Château de Wideville

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Château de Wideville
Château de Wideville
Château de Wideville
Présentation
Propriétaire personne privée
Protection Logo monument historique Classé MH (1977)
Géographie
Pays Drapeau de la France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Commune Crespières
Localisation
Coordonnées 48° 52′ 19″ N 1° 56′ 08″ E / 48.8719, 1.935548° 52′ 19″ Nord 1° 56′ 08″ Est / 48.8719, 1.9355  

Géolocalisation sur la carte : Yvelines

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Château de Wideville

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(Voir situation sur carte : France)
Château de Wideville

Le château de Wideville est situé en France sur la commune de Crespières dans le département des Yvelines, en région Île-de-France, à 17 km à l'ouest de Saint-Germain-en-Laye.

Château de style Louis XIII, il est situé à la limite entre Crespières et Davron.

Le nom de Wideville pourrait provenir du nom d'un compagnon de Guillaume Le Conquérant, Hugues de Guideville, qui aurait perdu son "g", pour donner Udeville, puis Videville en 1366. Le nom Wideville existe également en Angleterre.

Histoire[modifier | modifier le code]

Le domaine de Wideville appartient au XVIe siècle à René de Longueil, marquis de Maisons, gouverneur de Saint-Germain. Le domaine est vendu en 1579 par les héritiers de Pierre Picquet, trésorier de la reine de Navarre, à Benoît Milon, premier intendant des finances d'Henri III puis gestionnaire des finances de la Ligue. Il y fait construire le château actuel sur l'emplacement d'un ancien manoir, de 1580 à 1584, selon les plans des « maisons des champs » de Jacques Androuet du Cerceau, issus de son Livre d'Architecture […] pour seigneurs, gentilshommes et autres qui voudront bastir aux champs. Le château est remanié en 1620 par Claude de Bullion, surintendant des finances de Louis XIII, qui fait redessiner et embellir les jardins en les agrémentant de fabriques. Un demi-siècle plus tard, Noël de Bullion agrandit le domaine et fait bâtir le colombier.

En 1870, le château est la propriété du Comte de Galard, qui y entreprend de sévères restaurations extérieures (ravalement des maçonneries) et intérieures (suppression de la vis, rénovations des peintures des solivages et faux enduits sur les murs et les voûtes), mais sans que soient modifiées les principales dispositions.

Parmi ses propriétaires célèbres, citons le duc d'Uzès (Jean-Charles de Crussol), la duchesse de Châtillon, et Bonabes VI Louis Victurnien Alexis, marquis de Rougé.

Il est actuellement la propriété du couturier italien Valentino Garavani.

Architecture[modifier | modifier le code]

Isolé sur une plate-forme ceinte de fossés cantonné de petits bastions en brique qui rendaient inutiles les ailes en retour et le mur de clôture traditionnel, Wideville est composé d'un corps de logis unique animé d'un haut pavillon central et de deux petits pavillons latéraux aux extrémités des deux corps longitudinaux plus bas, formule héritée de Jacques Androuet du Cerceau.

Le plan de l'édifice s'apparente à ceux de Du Cerceau, dans la disposition symétrique des appartements (deux à chaque étage de part et d'autre des vestibules et des salles du pavillon central.

Il s'agit d'une élévation d'une grande simplicité. Les façades sont composées d'un parement en briques et les chambranles harpées des fenêtres sont en pierre blanche de Crespières. Le seul ornement réside dans la façade arrière avec deux travées de niches des tableaux laissés nus entre les baies. Elles avaient été garnies en 1630 des statues des quatre éléments de Jacques Sarrazin.

Les combles sont éclairés d'oculi à bossages chanfreinés, d'un type courant chez Du Cerceau. Ils alternent avec des lucarnes à fronton, à base interrompues et ailerons.

L'entrée se présente sous la forme d'un portique, au dessin proche de celui que Philibert de l'Orme réalisa en 1550 à Saint-Léger-en-Yvelines.

Intérieur[modifier | modifier le code]

Le logis possède quatre cheminées sculptées, attribuées à Mathieu Jacquet (fin du XVIIe siècle), dont l'une présente une peinture de nature morte à personnage par Louise Moillon (vers 1633).

Les pièces du rez-de-chaussée sont ornées de poutrelles anciennes peintes par Simon Vouet.

Les escaliers à vis et montée droite possèdent des balustrades en bois.

Jardins[modifier | modifier le code]

  • L'ermitage, datant du XVIIIe siècle, est orné de boiseries de style Louis XV.

Il ne reste des bâtiments des jardins anciens plus aucune trace, hormis la grotte, presque intacte, qui est le seul vestige visible. Les autres éléments ont été détruits, notamment en 1733.

  • À l'extérieur des douves était construite une galerie ouverte menant à une petite chapelle élevée pour Benoît Milon, décorée en 1584 de peintures de Toussaint Dubreuil (disparues).
  • Grotte artificielle, l'une des dernières existantes, édifiée entre 1635 et 1636 par l'italien Thomas Francine, intendant général des fontaines du roi, dans un style proche de la grotte du palais du Luxembourg (1630). Son décor intérieur est en mosaïque de pierres et de coquillages, et des sculptures de stuc encadrant un plafond peint par Simon Vouet (Le Parnasse au plafond, Jupiter et Antiope sur les voussures...), restauré de 1970 à 1976. Les sculptures en stuc sont de Jacques Sarrazin et Philippe de Buyster. Les grilles en fer forgé à décor floral en tôle martelée qui en ferment l'entrée et les trois baies d'ouvertures sont l'œuvre du serrurier parisien François Marchand (1636). Les murs sont décorés de coquillages et cristaux polychromes. Elle se présente sous la forme d'un petit bâtiment sur plan carré avec une façade en arc triomphal. Elle est recouverte de congélation. Elle se trouvait à l'origine au fond d'un nymphée qui était composé d'un enclos carré aux murs creusés sur leurs faces internes de niches, dans lesquelles étaient disposées des statues de dieux et de déesses réalisées par Philippe de Buyster. Ce nymphée, probablement construit par l'architecte Lemercier, enfermait en son centre un bassin carré. Détruit en 1819, seules sept statues ont été sauvées. Elles ornent aujourd'hui le tapis vert à l'entrée du château.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Marquis de Galard, Monographie du Château de Wideville, Librairie générale, 1879.
  • C.Grodecki, La construction du Château de Wideville, in Bulletin monumental, 136, 1978, pp.135-175.

Liens externes[modifier | modifier le code]