Sainte-Thècle

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Thècle.
Sainte-Thècle
Image illustrative de l'article Sainte-Thècle
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Mauricie
Comté ou équivalent Mékinac
Statut municipal Municipalité
Maire
Mandat
Alain Vallée
2013 - 2017
Constitution 7 juin 1989
Démographie
Gentilé Thèclois, oise
Population 2 529 hab. (2014)
Densité 12 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 49′ 00″ N 72° 30′ 00″ O / 46.816672, -72.50000546° 49′ 00″ Nord 72° 30′ 00″ Ouest / 46.816672, -72.500005  
Superficie 21 350 ha = 213,5 km2
Divers
Code géographique 35050
Localisation
Localisation de Sainte-Thècle dans Mékinac
Localisation de Sainte-Thècle dans Mékinac

Géolocalisation sur la carte : Québec

Voir la carte administrative du Québec
City locator 14.svg
Sainte-Thècle

Géolocalisation sur la carte : Québec

Voir la carte topographique du Québec
City locator 14.svg
Sainte-Thècle

Sainte-Thècle est une municipalité canadienne du Québec située dans la municipalité régionale de comté de Mékinac, surtout dans le bassin hydrographique de la Batiscanie et dans la région administrative de la Mauricie[1]. Cette localité qui occupe 213,5 km2 au total dont 211,77 km2 de surperficie terrestre[2], est particulièrement reconnue pour sa villégiature autour de ses 55 lacs qui parsèment son territoire. Sa forêt et ses paysages de montagnes offrent des panoramas exceptionnels pour les touristes et les villégiateurs.

Sainte-Thècle est aussi un paradis de chasse, pêche, motoneiges/véhicules tous terrains, et autres sports extérieurs. L'église, le presbytère et le cimetière, situés sur la colline dominante du village, constituent un patrimoine historique de grand intérêt. Les industries agricole et forestière ont marqué son histoire.

Géographie[modifier | modifier le code]

Sainte-Thècle est située à la jonction des routes 153 et 352. La route 153, d'orientation nord-sud, relie Yamachiche jusqu'au Lac-aux-Sables, via Saint-Tite. Sur son passage à Sainte-Thècle, la route 153 couvre le trajet du chemin Saint-Georges (Sud), la rue Notre-Dame, la rue Saint-Jacques et le chemin Saomt-Pierre-Nord. Tandis que la route 352 part de Trois-Rivières, passe par Saint-Stanislas (Les Chenaux) et Saint-Adelphe ; puis arrive à Sainte-Thècle, par le chemin Saint-Thomas-Sud, pour se terminer à l'intersection de la route 153 à l'extrémité sud du village de Sainte-Thècle (près de la gare).

La municipalité de Sainte-Thècle est enclavée par Saint-Tite (au sud), Grandes-Piles (au sud-ouest), Saint-Roch-de-Mékinac (au sud-ouest), Trois-Rives (au nord), Lac-aux-Sables (au nord) et Saint-Adelphe (au sud-est). Presque tout le territoire de Sainte-Thècle fait partie du bassin versant de la rivière Batiscan, sauf une zone à l'extrémité nord-Est (à la limite de Trois-Rives) et une autre petite zone près du Lac du Missionnaire au nord-est.

En Moyenne-Mauricie, les plus hautes montagnes laurentiennes sont généralement situées dans la partie nord-ouest de la municipalité de Sainte-Thècle ou les municipalités voisines. Une douzaine de sommets dépassent 400 mètres d'altitude. Ces hautes montagnes ceinturent les principaux lacs suivants: lac Éric (Grandes-Piles), Lac Vlimieux (Saint-Roch-de-Mékinac), lac Bouton, lac Thom, lac du Missionnaire-Nord, le lac du Jésuite, lac de l'aqueduc et la zone au nord-ouest du rang Saint-Joseph-Sud.

Hydrographie[modifier | modifier le code]

Le territoire de Sainte-Thècle se caractérise par trois versants hydrographiques de la Batiscanie et un de la rivière Saint-Maurice:

• la rivière Mékinac dont la parcours part du lac Mékinac pour se déverser dans la rivière Saint-Maurice, en Moyenne-Mauricie. La partie nord du Canton Lejeune se déverse vers la rivière Mékinac, notamment le lac Bouton et le Lac Lejeune. Ce dernier rejoint le ruisseau Thom via le lac Bouchard, le lac George et le lac Thom. Le ruisseau Thom se déverse dans la rivière Mékinac au village de Saint-Joseph-de-Mékinac.

