Saint-Tite

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Saint-Tite
Saint-Tite
Église de Saint-Tite
Église de Saint-Tite
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Mauricie
Comté ou équivalent Mékinac (Chef-lieu)
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
André Léveillé
2013 - 2017
Constitution 23 décembre 1998
Démographie
Gentilé Saint-Titien, ienne
Population 3 961 hab. (2014[1])
Densité 43 hab./km2
Géographie
Coordonnées 46° 44′ 00″ N 72° 34′ 00″ O / 46.733338, -72.56667246° 44′ 00″ Nord 72° 34′ 00″ Ouest / 46.733338, -72.566672  
Altitude Min. 110 m – Max. 309 m
Superficie 9 155 ha = 91,55 km2
Divers
Langue(s) Français
Fuseau horaire UTC−05:00
Indicatif +1 418, +1 581
Code géographique 35027
Localisation
Localisation de Saint-Tite dans Mékinac
Localisation de Saint-Tite dans Mékinac

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Saint-Tite

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Saint-Tite
Liens
Site web Site officiel

Saint-Tite est une ville du Québec (Canada) située dans la municipalité régionale de comté de Mékinac, dont elle est le siège, et dans la région administrative de la Mauricie. L'économie de cette ville de la Batiscanie s'est développée à priori par l'industrie forestière et l'agriculture. Comptant plusieurs petites entreprises, elle a poursuivi son développement grâce à la production d'articles en cuir et aux divers commerces. La ville est devenu un chef-lieu de la région, notamment par l'administration scolaire, l'enseignement secondaire, la santé et les services sociaux.

Toponymie[modifier | modifier le code]

La mission Saint-Juste-de-Kapibouska a été établie en 1851 aux alentours du Lac Kapibouska, soit sur le site de la ville actuelle de Saint-Tite. Kapibouska provient d'un nom algonquin qui signifie « Là où il y a des roseaux ». Lors de la fondation canonique en 1859, l'évêque du diocèse de Trois-Rivières a retenu le toponyme Saint-Tite. Tandis que l'érection civile de la municipalité de paroisse date de 1863. La paroisse a été nommée ainsi en l'honneur de Tite, apôtre, compagnon de Paul et évêque de Cnossos[2].

Géographie[modifier | modifier le code]

Une composante de la Batiscanie, Saint-Tite est située à 30 km au nord-est de Shawinigan. Le territoire de 92,53 km2 qui compose la municipalité est située dans la région de la Mauricie et la MRC de Mékinac. Elle partage ses limites avec la municipalités de Sainte-Thècle, la municipalité du village de Grandes-Piles et les municipalités des paroisses de Hérouxville, Saint-Adelphe et Saint-Séverin.

La ville est située dans les Basses-terres du Saint-Laurent favorisant ainsi l'agriculture. Le relief y est généralement plat avec quelques collines et butte. Le nord-ouest marque la limite avec les Laurentides. L'altitude dans la municipalité va de 110 à 309 m. Le sous-sol est composé de gneiss datant du Précambrien[3].

Cours d'eau La ville est parcourue par la rivière des Envies, un affluent de la rivière Batiscan. La rivière des Envies prend sa source au Lac de la Traverse de Sainte-Thècle et entre dans Saint-Tite par la partie Nord du territoire (secteur des Grands marais). Elle traverse la municipalité en passant dans la ville, puis se dirige tout droit vers Saint-Séverin (Mékinac).

Le territoire de Saint-Tite possède plusieurs lacs servant la villégiature, dont le plus important est le lac Pierre-Paul dont la décharge se déverse dans la rivière Pierre-Paul. Le parcours de 14 km décrit un grand "Z" presque parfait. À partir de l'embouchure du lac Pierre-Paul, la rivière du même nom quitte le rang St-Pierre (Saint-Tite), traverse successivement le rang St-Thomas-Sud (Sainte-Thècle), le rang St-Émile (Saint-Adelphe), le rang St-Pierre (Saint-Adelphe) et fait une incartade au 4e rang Nord-Est (Saint-Tite) où elle bifurque vers les nord, pour couler dans le rang St-Alphonse (avant de se déverser dans la rivière Batiscan au village de Saint-Adelphe.

Deux autres centres importants en termes de villégiature sont les "lac Trottier" (au rang B) et "à la Perchaude" (au rang du Ruisseau Le Bourdais). La décharge du lac Trottier rejoint celle du "lac à la Perchaude"; cette décharge se dirige vers le nord pour se déverser dans la rivière des Envies. Le quatrième centre de villégiature est le long de la Rivière petite Mékinac nord, situé dans le rang Nord de la petite rivière Mékinac, à environ 2,8 km de l'intersection de la route 153.

