d'ajouter que les registres paroissiaux s'interrompent de 1634 à 1643[35] très exactement durant la période troublée de "la guerre de 10 ans". Cela tendrait à démontrer la désorganisation de la communauté villageoise et de ses institutions. Pour autant les registres précédents (1581/1634) ayant été préservés et conservés, cela peut aussi laisser entrevoir que tout n'aurait pas été détruit.

Même si l'analyse des "dénombrements" (recensement) n'est pas aisée, elle met en lumière une véritable saignée démographique. Pour les besoins militaires, en 1614 le Parlement de Dole[36] et les Etats de la province commandent un recensement pour organiser la levée de la milice comtoise. Ce "comptage" est essentiel puisqu'il éclaire la situation démographique de la Comté avant le début des temps de désolation qui ne cesseront guère avant 1674, date de la dernière conquête. L'officier qui fit ce recensement était peut être pressé d'en finir ou peu scrupuleux, alors que la plupart des communautés de la Comté sont décomptées avec soin...il allia Our à Etrepigney et La Bretenière à la Barre! Ainsi en 1614 on comptait 81 feux pour les deux communautés soit environ 364 habitants sans qu'on puisse connaître la répartition entre les deux villages. mais qu'importe!

En 1657[3], 13 ans après la fin de la guerre de 10 ans, un "recensement pour régler l'ordinaire du sel des communautés" est organisé. C'est un riche document puisqu'il ne se contente pas de compter mais il recense également les familles, patronyme par patronyme, les nobles, les ecclésiastiques...sauf dans notre petit territoire. L'officier venu le 9 février 1657 et qui rencontra Elyon Mour, homme de loi et appartenant à la famille notable de la communauté a du "bâcler" le travail puisque pour Our et quelques autres comme La Bretenière ou Etrepigney, il se contente de noter un chiffre : 74 habitants. Cependant, si on l'additionne à celui d'Etrepigney, on atteint 176 habitants. Un chiffre presque divisé par deux par rapport à celui de 1614. Ajoutons qu'en comparant Our, 74 habitants et Etrepigney, 102 habitants, on est porté à penser que la communauté d'Our aurait été plus épargnée que ses voisins au regard de la taille du village d'Etrepigney.

Reste l'analyse et la confrontation entre les patronymes couchés dans les registres paroissiaux de la seconde partie du XVII° siècle[37] et les "comptages" au cours du XVI° siècle :

- en 1509 pour ce qui est des "tenants" (locataire) habitants Our, des terres possédés par marguerite d'Autriche à Lavans les Dole[38],

- en 1566 lors du rachat de la seigneurie d'amont[39]

- en 1586 lors de celui de la seigneurie d'aval[40].

Au XVI° siècle, période de paix globale du moins jusqu'en 1595 ( tentative de conquête sanglante par les troupes d'Henry IV roi de France) on relève les patronymes suivants : Boilley, Chifflot, Dampnon,Délyot, Guillier, Mour, Parrot (ou Perrot), Poux ( apparaît en 1586 mais pas en 1509), Prost et Roussot. En 1632 dans la "montre d'armes" au château de Roche[24] ce sont les patronymes des Mour, Chifflot, Délyot, Roussot, Poux , Dampnon,Richard, Colin qui s'imposent. Dans les registres paroissiaux qui suivent "la guerre de 10 ans"( l'étude a été poussé jusqu'en 1685), seuls demeurent les patronymes qui suivent : Dampnon (devenu Dasnon) , Délyot (devenu Déliot), Mour et Poux. 4 sur 10 ! La saignée a été significative.

Faut-il relativiser les conséquences de la "guerre de dix ans" ? Les 74 habitants de 1657 pourraient le laisser penser. Pour le reste, la multiplication des indices tendent à prouver qu'Our n’échappât pas "aux malheurs du temps et des guerres". La "saignée démographique" semble aussi marquée que dans l'ensemble de la Comté. Les fermes d'aujourd'hui portent la marque du XVIII° siècle. L'Eglise aussi (reconstruite en 1757) .

La vallée du Doubs n'en avait pas fini, en 1668 et 1674 les troupes françaises allaient revenir.

