Forêt de Chaux

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Forêt de Chaux
Localisation
Coordonnées 47° 04′ 46″ nord, 5° 40′ 58″ est
Pays Drapeau de la France France
Région Franche-Comté
Département Jura / Doubs
Géographie
Superficie 20 493 ha
Compléments
Statut forêt domaniale
Administration Office national des forêts
Essences chêne

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La forêt de Chaux est une forêt située à l'est de la ville de Dole dans les départements du Jura et du Doubs. Elle est l'un des plus vastes massifs de feuillus de France et particulièrement de chênes. Elle est la deuxième plus vaste forêt feuillue de France avec ses 20 493 hectares (environ 28 km de long × 16 km de large), après la forêt d'Orléans mais elle n'est que la 8e forêt domaniale de France avec 13 093 ha en son centre et 7 400 ha de forêts communales en périphérie. Hors d'une enclave cultivée (villages de La Motte, Les Turots, La Vieille-Loye) et si ce n'est la fragmentation par de longues routes et pistes, elle constitue un des rares grands massifs conservé presque d'un seul tenant.

Géographie[modifier | modifier le code]

Situation[modifier | modifier le code]

Les communes concernées sont Arc-et-Senans, Byans-sur-Doubs, Fourg, Liesle, Roset-Fluans, Villars-Saint-Georges, Augerans, Belmont, La Bretenière, Chatelay, Chissey-sur-Loue, Courtefontaine, Dole, Éclans-Nenon, Étrepigney, Falletans, Fraisans, Germigney, Lavans-lès-Dole, La Loye, Montbarrey, Our, Plumont, Rans, Rochefort-sur-Nenon, Salans, Santans, La Vieille-Loye, Villette-lès-Dole

Géologie[modifier | modifier le code]

La géologie de la forêt de Chaux hérite en grande partie de l'ancien cours de l'Aar-Doubs, modifié notamment par les mouvements alpins. En effet, le Rhin et l'Aar n'ont pas toujours emprunté le fossé rhénan en direction de la mer du Nord. Entre le Pliocène et le Villafranchien, les rivières alpines Aar et Doubs, par une circonvolution empruntant le cours du Doubs, venaient se jeter dans la plaine bressane. La forêt occupe les restes du vaste delta Pliocène de l’ancien Aar-Doubs qui se jetait dans le lac bressan sous forme d’un glacis faiblement incliné nord-est/sud-ouest. Le sous-sol est principalement constitué d’un puissant ensemble de cailloutis, communs à la forêt de Chaux et au Sundgau, cimentés dans une pâte argileuse à fortes variations locales et très généralement surmontés de limons. Ces cailloutis n'affleurent que sur les pentes ou en fond de vallons[1].

Hydrologie[modifier | modifier le code]

La nature du sous-sol et des sols conditionnent l'hydrologie souterraine et de surface et la distribution des groupements végétaux. Le plateau central est caractérisé par une nappe perchée intermittente alimentée par les pluies. La Clauge et son affluent, la Tanche, traversent la forêt d'est en ouest et constituent les principaux ruisseaux permanents de la forêt. Elle se confond avec son propre bassin d'alimentation et est drainée et irriguée par un dense chevelu de « rus » (ruisseaux) temporaires et souvent intermittents.

Le phréatisme hélocrène donne naissance à différents ruisseaux comme la Doulonne, les ruisseaux de Plumont, de La Bretenière, d’Our, de Bief et de Falletans, au nord et du ruisseau de Gouvenon, au sud. Situés aux marges de la forêt, ils drainent des bassins versants isolés et de faible taille. Également temporaires dans leur partie amont, ils confluent directement avec le Doubs entre Fraisans et Dole et avec la Loue entre Arc-et-Senans et Villette-les-Dole. Les portions non permanentes de nombreux ruisseaux du massif abritent parmi les plus riches peuplements d’hépatiques du réseau hydrographique franc-comtois.

Dans ce contexte forestier, les cours d'eau constituent un important facteur de diversification du milieu. La qualité des eaux est optimale et, compte tenu du contexte forestier, leurs caractéristiques morpho-dynamiques et biologiques sont tout à fait originales. Au côté d’espèces de vertébrés protégés et à forte valeur patrimoniale comme le chabot ou la lamproie de Planer, très abondante et dont les frayères sont ici parmi les plus spectaculaires du réseau hydrographique franc-comtois, figure des peuplements de petite faune aquatique à haut intérêt patrimonial régional. Dans la Clauge, ces biocénoses tirent leur originalité du mode d’alimentation des sources, de l’amplitude thermique et de l’apport foliaire. Les mentions les plus remarquables portent sur la présence de deux espèces de plécoptères, Dyctiogenus ventralis, Capnia nigra et Capnia bifrons. La première peut-être considérée comme un témoin de l’ancien cours d’eau pliocène qui a fondé les parentés faunistiques actuelles du Doubs supérieur, de l’Aar, du Danube et du Rhin. La seconde, élective des litières de débris végétaux, est exclusives du site, à l’exception de deux stations sur le haut Drugeon et le haut Dessoubre. Ces ruisseaux abritent également la plus belle population franc-comtoise et de France.