• la rivière Petite Mékinac du Nord dont le segment nord a une longueur de 19 km. Cette rivière prend sa source à Sainte-Thècle, au 3e lac Champlain. Les eaux se déversent vers le sud subséquemment dans le 2e lac, puis le premier lac Champlain. Le parcours de la rivière se poursuit vers le sud, en traversant les lacs Cobb-Dorval (à 2,4 km de l'embouchure du lac suivant) et Pélard (à 2,8 km de l'embouchure du petit lac Dorval). La limite de Sainte-Thècle et de Grandes-Piles est juste au sud du lac Pélard; puis l'eau descend vers le lac "à Pierre" et le petit lac Dorval (situé à 3 km du lac Roberge (Grandes-Piles). Au sud du lac Cobb-Dorval, la rivière recueille une autre décharge venant de l'ouest qui déverse les eaux des lacs Embryon, "du canard" et Bouton. Au centre du lac Nicolas, la rivière reçoit du côté Est, la décharge du lac Fontaine (Grandes-Piles). Finalement la rivière se déverse dans un petit lac situé à l'extrémité nord-ouest du lac Roberge (Grandes-Piles). Ce petit lac reçoit aussi les eaux du 2e lac Roberge dont la décharge coule vers le sud-est. Finalement la décharge d'une centaine de mètres de ce petit lac se déverse dans le lac Roberge;

• la rivière des Envies qui traverse le rang St-Joseph (direction Sud), en prenant sa source au lac de la Traverse, constitue le bassin hydrographique le plus important. Cette rivière traverse tout le territoire de Saint-Tite (en passant par le rang des Pointes), Saint-Séverin et se jette dans la rivière Batiscan au village de Saint-Stanislas (Les Chenaux);

• la rivière Pierre-Paul prend sa source au Lac Pierre-Paul, situé dans la partie est du territoire de Saint-Tite. Le cours principal de la rivière décrit un grand "Z" en traversant un territoire surtout agricole (une partie forestière en début de parcours). La rivière se dirige d'abord vers le nord dans Sainte-Thècle, en drainant le rang St-Thomas (Sud). La rivière fait une incartade sur deux lots du rang St-Georges (Sud). De là, la rivière bifurque à près de 160 degrés sur la droite pour se diriger vers le sud, en ramassant la décharge du ruisseau Gagnon qui draine une partie du rang St-Georges (Sud). La rivière traverse la route Charest et coupe en diagonale six lots de terre du rang St-Thomas (Sud). Son parcours traverse la limite de Saint-Adelphe et coupe neuf lots du rang St-Émile (Saint-Adelphe) et six lots du rang St-Pierre (Saint-Adelphe), avant de faire une petite incartade sur trois lots dans le 4e rang Nord-Est de la Rivière des EnviesSaint-Tite). La rivière Pierre-Paul bifurque alors à 120 degré vers la gauche pour revenir vers le Nord en traversant quatre lots dans le rang St-Pierre de Saint-Adelphe. Son parcours coupe huit lots du rang St-Alphonse (Saint-Adelphe) et quelques lots du rang Sud-Ouest de la Rivière Batiscan, avant de se jeter dans la Rivière Batiscan, à la hauteur du village de Saint-Adelphe (coté sud-ouest).

Tandis que le ruisseau Piché draine une bonne partie du rang Saint-Thomas (dans le sens nord-sud) en coupant perpendiculairement les lots jusqu'à la route 352 (route Rompré) où il devient "Bras de la rivière Pierre-Paul". Cette petite rivière bifurque vers le sud et coupe le chemin St-Émile pour se déverser dans la rivière Pierre-Paul (à environ 0,5 km de l'embouchure de cette dernière qui se jette dans la rivière Batiscan)[3].

• la rivière Tawachiche a un parcours nord-sud de 25 km entièrement dans la municipalité du Lac-aux-Sables. La rivière traverse la Zec Tawachiche avant d'atteindre la limite nord-est du village d'Hervey Jonction où il y a de magnifiques chutes. Puis la rivière longe les limites Sud-Ouest de la municipalité du Lac-aux-Sables et de Sainte-Thècle; elle se jette dans la rivière Batiscan, à la limite du Lac-aux-Sables et de Sainte-Thècle, dans un secteur désigné la "Pee-Wee". Son principal affluent est la rivière Tawachiche Ouest qui se jette dans la rivière Tawachiche à Audy.

