Armée de libération du Soudan

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Drapeau du Mouvement de libération du Soudan.

L'Armée de libération du Soudan (ALS) est à sa création le principal groupe rebelle du Darfour, bras armé du Mouvement de libération du Soudan (MLS). En 2006, le mouvement s'est divisé en deux factions : la faction d'Abdul Wahid al Nur, son fondateur, et la faction Minni Arkou Minaoui, son secrétaire général, selon des lignes ethniques et politiques.

Fondé en 1993 par Abdelwahid al-Nour à l'université de Khartoum lors de ses études de droit, le MLS a intégré en 2004 l'Alliance démocratique nationale, aux côtés du Mouvement populaire de libération du Soudan et de son bras armé l'Armée populaire de libération du Soudan, qui agit au Soudan du Sud. Il revendique un État démocratique, libéral, fédéral et laïc dans lequel tous les citoyens seraient égaux quelles que soient leur convictions religieuses, politiques et leurs traditions culturelles.

Ses combattants, généralement très jeunes, forment une troupe d'environ 10 000 hommes, réputée pour être extrêmement disciplinée.

Abdelwahid al-Nour est membre de l'ethnie Four. Aujourd'hui réfugié en France[1].il ne dirige aujourd'hui[Quand ?] qu'une faction minoritaire. Minni Arkou Minaoui est un Zaghawa. Minni Minaoui, secrétaire-général du mouvement avant de faire sécession, de signer l'accord d'Abuja (2004) et d'intégrer le gouvernement de Khartoum.

La plus grande faction est l'ALS-Unité, assez proche du MJE.

En août 2008, un Boeing 737 est détourné par des pirates de l'air se réclamant de l'ALS. Abdelwahid al-Nour, néanmoins, dément toute implication du mouvement dans cet acte de piraterie, soutenu en cela par le ministre français des Affaires étrangères, Bernard Kouchner[1]. Al-Nour parle d'une tentative de manipulation de la part de Khartoum. Les pirates ont été détenus en Libye[1].

Actuellement, les deux principales factions de l'ALS, celle de Minaoui et de Nour, sont présentes dans le Sud de la Libye, notamment dans le Fezzan, et qui se sont toutes deux mises au service du maréchal Haftar[2],[3].

Les effectifs de la seule branche de Nour pourraient s'élever à 1 500 combattants et se serait engagée comme mercenaire au sein de l'ANL au milieu de l'année 2016[4].

L'ALS de la faction de Minni Minnawi (ALS-MM) a pour sa part commencé son déploiement dès mars 2015 dans les zones d'Oubari, al-Waw et al-Wigh. En mars 2016, elle a joué un rôle clé pour s'emparer et protéger les installations pétrolières[4].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. a b et c Michel Despratx, Le mystère du Boeing détourné sur la France, Bakchich, 29 août 2008.
  2. Arnaud Delalande, « Forces on the Libyan ground: Who is Who », Italian Institute for International Political Studies,‎ (lire en ligne, consulté le 19 janvier 2019).
  3. (en) Thomas Howes-Ward, « Libya’s Foreign Militias », Carnegie Endowment for International Peace,‎ (lire en ligne, consulté le 16 janvier 2019).
  4. a et b Panel of Experts on Libya, « Final report of the Panel of Experts on Libya established pursuant to resolution 1973 (2011) », sur Organisation des Nations unies, (consulté le 20 janvier 2019).