Les cours supérieur et moyen de la Doulonne forment une vallée très particulière où les eaux courantes froides s'écoulent sur cailloutis siliceux plus grossiers que ceux de la Clauge et proviennent de sources intraforestières protégées de toutes pollutions. Ce ruisseau structure un vaste complexe de forêts humides (aulnaies, aulnaies-frênaies, aulnaies-érablières, chênaies pédonculées) à forte valeur patrimoniale ainsi que la lamproie de Planer et un riche cortège d’invertébrés benthiques inféodés aux conditions intraforestières et apparenté à celui de la Clauge supérieure. Dans la haute vallée des Doulonnes Capnia bifrons, élective d’eaux plus fraîches, remplace Capnia nigra.

Au Nord du massif, un riche ensemble de vallons marécageux, donnant sur la vallée du Doubs entre Éclans-Nenon et Plumont, constituent un réseau de zones humides dominées par les aulnaies marécageuses : aulnaies-saulaies à sphaignes sur tourbe, aulnaies à crin végétal, aulnaies à laîche allongée, aulnaies à populage et grandes laîches. Cet ensemble de vallons abrite plusieurs espèces protégées : lamproie de Planer, sonneur à ventre jaune, osmonde royale, fougère des marais, carex faux-souchet. Une hygrométrie élevée permet la rencontre d’espèces montagnardes ou subatlantiques inhabituelles en plaine. Dans la forêt communale de Liesle, un réseau de mares forestières installé sur des marnes assure une importante fonction de relais pour un riche cortège d’amphibiens. Elles sont colonisées en périphérie par des cariçaies, des aulnaies-frênaies amphibies abritant une très belle station de fougère des marais. La chênaie pédonculée-frênaie complète ces ensembles végétaux.

Sources[modifier | modifier le code]

Le réseau hydrographique dense est à l'origine de bon nombre de sources permanentes, réputées potables, dont la plus connue des Dolois est la fontaine des Prés Bas ou fontaine Lecomte. Sur la commune d' Étrepigney, en parcourant le sentier du guêpier, on découvrira la fontaine de la Jourmaine. Aménagée en 1994, cette source fraîche (11°) et très peu minéralisée a un débit de 1800 l/h ; elle alimente le Bi des Mouilles, petit ruisseau coulant 30 m plus bas.

Nombreuses sont les sources confidentielles dont la localisation ne figure pas sur les cartes au 1/25000e.

Ruisseaux[modifier | modifier le code]

Selon une étude financée par l'Europe (Life-Nature)[2], il y avait en 2006-2007 350 km de cours d'eau (dont seulement 20 km en régime permanent), avec :

  • 80 km de ruisseaux curés ou rectifiés (contribuant à sur-drainer la forêt)
  • 220 km contenant du bois mort
  • 5 km avec végétation inférieure à 3 m
  • 4 km avec ripisylve de résineux purs
  • pas ou peu d'espèces envahissantes sur les berges ou dans l'eau
  • avec :
    • 1200 gués (dont 930 présentant des berges dégradés) avec 52 km avec présence de cloisonnements
    • 400 passages busés, 30 ponts
    • 1330 pistes ou lignes de parcelles + 350 routes

Depuis, une partie des méandres antérieurement rectifiés ont été restaurés[2].

Historique[modifier | modifier le code]

La fragmentation forestière est un problème en forêt de Chaux ; fragmentée par 350 routes[2] se croisant à 7 carrefours principaux, et une voie ferrée qui traverse le massif.

À partir du XIIIe siècle elle abrita une population composée de bûcherons-charbonniers, forgerons, laveurs d'écorce… 600 personnes y séjournaient encore au début du XIXe siècle. De nos jours, elle abrite le plus grand cercle inhabité du département du Jura, avec 4 563 mètres de rayon[3].

Les possibilités offertes par les ressources en bois de chauffage de la forêt de Chaux ont déterminé le choix de cet emplacement pour édifier la saline royale d'Arc-et-Senans en 1775.

