Chambre des représentants (Libye)

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Chambre des représentants
مجلس النواب
Majlis al-Nuwaab

Description de l'image Chambre des représentants libyenne.png.
Type
Type Chambre basse
Présidence
Président Aguila Salah Issa
Structure
Membres 200
Description de cette image, également commentée ci-après
Composition actuelle.
Groupes politiques
  •      Indépendants: 188 sièges

  •      Sièges vacants: 12 sièges
  • Élection
    Dernière élection 25 juin 2014

    Tobrouk (Libye)

    Divers
    Site web http://www.libyan-parliament.org

    La Chambre des représentants ou Conseil des députés (en arabe : مجلس النواب, Majlis al-Nuwaab) est, de 2014 à 2016 le Parlement monocaméral de la Libye, dont les 200 membres sont élus le 25 juin 2014. Il est en fonction depuis le 4 août de la même année. En avril 2016, elle devient la chambre basse du Parlement libyen, après la création du Haut Conseil d'État qui fait office de chambre haute.

    Création[modifier | modifier le code]

    Le 30 mars 2014, le Congrès général national, le Parlement de transition de la Libye post-Kadhafi, décide de convoquer les électeurs libyens le 25 juin suivant afin d'élire un nouveau corps législatif appelé Chambre des représentants [1].

    Élections[modifier | modifier le code]

    Le 25 juin 2014, les élections se déroulent dans un climat tendu et sont marquées par un faible taux de participation[2]. En raison des troubles qui affectent le pays, seuls 188 sièges peuvent être pourvus.

    Installation[modifier | modifier le code]

    En raison de la guerre civile, et en désaccord avec le Congrès général national maintenu, la Chambre doit s'installer à Tobrouk. Elle se réunit pour sa session inaugurale le 4 août 2014 en présence de seulement 160 membres sur les 188 élus en juin. Ils procèdent à l'élection de leur président Aguila Salah Issa[3].

    Invalidation[modifier | modifier le code]

    Le 6 novembre suivant, la Cour suprême libyenne, qui siège à Tripoli, invalide une disposition de la Constitution provisoire du pays et, de fait, annule les élections du 25 juin précédent. Malgré cela, le Conseil décide de passer outre à ce verdict, considérant que celui-ci a été rendu « sous la menace des armes » des militants islamistes[4].

    Le , le Parlement vote une prolongation de ses activités, qui devaient cesser le 20 octobre, à une date indéterminée[5].

    Travaux[modifier | modifier le code]

    En janvier 2018, Jaballah al-Chibani, membre de la Chambre des députés représentant la ville de Tawarga, qualifie la révolution de février 2011 de « catastrophe », ajoutant que ceux qui diraient le contraire seraient « soit des profiteurs, soit des hypocrites », ajoutant que Kadhafi « est plus honnête qu'[eux] »[6]. Ceci conduit à l'ouverture d'une enquête parlementaire à son encontre, puisque tout député est tenu à respecter les « buts de la révolution », tandis que certains de ses collègues profèrent des insultes racistes à son égard, comme « esclave »[6]. Au même moment, malgré la signature d'un accord autorisant les habitants à revenir dans leur ville, les milices de la ville rivale de Misrata, qui ont pillé et brûlé la ville, les en ont empêchés[7]. La signature de cet accord serait l'une des motivations du meurtre du maire de Misrata, Mohamad Echtewi, en décembre 2017[7].

    Références[modifier | modifier le code]