Dans l'histoire amérindienne, ces trois rivières sont réputées avoir servi de voie de transport (notamment par canots ou sur les routes de glace) pour rejoindre les lacs et rivières en amont. De nombreuses digues de castors ralentissaient leurs débits. Ces rivières ont aussi servi saisonnièrement au transport du bois par flottaison et quelques moulins à scies se sont établis sur leur parcours.

La rivière Batiscan qui coule vers le sud sur 196 kilomètres, prend sa source au lac Édouard en Haute-Mauricie. Elle coule dans la Réserve faunique de Portneuf, en passant par Rivière-à-Pierre, Notre-Dame-de-Montauban, Lac-aux-Sables, Sainte-Thècle (limite), Saint-Adelphe, Saint-Stanislas, Saint-Narcisse, Sainte-Geneviève-de-Batiscan et Batiscan.

Démographie locale[modifier | modifier le code]

Évolution de la population[4]
Année Population Variation (%) Âge médian
2011 2 478 en diminution-0,3 % 53,4 ans
2006 2 486 en diminution-1,1 %
2001 2 513 en diminution-6,9 %
1996 2 698 en diminution-2,5 %
1991 2 766 en diminution-4,2 %
1986 2 887

Logements privés occupés par les résidents permanents (2011) : 1157 (sur un total de 1413 logements).

Langue maternelle :

  • Le français comme langue maternelle : 98,2 %
  • L'anglais comme langue maternelle : 0,4 %
  • L'anglais et le français comme première langue : 0,4 %
  • Autres langues maternelles : 1,0 %

Principales attractions[modifier | modifier le code]

  • Parc St-Jean-Optimiste, situé au village, sur le bord du Sainte-Thècle (partie sud du lac). Ce site public comporte notamment une plage municipale, une magnifique fontaine d'eau illuminée au milieu du lac, une rampe de mise à l'eau pour les embarcations de plaisance, un débarcadère, un centre de loisirs, des tables de pique-nique, un terrain de volley-ball… et la promenade Laurent Naud, située sur les abords du Sainte-Thècle (entre la rue Du Pont et le Parc St-Jean-Optimiste). En hiver, le sentier de patinage est populaire. Plusieurs activités sociales et sportives sont régulièrement organisées au Parc St-Jean-Optimiste.
  • Église érigée de 1903 à 1905, située sur la plus haute colline, au cœur du village. Construite sous la direction du curé Maxime Masson, l'église de Sainte-Thècle est un des plus beaux patrimoine religieux de La Mauricie et du Québec[5].
  • Cimetière d'en haut, situé derrière l'église. Il comporte un chemin de croix sculpté en pierre, un magnifique calvaire et de nombreux monuments anciens qui remémorent la vie des ancestres.
  • Débarcadère public au Lac du Jésuite, dans la partie sud du lac, près de l'embouchure.
  • Débarcadère public au Lac-des-Chicots (située chemin St-Pierre-Sud, près du village).
  • Sentier du Lac-Chnabail (accessible par la route du lac du Jésuite) qui offre une promenade à pied en pleine forêt pour redécouvrir la nature sauvage.
  • Club de ski de fond Le Geai Bleu, situé au 2501, chemin Saint-Michel Nord, Sainte-Thècle. Ce centre offre 11,7 km de pistes aménagées.
  • Érablières. Sainte-Thècle compte plusieurs érablières pour la production de produits de l'érable à chaque printemps. Certaines érablières comportent une salle pour accueillir des groupes et offrent des repas, notamment l'érablière "Chez Angelo et Anita", située au 1631, chemin Saint-Georges, Sainte-Thècle.
  • Camping "Domaine Lac et Forêt", situé au rang St-Pierre-Nord, offrant des activités pour tous les groupes d'âge: volley-ball, basket, ballon chasseur, hockey cosom, jeux (extérieurs et intérieurs)… et une piscine de vagues géantes.

Par ailleurs, les visiteurs peuvent bénéficier à Sainte-Thècle de nombreux plans d'eau pour la baignade, la navigation de plaisance, des sentiers d'autoneige ou VTT spécialement entretenus, d'activités de chasse et pêche, de camping et de villégiature.