Écologie[modifier | modifier le code]

  • La forêt est classée Zone naturelle d'intérêt écologique, faunistique et floristique (ZNIEFF) de type II (sur un peu plus de 22 509 ha)[4].
  • La quasi-totalité du massif est classé Zone de protection spéciale (ZPS) du réseau Natura 2000, pour les oiseaux.
  • 1 900 ha du massif sont classés au titre de la directive habitat du réseau Natura 2000 pour sa partie dénommée « Vallons forestiers, rivières, ruisseaux, milieux humides et temporairemes de la forêt de Chaux ».
  • Une étude (ONF, 2006-2007) ayant montré qu'une partie importante du réseau des ruisseaux a été drainée (après guerre, dans le cadre de travaux dits d' assainissement des milieux hydromorphes ou qu'ils ont été dégradés par des aménagements divers. Ceci a contribué à diminuer l'inertie hydraulique du milieu et a rendre la forêt plus vulnérables aux sécheresses et donc au dérèglement climatique. L'ONF et l'Université de Franche-Comté ont mis en place un plan de restauration des ruisseaux de tête de bassin et de leurs méandres, financé par le programme Life, dit « Ruisseaux de tête de Bassin et faune patrimoniale associée ». Les ruisseaux qui avaient été rectifiés et plus ou moins canalisés ont été renaturés, en forçant l'eau à retrouver le cours des anciens méandres, au moyen de techniques douces de génie écologique (conservation des embâcles naturels et poses de bouchons (barrages) et contre-bouchons de terre sur les ruisseaux rectifiés). Ces travaux (2007-2008) ont porté leurs fruits. Le régime hydrique et l'effet tampon ayant été confirmé par une étude piezométrique (écoulement prolongé d'une semaine au printemps, et poches d'eau conservées 3 semaines de plus dans l'année). La faune invertébrée en bénéficie déjà après quelques dizaines de mois[5],[2],[6].

Flore et phytosociologie[modifier | modifier le code]

Le vaste ensemble feuillu collinéen de Chaux abritent 8 principaux groupements forestiers :

  • la chênaie sessiliflore-boulaie subcontinentale à luzule blanchâtre développée sur les versants bien exposés où affleure le cailloutis de la forêt de Chaux indique des conditions stationnelles extrêmement xériques et très acides. Elle se présente sous forme d’une cépée de chêne sessile sur un sous-bois clair peuplé d’abondants coussinets de Leucobryum glaucum. En Franche-Comté, on ne retrouve des forêts équivalentes que dans le massif de la Serre et dans les régions périvosgiennes ;
  • la hêtraie-chênaie-(charmaie) médioeuropéenne acidophile à luzule des bois et luzule blanche (Fago-Quercetum) couvre de larges superficies sur les plateaux du massif. Cette formation très frugale se développe sur des sols limoneux très oligotrophes affectés d’engorgements temporaires durant l’hiver et le printemps. Malgré ces conditions difficiles, les stations abritent une futaie mélangée de chênes et de hêtres d’assez bel aspect et de qualité moyenne ;
  • la chênaie pédonculée-boulaie (Molinio-Quercetum roboris) occupe les zones les plus engorgées des plateaux. Localement, elle couvre des surfaces assez importantes surtout au nord-est du massif. Il s’agit de formations boisées ouvertes, à base de chêne pédonculé, bouleau verruqueux et aulne, dominées au sol par la molinie. Elles proviennent souvent de la recolonisation d’anciens «vides» ou «places vaines» générés par une surexploitation historique (ancienne métallurgie) ; certaines zones comme «la Steppe» situées sur des sols très contraignants, ont résisté aux tentatives de boisements ;
  • la hêtraie-chênaie-charmaie médioeuropéenne mésotrophe à pâturin de Chaix (Poa chaixii-Carpinetum) relaie la hêtraie-chênaie acidiphile à Luzule en bordure de vallon et dans toutes les situations où le sol s’enrichit sensiblement en sels minéraux ;
  • la chênaie pédonculée à pâturin de Chaix et crin végétal (Poo chaixii-Quercetum robori) est l’association dominante des fonds de vallon bien alimentés en eau. Elle couvre de grandes surfaces dans la vallée de la Clauge et l’exubérance du crin végétal (herbe à matelas) lui donne localement une physionomie très particulière ;
  • le chenal parsemé d’îles sableuses de la Clauge accueille une aulnaie alluviale (Alno-Padion) à fougères de composition et d’aspect très originaux ;
  • des aulnaies marécageuses très diversifiées s’insèrent dans tout le système hydrographique. Elles sont bien développées en bordure de la vallée de la Clauge, des Doulonnes et caractérisent toute une série de vallons marécageux donnant sur la vallée du Doubs. Elles hébergent des espèces animales et végétales très particulières (fougère des marais, groupements à sphaigne, à grands carex ou à molinie bleue et calamagrostis…), elles participent beaucoup à la diversité d’ensemble du massif. L'aulnaie marécageuse à calamagrostis des marais sur tourbe de la forêt de Our constitue un exemple remarquable de ce type de groupement ;
  • la partie est du massif (forêts de Fourg et de Liesle) correspond à la bordure calcaire du Jura. Dans ces conditions, se développent d'autres formations forestières comme les hêtraies neutrophiles (ou hêtraie-chênaies) (Scillo-Carpinetum). Ce groupement montre une flore herbacée assez diversifiée dont quelques espèces remarquables comme le lys martagon ou l'isopyre faux pygamon[7].

