Ventron
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| Ventron | ||
L'érmitage Frère Joseph |
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Blason |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Région | Lorraine | |
| Département | Vosges | |
| Arrondissement | Épinal | |
| Canton | Saulxures-sur-Moselotte | |
| Intercommunalité | Communauté de communes de la Haute Moselotte | |
| Maire Mandat |
Jean-Claude Dousteyssier 2008 - 2014 |
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| Code postal | 88310 | |
| Code commune | 88500 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Véternat(e)s | |
| Population municipale |
927 hab. (2010) | |
| Densité | 37 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | 631 m (min. : 570 m) (max. : 1 202 m) | |
| Superficie | 24,97 km2 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | www.ventron.fr | |
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Ventron (prononcer Vèn-tron) est une commune du nord-est de la France, dans le département des Vosges et le canton de Saulxures-sur-Moselotte. Elle fait partie de l'aire urbaine de La Bresse et de la communauté de communes de la Haute Moselotte.
Ses habitants sont appelés les Véternats.
Sommaire |
Géographie [modifier]
La commune est située à 6 km de Cornimont dont elle partage le code postal, à 13 km du Thillot, à 30 km de Remiremont et 30 km de Thann. Le col du Page (957 m) permet de rejoindre Bussang par une route forestière. Ventron est aussi limitrophe de l'Alsace, relié à la vallée de la Thur par le col d'Oderen. Son point culminant est le Grand Ventron, à 1 202 m d'altitude, où le large panorama s'accompagne d'une table d'orientation. Le point le plus bas accuse 570 m, en direction de Travexin. Le ruisseau qui traverse le village est simplement nommé le Ventron, il est affluent gauche de la Moselotte.
Histoire [modifier]
Les origines de Ventron remonteraient à l'époque des défrichements effectués après le Xe siècle par des pâtres venus du versant oriental et qui élevèrent des huttes et des étables d'hiver, d'où le nom de Winterung « hivernage », puis Winterau (Wynterau dans un document datant de 1579) et enfin Ventron prononcé « Vèn-tron ».
En 1571, M. d’Elley de Maillanne, seigneur de Ventron, affranchit les habitants du droit de mainmorte vis-à-vis des héritages immobiliers. En 1617, Jean des Porcellets de Maillane, évêque et comte de Toul, seigneur de Ventron, étend cette dérogation aux biens meubles et immeubles. Il fait également ériger une chapelle sous l’invocation de saint Claude. Celle-ci est agrandie et convertie en église en 1730. Détruite, elle est remplacée en 1842 par l’église actuelle.
Ventron dépendait, jusqu’au début du XVIIIe siècle du bailliage des Vosges et du ban de Vagney. En 1751, la commune dépendait du bailliage de Remiremont et en 1790, du district de Remiremont et du canton de Cornimont.
L’ancienne mairie, sous le nom de corps de garde, date de 1790. En 1824, la commune achète un immeuble, qui abrite à la fois l’école mixte, la mairie et le presbytère. Pour remplacer la précédente tombée en ruine, une nouvelle mairie, comprenant une nouvelle école, un bureau de poste et télégraphe, est construite en 1880.
Au fil de son histoire, de par sa position stratégique au pied du col d'Oderen, frontière allemande jusque 1914, le village a connu et subi de nombreux conflits. Lors de la dernière guerre, en 1940, la crête secondaire qui passe par le Grand Ventron, le Felsach, le col d'Oderen est souvent citée comme un itinéraire privilégié par les soldats français qui fuyaient du nord vers la zone libre. À cette occasion, à la chaume du Grand Ventron, le chalet du club alpin français cachait, restaurait, habillait cette armée en fuite avec la complicité du village.
En septembre 1944, les troupes de libération s'infiltraient et prenaient position sur les sommets nord de la commune : Tomteux, Écharges. Les forces allemandes s'arc-boutaient sur le massif sud du col d'Oderen à la Ronde Brûche, entre les deux, dans la vallée, les habitants : hommes, femmes, enfants, pour échapper aux tirs dont ils étaient les objets, s'installèrent et organisèrent leur vie dans les caves des maisons sur la période qui couvre la mi-octobre 1944 au 8 novembre. Les combattants des deux camps ne supportaient aucun mouvement dans la vallée, et les victimes civiles furent nombreuses qui sortaient imprudemment en pleine journée. Cette vie souterraine s'interrompit le 8 novembre par la déportation des hommes valides en Allemagne et par l'évacuation, le lendemain, des femmes, des enfants et des vieillards en zone libérée, à l'ouest du département des Vosges. Cette évacuation qui s'est déroulée sous les bombes, dans une tempête de neige, laissait à l'abandon, pour de longs mois, habitats, mobiliers, cheptels aux mains des occupants, des libérateurs, des trafiquants, mais elle mettait aussi en évidence la capacité d'entre-aide des communes de l'Ouest vosgien en faisant naître des amitiés jamais démenties : Tignécourt, Blevaincourt... Au retour, au printemps 1945, toutes les familles du village étaient ruinées, les biens anéantis. Alors, Ventron s'est remis au travail.
