Saint-Tite
| Saint-Tite | ||
Église de Saint-Tite |
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| Administration | ||
|---|---|---|
| Pays | ||
| Province | ||
| Région | Mauricie | |
| Comté ou équivalent | Mékinac | |
| Statut municipal | Ville | |
| Maire Mandat |
André Léveillé 2009 - 2013 |
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| Constitution | 23 décembre 1998 | |
| Démographie | ||
| Gentilé | Saint-Titien, Saint-Titienne | |
| Population | 3 826 hab. (2006[1]) | |
| Densité | 41 hab./km2 | |
| Géographie | ||
| Coordonnées | ||
| Altitude | Min. 110 m — Max. 309 m | |
| Superficie | 9 253 ha = 92,53 km2 | |
| Divers | ||
| Langue(s) | Français | |
| Fuseau horaire | -5 | |
| Indicatif | (418) | |
| Code géographique | 24 35027 | |
| Localisation | ||
| Liens | ||
| Site web | Ville de Saint-Tite | |
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Saint-Tite est une ville du Québec (Canada) située dans la municipalité régionale de comté (MRC) de Mékinac, dont elle est le siège, et dans la région administrative de la Mauricie. L'économie de cette ville de la Batiscanie s'est développée à priori par l'industrie forestière et agriculture. Comptant plusieurs petites entreprises, Saint-Tite s'est développé dans son histoire grâce à la production d'articles en cuir et aux divers commerces. Saint-Tite est devenu un chef-lieu de la région notamment par l'administration scolaire, l'enseignement secondaire, la santé et les services sociaux.
Sommaire |
Festival Western [modifier]
La ville de Saint-Tite est particulièrement reconnue pour le Festival western de Saint-Tite, qui se déroule pendant 10 jours au mois de septembre à chaque année. Le Festival western de Saint-Tite a été développé à partir d'un rodéo inauguré en 1967 pour promouvoir l'industrie du cuir. Avec 600 000 visiteurs, le Festival western de Saint-Tite constitue la plus grande attraction Western de l'Est du Canada. Ce festival d'un style Eastern, sous l'épithète Western, a une notoriété internationale.
Depuis 1999, le rodéo du Festival western de Saint-Tite est primé comme le "Meilleur rodéo extérieur en Amérique du Nord". Ce Festival comporte une foule d'activités qui se déroulent au rythme des cavaliers et cavalières, au son de la musique country et dans un décor Eastern: compétition, conférence, défilé, dégustation, démonstration, exposition, spectacles… Les cavaliers et cavalières peuvent participer à divers épreuves d'habileté de la Monte de cheval ou de taureau sauvage (avec ou sans selle). Ils peuvent participer à des épreuves de vitesse, telle la Prise du bouvillon, ou des épreuves d'habileté, telle la course entre barils.
Pendant les 10 jours du Festival, plusieurs événements se déroulent sous les divers chapiteaux érigés partout dans la ville de Saint-Tite ou encore au Country Club Desjardins, site aux allures d’un village typiquement western. Le Festival est empreint d'un caractère country western. Le concours Prix Étoiles Galaxie attribué lors du Festival contribue au développement de la relève musicale dans le domaine country western.
Toponymie [modifier]
La mission Saint-Juste-de-Kapibouska a été établie en 1851 aux alentours du Lac Kapibouska, soit sur le site de la ville actuelle de Saint-Tite. Kapibouska provient d'un nom algonquin qui signifie « Là où il y a des roseaux ». Lors de la fondation canonique en 1859, l'évêque du diocèse de Trois-Rivières a retenu le toponyme Saint-Tite. Tandis que l'érection civile de la municipalité de paroisse date de 1863. La paroisse a été nommée ainsi en l'honneur de Tite, apôtre, compagnon de Paul et évêque de Cnossos[2].
Géographie [modifier]
Une composante de la Batiscanie, Saint-Tite est située à 30 km au nord-est de Shawinigan. Le territoire de 92,53 km2 qui compose la municipalité est située dans la région de la Mauricie et la MRC de Mékinac. Elle partage ses limites avec la municipalités de Sainte-Thècle, la municipalité du village de Grandes-Piles et les municipalités des paroisses de Hérouxville, Saint-Adelphe et Saint-Séverin.
La ville est située dans les Basses-terres du Saint-Laurent favorisant ainsi l'agriculture. Le relief y est généralement plat avec quelques collines et butte. Le nord-ouest marque la limite avec les Laurentides. L'altitude dans la municipalité va de 110 à 309 m. Le sous-sol est composé de gneiss datant du Précambrien[3].
La ville est parcourue par la rivière des Envies, un affluent de la rivière Batiscan. La rivière des Envies prend sa source au Lac de la Traverse de Sainte-Thècle et entre dans Saint-Tite par la partie Nord du territoire (secteur des Grands marais). Elle traverse la municipalité en passant dans la ville, puis se dirige tout droit vers Saint-Séverin (Mékinac).
