Tramways des Alpes-Maritimes

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Tramways des Alpes-Maritimes

Description de cette image, également commentée ci-après

Le réseau de la Compagnie des Chemins de Fer du Sud de la France et des TAM

Caractéristiques du réseau
Longueur du réseau 149 km
dont électrifiés 149 km
Écartement métrique
Trafic
Trafic voyageurs oui
Trafic de fret oui
Acteurs
Exploitant Compagnie des chemins de fer du Sud de la France

Les Tramways des Alpes-Maritimes (TAM) desservaient l'arrière pays niçois et les villes isolées de ce département montagneux et côtier. Le réseau donnait correspondance aux Chemins de fer de Provence.

Histoire[modifier | modifier le code]

Un viaduc sur la ligne de La Vésubie
La gare de Saint-Martin-Vésubie

C'est dans le cadre de la création d'un réseau départemental que la concession de 7 lignes de tramways a été attribuée à la compagnie du Sud France. Toutes ces lignes sont déclarées d'utilité publique le 10 février 1906.

Il s'agissait des lignes suivantes

Le service des TAM fut éphémère et s'explique par une concurrence grandissante de l'autocar. Cependant l'exploitation de ces lignes était extrêmement coûteuse. Il en résultait un entretien a minima et des accidents réguliers (tram, rail, talus, ...). En 1925, la compagnie fait l'objet de grosses difficultés financières qui vont la pousser à fermer plusieurs lignes. La dernière ligne de la Vallée de la Tinée fermera quelques années plus tard et en 1935 aucune n'aura subsisté.

Caractéristique[modifier | modifier le code]

Toutes ces lignes étaient construites à voie métrique et électrifiées en courant monophasé, à la tension de 6600 volts pour une fréquence de 25 hertz.

Les lignes faisaient l'objet de réelles avancées techniques pour l'époque. Le fait même que ces lignes étaient électrifiées était un exploit. Ces lignes ont également permis de développer un réseau téléphonique.

Réseau[modifier | modifier le code]

Pont de la mariée, construit pour le tramway, situé au km16 de la ligne Pont-de-Gueydan - Guillaumes
Ancien pont sur le Var du tramway de la Vésubie construit en 1909 suivant les plans de François Hennebique

Le réseau comprenait les lignes suivantes :

  • La Vésubie (commune de Levens) - Saint-Martin-Vésubie, 34 km, ouverture le 1er septembre 1909, fermeture 16 avril 1929
  • Pont-Charles-Albert - Roquestéron, 29 km, ouverture le 20 septembre 1924, fermeture 16 avril 1929
  • Pont-de-Gueydan - Guillaumes, 19 km, ouverture le 29 juillet 1923, fermeture 16 mai 1929
  • La Tinée - Saint-Sauveur-sur-Tinée, 27 km, ouverture le 15 avril 1912, fermeture le 1er juillet 1931
  • Cagnes - Grasse, 25 km,
Cagnes - Pré du Lac : ouverture le 30 décembre 1911, fermeture 16 mai 1929
Pré du Lac - Grasse : ouverture le 1er mars 1911, fermeture 16 mai 1929
  • Pré-du-Lac - Le Bar-sur-Loup, 3 km, embranché sur Cagnes-Grasse, ouverture le 1er octobre 1912, fermeture 16 mai 1929
  • Cagnes - Vence, 12 km, ouverture le 30 décembre 1911, fermeture le 31 décembre 1932

Gares de départ[modifier | modifier le code]

Les points de départ étaient souvent situés dans les gares des Chemins de fer de Provence :

Le tram donnait correspondance

Dépôts[modifier | modifier le code]

gare de La Vésubie, lieu de départ de la ligne La Vésubie- Saint Martin de Vésubie des Tramways des Alpes Maritimes

Les dépôts se trouvaient sur chaque ligne.

Cagnes, pour les lignes Cannes-Vence et Cannes-Grasse
La Vésubie, pour la ligne de Saint Martin de Vésubie
La Tinée, pour la ligne de Saint Sauveur sur Tinée
Pont-de-Gueydan, pour la ligne de Guillaumès
Pont Charles Albert, pour la ligne de Roquestéron
Le Pré du Lac, pour la ligne du Bar sur Loup

Matériel roulant[modifier | modifier le code]

Matériel moteur à 2 essieux[modifier | modifier le code]

  • motrices de 1ère classe: A 101 à 120 (1909)
  • motrices de 2ème classe: B 201 à 220 (1909)
    • longueur: 7,5 m
    • largeur:1,9 m
    • empattement:1,98 m
    • moteurs: 2 x 55 cv
    • alimentation par archet
    • vitesse maximum 46 km/h

Matériel moteur à bogies[modifier | modifier le code]

  • motrices de 1ère et 2ème classe: ABM 151 à 156 (1912)
    • longueur:10,3 m
    • largeur:1,9m
    • entraxe des bogies: 5,05 m
    • empattement: 1,48 m
    • poids: 24 tonnes
    • moteurs: 4 x 75 cv
    • alimentation par pantographe
    • vitesse maximum 55 km/h

Matériel remorqué à 2 essieux[modifier | modifier le code]

  • voitures pour voyageurs
    • voitures de 1ère classe: A 3001 à 3014 (1909)
    • voitures de 2ème classe: B 3101 à 3118 (1909)
  • Wagons de marchandises

Il existait 83 wagons de marchandises répartis en trois séries:

  • 33 wagons couverts
  • 31 wagons tombereaux
  • 19 wagons plats

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • José Banaudo, Le tram des Vallées : réseau des tramways départementaux des Alpes-Maritimes, Breil-sur-Roya, Éditions du Cabri, coll. « Histoire des chemins de fer de Provence » (no 3),‎ 2003, 291 p. (ISBN 2-914603-08-8)
  • Jean Robert, De Nice à Chamonix. Les réseaux secondaires dans les Alpes françaises, éditeur Jean Robert, Paris, 1961, 102 p. commentaire sur l'ouvrage (consulté le 10 juin 2010)
  • Jean Robert, Les tramways de Nice et de la Côte d'Azur, éditeur Jean Robert, 1988, 408 p.
  • « Tramways des Alpes maritimes (TAM) et Sud-France », dans Magazine des Chemins de fer Régionaux et Urbains, n° 146, 1978.
  • « Tramways des Alpes maritimes (TAM) et Sud-France - Compléments », dans Magazine des Chemins de fer Régionaux et Urbains, n° 150, 1978.