Chronologie municipale[modifier | modifier le code]

  • 23 septembre 1874 : la municipalité de la paroisse de Sainte-Thècle est officiellement constituée à la suite de la parution du décret gouvernemental dans la Gazette Officielle du Québec.
  • 27 avril 1909 : la municipalité du village de Sainte-Thècle est créée et son territoire (village d'en haut et de la gare) se détache de la municipalité de la paroisse.
  • 1958 : le secteur du village d'en bas se détache de la municipalité de la paroisse et se fusionne à la municipalité du village.
  • 1er janvier 1982 : mise en place de la MRC de Mékinac (municipalité régionale de comté) qui succède alors à la corporation de comté qui avait été mis sur pied en 1855. La MRC de Mékinac est une organisation supramunicipale dont le territoire englobe toutes les municipalités de la zone Mékinac. Les pouvoirs de MRC s’appuient à la fois sur des compétences obligatoires prévues par la loi et sur des compétences supplémentaires selon la volonté des municipalités de son territoire de mettre en commun des services.
  • 7 juin 1989 : fusion entre la municipalité de la paroisse et celle du village de Sainte-Thècle pour former la municipalité de Sainte-Thècle.

Chronologie scolaire[modifier | modifier le code]

  • 1878 : création de la première commission scolaire de Sainte-Thècle. La première réunion de la commission scolaire s'est tenue le 4 mars 1878 en la résidence de Théophile Magnan[6].
  • 1915 : séparation du territoire de Sainte-Thècle en deux commissions scolaires: village et paroisse.
  • 1949 : fusion des deux commissions scolaires.
  • 1965 : fondation de la CSRM (Commission scolaire régionale de la Mauricie) pour desservir tout l'enseignement de niveau secondaire. Tandis que la Commission scolaire de Sainte-Thècle continue d'encadrer l'enseignement de niveau primaire.
  • 1969 : cessation de l'enseignement de niveau secondaire 3 et plus, en juin 1969, à Sainte-Thècle. Dorénavant, cet enseignement est dispensé à la polyvalente Paul Le Jeune à Saint-Tite qui a débuté en septembre 1969.
  • 1er juillet 1972 : fusion de la Commission scolaire de Sainte-Thècle avec la Commission scolaire de Normandie laquelle avait déjà la charge depuis 1969 de l'enseignement de niveau primaire dans toutes les autres paroisses de la zone dite de Normandie.
  • 1er juillet 1998 : la Commission scolaire de Normandie est dissoute au 30 juin 1998, pour faire place au 1er juillet 1998 à la Commission scolaire de l’Énergie qui a la charge d’administrer l’élémentaire et le secondaire sur le même territoire que l'ex-CSRM (soit de Mont-Carmel, jusqu’à Parent (Québec) en Abitibi).

Chronologie religieuse[modifier | modifier le code]

  • 14 mars 1873 : érection canonique de la paroisse catholique de Sainte-Thècle[7].
  • 19 septembre 1876 - Don par acte notarié du seigneur John Price d'un lot à la Fabrique de Sainte-Thècle dans le but d'y ériger une chapelle.
  • 1877 à 1879 - Construction de la chapelle du village d'en bas.
  • 1880 - Ouverture des registres des actes de baptêmes, mariages et sépultures de Sainte-Thècle. Auparavant, les actes relatifs aux résidents du Lac-aux-Chicots étaient inscrits aux registres de Saint-Tite.
  • 1893 - Agrandissement de la chapelle du village d’en bas, à la suite d’un nouveau décret de l’évêque du 6 octobre 1892. Cet agrandissement a permis l'ajout de 75 bancs alors qu’initialement la chapelle comportait 97 bancs dans son enceinte.
  • 1903 - Choix du site de la future église d’en haut et début de la construction de l’église.
  • 1903 - Arrivée de Maxime Masson, le 6 février 1903, comme curé de Sainte-Thècle. Sa cure dura 52 ans.
  • 1904 - Approbation le 18 novembre 1904 du nouveau cimetière, au sommet du plus haut coteau entre les deux villages : celui de la gare et celui d’en bas.
  • 18 septembre 1905 – Dernière sépulture dans le cimetière du village d’en bas. Il s’agit de la dépouille de Marie Paquin, épouse de François Béland.
  • 24 septembre 1905 – Première célébration religieuse dans la nouvelle église. La vente des bancs s'est fait le même dimanche après la grande messe.
  • 1905 – Construction d'un chemin de croix à l’intérieur de l’église.
  • 1907 et 1908 - Érection du chemin de croix dans la sacristie.
  • 1914 - Acquisition de la grande orgue de l’église, en remplacement de l'ancien orgue qui provenait de la chapelle.
  • 1932 - Nouvelle phase d'aménagement de la finition de l'intérieur de l’église, notamment par le célèbre peintre Louis-Édouard Monty.
  • 1938 - Fabrication par le curé Maxime Masson d'un lion en ciment, installé sur un socle extérieur du côté nord-est de l'église, symbolisant que la Fabrique de Sainte-Thècle est libérée de la dette générée par la construction de l'église de 1903 à 1905.
  • 3 août 1938 – Un ouragan fait tomber les deux clochers de l’église de Sainte-Thècle. Plusieurs maisons et d’autres bâtiments ont été endommagés.
  • avril 1939 – Début des travaux de réalisation des tableaux ornant les murs et la voûte de l’église, par Louis-Édouard Monty, artiste de Montréal. Le Curé Maxime Masson réalise les peintures au plafond de la sacristie.
  • 1965 - Mars - Installation d'un nouvel autel dans le chœur de l'église permettant au célébrant d'être face à l'audience.
  • 1987 - Reconstitution du maître-autel dans le chœur de l'église.