Le territoire de Saint-Tite possède plusieurs lacs servant la villégiature, dont le plus important est le lac Pierre-Paul dont la décharge se déverse dans la rivière Pierre-Paul. Le parcours de 14 km décrit un grand "Z" presque parfait. À partir de l'embouchure du lac Pierre-Paul, la rivière du même nom quitte le rang St-Pierre (Saint-Tite), traverse successivement le rang St-Thomas-Sud (Sainte-Thècle), le rang St-Émile (Saint-Adelphe), le rang St-Pierre (Saint-Adelphe) et fait une incartade au 4e rang Nord-Est (Saint-Tite) où elle bifurque vers les nord, pour couler dans le rang St-Alphonse (avant de se déverser dans la rivière Batiscan au village de Saint-Adelphe.
Deux autres centres importants en terme de villégiature sont les "lac Trottier" (au rang B) et "à la Perchaude" (au rang du Ruisseau Le Bourdais). La décharge du lac Trottier rejoint celle du "lac à la Perchaude"; cette décharge se dirige vers le nord pour se déverser dans la rivière-des-Envies. Le quatrième centre de villégiature est le long de la petite rivière Mékinac Nord, situé dans le rang Nord de la petite rivière Mékinac, à environ 2,8 km de l'intersection de la route 153.
Saint-Tite est traversé par les routes 153 et 159. La première relie Saint-Tite avec Shawinigan et Lac-aux-Sables. La seconde permet d'aller à Saint-Roch-de-Mékinac et Sainte-Anne-de-la-Pérade. Saint-Tite est aussi desservi par le service de train de passagers avec trois aller-retour par semaine vers Montréal, Saguenay et Senneterre. La gare de Saint-Tite est située au 310 de la rue Machildon.
Démographie [modifier]
Tendances démographiques selon les recensements:[4]
| Année | Population | Variation (%) |
|---|---|---|
| 2011 | 3 880 | |
| 2006 | 3 826 | |
| 2001 | 3 845 | |
| 1996 | 4 000 (2 555 à Saint-Tite (ville) et 1 445 à Saint-Tite (paroisse)) | |
| 1991 | 4 093 (2 654 à Saint-Tite (ville) et 1 448 à Saint-Tite (paroisse)) |
Note: Les deux municipalités se sont fusionnées en 1998.
Selon le recensement de 2006:
- La population de Saint-Tite était de 3 826 habitants en 2006 et 3 845 en 2001, soit en baisse de 0,5 % en 5 ans[5].
- La presque totalité de la population a le français comme langue maternelle[6].
- 16,2 % de la population maitrise les deux langues officielles du Canada[5].
- Moins de 1 % de la population est immigrante[5].
- 31 % de la population de plus de 15 ans n'a aucun diplôme[5].
- 7 % de la population de plus de 15 ans a un diplôme d'étude universitaire ou supérieur[5].
- 60,2 % de la population de Saint-Tite est urbaine[7]. La région urbaine de Saint-Tite, a une population de 2 306 habitants et une superficie de 2,58 km2 en 2006, soit une densité de 893,8 hab./km2[8].
Histoire [modifier]
Les premiers habitants autochtones à s'établir de façon permanente à Saint-Tite furent les Métis, Montagnais et Algonquins qui vivaient dans les alentours du lac Kapibouska. Cette étendue d'eau, située en bordure sud-ouest du village, était formée par un renflement de la rivière des Envies, causé par d'importantes digues de castors. Les pionniers non autochtones contribuèrent à la disparition du lac par la démolition de ces digues, afin de contrer les effets néfastes des inondations printanières sur l'agriculture, le transport et les bâtiments environnants[9].
Les premiers colons en provenance de Sainte-Geneviève-de-Batiscan, Champlain, Grondines, Neuville et Saint-Augustin-de-Desmaures s'installèrent en 1833 dans la région du lac et la municipalité. Une mission catholique, Saint-Juste-de-Kapibouska, fut établie en 1851. La municipalité de la paroisse de Saint-Tite a été constituée le 11 juillet 1863. La population de la municipalité progressa pour atteindre 3 000 habitants en 1900. Le 4 juin 1910, la ville de Saint-Tite se détacha de la paroisse. Les deux furent fusionnées le 23 décembre 1998[2].
Héraldique [modifier]
Le blason de la ville fut adopté en 1954 par le conseil municipal[10].
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Le blason de Saint-Tite se blasonne ainsi: |
Économie [modifier]
Dès 1912, la production de la ville s'est spécialisée dans le tannage du cuir et la production de botte de cuir. Cela valu à la ville les surnoms de Ville du gant et Ville du cuir du Québec[2].
Institutions [modifier]
En plus d'une école primaire, on retrouve à Saint-Tite, l'école secondaire Paul-Le-Jeune, la seule de la MRC de Mékinac. L'éducation en français est fourni par la commission scolaire de l'Énergie et en anglais par la commission scolaire Central Québec.