La "drôle de paix" 1644/1668[modifier | modifier le code]

article en construction

La situation en 1678 lors de l'annexion à la France[modifier | modifier le code]

Si le rattachement de la Franche-Comté au royaume de France a été actée lors du traité de Nimègue le 17 septembre 1678, la Comté était occupée dès 1674 par les troupes de Louis XIV et ses administrateurs commençaient à y imposer un nouveau mode de gouvernance . Cette période a donné lieu à de nombreux recensements afin de connaître le potentiel fiscal de la province. De plus, toutes les institutions ( paroisse, seigneurie, justice, gestion de la forêt, administration royale) cherchaient à se remettre au clair en réactualisant les usages anciens dont de nombreuses preuves faisaient défauts. . C'est une chance pour l'historien.

Quelle était la situation de la communauté villageoise d'Our après 30 ans de guerres?

Le peuplement et l'habitat[modifier | modifier le code]

Au terme des "malheurs du temps" la population est très proche du recensement de 1657 (74 habitants) . En 1679 on recense 14 ménages ( environ 63 personnes)[41] et en 1688, 69 personnes[42](par comparaison on comptait alors 113 habitants à La Bretenière) . Ces chiffres tendent à prouver que les campagnes militaires de 1668 et 1674 n'ont pas eu un impact conséquent sur le peuplement du village.Louis XIV est passé par Orchamps en 1674. Ses troupes n'ont peut-être pas traversé la rivière du Doubs. Le dénombrement de 1683 réalisé par le subdélégué de l'Intendant de dole ( une sorte de sous préfet d'arrondissement) peut interroger puisqu'il y ait fait référence à 36 habitants. Ce décompte est à relativiser . Comme l'écrivait François Lassus[3] "il y a à notre avis une sous estimation de la population en 1683...Y-a-t-il eu alors résistance passive des comtois devant le recensement français dont ils avaient compris le but fiscal..."

En 1688 on comptait à Our 12 maisons ce qui est bien peu au regard des 20 de la Bretenière [43] . Le comptage se fait aussi sous forme de "ménage" . Ainsi dans les documents propres à la collecte de l’impôt d'Eglise "la dîme", est-il fait référence à 12 ménages en 1674 et 14 en 1679. Le repeuplement était en cours.

Une communauté villageoise prospère[modifier | modifier le code]

Le tableau ne souffre pas de doute. Our est un village prospère . "cette communauté est réputée assez bonne, son territoire est très fertile et ses habitants sont riches..."[44]écrivait le subdélégué de l'Intendant de Dole en 1683. Le montant total des impositions royales qui est annexé à ce rapport prouve cette "opulence". La communauté d'Our devait payer 350 livres au roi alors que celle de la Bretenière avec le même nombre d'habitants recensés, seulement 20 livres. A Orchamps pour 150 habitants, le montant était de 700 livres.

D'où provenait cette prospérité ? " la communauté est située à 2 lieues de Dole, son territoire est de la contenance de 300 journaux dont les deux tiers en terres labourables et le surplus en prés...". C'est la richesse des sols et son exploitation en culture qui semble à l'origine de la bonne santé économique du village. Ainsi y compte-on 9 charrues et de nombreuses bêtes de labours et de traits ( 12 chevaux et 48 boeufs) quand on en recense que 3 à la Bretenière .

Le Cheptel de grosses bêtes y est conséquent. Beaucoup plus que dans les villages environnants. Entre le comptage de 1683 et celui de 1688, on passe de 12 chevaux à 14 et 6 poulains. Quant aux bovins, si on recense en 1683 48 boeufs, ce qui est déjà fort important au regard de la population ( pour comparaison aux 20 à la Bretenière, 58 à Orchamps et 26 à Eclans); en 1688 on relève dans le document, 51 boeufs, 41 vaches et 24 veaux.

On ne recense en revanche ni chèvre ni mouton que l'on trouvait à Orchamps ou la Bretenière . Le finage d'Our est de trop grasse pâture pour les caprins et les ovins. La richesse se mesure à ces détails. En revanche on comptait 20 cochons en 1688 , ce qui est assez peu alors même que les villageois possédaient le droit de "glandage" en forêt de chaux depuis le XIII° siècle[45].

