Bernard d'Espagnat

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Bernard d'Espagnat
Naissance
Fourmagnac (France)
Décès (à 93 ans)
Paris (France)
Nationalité Drapeau de la France Français
Champs Physique
Institutions Centre d'études et de recherches nucléaires (CERN)
Université Paris-Sud 11
Diplôme École polytechnique
Institut Henri-Poincaré

Bernard d’Espagnat, né le à Fourmagnac, et mort le à Paris[1], est un physicien français.

Biographie[modifier | modifier le code]

Il est membre de l'Académie des sciences morales et politiques à partir de 1996, professeur émérite de l'Université Paris Orsay, désormais université Paris Sud, membre de l'Académie internationale de philosophie des sciences (Bruxelles) à partir de 1975 et de l'université interdisciplinaire de Paris.

À partir de la fin des années 1960, il se distingue par ses travaux sur les enjeux philosophiques de la mécanique quantique et, en particulier, par sa conception du « réel voilé », qui constitue une approche originale du réalisme en physique.

Il est le fils du peintre Georges d'Espagnat (1870-1950), auquel il a consacré un ouvrage.

Éducation et carrière[modifier | modifier le code]

Bernard d'Espagnat a obtenu son doctorat à l'École polytechnique, qu'il a intégrée en 1942[2], et à l'Institut Henri-Poincaré (promotion Louis de Broglie). Il débute sa carrière en tant que chercheur au Centre national de la recherche scientifique (CNRS), de 1947 à 1957. Durant cette période, il travaille également avec le physicien Enrico Fermi à Chicago (1951-1952) et sur un projet de recherche mené par Niels Bohr à l'Institut de Copenhague (1953-1954). Il poursuit sa carrière scientifique en rejoignant le Centre d'études et de recherches nucléaires (CERN), à Genève, et comme physicien théorique à l'institution qui succéde au CERN, l'Organisation européenne pour la recherche nucléaire (1954-1959).

De 1959 à sa retraite, en 1987, il enseigne à la Faculté des sciences de la Sorbonne. Il dirige le Laboratoire de physique théorique et des particules élémentaires de l'Université Paris-Sud 11, à Orsay (1980-1987). Par ailleurs, il est professeur invité à l’université du Texas à Austin, en 1977, et à l'université de Californie à Santa Barbara, en 1984. En 2009, il se voit décerner le prix Templeton.

Il a en particulier contribué à éclaircir les enjeux théoriques des expériences d’Alain Aspect sur le paradoxe EPR[3].

Ouvrages[modifier | modifier le code]

  • Conceptions de la physique contemporaine ; les interprétations de la mécanique quantique et de la mesure (1965)
  • Conceptual Foundations of Quantum Mechanics (1971)
  • À la recherche du réel - Le regard d’un physicien, Gauthier-Villars, 1979 réédition Pocket, 1991
  • Un Atome de sagesse, propos d’un physicien sur le réel voilé (1982)
  • Nonseparability and the Tentative Descriptions of Reality (1984)
  • Une incertaine réalité - Le monde quantique, la connaissance et la durée, Gauthier-Villars, 1985 réédition Fayard, 1993
  • Penser la science ou les enjeux du savoir (1990)
  • Georges d’Espagnat (1990)
  • Regards sur la matière des quanta et des choses (en collaboration avec Étienne Klein) (1993)
  • Le réel voilé - Analyse des concepts quantiques, Fayard, 1994
  • Physique et réalité, un débat avec Bernard d’Espagnat (1997)
  • Ondine et les feux du savoir. Carnets d'une petite sirène (1998)
  • Traité de physique et de philosophie (2002)
  • Candide et le physicien (avec Claude Saliceti, 2008)

Débats[modifier | modifier le code]

Références[modifier | modifier le code]

  1. Dennis Oberbye « Bernard d’Espagnat, 93, Physicist, Dies; Sought Implications of Quantum Theory » , nytimes.com, 15 août 2015.
  2. « Bernard d'espagnat, le physicien du réel voilé », sur ''La Recherche'',‎ (consulté le 10 août 2015)
  3. Bernard d'Espagnat, Le réel voilé, Paris, Fayard, 1994, p. 241 ss.

Liens externes[modifier | modifier le code]