Rivière Saint-Maurice

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Rivière Saint-Maurice
La rivière Saint-Maurice.
La rivière Saint-Maurice.
Bassin du Saint-Maurice.
Bassin du Saint-Maurice.
Caractéristiques
Longueur 563 km
Bassin 42 735 km2
Débit moyen 730 m3/s
Régime Pluvio-nival
Cours
Source Réservoir Gouin (Lac du Mâle)
· Localisation La Tuque, Québec, Canada
· Altitude 405 m
· Coordonnées 48° 35′ 07″ N 75° 08′ 24″ O / 48.585277, -75.139999 (Source - Rivière Saint-Maurice)  
Confluence Saint-Laurent
· Localisation Trois-Rivières, Québec, Canada
· Altitude 3 m
· Coordonnées 46° 20′ 58″ N 72° 31′ 44″ O / 46.349444, -72.528888 (Confluence - Rivière Saint-Maurice)  
Géographie
Principaux affluents
· Rive gauche Mékinac, Petite Bostonnais, Bostonnais, Croche, Trenche, Windigo
· Rive droite Shawinigan, Matawin, Vermillion, Manouane
Pays traversés Canada
Principales villes La Tuque, Shawinigan, Trois-Rivières
Le trou du diable, à Shawinigan
Baie du Saint-Maurice
Rivière Saint-Maurice

La rivière Saint-Maurice, aussi appelée simplement le Saint-Maurice[1], est située sur la rive nord du fleuve Saint-Laurent et en est l'un des plus importants affluents.

Prenant sa source au réservoir Gouin, situé aux mêmes latitudes que le lac Saint-Jean, elle parcourt 560 kilomètres dans le sens nord-sud et présente une dénivellation totale d'environ 405 mètres, pour finalement rejoindre le fleuve à Trois-Rivières.

Les principaux tributaires de la rivière Saint-Maurice sont:

Entre Weymontachie et Trois-Rivières, la rivière St-Maurice comporte 27 tributaires identifiés comme suffisamment important pour la descente du bois[2]: Wemotaci, les rivières Manouane, Petit-Rocher, Petit Flamand, Windigo, Flamand, Coucoucache, la Grande Pierriche, la Petite Pierriche, La Trenche, Vermillon, Croche, Rivière-au-Lait, Bostonnais, Petite Bostonnais, Petit Ruisseau, Montagne, des Caribous, Rivières-aux-Rats, Wessonneau, Petit Batiscan, Rivière l’Oiseau, Bête Puante, Mattawin, Mékinac, Rivière au Lac des Pêches et Shawinigan.

Première voie de communication dans cette région, la rivière était utilisée par les Amérindiens locaux bien avant l'arrivée des Européens sur place. Dès le début des explorations par les religieux en mal de conversion et des coureurs des bois à la recherche de fourrures pour la traite, elle fut l'une des routes primordiales de rivières du Québec.

Plusieurs municipalités ont été établies sur ses rives, profitant par là même de son énergie hydro-électrique là où les chutes étaient suffisamment hautes pour y installer un barrage. Entre autres villes, La Tuque, Shawinigan et Trois-Rivières sont les plus connues, étant elles-mêmes situées le long de la route 155 qui relie le fleuve Saint-Laurent au lac Saint-Jean.

Origine du nom[modifier | modifier le code]

Le nom d'origine de la rivière était la « Métabéroutin », nom donné par les Algonquins, qui signifie « décharge du vent », et pour leur part, les Attikameks de la Haute-Mauricie l'appellent encore « Tapiskwan Sipi », la « rivière de l'enfilée d'aiguille ». Les Abénaquis la nomment quant à eux « Madôbaladenitekw », soit la « rivière qui finit ». Jacques Cartier la nomma « rivière de Fouez » (/fwe/) en l'honneur de la maison de Foix en 1535. Cependant ce nom fut abandonné au début du XVIIe siècle pour le nom des « Trois Rivières ». Son nom actuel fut donné au début du XVIIIe siècle en référence au « fief Saint-Maurice », nom usuel de la seigneurie située sur sa rive ouest et concédée vers 1668 à Maurice Poulin de La Fontaine, procureur du gouvernement de Trois-Rivières[3]. Le nom « Saint-Maurice » est attesté pour la première fois dans un jugement daté de 1723 et a définitivement supplanté « les Trois Rivières » entre 1730 et 1740.

La rivière a donné son nom à la région administrative de la Mauricie.

Faune piscicole[modifier | modifier le code]

Entre La Tuque et Trois-Rivières, on retrouve sur les 174 derniers kilomètres 42 espèces fréquentant la rivière[4]. La densité de biomasse des poissons est généralement faible, ce qui est caractéristique des rivières du bouclier canadien[5].

Ponts et autres traverses[modifier | modifier le code]

Ordre de l'aval vers l'amont

Centrale hydroélectique et autres barrages[modifier | modifier le code]

Ordre de l'aval vers l'amont

Toutes les centrales sur le Saint-Maurice sont la propriété d'Hydro-Québec.

Drave sur la rivière[modifier | modifier le code]

En 1996, la rivière Saint-Maurice a été la dernière rivière du Québec à cesser le transport du bois par flottaison. Pendant près de 150 ans, les entreprises forestières ont utilisé le courant de la rivière et de ses tributaires pour le transport du bois. Avant d'être empilés sur la glace en Haute Mauricie, les billes de bois étaient identifiées afin de les récupérer en aval par des baunes, notamment aux Piles, à Grand-Mère, Shawinigan ou Trois-Rivières.

À chaque printemps, une armée de draveurs nettoyaient les berges pour la remise à l'eau des billes qui s'étaient accrochées sur les rives, les baies, les roches ou dans les bois riverains. Les draveurs triaient les billes en flottaison pour le rediriger selon les entreprises forestières.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

  1. Commission de Toponymie, « Genre (masculin ou féminin) des noms de cours d'eau quand leurs génériques (rivière, ruisseau...) sont omis »,‎ 10 novembre 2008 (consulté le 11 novembre 2008)
  2. Journaux de l’Assemblée législative du Canada, 11 (1852).
  3. « Rivière Saint-Maurice », sur Topos sur le Web, Commission de Toponymie,‎ 25 septembre 2008 (consulté le 28 septembre 2008)
  4. « La diversité des poissons:Bassin versant de la rivière Saint-Maurice », sur Ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (consulté le 27 novembre 2008)
  5. Saint-Jacques, Nathalie et Richard, Yvon, « Le bassin de la rivière Saint-Maurice : les communautés ichtyologiques et l’intégrité biotique du milieu, 1996 », Ministère de l’Environnement (consulté le 27 novembre 2008), p. 59