Que cultivait-on ? le document établi pour collecter la dîme en 1679[43]énumère les cultures suivantes : froment , avoine, chanvre, lin et "turquie" à savoir le maïs.

L'usage du bois en forêt de chaux : la promesse de Louis XIV[modifier | modifier le code]

La situation de la forêt de chaux après l'annexion de 1678, frise la dévastation, selon le mémoire rédigé dès 1679 par les administrateurs du roi de France(le Sieur Bardon de Moranges). Un usage abusif des bois tant pour le chauffage que pour la construction, ainsi que la présence des troupeaux dans les sous bois avaient mis à mal le potentiel forestier[B2044 ADD 1].On ne peut exclure que les besoins de reconstruction du village après plus de 40 années de guerre n'ait poussé à une surexploitation de la forêt de Chaux. Pour preuve dans la première moitié du XVIII° siècle, on trouve dans des documents fiscaux, des mentions de maisons "fort ruineuse batie partie de pierre et partie de bois, couverte d'ancelles..."[double du contrat de vente entre JF Mour et Hugues oudot 16 fevrier 1724 1]

Pour autant , comme le rappelle François Vion Delphin[46] " les comtois semblaient n'avoir rien à craindre du pouvoir royal dans la mesure où les deux capitulations de 1668 et 1674 écartaient tout bouleversement radical. Ce n'est qu'en 1694 que l'Ordonnance des forêts reprenant la grande réforme forestière de Colbert de 1669 s'imposera aux comtois et donc aux villageois d'Our.

La double seigneurie et l'administration de la communauté villageoise[modifier | modifier le code]

Depuis 1626 la seigneurie dite d'Aval était entre les mains de la famille Laborey de Salans et la seigneurie dite d'Amont depuis 1667 entre celle de la famille de Brun au titre du fief de "roche en valouais".

En 1678 les deux co-seigneurs n'ont pas la même tendresse pour la France . Claude Ferdinand baron de Brun, seigneur d'amont sera Chevalier d'honneur au Parlement De Franche-Comté transféré à Besançon par Louis XIV et élevé au rang de Marquis en 1694[47] . Le Baron Charles Jules Laborey dit de Biarne, seigneur d'aval, né en 1617, aura été l'un des chefs de la résistance contre la France notamment en luttant contre les alliés suédois en 1640. Il sera fait chevalier par Philippe IV le 15 aout 1659 et qualifié de Baron lors des Etats du comté en 1666.

On notera que les transactions répétées aux XVI et XVII siècles, autour des deux seigneuries dont Our était dans la mouvance, Salans et Roche , disparaissent avec la période française. Les Brun et les Laborey de Salans seront en possession de la co-seigneurie d'aval et d'amont jusqu'à la Révolution Française. Dans de nombreux documents, l'une ou l'autre famille, sera signalée comme unique "seigneur d'Our."

L'administration seigneuriale étant représentée dans le village par un "procureur fiscal et de justice", c'est Pierre Mour qui exerce probablement cette charge, sans qu'on puisse le prouver à ce jour expressémen.Dans les années 1690, Pierre Mour (+1712), est "juge chatelain" de la prévoté d'Orchamps, notaire, Procureur Postulant au bailliage de Dole. C'est un notable, un professionnel du droit, il est "bourgeois de Dole et y possède une maison bien située (aujourd'hui la place du 8 mai) . Il est assez probable qu'il exerçait aussi la charge de procureur fiscal et de justice, comme son grand père Pierre en 1636 et probablement comme son père Elyon dans les années 1650.

Quant à la communauté villageoise, elle se réunissait en "assemblée de corps" ( sorte de conseil municipal composé des chefs de famille) en se donnant chaque année un échevin pour la représenter;. En 1679 c'est Louis Delyot qui occupait cette charge[43]. Son nom est alors associé à un document de justice devant l'official ( tribunal de l'Eglise) de Besançon le 31 janvier 1679.