Pour ces raisons, le 27 mai 1952, la commune de Ventron a été citée à la croix de guerre avec étoile d'argent : « Petite commune de la montagne qui s'est trouvée pendant plusieurs semaines en pleine zone de combat. A payé un lourd tribut à la cause de la Liberté. Sa population a fait preuve d'un magnifique courage et du plus pur patriotisme.»
| Blasonnement :
Taillé : au premier d’argent à la crosse épiscopale issante de sable, au second d’azur au lion léopardé d’or.
Commentaires : La crosse rappelle que Jean des Porcellets, évêque de Toul, affranchit les habitants du lieu en 1617. Le lion léopardé est extrait des armes de Charles François, comte de Serre, qui donna ses forêts aux habitants de Ventron en 1704 ; ce meuble se retrouve sur le blason de Pagny-sur-Moselle.
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Sports d'hiver [modifier]
La station de sports d'hiver de Frère-Joseph, dont le domaine empiète sur la commune du Ménil, est située juste au-dessus de Ventron. Elle comporte un télésiège et huit téléskis qui desservent une douzaine de pistes de ski dont une noire. Le domaine est également traversé par 16 km de pistes de ski de fond et des chemins de randonnée à pied ou en raquettes.
Patrimoine [modifier]
- Chapelle de Frère Joseph, en mémoire de l'ermite Pierre-Joseph Formet, né en Haute-Saône en 1724, mort en 1784 après 30 ans de recueillement sur une hauteur de Ventron.
- Ermitage du Frère Joseph[1].
- Église Saint-Claude, datée de 1841.
- Centre de Cultures Scientifiques, Technique et Industrielle (CCSTI), celui de Ventron, avec son musée textile des Vosges dans les murs d'un tissage construit en 1830, a été reconnu d’intérêt régional par la Région Lorraine le 7 mai 1987[2].
- La réserve naturelle nationale du Massif du Grand Ventron qui abrite encore le grand tétras (ou coq de bruyère), grâce à la préservation de la forêt primaire.
Administration [modifier]
Démographie [modifier]
En 2010, la commune comptait 927 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
Événements [modifier]
- Janvier
- Séminaire d'intégration des élèves de l'École nationale d'administration qui choisissent à cette occasion leur nom de promotion
- Juillet
- Feu de la Saint-Jean tous les derniers samedis de juillet, organisé par les conscrits
- Août
- Marché artisanal tous les premiers dimanches d'août avec une affluence moyenne de 5000 visiteurs
- Course du Grand Tétras avec arrivée à proximité de la station de ski
- Septembre
- Séminaire d'intégration des élèves de l'Institut régional d'administration de Metz qui choisissent à cette occasion leur nom de promotion
- Décembre
- Marché de Noël
Jumelage [modifier]
Ventron est jumelé avec Plounéventer, commune du Finistère, depuis le 24 mai 1990.
Personnalités [modifier]
- Jean des Porcellets de Maillane, de la célèbre et illustre Maison de Provence du même nom.
- Pierre-Joseph Formet (1724-1784), ermite plus connu sous le nom de Frère Joseph. Le pape Léon XIII l'a décrété vénérable le 22 avril 1903.
- Les trois sœurs, Thérèse, Anne-Marie et Marguerite Leduc, skieuses de l'équipe de France aux JO de Squaw Valley (É.-U.) en 1960, sont véternates. Thérèse Leduc a donné son nom à une piste de ski bleue du domaine skiable.
Bibliographie [modifier]
- Nicole Lemaître, Montagnes sacrées d’Europe. Actes du colloque « Religions et montagnes », Tarbes, 2005, 427 p. (ISBN 2-85944-516-1).
Actes du colloque "Religion et montagnes", Tarbes, 30 mai-2 juin 2002 / textes réunis et publiés par Serge Brunet, Dominique Julia et Nicole Lemaître. Pages 109 à 119, par Marie-Hélène Colin – Université de Nancy 2 : L’ermite des montagnes ? L’érémitisme dans la France du Nord-Est : Joseph Formet dit frère Joseph, choisit en 1751 les sommets dominants du village de Ventron (88) dans les Hautes-Vosges comme lieu de retraite pp 227 à 234
Liens externes [modifier]
- (fr) Le site de la commune de Ventron
- (fr) Le site de l'office de tourisme
- (fr) Cartes postales anciennes des Vosges, Les villages photographiés, le massif vosgien : Ventron,...
- Le site de la station de ski
- (fr) Ventron sur le site de l'Insee
- (fr) Le patrimoine architectural et mobilier de la commune sur le site officiel du ministère français de la Culture (Bases Mérimée, Palissy, Palissy, Mémoire, ArchiDoc), Médiathèque de l'architecture et du patrimoine (archives photographiques) diffusion RMN, et service régional de l'inventaire général de la Région Lorraine
- (fr) Site de la Direction Régionale de l’Environnement, de l'Aménagement et du Logement (DREAL) et Carte globale Lorraine CARMEN - DREAL Lorraine
Notes et références [modifier]
Notes [modifier]
- Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
- Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.
Références [modifier]
- Notice no PA00125547, base Mérimée, ministère français de la Culture Ermitage du frère Joseph inscrit par arrêté du 5 avril 1993
- (fr) Le musée du textile
- Archives départementales des Vosges]
- Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
- Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2006, 2007, 2008, 2009, 2010
