André Leon Talley

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
André Leon Talley en 2009.
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Talley.

André Leon Talley, souvent surnommé par l'acronyme ALT, est un journaliste de mode américain francophile né en 1948. Il est l'un des éditeurs du magazine Vogue américain jusqu'en 2013 où il intègre Numéro Russia.

Biographie[modifier | modifier le code]

Enfance[modifier | modifier le code]

André Leon Talley est né en 1948 à Washington[1] et est élevé par sa grand-mère[2] domestique. Il passe son enfance à Durham, en Caroline du Nord[3]. À neuf ans, il découvre Vogue comme une révélation[3], puis le supplément « mode » du New York Times avec les illustrations d'Antonio Lopez[3]. Il quitte Durham et obtient un diplôme de français[3] à l'université Brown. Il arrive à Manhattan à la fin de ses études et rencontre Andy Warhol[3].

Carrière[modifier | modifier le code]

Dans les années 1970, aux côtés d'Andy Warhol, André Leon Talley fréquente le Studio 54 et écrit pour Interview[2],[3] ; il fait la connaissance de Karl Lagerfeld[4]. il entre au WWD comme pigiste puis est recruté par Diana Vreeland pour être son assistant au MET[2]. « Elle m’a appris la rigueur, le goût de l’effort, le perfectionnisme, le style[3]. » Il écrit également pour The New York Times, Vogue US où il deviendra un proche collaborateur d'Anna Wintour et son ami[3], et plus tard W magazine[2] dans son édition française dont il prend la direction durant trois ans[4].

Au milieu des années 1990 avec Anna Wintour, il soutient nettement John Galliano, alors à Paris sans argent. Le duo du magazine Vogue permet au couturier de trouver un investisseur, mais surtout d'organiser ce qui deviendra l'un des plus importants défilés de Galliano, dans l'hôtel particulier de Sao Schlumberger en 1994[5].

Durant toutes ses années de journalisme, il est un habitué des maisons françaises de haute couture[2] et des Fashion weeks[4], jusqu'à devenir une « mémoire de la mode »[3],[6].

Il est « juge » durant Miss Univers 2000, puis pour America’s Next Top Model[7]. Son travail de journaliste est récompensé par le CFDA en 2003[4].

En 2013, après trois décennies, il quitte Vogue pour Numéro dans son édition russe[2],[6].

« Doctorate of Humanities » et membre du conseil d'administration du Savannah College of Art and Design, il est également commissaire d'expositions[3] dont celle intitulée Little Black Dress au Mona Bismarck American Center for art and culture à Paris[2],[8].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. André Leon Talley sur Vogupedia
  2. a, b, c, d, e, f et g Caroline Lazard, « Talley look, Coco », Le Nouvel Observateur, no 2548,‎ 5 septembre 2013, p. 118 (ISSN 0029-4713)
  3. a, b, c, d, e, f, g, h, i et j Peggy Frey, « André Leon Talley, le pharaon de la mode », Style, sur madame.lefigaro.fr, Madame Figaro,‎ 6 octobre 2013 (consulté le 13 octobre 2013) : « ce journaliste au style spectaculaire est une légende de la mode américaine »
  4. a, b, c et d « André Leon Talley », sur tendances-de-mode.com,‎ 15 août 2007 (consulté le 13 octobre 2013)
  5. Ingrid Sischy, « John Galliano : « Je suis vivant » », Vanity Fair, Condé Nast, no 2,‎ août 2013, p. 107
  6. a et b Léa Bastie, « André Léon Talley, la mémoire de la mode », sur vanityfair.fr, Condé Nast,‎ 23 août 2013 (consulté le 12 octobre 2013)
  7. Rebecca Nelson, « Late Night With André Leon Talley: Fashion Legend Signs Talk-Show Deal », Fashion, sur style.time.com, Time,‎ 5 février 2013 (consulté le 13 octobre 2013)
  8. Alice Pfeiffer, « André Leon Talley rend hommage à la petite robe noire », Styles, sur lexpress.fr, L'Express,‎ 24 juin 2013 (consulté le 12 octobre 2013)

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]