La réorganisation de la paroisse[modifier | modifier le code]

Comme le décrit en détail le mémoire des habitants d'Our rédigé en 1704 , déjà cité, l'exercice du culte avait été particulièrement perturbé par la guerre de 10 ans . L'annexion au royaume de France donne l'occasion de repréciser les obligations des villageois vis à vis de leurs desservants.

Dès décembre 1654 les habitants d'Our avait obtenu d'être desservi par le curé d'Etrepigney (Pierre Chenut) pour les messes du dimanche et fêtes sans rétribution complémentaire que celle attribuée par l'usage au curé d'Our[48] . Était-il assisté d'un vicaire? Nul ne le sait. En 1679 Le curé d'Etrepigney est alors Guillaume Jannot. Il se trouve dans la nécessité de faire trancher par le tribunal de l'official de Besançon ( faute d'un accord entre les parties en septembre 1674) ce que les communautés villageoises d'Etrepigney, Plumont, Cinq Cens, La Bretenière et Our lui doivent . Suite à cette décision, il réaffirme avec précision l'ensemble des droits du desservant sur les habitants de chacune des 4 communautés ( Plumont étant comptée avec Etrepigney)

Le 31 janvier 1679 le tribunal de l'official tranche sur la cote part que les 4 communautés doivent au titre de la "portion congrue" au Curé Jannot .Il est à noter que ce sont les représentants mandatés par leur communauté, Louis Délyot pour Our, qui ont fait connaître au regard des usages anciens, ce qu'étaient les revenus des deux cures, celle d'Etrepigney et celle d'Our. Sur les 350 francs estimés, les habitants d'Our en devaient 90. (La Bretenière 26 et Etrepigney 144) La guerre avait-elle eu raison de la contribution des fidèles vis à vis de leur curé desservant ?[43]

Il semble bien qu'au terme de cette sentence, le curé Jannot est souhaité coucher très clairement ses droits sur la communauté d'Our. En 1679 " tous lesquels revenus d'Ours mis ensemble reviennent à la somme de 65 francs 6 gros". Ce qui est intéressant c'est que l’impôt d’église (disme ou paroissage selon les termes employés dans le document) prenait en compte les revenus estimés des ménages . Ceux possédant une charrue étaient davantage assujettis (7 ménages et demi...devant "annuellement pour parroissage 3 gerbes de froment et deux d'avoine") que ceux qui n'en possédaient pas "6 mesnages et demy et devant chacun une gerbe de froment et une d'avoine". Plus original était le droit qu'avait le desservant de charger une maison de 20 francs ( soit presque un tiers du droit de paroissage ) "à l'exclusion de tous autres seigneurs, appellée communément la maison franche". Il avait également une exclusivité " sur les terres appelées les herbues à l'exclusion pareillement de tous autres..." pour un revenu d'environ 26 francs.La dîme dite "menue" portait sur les grains tels que le lin ou le maïs.

L'état de l'église ne peut être décrit faute de document explicite. En revanche, tout porte à croire qu'elle a traversé le temps de guerre, puisque à partir de 1644, on connait le nom de tous les curés desservants[31] Pour autant le bâtiment devait être délabré voire avait été pillé puisque le 15 mars 1685, un procès au bailliage de Dole entre les habitants d'Our et de la Bretenière dispose que " ces derniers sont condamnés à contribuer con-couramment avec ceux d'Our aux sommes employés pour l'achat de vases sacrés et réparations de l'église"[48]

Le temps de la monarchie française 1678/1791[modifier | modifier le code]

Article en cours d'étude.

Un village qui se repeuple[modifier | modifier le code]

les denombrements

un recteur d'école

Les seigneuries affaiblies[modifier | modifier le code]

Qui est seigneur?

Aval ou amont ?

le rôle des Mours

Une paroisse dynamique[modifier | modifier le code]

la construction de la cure

l'établissement d'une succursale avec vicaire

l'impossible réglement des charges

la reconstruction de l'Eglise en 1757

La contestation du modèle de gouvernance[modifier | modifier le code]

la révolte des demoiselles

Quand les bourgeois en veulent aux vernes

la remise en cause des charges anciennes : le four à pain banal et les mesures d'avoines.

la multiplication des assemblées de village


Héraldique[modifier | modifier le code]

ce blason qui ne correspond pas aux normes classiques et établies de l'héraldique a été remis par Monsieur Roland Bobbet à l'occasion de la fête communale en juillet 1972 à Maurice Poux alors Maire.

Blason Our.svg

Les armes de la commune se blasonnent ainsi :

Parti : au premier de gueules à l'épée d'argent garnie d'or, aux deux clefs du même passées en sautoir, les pannetons vers l'intérieur, brochant sur la lame de l'épée, au second de sinople à la campenne (cloche) d'or ; à la fasce ondée abaissée d'argent brochant en pointe sur le parti.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001 mars 2008 Christian Godet    
mars 2008 mars 2014 Laurence Bourdeaux[49]    
mars 2014 décembre 2018 Jean-Claude Morel SE Retraité
mars 2019 En cours Segundo Alfonso SE Retraité

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[50]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2008[51].

En 2017, la commune comptait 140 habitants[Note 1], en diminution de 6,04 % par rapport à 2012 (Jura : -0,29 %, France hors Mayotte : +2,36 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
210190217261262292309315268
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
246241235202192170177162155
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
156155140134147155123119111
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 2007 2008
87104102118140169161160159
2013 2017 - - - - - - -
142140-------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[52] puis Insee à partir de 2006[53].)
Histogramme de l'évolution démographique

Les dénombrements du XV° siècle au XVIII° siècle[modifier | modifier le code]

les dénombrements sont réalisés par le "souverain" soit pour des raisons militaires (1614 et 1657 comptages des habitants pour constituer les "milices" afin de faire face au danger français) soit pour des raisons fiscales (1679/83/88) . Ainsi après l'annexion par la France en 1678, fallait-il connaître l'état des richesse des "paroisses" afin de les "fiscaliser";

Le premier comptage est réalisé à la fin du règne de Charles le Téméraire. Le document original a disparu; il s'agit d'une copie que l'on doit à Dunant en 1778. Elle semble assez approximative pour le village.

Cependant ces documents sont d'une grande richesse ; ils décrivent souvent le nombre de maisons (12 en 1688), l'état du cheptel. De manière générale ils permettent d'une part de mesurer l'impact de la guerre de Dix ans sur le village d'Our (nous y reviendrons) mais aussi d'en découvrir la relative richesse en comparaison des "paroisses" ou "communautés villageoises" alentour. (cf la note du subdélégué en 1688 justifiée eu égard au cheptel rapporté au nombre d'habitants)

On regrettera d’une part que

- le recensement de 1614 associe les communautés villageoises d’Etrepigney et Our, rendant impossible une comparaison claire avec 1657 afin de prendre la mesure des effets démographiques de la Guerre de 10 ans

- le dénombrement de 1657 ai été réalisé à la va vite puisqu'il ne dresse pas la liste nominative des habitants du village comme cela avait été cependant demandé par le Parlement de Dole.

-1476 6 feux soit 4,5 habitants par feu 27 habitants ? in Dunant Bibliothèque de Besançon (pour information, il s'agit ici de feux fiscaux et non de feux réels donc sans prise en compte des plus pauvres)

- 1610 Our et Etrepigney 85 feux

- 1614 Our et Etrepigney 81 feux soit 364 habitants environ

- 1657 (visite du 9 février, document signé par Elyon Mour) 74 habitants in La population de Franche-comté recensements nominatifs[3] Pour comparaison en 1657 Our et Etrepigney comptent 176 habitants à comparer au chiffre de 1614...la Guerre est passée par là.

Ce "dénombrement" est le dernier de l’époque espagnole.

- 1679 14 feux soit 63 habitants ? in comptage du paiement de la Dîme (G658 ADD)

- 1683 36 habitants ( note du subdélégué " cette communauté est réputée assez bonne, son territoire très fertile et ses habitants sont riches" in publication annuaire du Jura 1869)

- 1688 in "Estat de dénombrement général...dans le comté de bourgogne" Gallica.bnf.fr) 69 habitants

- 1704 in "mémoire et supplication des habitants d'Our pour l'archevèque de Besançon 3V6 ADJ" 25 "ménages" 112 habitants ?)

- 1778 38 feux soit 171 habitants ? in Dunant statistique de Franche Comté bibliothèque de Besançon

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Église d'Our : il existe une église depuis le XIe siècle au moins (attestée dans un document de 1088). L'église actuelle très souvent remaniée date de 1757 (architecte Attiret) et le clocher a été reconstruit en 1861. Cette église est placée sous le vocable des apôtres Pierre et Paul, depuis les origines (fondation par l'abbaye Saint-Paul de Besançon). Au XVIIe siècle une chapelle Sainte-Anne lui a été ajoutée par la famille Mour qui en a fait sa chapelle familiale.

Après les lourds remaniements du XIXe siècle, il ne reste aucune trace de cette chapelle ni dans la mémoire collective ni sur le terrain[54].

Il existe sur la commune d'Our, plus exactement dans les bois communaux, un four à pain dernier vestige des « barraques du 5 »... il s'agit d'une construction bois sur bois de type izba. Cette construction est inscrite à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.

On note dès le XVIIe siècle dans les registres paroissiaux (paroisse d'Etrepigney/la Bretenière/Our in archives départementales) (notation en marge : « au bois ») l'existence d'une communauté de bûcherons et de charbonniers. « Les barraques du 5 » ont été abandonnées à l'entre deux guerres.

Le four quant à lui illustre la pérennité d'une construction de four très primitive déjà connue en Gaule.

L'association « villages de la forêt de Chaux » a reconstitué un four identique aux barraques du 14 à la Vieille Loye.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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° Thibaut de Provins sur le Sentier du Guépier

Sources[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Fardet "mémoire sur le Patois de Our" 1957 bibliothèque de Dole mémoire dactylographié remarquable
  • Lefèvre jean-Philippe Professeur d'histoire originaire d'Our conférence sur l'histoire d'Our avril 2008 Université Ouverte de Franche Comté et recherches personnelles

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2020, millésimée 2017, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2019, date de référence statistique : 1er janvier 2017.

Références[modifier | modifier le code]

  1. 3L64-2 ADJ statistique de 1790
  2. catalogue des villes et villages de ce Comté de Bourgogne et feugs y estans se fournissant de sel, ADD 1B2129, 1610/1615
  3. a b c et d jm Debard et François Lassus, « in mémorial du tricentenaire le dénombrement du comté de bourgogne », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant, paramètre « date » manquant, pp65/122
  4. a b et c mémoire des habitants d'our à l'intention de l'archevêque de besançon cote 3V6, ADJ, 1704 et 1726
  5. Gabriel Pelletier, Rans et Ranchot au cours des âges, , p. 32/41
  6. faculté des sciences de Besançon, mémoires et documents inédits pour servir à l'histoire de la Franche Comté, bibliotheque de Dole, , p. 308
  7. a et b faculté des sciences, documents inédits..., Bibliotheque de Dole, , folio 548
  8. a b et c B2924 Roche ADD et B2972 Salans ADD
  9. faculté des sciences de besançon, documents inédits pour l'histoire de la FC cartulaires des comtes de Bourgogne, Bibliothèque municipale de Dole, (lire en ligne), p. 216
  10. mémoires et documents inédits pour servir à l'histoire de la Franche-comté, BMD, (lire en ligne), page 187 folio original 31
  11. in Rousset "dictionnaire des communes du Jura" pp 406 et 407 tome 5 2J619 ADJ
  12. doc déjà cité documents inédits de la faculté pour servir l'histoire..., {{Ouvrage}} : paramètre titre manquant, BMD,
  13. déjà cité B2972 et B2924 ADD
  14. mémoires et documents inedits déjà cité, BMD, , p. 257 folio originel 286
  15. in mémoires et documents etc etc déjà cité, BMD, (lire en ligne), p. 308 et 309 folio originel 336
  16. maurice Rey, actes du colloque sur la forêt art : la forêt de chaux au Moyen âge, , p. 73
  17. recueil d'analyses d'acteset de copies de pièces du comté de bourgogne de 1029 à 1496, BNF gallica (lire en ligne), p. 95 et suivantes folio originel 146
  18. Dunant, statistique de la Franche-comté vol 3, bibliothéque de besançon (lire en ligne), folio 290
  19. Paul Delsalle, « villages et villageois en FC 1567/1572 », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎ (lire en ligne)
  20. François Ignace Dunod de Charnage, histoire des séquanois (lire en ligne), pp 540 et 541
  21. Gabriel Pelletier, Evans et Salans au cours des âges, orchamps, , pp31/42
  22. jean courtieu, dictionnaire des départements du doubs, 1982 1987, article arc et senans page 119
  23. paul delsalle, « villages et villageois 1567 1572 »
  24. a et b montre d'armes de la seigneurie de Roche en 1632 2B745 ADD
  25. B2793 et B2794 ADD reconnaissance générale par marguerite d'Autriche des terres possédées à Lavans
  26. obédiencier de saint paul de Besançon 67h81 ADD
  27. la preuve s'en trouve dans un croisement entre les registres paroissiaux et un acte notarié ADJ 346 E
  28. a et b archives privées famille fardet copie a été faite procés entre la communauté de lavans et le procureur Mour
  29. folio 100 CG 37 BMD
  30. testament de 1702 ADJ 4E42/83
  31. a b et c inconnu, « registres des messes données à our ; Cahier autrefois conservé à la cure d'orchamps et disparu depuis. », {{Article}} : paramètre « périodique » manquant,‎
  32. manuscrit 409 baillage de Dole N°632, 634 et 643
  33. CG34 Bibliothèque municipale de Dole
  34. gérard louis, la guerre de 10 ans, annales littéraires de l'université de franche comté vol 651 cahiers d études comtoise 60, p. 119 146 pour orchamps et 300 pour etrepigney
  35. les originaux sont en Mairie d'Etrepigney et les doubles aux archives départementales du Jura" de mémoire il ya des notes sur les registres conservés en mairie fort intéressants;.
  36. archives municipales de Dole
  37. registres paroissiaux conservés à la mairie d'Etrepigney. et dont j'avais fait le relevé en ma possession en 1984 ou copie aux ADJ
  38. B2798 ADD "reconnaissance générale de 1509 par Marguerite d'Autriche de ses terres dans le comté de Bourgogne
  39. B2924 ADD dénombrement de 1584 en faveur d'Andremont de Pracontal de la seigneurie d'Amont d'our
  40. B2972 ADD dénombrement en 1566 de la seigneurie d'Aval d'Our en faveur de laurent de Gorrevod
  41. Etats des dimes de la paroisse, ADD G658
  42. « Estat et denombrement general des maisons, feux, hommes, femmes, enfants, valets, servantes, et du bestail qu'il y a dans le comté de Bourgogne, fait en l'année 1688 »., 1601-1700 (lire en ligne)
  43. a b c et d dénombrement des dimes et paroissage d'Our, ADD, G658
  44. Jules Finot, in annuaire historique du département du jura, , p. 33-133
  45. « Estat et denombrement general des maisons, feux, hommes, femmes, enfants, valets, servantes, et du bestail qu'il y a dans le comté de Bourgogne, fait en l'année 1688 »., 1601-1700 (lire en ligne)
  46. françois Vion delphin, mémorial du tricentenaire, cetre, , p. 301/331
  47. François-Alexandre Aubert de La Chesnaye des Bois, Dictionnaire de la noblesse, contenant les généalogies, l'histoire et la chronologie des familles nobles de France, Vve Duchesne, (lire en ligne)
  48. a et b ADJ cote à retrouver
  49. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consultée le 2 mai 2010
  50. L'organisation du recensement, sur insee.fr.
  51. Calendrier départemental des recensements, sur insee.fr.
  52. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  53. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014, 2015, 2016 et 2017.
  54. (référence Puoillé du Diocèse de Besançon, cote G & archives du Doubs)
  1. visite de la forêt de chaux 1679


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