On retrouve aussi dans cette ville les différents services régionaux, comme le siège de la MRC, le poste de la sûreté du Québec, et les bureaux administratifs du centre de santé et service sociaux de la Vallée-de-la-Batiscan.
Personnalités [modifier]
- Gratien Gélinas (1909-1999), dramaturge et comédien.
- Julie Boulet, femme politique pour le Parti libéral du Québec.
- Manon Bédard, chanteuse (1969-).
Roman "Les Filles de Caleb" [modifier]
Saint-Tite est le théâtre d'une partie importante du roman Les Filles de Caleb, écrit par la romancière Arlette Cousture. La trame de fond de ce roman est basée sur la vie de l'institutrice Émilie Bordeleau qui a enseigné et vécu avec ses enfants dans des écoles de rang.
Attraits [modifier]
Saint-Tite est particulièrement connu pour son Festival western qui se tient chaque année au mois de septembre depuis 1967. En 2008, le festival a attiré 585 581 visiteurs[11].
L'école d'Émilie Bordeleau, qui a inspiré les romans d'Arlette Cousture Les Filles de Caleb, se trouve à Saint-Tite.
Publications traitant de l'histoire de Saint-Tite [modifier]
- « Histoire de Saint-Tite 1833-1984 » (deuxième édition). Édité en 1984 par Éditions Souvenance Inc et le Comité Historique. 471 pages. Comité du livre: Raymonde Rompré-LeBrun, Gisèle St-Amant-Matton, Gérard Brunelle, Marielle Brouillette, Louise Nobert-Béland, Pierre LeBrun, Jean-Pierre Paquet. Membres du projet "Histoire de Saint-Tite" du "Projet Développement communautaire du Canada": Cécile Gélinas, Cécile Chaillé-Trépanier et Pierre Délisle. Anciennes photos reproduites en grande partie par Michel Pothier.
- « Répertoire des naissances et des baptêmes de Saint-Tite de Champlain 1859-1940 », compilé par Jacques Délisle.
- Campagna, Dominique. «Répertoire des mariages de la paroisse Saint-Tite de Champlain: 1859-1959». Cap-de-la-Madeleine, s.n., 1968. 186 p.
- « Répertoire des décès et des sépultures de Saint-Tite de Champlain 1859-1940 », compilé par Jacques Délisle.
Municipalités limitrophes [modifier]
Notes et références [modifier]
- Statistique Canada, « Profils des Communautés de 2006: Saint-Tite ». Consulté le 31 août 2009
- Gouvernement du Québec, « Fiche toponymique: Saint-Tite », sur Commission de Toponymie. Consulté le 31 août 2009
- Carte géologique du Québec : Édition 2002, Ministère des Ressources naturelles, 2002 (ISBN 2-551-21646-X) [lire en ligne (page consultée le 29 août 2009)]
- Statistique Canada, « Recensement », sur Statistique Canada. Consulté le 5 septembre 2009
- Statistique Canada, « Profils des communautés de 2006: Saint-Tite », sur Statistique Canada. Consulté le 5 septembre 2009
- Statistique Canada, « Langue parlée le plus souvent à la maison détaillée (186), autre langue parlée régulièrement à la maison (9), langue maternelle (8) et sexe (3) pour la population, pour le Canada, les provinces, les territoires, les divisions de recensement et les subdivisions de recensement, Recensement de 2006 - Données-échantillon (20 %) », sur Statistique Canada. Consulté le 7 septembre 2009
- Statistique Canada, « Chiffres de population, Canada, provinces et territoires, divisions de recensement et subdivisions de recensement (municipalités), selon les régions urbaines et rurales, Recensement de 2006 - Données intégrales », sur Statistique Canada. Consulté le 5 septembre 2009
- Statistique Canada, « Chiffres de population et des logements, Canada, provinces et territoires, et régions urbaines, recensements de 2006 et 2001 - Données intégrales », sur Statistique Canada. Consulté le 5 septembre 2009
- Pierre Lebrun, ouvrage "Histoire de Saint-Tite 1833-1984", Comité historique, Éditions Souvenance inc., p. 11, citant Gaétan Veillette, Thomas Boucher et l'abbé Boies.
- Blason de la Ville de Saint-Tite, sur Ville de Saint-Tite. Consulté le 1er septembre 2009
- Paule Vermot-Desroches, « « Ça roule, ça roule », les affaires », [Nouvelliste], vol. LXXXIX, no 268, 12 septembre 2009, p. 4-5 [texte intégral (page consultée le 13 septembre 2009)]
Voir aussi [modifier]
Articles connexes [modifier]
- Gare de Saint-Tite
- Batiscanie
- Rivière Batiscan
- Rivière des Envies
- Rivière Pierre-Paul
- Lac Pierre-Paul (Saint-Tite, QC)
- Seigneurie de Batiscan
Liens externes [modifier]
Bibliographie [modifier]
- Gouvernement du Québec, « Saint-Tite », Répertoire des municipalités, sur Ministère des Affaires municipales, des Régions et de l'Occupation du territoire