Inondations À Saint-Tite, lors des crues printanières ou de grandes pluies, les risques d'immersion sont élevés sur 3,4 km² de terrain. Les deux secteurs inondables correspondent au ruisseau des Prairies (l'un des tributaires de la rivière des Envies) et à la zone de l'ancien lac Kapibouska (coté sud-ouest de la ville). Les inondations affectent particulièrement les terres agricoles, des terrains inutilisés et des emplacements résidentiels.

Routes Saint-Tite est traversé par les routes 153 et 159. La première relie Saint-Tite avec Shawinigan et Lac-aux-Sables. La seconde permet d'aller à Saint-Roch-de-Mékinac et Sainte-Anne-de-la-Pérade. Saint-Tite est aussi desservi par le service de train de passagers avec trois aller-retour par semaine vers Montréal, Saguenay et Senneterre. La gare de Saint-Tite est située au 310 de la rue Machildon.

Démographie[modifier | modifier le code]

Tendances démographiques selon les recensements[4]:

Année Population Variation (%) Âge médian
2011 3 880 en augmentation+1,4 % 52,4 ans
2006 3 826 en diminution-0,5 %
2001 3 845 en diminution-3,9 %
1996 4 000 (2 555 à Saint-Tite (ville) et 1 445 à Saint-Tite (paroisse)) en diminution-2,3 %
1991 4 093 (2 654 à Saint-Tite (ville) et 1 448 à Saint-Tite (paroisse))

Note: Les deux municipalités ont fusionné en 1998.

Selon le recensement de 2006:

  • La population de Saint-Tite était de 3 826 habitants en 2006 et 3 845 en 2001, soit en baisse de 0,5 % en 5 ans[5].
  • La presque totalité de la population a le français comme langue maternelle[6].
  • Moins de 1 % de la population est immigrante[5].
  • 31 % de la population de plus de 15 ans n'a aucun diplôme[5].
  • 7 % de la population de plus de 15 ans a un diplôme d'étude universitaire ou supérieur[5].
  • 60,2 % de la population de Saint-Tite est urbaine[7]. La région urbaine de Saint-Tite, a une population de 2 306 habitants et une superficie de 2,58 km2 en 2006, soit une densité de 893,8 hab./km2[8].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les premiers habitants autochtones à s'établir de façon permanente à Saint-Tite furent les Métis, Montagnais et Algonquins qui vivaient dans les alentours du lac Kapibouska. Cette étendue d'eau, située en bordure sud-ouest du village, était formée par un renflement de la rivière des Envies, causé par d'importantes digues de castors. Les pionniers non autochtones contribuèrent à la disparition du lac par la démolition de ces digues, afin de contrer les effets néfastes des inondations printanières sur l'agriculture, le transport et les bâtiments environnants[9].

Les premiers colons en provenance de Sainte-Geneviève-de-Batiscan, Champlain, Grondines, Neuville et Saint-Augustin-de-Desmaures s'installèrent en 1833 dans la région du lac et la municipalité. Une mission catholique, Saint-Juste-de-Kapibouska, fut établie en 1851. La municipalité de la paroisse de Saint-Tite a été constituée le 11 juillet 1863. La population de la municipalité progressa pour atteindre 3 000 habitants en 1900. Le 4 juin 1910, la ville de Saint-Tite se détacha de la paroisse. Les deux furent fusionnées le 23 décembre 1998[2].

Publications traitant de l'histoire de Saint-Tite :

  • Histoire de Saint-Tite 1833-1984 (deuxième édition). Édité en 1984 par Éditions Souvenance Inc et le Comité Historique. 471 pages.
  • Jacques Délisle, Répertoire des naissances et des baptêmes de Saint-Tite de Champlain 1859-1940 ».
  • Dominique Campagna, Répertoire des mariages de la paroisse Saint-Tite de Champlain: 1859-1959, Cap-de-la-Madeleine, s.n., 1968. 186 p.
  • Jacques Délisle, Répertoire des décès et des sépultures de Saint-Tite de Champlain 1859-1940.

Le blason de la ville fut adopté en 1954 par le conseil municipal[10].

Blason de Saint-Tite

Le blason de Saint-Tite se blasonne ainsi:
De gueules à croix grecque d’azur en point du chef, flanquée d’un segment de roue dentée d’argent à dextre et d’un segment de roue dentée d’or à sénestre, renfermant une peau de cuir tendue d’or en dextre et une épinette d’argent en sénestre, surmontant des montagnes de sable posées sur une terrasse d’or chargée d’une rivière d’azur.
A pour devise: L’UNION DANS L’ACTION.

Économie[modifier | modifier le code]

Dès 1912, la production de la ville s'est spécialisée dans le tannage du cuir et la production de botte de cuir. Cela valu à la ville les surnoms de Ville du gant et Ville du cuir du Québec[2].

