Mouvement pour la justice et l'égalité

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Mouvement pour la justice et l'égalité
Image illustrative de l’article Mouvement pour la justice et l'égalité

Idéologie Islamisme
Fédéralisme
Statut Actif
Fondation
Date de formation 2000
Pays d'origine Soudan
Actions
Zone d'opération Soudan, Tchad, Libye
Organisation
Chefs principaux Khalil Ibrahim
Guerre du Darfour
Conflit au Sud-Kordofan
Deuxième guerre civile libyenne

Le Mouvement pour la justice et l'égalité (arabe : حركة العدل والمساواة, Ḥarakat al-ʿAdl wal-musāwāh ) ou encore en anglais Justice and Equality Movement (JEM) est un groupe rebelle engagé dans le conflit au Darfour, au Soudan.

Son dirigeant est Khalil Ibrahim. Comme d'autres mouvements militaires tel l'Armée de libération du Soudan, le MJE se bat contre les miliciens janjawid proches du gouvernement.

Logos[modifier | modifier le code]

Drapeaux[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

Le MJE a une idéologie islamiste. Il est probablement lié à Hassan al-Tourabi, bien que les intéressés le contestent.

Le , le MJE et l'Armée de libération du Soudan ainsi que d'autres petits groupes opposés au gouvernement de Khartoum ont formé une Alliance des Forces révolutionnaires du Soudan occidental.

Au fil des années, principalement depuis 2006, les Zaghawas tchadiens deviennent majoritaires en son sein et le mouvement se lie de près à l'entourage du président Idriss Déby, devenant supplétif de l'armée tchadienne, collaborant avec ses anciens ennemis, les hommes de Mahamat Nour, et ne menant quasiment plus d'actions au Soudan.

Le , le groupe lance une attaque sur Khartoum, l'opération Bras long[1],[2].

Le , le mouvement a exécuté cinq otages chinois sur les neuf qu'il avait enlevés le 18 octobre[3].

En Libye[modifier | modifier le code]

Le MJE est aujourd'hui implanté dans le sud de la Libye et un de ses responsables est Ibrahim Al-Bagdadi[4] et avec l'implication de Yahya Omda, « Artillery Chief of Staff » du MJE[5]. Ce groupe est réputé servir de mercenaire à l'Armée nationale libyenne du maréchal Khalifa Haftar[4].

Des commandants qui ont quitté le MJE se sont aussi impliqués dans le conflit libyen, comme Abdallah Jana, qui est entré en Libye en 2016 avec 13 véhicules mais en disposerait de près de 70 en février 2017, ou encore Abdallah Banda, qui aurait facilité les contacts entre les groupes armés libyens et darfouri[5].

Toutefois, après que des combattants du MJE ont tué six membres de l'ANL près de l'oasis d'al-Jaghboub le 15 janvier 2018, cette dernière répliqua par l'opération Colère du Désert cinq jours plus tard. Cette opération consista en des frappes aériennes sur de supposés combattants rebelles tchadiens et soudanais dans l'oasis de Rabiana, à 150 km à l'ouest de Koufra[6]. Cette zone avait déjà été le théâtre de combats en octobre 2016 entre le MJE et une milice de Koufra, Subul al-Salam[6].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Amnesty : La crise du Darfour gagne la capitale soudanaise
  2. Sudan Tribune : La bataille d'Omdourman
  3. : Soudan: cinq des otages chinois tués par leurs ravisseurs, Lapresse, 27 octobre 2008
  4. a et b (en) Thomas Howes-Ward, « Libya’s Foreign Militias », Carnegie Endowment for International Peace,‎ (lire en ligne, consulté le 16 janvier 2019).
  5. a et b Panel of Experts on Libya, « Final report of the Panel of Experts on Libya established pursuant to resolution 1973 (2011) », sur Organisation des Nations unies, (consulté le 20 janvier 2019).
  6. a et b (en) Andrew McGregor, « Salafists, Mercenaries and Body Snatchers: The War for Libya’s South », Terrorism Monitor, vol. 16, no 7,‎ (lire en ligne, consulté le 18 janvier 2019).

Lien externe[modifier | modifier le code]