Devise[modifier | modifier le code]

"Passe en semant le bien".

Blason de Sainte-Thècle[modifier | modifier le code]

Depuis le milieu du 20e siècle, la localité de Sainte-Thècle utilise ce blason tiercé qui provient du Collège des armoiries du Canada. Son interprétation originale était teintée de l'esprit de la chrétienté. Le blason a été publié le 14 avril 1958, dans le quotidien régional "Le Nouvelliste" (édité à Trois-Rivières, QC). Le 17 janvier 1973, René Veillette a résumé son interprétation dans une chronique sur l'histoire de Sainte-Thècle, dans le journal Le Dynamique (édité à Saint-Tite, QC). La présente interprétation a été adaptée par l'historien Gaétan Veillette en 2012.

Le triangle doré dans la partie supérieure de l'écu symbolise les saints et les héros de l'histoire, dont l'exemple a inspiré les mœurs. Très utilisée en hiéraldisme, la couleur dorée signifie l'éclat, la justice, la foi, la force et la constance. Au centre de ce premier tiercé, le cœur signifie la bonté et le dévouement, rappelant la vie et les œuvres de Thècle, patronne paroissiale. La couronne apposée au-dessus du cœur évoque sa sanctification.

Le second tiercé, de couleur bleu d'azur, symbolise la pureté. Le sapin représente l'industrie du bois qui a dominé l'économie locale avec l'agriculture dans toute l'histoire. Ce sapin est planté sur une colline, laquelle indique le plus haut point du village, soit le site de l'église.

Dans le troisième tiercé héraldique, à droite, les abeilles incarnent la population active et vaillante. Étant reconnus comme laborieuses, les abeilles inspirent le respect. En symbiose avec la nature, leur rôle s'avère crucial dans l'écosystème. Le fond rouge indique la solidarité et la persévérance de cette population à travers les épreuves et les enjeux collectifs.

Les feuilles d'érable en arrière plan caractérisent la beauté et la valeur symbolique de cet arbre fort répandu à Sainte-Thècle. Ils évoquent les nombreuses érablières produisant le légendaire sirop d'érable. La feuille d'érable est aussi l'emblème du pays.

La banderole de la partie inférieure arbore la devise officielle de Sainte-Thècle: "Passe en semant le bien". Cette devise traduit une attitude citoyenne que devrait adopter chacun dans tous les gestes de sa vie. Finalement, le ruban rouge qui lie les deux branches d'érable est signe d'unité.

Toponymie[modifier | modifier le code]

Le toponyme Sainte-Thècle a été attribué à la paroisse catholique, aux municipalités (paroisse et village) et aux commissions scolaires locales (paroisse et village) de la localité de Sainte-Thècle. Ce toponyme provient de sainte Thècle, vierge martyre du Ier siècle, convertie à la chrétienté et instruite par saint Paul lors de son premier voyage missionnaire. Thècle est née dans l'Isaurie en Turquie. Saint Tite et sainte Thècle ayant vécu à la même époque, le nom de cette vierge a été retenu pour la fondation canonique de cette paroisse de la Moyenne-Mauricie par le décret du 15 mars 1873 édicté par Mgr Louis-François Richer Laflèche, évêque du diocèse de Trois-Rivières. D'ailleurs, Moïse Proulx, curé de Saint-Tite desservit la paroisse de Sainte-Thècle jusqu'en 1880, soit jusqu'à l'arrivée du premier curé résident.