Oiseaux[modifier | modifier le code]

Dans ce massif, où de grandes superficies sont particulièrement propices à la présence d’oiseaux caractéristiques des forêts vieillies, vivent plusieurs espèces de pics (mar, cendré, épeiche, épeichette et noir), des rapaces tels que la bondrée apivore et le milan noir[8], ainsi que la cigogne noire[9].

Champignons[modifier | modifier le code]

La forêt de Chaux a longtemps été réputée pour la cueillette d'espèces nobles de champignons comestibles (girolle, chanterelle en tube, trompette de la mort, cèpe de Bordeaux, etc.). Cette réputation, largement extra-régionale, a provoqué un afflux important de ramasseurs de champignons pratiquant d'importantes cueillettes. Le phénomène a pris une telle ampleur que l'Office national des forêts a réglementé la cueillette à 2 kg/personne/jour. Cette réglementation est maintenant obsolète, tant les nappes de champignons se sont raréfiées, en particulier les girolles.

Singularités[modifier | modifier le code]

Les colonnes Guidon de la forêt de Chaux[modifier | modifier le code]

Les huit colonnes Guidon de la forêt de Chaux ont été commandées par les Eaux et Forêts. Le devis réalisé par l’architecte Champonnois a été présenté le 1er décembre 1824. Elles ont été édifiées en 1826. Elles sont placées sur la route forestière du Grand Contour, la première se situe à l’ouest près de Dole et la huitième à l’est près de Fourg et Courtefontaine. Elles sont réalisées en pierre provenant principalement de la carrière de Courtefontaine. Chaque colonne a la forme d’une colonne dorique grecque et mesure 5 mètres sous le chapiteau pour un diamètre de 1,15 m à la base. Sur le chapiteau sont gravées sur deux côtés les noms des villages situés à l’extrémité des routes et sur les deux autres faces les lettres E (est) et O (ouest) indiquent les points cardinaux. Ces colonnes Guidon avaient pour rôle principal de guider les travailleurs de la forêt. Chaque colonne a coûté environ 550 francs de l’époque.

La 7e colonne, qui se situait à l’intersection de la route forestière du grand contour et du RD 31, fut détruite car elle était devenue gênante pour la circulation. En effet, un rapport du service vicinal du 28 avril 1938 a mis en évidence la dangerosité de l’édifice sur cet axe de communication. Ce rapport fut transmis à l’administration des Eaux et Forêts en lui demandant d’envisager au plus tôt la démolition de la 7e colonne. L’administration des Eaux et Forêts ordonna le 7 mai 1938 la suppression de cet ouvrage qui intervint en 1941. Les pierres issues de la démolition ont servi à l’empierrement de quelques entrées de lignes forestières situées à proximité. Cependant, une autre version existe et affirme que cette septième colonne a été démontée et emportée par les soldats allemands lors de la Seconde Guerre mondiale. Au printemps 2009, la cinquième colonne a été renversée par un camion, et évacuée. Après 2 ans d'absence, elle a été reconstruite en décembre 2011[10].

L'ensemble des colonnes d'origine a été inscrit monument historique par arrêté du 5 novembre 2013[11].

Les baraques du 14[modifier | modifier le code]

Dernier hameau des bûcherons-charbonniers qui peuplaient autrefois la forêt de Chaux, le site des baraques du 14 est devenu le lieu incontournable de découverte de cette forêt. Quatre habitations, deux fours à pain et un rucher composent cet habitat dont la plus ancienne maison date du XVIe siècle. Un sentier forestier permet la découverte d’autres éléments de ce patrimoine dont un chantier de carbonisation. Ce site est animé de fêtes, expositions et veillées en période estivale[12].

Les chênes sacrés ou chênes à la Vierge[modifier | modifier le code]

Les Celtes considéraient les chênes de la forêt de Chaux comme les piliers d’un temple où ils invoquaient leur déesse mère. Les chrétiens ont assimilé cette croyance en incorporant dans ces arbres des statuettes de la Vierge. Six chênes sacrés sont encore visibles dont le plus vieux a 500 ans (il est situé près de Falletans). Renouant avec cette tradition, les gens de Chaux installèrent une vierge en 1993, dans un chêne proche de la deuxième colonne (sur la route forestière)[13].

Chasse[modifier | modifier le code]

C'est une partie importante du revenu de l'ONF pour environ 15 % en FD de Chaux.

Gestion de la population de Cerf élaphe[modifier | modifier le code]

Le plan de chasse 2008/2009 a fait la "une" de l'actualité régionale à l'automne 2008. En effet, l'Office national des forêts a assigné à la Fédération des Chasseurs un tableau de chasse potentiel de 225 têtes (mâles, femelles et juvéniles). La population a été estimée par l'ONF à 550 individus. L'ONF, qui a entre autres pour mission de garantir la pérennité des forêts soumises au Régime forestier, justifie une diminution du cheptel de cerf élaphe au regard des dégâts conséquents de ces populations sur les jeunes semis d'essences de reboisement (on parle d'abroutissements). Au comptage du gibier 2008, critiqué par les chasseurs et les associations de protection de la nature, ont succédé des recours auprès du tribunal administratif de Besançon et une saisie du ministère de l'Écologie, de l'Énergie, du Développement durable et de l'Aménagement du territoire par la Fondation Brigitte Bardot. Finalement, l'arrêté préfectoral a été suspendu dans l'attente d'un nouveau comptage paritaire entre l'ONF et la Fédération des Chasseurs. Le nombre de cerfs élaphes finalement prélevé a été de 188 têtes au 4 janvier 2009[14].

Dans la littérature[modifier | modifier le code]

La forêt de Chaux est le théâtre des romans de Jean-Louis Foncine La Bande des Ayacks, La Forêt qui n'en finit pas et Les Chroniques du Pays Perdu. Le Relais de la Chance au Roy se passe dans la proche forêt de la Serre.

Elle est aussi présente dans des romans de Bernard Clavel, une forêt qu'il connaît fort bien pour l'avoir parcourue quand il venait en vacances chez son oncle et sa tante à Dole. Il y fait référence à deux occasions importantes, d'abord dans son roman Le Tambour du bief où le héros va se retirer après qu'il a été mis d'office à la retraite.

On retrouve encore la présence de la forêt dans le cycle Les Colonnes du ciel qu'il consacre à la guerre de Dix Ans qui a sévi en Franche-Comté sous Louis XIII. Les habitants de La Vieille-Loye située dans la forêt sont contraints par la guerre de quitter leur village où ils ne reviendront que dans le tome IV de la série, intitulé Marie bon pain.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Bulletin de l'Association française pour l'étude du Quaternaire, Jura et Vosges, Rapport de M. Campy ; Guides géologiques régionaux, Jura, M. Chauve
  2. a, b, c et d Auge Vincent (ONF)  ; Comment réduire l'impact de l'exploitation forestière et des travaux mécanisés sur le réseau hydrographique ? Le Schéma de desserte et d'exploitatabilité « orienté eau », ONF-LIFE Ruisseaux, 81 p
  3. Mathieu Garnier, « Où se trouve le plus grand « trou perdu » de France ? », sur Slate.fr, .
  4. Informations environnementales de la DREAL de Franche-Comté, avec carte
  5. V. Pereira et E. Lucot ; Restauration des ruisseaux temporaires et de la réserve en eau des sols de la forêt de Chaux (39) ; Zones humides Info, no 67 p. 15-16, 1er trim 2010
  6. Lavez R ; Spécificités des cours d'eau forestiers, y compris temporaires. Synthèse bibliographique, 27 p.
  7. Rapport Natura 2000 DIREN Franche-Comté FR4301317-pSIC
  8. « Atlas des oiseaux nicheurs - Franche-Comté », (consulté le 5 avril 2015)
  9. « Carnet rose pour cigogne noire », (consulté le 4 avril 2015)
  10. « Les Colonnes de la forêt de Chaux », sur www.racinescomtoises.net (consulté le 14 septembre 2010)
  11. Notice no PA39000111, base Mérimée, ministère français de la Culture
  12. « L’habitat des bûcherons-charbonniers », sur juramusees.fr (consulté le 14 septembre 2010)
  13. [PDF]« Le pays dolois et la Bresse jurassienne », sur cdt-jura.fr (consulté le 14 septembre 2010)
  14. « Chaux : chasseurs et forestiers ensemble sur les traces du cerf », sur www.leprogres.fr (consulté le 14 septembre 2010)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]