La Barre (Jura)

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La Barre
La Barre (Jura)
Mairie.
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Bourgogne-Franche-Comté
Département Jura
Arrondissement Dole
Canton Mont-sous-Vaudrey
Intercommunalité Communauté de communes Jura nord
Maire
Mandat
Philippe Gimbert
2014-2020
Code postal 39700
Code commune 39039
Démographie
Population
municipale
229 hab. (2015 en diminution de 0,43 % par rapport à 2010)
Densité 69 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 08′ 52″ nord, 5° 41′ 02″ est
Altitude Min. 209 m
Max. 262 m
Superficie 3,31 km2
Localisation

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La Barre est une commune française située dans le département du Jura, en région Bourgogne-Franche-Comté.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situé entre Dole et Besançon, le village se trouve sur un coteau autrefois planté de vignes, limité par le Doubs et la D 673 (ex nationale 73) au Sud, la ligne SNCF et la forêt d'Arne au Nord.

Communes limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Gendrey Rose des vents
Orchamps N Ranchot
Monteplain
O    La Barre    E
S
Étrepigney, Rans Ranchot

Toponymie[modifier | modifier le code]

En moyen français(1330-1500) Barre signifie « retranchement, clôture,barrière ».
Le mot Barre a également désigné en toponymie des éperons rocheux, (site naturel fortifié).

À rapprocher du gaulois *barr- qui a dû signifier « extrémité, sommet », de la racine pré-indo-européenne *bar « hauteur, rocher » de la racine pré-indo-européenne *bal « hauteur, rocher » .

Baro ou Bàrro en occitan alpin a le sens de vire, « bande de terrain de forme allongée ».

En ancien occitan barra signifie « droit de circulation dont le produit est affecté à l'entretien des routes et emplacement où se trouve l'habitation du fermier levant le droit de barre »[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

La présence romaine est avérée par la voie dite « Levée de César » et la découverte en 1822 de tombes, ossements, lames de sabres...

Le premier document officiel date de 1392, La Barre dépendait alors de la Prévôté de Rochefort et de la seigneurie de Rans.

Du début du XVIIe à la fin du XVIIIe siècle est le règne des Seigneurs de La Barre.

Le village qui vivait d'agriculture, d'élevage, de viticulture, comptait alors 52 feux avec ses hameaux des Baraques et du Moulin des Maladières (moulin à grain, huile, léproserie, fontaines aux ladres).

Le pont de bois existant sur le Doubs à cet endroit fut remplacé par un bac qui fonctionna jusqu'en 1750.

L'appartenance à une même paroisse et l'indivision des bois et des terres jusqu'au milieu du XVIIIe firent que la vie des communautés d'Orchamps et de La Barre se trouva très liée.

Le Seigneur fit ériger une chapelle castrale en1625 évitant ainsi pour certains offices les trajets en l'église d'Orchamps.

Il acquit le four banal : le droit payé au Seigneur compensait pour les habitants le risque d'incendie de leurs demeures couvertes en chaume. Le four s'éteignit en 1790.

Les seigneurs devinrent successivement possesseurs à partir de 1682 et pour moitié avec Orchamps de la « Maison Forte » sise près de l'église forteresse du XIe siècle destinée à la protection des populations -

La Barre perdit les trois quarts de ses habitants pendant la guerre de Trente ans.

Anectode : C'est vraisemblablement pendant cette terrible époque qu'un vase de grès contenant des pièces datées de 1619 fut enfoui à proximité du village par un habitant de La Barre ou d'Orchamps et mis à jour en 1886.

Au Seigneur Andressot qui se distingua pendant la défense de Dole en 1668 où il fut blessé de plusieurs obus de mousquet, l'on doit la Chapelle du Rosaire contiguë à l'église d'Orchamps.

Au début du XVIIe siècle, un terrain dit « Péquignot » fut réservé à la sépulture des pestiférés et lépreux soignés au Moulin des Maladières ; une croix pattée en signale l'endroit. Les convois d'Orchamps empruntaient le « Chemin des Morts » signalé aux croisements par des croix semblables. L'une d'elles est visible à l'angle d'une propriété d'Orchamps.

Aux recteurs des écoles, assurant l'instruction publique, religieuse, services d'église, etc. succédèrent en 1789 les instituteurs. La Barre, ne pouvant en assurer la charge, les enfants durent dès 1837, dans des conditions déplorables, se rendre en classe à Orchamps pendant 27 années. En 1864 fut créée l'école qui devint mixte et laïque en 1870 (présence d'une école privée de filles de 1867 à 1870). Elle fermera début juillet 2008.

En 1862, établissement par les Forges de Fraisans d'une ligne de chemin de fer Fraisans-Ougney. La Barre tirera parti des minerais de fer de ses bois pendant 30 ans.

Durant la Guerre de 1870 : le quartier général prussien s'installera au château. La troupe ruinera le village par la prise de ses attelages et le saccage des récoltes.

En 1939 1945, nouvelle occupation du château par les Allemands qui feront de nombreuses déprédations.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
? ? Daniel Bourgeois    
mars 2001 en cours [2] Philippe Gimbert DVG  

Démographie[modifier | modifier le code]

L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir de 2006, les populations légales des communes sont publiées annuellement par l'Insee. Le recensement repose désormais sur une collecte d'information annuelle, concernant successivement tous les territoires communaux au cours d'une période de cinq ans. Pour les communes de moins de 10 000 habitants, une enquête de recensement portant sur toute la population est réalisée tous les cinq ans, les populations légales des années intermédiaires étant quant à elles estimées par interpolation ou extrapolation[3]. Pour la commune, le premier recensement exhaustif entrant dans le cadre du nouveau dispositif a été réalisé en 2004[4].

En 2015, la commune comptait 229 habitants[Note 1], en diminution de 0,43 % par rapport à 2010 (Jura : -0,36 %, France hors Mayotte : +2,44 %).

Évolution de la population  [ modifier ]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
242257265209223210235227242
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
232227258240240215213194202
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
196202192177190177151140162
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2009 2014
184184153158176230231235231
2015 - - - - - - - -
229--------
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[5] puis Insee à partir de 2006[6].)
Histogramme de l'évolution démographique

Économie[modifier | modifier le code]

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

  • Croix (XVIIe s) ;
  • Chêne (XVIIIe s) ;
  • Fermes (XVIIIe s) ;
  • Lavoir-abreuvoir ;
  • Quincaillerie (XXe s), actuelle serrurerie, inscrite à l'IGPC depuis 1988[7].

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Alphonse Rousset, Dictionnaire géographique, historique et statistique des communes de la Franche-Comté, en six volumes 1854. Tome 3 pour la commune de La Barre.

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Population municipale légale en vigueur au 1er janvier 2018, millésimée 2015, définie dans les limites territoriales en vigueur au 1er janvier 2017, date de référence statistique : 1er janvier 2015.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Xavier Gouvert - « Problèmes et méthodes en toponyme française »
  2. Préfecture du Jura, Liste des maires élus en 2008, consulté le 2 mai 2010
  3. L'organisation du recensement, sur le site de l'Insee.
  4. Calendrier départemental des recensements, sur le site de l'Insee
  5. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  6. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010, 2011, 2012, 2013, 2014 et 2015.
  7. « Quincaillerie (XXe s) », notice no IA00125750, base Mérimée, ministère français de la Culture