La toponymie des rangs de la paroisse incarne l'élan de chrétienté du 19e siècle : Saint-Joseph, Saint-Michel, Saint-Pierre, Saint-Georges et Saint-Thomas. La partie Est de ce dernier a été rattachée à la municipalité de Sainte-Thècle en 1891.

Les principaux artères du village de jadis sont les rues Notre-Dame, Saint-Jacques, Masson, Grenier, Lacordaire, Tessier, de la Station, et Du Pont. Cette dernière rue tire sa désignation du pont flottant sur le lac Croche (Sainte-Thècle), qui reliait le village dans bas au rang St-Michel (nord). Avec l'expansion du village, la toponymie des nouvelles rues a connu un courant patronymique : rues Bédard, Veillette, Vallée, Piché, Carré Proteau, Carré Cloutier, route Marcotte, route Marchand… La rue du Centenaire a été érigée lors des grandes festivités de 1973-74, en parallèle à la rue Villeneuve. Plusieurs chemins ont été désignés selon leur contexte géographique : chemin de l'anse, du lac du Jésuite, du lac Traverse, du lac Aylwin, du Canton Lejeune, du lac Bouton… Le chemin Joseph St-Amant au Canton Lejeune rend hommage à cet homme d'affaire de Saint-Tite qui a grandement contribué à l'industrie forestière ; il possédait le moulin à scie dans la ville de Saint-Tite.

La route Charest (désignée ainsi en hommage à Florent Charest dont la famille habitait à Sainte-Thècle, au coin du chemin St-Thomas et de la route Rompré), reliait le chemin St-Thomas à la route du Lac Pierre-PaulSaint-Tite). Un segment d'environ 1,2 km de cette route a été abandonnée dans les années 1970, en partant de la route du Lac Pierre-Paul. La route Rompré (aujourd'hui un segment de la route 352) relie le chemin du rang St-Thomas au chemin St-Émile (Saint-Adelphe).

À la fin du XIXe siècle, le village de Sainte-Thècle était départagé en deux zones principales: le village d'en bas (soit le plus ancien, situé entre le lac Croche et le lac-aux-Chicots) et le village de la gare (qui s'est constitué grâce à la gare du chemin de fer, arrivé à Sainte-Thècle en 1887). Finalement l'érection de l'église, à partir de 1903, engendra la construction des rues Saint-Jacques et Masson, créant ainsi un troisième village.

Personnalités liées à la localité[modifier | modifier le code]

  • Éric Bédard, champion olympique en patinage de vitesse de 1998 à 2006.
  • Josaphat Groleau (1893-1993), homme d'affaire dans l'industrie du bois, maire à la municipalité du village pendant trois périodes 1927-1931, 1947-1955 et 1960-1965. Il a été président de la Commission scolaire du village de 1947 à 1949. Il a terminé sa carrière publique comme préfet de comté[8].
  • Maxime Masson, curé de Sainte-Thècle de 1903 à 1955, et président de la Commission scolaire du village de Sainte-Thècle de 1915 à 1947.
  • Laurent Naud, homme d'affaire dans l'industrie du bois et le commerce.
  • Alphée St-Amand, maire, chef pompier, chef ambulancier, entrepreneur de pompes funèbres, propriétaire de garage, chef d'entreprise de textile et commerçant.
  • Jeffrey Veillet, maire, homme d'affaire dans l'industrie du bois et le commerce.
  • Bruno Bordeleau, médecin, maire du village de Sainte-Thècle, député provincial et régistrateur du comté de Champlain.

Publications traitant de l'histoire de Sainte-Thècle[modifier | modifier le code]