Institutions[modifier | modifier le code]

En plus d'une école primaire, on retrouve à Saint-Tite, l'école secondaire Paul-Le-Jeune, la seule de la MRC de Mékinac. L'éducation en français est fourni par la commission scolaire de l'Énergie et en anglais par la commission scolaire Central Québec.

On retrouve aussi dans cette ville les différents services régionaux, comme le siège de la MRC, le poste de la sûreté du Québec, et les bureaux administratifs du centre de santé et service sociaux de la Vallée-de-la-Batiscan.

Personnalités[modifier | modifier le code]

Dans la culture[modifier | modifier le code]

Saint-Tite est le théâtre d'une partie importante du roman Les Filles de Caleb, écrit par la romancière Arlette Cousture. La trame de fond de ce roman est basée sur la vie de l'institutrice Émilie Bordeleau qui a enseigné et vécu avec ses enfants dans des écoles de rang.

Tourisme[modifier | modifier le code]

Saint-Tite est particulièrement connu pour son festival western qui se tient chaque année au mois de septembre depuis 1967. Le festival a été développé à partir d'un rodéo inauguré en 1967 pour promouvoir l'industrie du cuir. Avec 600 000 visiteurs, il constitue la plus grande attraction western de l'Est du Canada.

Depuis 1999, le rodéo du festival est primé comme le « Meilleur rodéo extérieur en Amérique du Nord ». Il comporte une foule d'activités qui se déroulent au rythme des cavaliers et cavalières, au son de la musique country et dans un décor Eastern. Les cavaliers et cavalières peuvent participer à divers épreuves d'habileté de la monte de chevaux sauvages (avec ou sans selle) ou de taureaux sauvages, à des épreuves de vitesse ou des épreuves d'habileté.

En 2008, le festival a attiré 585 581 visiteurs[11].

L'école d'Émilie Bordeleau, qui a inspiré les romans d'Arlette Cousture Les Filles de Caleb, se trouve à Saint-Tite.

Le territoire de Saint-Tite comporte plusieurs fermes d'élevage de chevaux et d'équitation. Il y a aussi plusieurs commerces fournissant du matériel ou de l'équipement relativement à l'industrie chevaline.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Sainte-Thècle Rose des vents
Grandes-Piles N Saint-Adelphe
O    Saint-Tite    E
S
Hérouxville Saint-Séverin

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Ministère des Affaires municipales et de l'Occupation du territoire (Québec), « Saint-Tite - Répertoire des municipalités du Québec », sur mamrot.gouv.qc.ca (consulté le 13 juillet 2014)
  2. a, b et c Gouvernement du Québec, « Fiche toponymique: Saint-Tite », sur Commission de Toponymie (consulté le 31 août 2009)
  3. Carte géologique du Québec : Édition 2002, Ministère des Ressources naturelles,‎ 2002 (ISBN 2-551-21646-X, lire en ligne)
  4. « Recensement », sur Statistique Canada (consulté le 5 septembre 2009)
  5. a, b, c, d et e « Profils des communautés de 2006: Saint-Tite », sur Statistique Canada (consulté le 5 septembre 2009)
  6. « Langue parlée le plus souvent à la maison détaillée (186), autre langue parlée régulièrement à la maison (9), langue maternelle (8) et sexe (3) pour la population, pour le Canada, les provinces, les territoires, les divisions de recensement et les subdivisions de recensement, Recensement de 2006 - Données-échantillon (20 %) », sur Statistique Canada (consulté le 7 septembre 2009)
  7. « Chiffres de population, Canada, provinces et territoires, divisions de recensement et subdivisions de recensement (municipalités), selon les régions urbaines et rurales, Recensement de 2006 - Données intégrales », sur Statistique Canada (consulté le 5 septembre 2009)
  8. « Chiffres de population et des logements, Canada, provinces et territoires, et régions urbaines, recensements de 2006 et 2001 - Données intégrales », sur Statistique Canada (consulté le 5 septembre 2009)
  9. Pierre Lebrun, ouvrage "Histoire de Saint-Tite 1833-1984", Comité historique, Éditions Souvenance inc., p. 11, citant Gaétan Veillette, Thomas Boucher et l'abbé Boies.
  10. « Blason de la Ville de Saint-Tite », sur Ville de Saint-Tite (consulté le 1er septembre 2009)
  11. Paule Vermot-Desroches, « « Ça roule, ça roule », les affaires », Le Nouvelliste, vol. LXXXIX, no 268,‎ 12 septembre 2009, p. 4-5 (lire en ligne)

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Gouvernement du Québec, « Saint-Tite », Répertoire des municipalités, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Lien externe[modifier | modifier le code]