Jean-Marie Sermier

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche

Jean-Marie Sermier
Illustration.
Jean-Marie Sermier en 2012.
Fonctions
Député de la 3e circonscription du Jura
En fonction depuis le
(17 ans, 1 mois et 1 jour)
Élection 16 juin 2002
Réélection 17 juin 2007
17 juin 2012
18 juin 2017
Législature XIIe, XIIIe et XIVe
Groupe politique UMP puis LR
Prédécesseur André Vauchez
Maire de Dole

(3 ans, 3 mois et 19 jours)
Élection 23 mars 2014
Prédécesseur Jean-Claude Wambst (PS)
Successeur Jean-Baptiste Gagnoux (LR)
Conseiller général du Jura
Élu dans le canton de Villers-Farlay

(22 ans et 2 jours)
Prédécesseur Claude Léqué
Successeur Françoise Arnould
Maire de Cramans

(25 ans et 11 jours)
Élection 19 mars 1989
Successeur Jean-Marie Truchot
Biographie
Date de naissance (58 ans)
Lieu de naissance Nozeroy (Jura)
Nationalité Française
Parti politique RPR (jusqu'en 2002)
UMP (2002-2015)
Les Républicains (depuis 2015)
Conjoint Patricia Sermier
Profession Viticulteur

Jean-Marie Sermier, né le à Nozeroy (Jura), est un homme politique français. Membre du parti Les républicains, député du Jura (troisième circonscription) depuis 2002, vice-président de la commission du développement durable de l’Assemblée nationale, il est également président de la Fédération nationale des élus des entreprises publiques locales (FNEPL) depuis octobre 2017.

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Sermier, né le à Nozeroy (Jura) de parents agriculteurs, est titulaire d'un BTS spécialisé dans la production animale. Il se marie en 1983 et devient père de trois enfants.

De 1983 à 1992, il travaille à la Chambre d'agriculture du Jura, d'abord au service technique puis à la réalisation des études de l'autoroute A39. Il devient ensuite viticulteur.


Carrière politique[modifier | modifier le code]

Cramans et le Val d’Amour[modifier | modifier le code]

Jean-Marie Sermier a été élu au Conseil municipal de Cramans de 1983 à 2014 et devient maire de 1989 à 2014, en l'emportant chaque fois au premier tour. C'est au cours de ces mandats qu'est fondé, en 1991, le SIVOM du canton de Villers-Farlay dont Jean-Marie Sermier devient le président. Ce SIVOM est remplacé en 1992 par la Communauté de communes du Val d'amour (regroupant alors 24 communes et 9 500 habitants). Jean-Marie Sermier en est le président de 1994 à 2014.

Parallèlement à ses activités municipales, Jean-Marie Sermier est élu conseiller général du Jura dans le canton de Villiers-Farlay. Il devient vice-président du conseil général en 1998. Dans le cadre de ce mandat, Jean-Marie Sermier suit des dossiers relatifs à l'aménagement du territoire sur tout le Jura par exemple, la rénovation du Collège de l'Arc ou la zone Innovia. Il négocie avec chacune des 29 communautés de communes du Jura un contrat de partenariat pour la réalisation d'opérations phares[Lesquelles ?].  

Ville de Dole[modifier | modifier le code]

En 2014, Jean-Marie Sermier est élu maire de Dole, plus grande ville du Jura (24.000 habitants) et sous-préfecture du Département. Il gagne dès le premier tour face au maire PS sortant avec 56,45 % des voix[1].

Jean-Marie Sermier et son équipe lancent plusieurs projets : rénovation du centre-ville, projet de complexe sportif et aquatique, création d’un multiplex cinéma, déploiement de la vidéoprotection, armement de la police municipale.

Il est à l'origine de la création de la première société d’économie mixte à opération unique (SEMOP) de France[2], Doléa, chargée de gérer l’alimentation en eau et l’assainissement à Dole.

À la suite de sa réélection lors des élections législatives de 2017 où il fait 59,25 % sur Dole, il doit se conformer aux nouvelles règles relatives au non-cumul des mandats et quitte son poste de maire de Dole au profit de son premier adjoint, Jean-Baptiste Gagnoux. Il reste néanmoins conseiller municipal et conseiller communautaire du Grand Dole, animateur de la majorité municipale.

Vie parlementaire[modifier | modifier le code]

Le 16 juin 2002, Jean-Marie Sermier est élu député du Jura (3e circonscription) avec 55,34 % des suffrages face à Dominique Voynet, ancienne ministre du Gouvernement Jospin. Durant cette première législature, il est membre de la commission de la Défense nationale et Forces armées.

Il est réélu en 2007 face au candidat PS Patrick Viverge (54,51 %). Il intègre la commission Développement durable et aménagement du territoire. Il participe notamment aux travaux sur l’agriculture, la valorisation des produits agricoles et le développement des transports ferroviaires publics.

En 2012, c’est face à Sylvie Laroche, candidate PS, qu’il est réélu (53,17%). Il reste membre de la commission Développement durable et aménagement du territoire. Il en devient d’ailleurs vice-président en 2014. Il s'investit sur les sujets de la biodiversité (189 interventions) et des infrastructures de transports (37 interventions). Il est l’orateur du groupe Les Républicains sur le projet de loi pour la reconquête de la biodiversité.

Il participe à plusieurs groupes d’études en particulier ceux ayant trait à la viticulture. Il co-préside une mission parlementaire sur les maladies des bois de la vigne dont le rapport est remis à Stéphane Le Foll, alors Ministre de l’Agriculture, le 27 octobre 2015[3].

Il est l’auteur ces dernières années de plusieurs propositions de loi, en particulier sur les maladies des bois de la vigne et sur la valorisation des écoles de production.

Il est réélu député en juin 2017 avec 58,27 % des voix (arrivant en tête dans tous les cantons de la circonscription) face à Paul-Henri Bard, candidat Modem[4]. À l’Assemblée nationale, il est élu vice-président de la commission du développement durable et de l'aménagement du territoire.

Il participe à la mission « La France des Territoires » portée par le Député de l’Ain Damien Abad.

Le 12 octobre 2017 à Bordeaux, il est élu président de la Fédération nationale des entreprises publiques locales (FNEPL)[5]. Cette association nationale d’élus locaux représente les 1254 entreprises publiques locales de France (SEM, SPL, SEMOP).

Le 15 janvier 2019, à la suite de l'appel de 500 personnalités pour un lundi sans viandes, et alors même qu'il est vice-président de la commission du développement durable, il publie sur Twitter la photo d'une entrecôte et dit s'engager « à manger chaque lundi midi une bonne viande »[6]. Ce tweet provocateur et émaillé d'une faute d'orthographe a provoqué un vaste mouvement d'indignation sur Twitter, jusque dans son propre camp[7].

Les Républicains[modifier | modifier le code]

Il est le président de la fédération Les Républicains du Jura[8].

Il soutient François Fillon pour la primaire présidentielle des Républicains de 2016[9] et pour l'élection présidentielle de 2017[10].

Synthèse des mandats[modifier | modifier le code]

En tant que maire[modifier | modifier le code]

En tant que député[modifier | modifier le code]

Activités au sein du Jura[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. « Résultat des municipales à Dole », sur www.linternaute.com (consulté le 14 novembre 2017).
  2. « La ville de Dole et Suez créent les premières SemOp de France », Fédération des Epl,‎ (lire en ligne, consulté le 14 novembre 2017).
  3. « Lutte contre les maladies de la vigne et du bois : Stéphane LE FOLL réaffirme son engagement en faveur de la recherche et pour une surveillance renforcée | Alim'agri », sur agriculture.gouv.fr (consulté le 14 novembre 2017)
  4. Ministère de l'Intérieur, « Élections législatives 2017 », sur elections.interieur.gouv.fr, (consulté le 19 mai 2018).
  5. « Fédération des EPL (Entreprises publiques locales) », sur www.lesepl.fr (consulté le 14 novembre 2017)
  6. « « Lundi sans viande » : Jean-Marie Sermier montre les crocs », sur www.leprogres.fr (consulté le 15 janvier 2019)
  7. Marion Streicher et Christophe Mey, « Jura : le député Sermier tweete une photo de son déjeuner et s’attire les foudres des défenseurs du "lundi sans viande" », sur francebleu.fr, .
  8. « Jean-Marie Sermier réélu président de la fédération Les Républicains », sur www.leprogres.fr (consulté le 22 février 2019)
  9. Ludovic Vigogne, « Primaire à droite: la liste des premiers soutiens parlementaires », lopinion.fr, 20 avril 2016.
  10. « Primaire à droite : la liste des 72 parlementaires qui soutiennent Fillon », sur FIGARO, (consulté le 22 février 2019)

Liens externes[modifier | modifier le code]