  1. « Répertoire des baptêmes de Sainte-Thècle (1880-2012) », incluant les 182 actes inscrits aux registres de Saint-Tite (paroisse voisine) de 1869 à 1880. Édité par la Fabrique de Sainte-Thècle, cet ouvrage de 354 pages comporte 11 135 baptêmes.
    • « Répertoire des naissances et des baptêmes de Sainte-Thècle (1880 à 1940)», édité en 2001, 262 pages. Auteur : Jacques Delisle. (Édition épuisée)
  2. « Répertoire des mariages de Sainte-Thècle (1880 à 2004) », publié en 2005 par la Fabrique de Sainte-Thècle, 52 pages. Auteurs : Yolande Saint-Amand, André B Veillette. Collaborateurs : Andréanne, Daniel, Gaétan et Lorraine Veillette.
    • « Répertoire des mariages de Sainte-Thècle (1880 à 1973) », publié en 1974 lors du Centenaire de Sainte-Thècle, 149 pages. Coauteurs : Nicole V. Béland, Daniel Veillette, Gaétan Veillette, René Veillette et Yolande St-Amand-Veillette. (Édition épuisée).
    • Première « Annexe au Répertoire des mariages de Sainte-Thècle (1974 à 1979) », contenant 169 mariages. Auteur : Yolande Saint-Amand-Veillette (Édition épuisée)
    • Deuxième « Annexe au Répertoire des mariages de Sainte-Thècle (1974 à 2004) », publié en 2005, 52 pages. Auteurs : Yolande Saint-Amand, André B Veillette. Collaboratrice : Andréanne Veillette.
  3. « Obituaire Lac-aux-Chicots - Sainte-Thècle 1870 à 1975 », Éditions du Bien public, publié en 1976 par Geneviève Leblanc et Marie-Ange B. Plamondon. 152 pages. (Édition épuisée).
    • Première annexe intitulée « Obituaire Lac-aux-Chicots-Sainte-Thècle 1975 à 1979 », Éditions du Bien public, p. 153-176, édité en 1980, par Geneviève Leblanc et Marie-Ange B. Plamondon. Cette annexe comporte notamment les données du recensement de 1895 effectué par le curé Michel E. Jannelle. (Édition épuisée).
    • Deuxième annexe intitulée « Obituaire Lac-aux-Chicots-Sainte-Thècle 1975 à 2003 », p. 170-289. (Édition épuisée)
  4. Monographie du Centenaire intitulée « Une ville du Nord, Sainte-Thècle, Cent ans d’histoire - 1874-1974 », Éditions du bien public, 229 pages, publiée en mars 1974 lors des festivités du Centenaire de Sainte-Thècle. Texte: Dr Jean-René Marchand. Documentation: Charles Magnan. Collaborateurs: Michelle Trépanier et Père Étienne Morin, o.p.
  5. Ouvrage « Sainte-Thècle – Comté de Champlain », contenant les recensements de 1886, 1891, 1895, 1896 et 1897 de Sainte-Thècle. Publié à Trois-Rivières en 1987. 320 pages. Compilé par Brigitte Hamel, S.C.O.
  6. "Des semailles aux glanures : répertoire des objets anciens de Ste-Thècle". Rédaction des textes, Odette St-Amand ; sous la direction de Armande Rompré-St-Amand. Publié par le "Comité socio-culturel de Ste-Thècle", 1984, Imprimerie Arquienne.
  7. Volume "Sainte-Thècle - Le temps d'une vie mémorable… pendant un quart de siècle - 1935 à 1960". Auteur: Fernand Cloutier. 295 pages. Publié en août 2012 à compte d'auteur.


Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Trois-Rives Lac-aux-Sables Rose des vents
Saint-Roch-de-Mékinac N
O    Sainte-Thècle    E
S
Grandes-Piles Saint-Tite Saint-Adelphe

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gouvernement du Québec, « Sainte-Thècle », Répertoire des municipalités, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire
  2. Répertoire des municipalités du Québec - Sainte-Thècle
  3. Recherches effectuées par Gaétan Veillette, à partir du site Internet Google Map et d'une carte de la Commission de protection du territoire agricole du Québec (Direction des Services Techniques).
  4. Données extraites des différents recensements de Statistique Canada et Institut de la statistique du Québec
  5. Réjane Trudel, article "L’église de Sainte-Thècle, une œuvre d’art", Hebdo Mékinac-Des Chenaux, 16 juillet 2010, décrivant l'église de Sainte-Thècle.
  6. Recherches historiques de Gaétan Veillette sur l'histoire des commissions scolaires de Saite-Thècle.
  7. Chroniques sur l'histoire de Sainte-Thècle, parues de 1972 à 1982 dans le journal Le Dynamique (publié à Saint-Tite), rédigées par René Veillette et Gaétan Veillette.
  8. Répertoire des baptêmes de Sainte-Thècle - 1869-2012", 2012, 354 p., p. 50, édité par la Fabrique de Sainte-Thècle.


Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :