Point d'interrogation

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Un point d'interrogation, qui fut aussi appelé point interrogatif, est un signe de ponctuation qui se met à la fin d'une phrase interrogative, à la place du point.

Usage[modifier | modifier le code]

En France, il est d'usage de placer une espace fine insécable[1] avant le point d'interrogation, comme pour tout signe composé de deux parties superposées[2]. Ce n'est pas toujours le cas ailleurs, en Grande-Bretagne et en Amérique du Nord (y-compris au Canada francophone) par exemple, où le point d'interrogation se place, sans espace, directement après la dernière lettre de la phrase.

Comme le point d'interrogation finit une phrase, il est suivi d'une majuscule. Néanmoins il arrive qu'on emploie le point d'interrogation sans finir une phrase. À l'oral, ce point d'interrogation correspond à une pause plus courte. Dans ce cas, le point d'interrogation a valeur de virgule, et est suivi d'une minuscule. Exemple : « De quelle couleur était-il ? bleu ? rouge ? vert ? ». Il en va de même lorsque la phrase interrogative est suivie d'une incise, quelle que soit la longueur de celle-ci (« Pourrais-je avoir à boire ? dit-il. Que veux-tu ? répondit la maman qui était en train de parer le gigot. »).

Une virgule d'exclamation a été proposée, mais il s'agit d'un exemple parmi d'autres de signe non retenu.

Typographie[modifier | modifier le code]

Les considérations typographiques sur le point d'interrogation s'appliquent à tous les signes en deux parties.

Origine[modifier | modifier le code]

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On prétend que ce symbole viendrait de l'abréviation qo du latin quaestio qui signifie « question ». Le « q » minuscule était écrit au-dessus du « o » minuscule et se transforma progressivement en point d'interrogation moderne. Toutefois cette hypothèse semble dépourvue de toute preuve historique et n'est prise au sérieux par aucun paléographe. Selon une autre hypothèse, le signe trouverait son origine au IXe siècle, sous la forme d'un point suivi d'une sorte de tilde. Le point marquait simplement la fin de la phrase, tandis que le « tilde » représentait l'intonation de la question à l'oral.

Quaestio.svg

Emploi[modifier | modifier le code]

Dans les langues étrangères[modifier | modifier le code]

Dans certaines langues, comme en espagnol depuis le XVIIIe siècle, la phrase interrogative commence par un point d'interrogation inversé (¿) et se termine par un point d'interrogation classique. Cependant, cette convention orthographique est parfois ignorée en dactylographie rapide.

En grec, le point-virgule est utilisé à la place du point d'interrogation.

En arabe, où l'on écrit de droite à gauche, le point d'interrogation est retourné : « ؟ » .

Le point d'interrogation est aussi utilisé en chinois, en japonais et en coréen. Il est cependant d'emploi récent en japonais. Son utilisation permet de repérer plus rapidement le caractère interrogatif plus que son caractère ambiguë.

En mathématiques[modifier | modifier le code]

  • Le point d'interrogation est parfois employé au-dessus du symbole égal pour mettre en doute une égalité. Le caractère Unicode correspondant, ≟, est donné par U+0225F. En MathML c'est l'entité ≟[3].

En informatique[modifier | modifier le code]

?

Image du caractère
Unicode
Code U+003F
Nom Point d'interrogation
Bloc Ponctuation générale
(U+2000 à U+206F)
Tracé
Symétrie aucune
Trait courbe

Obtention du caractère[modifier | modifier le code]

Le point d'interrogation est représenté en informatique par le caractère Unicode et ASCII 63 ou 0x003F.

Le point d'interrogation inversé correspond au caractère Unicode 191 (0x00BF), et peut être saisi sur certaines versions de Microsoft Windows en maintenant appuyée la touche [Alt] et en tapant 0 1 9 1 sur le pavé numérique. Dans les applications GNOME, on peut le saisir en maintenant appuyées les touches [Ctrl] et [Shift] et en tapant le code hexadécimal Unicode correspondant au caractère. Et plus généralement dans X (avec la disposition clavier fr-latin9) on peut le saisir soit en maintenant la combinaison [Alt Gr] + [,] soit avec [Alt Gr] + [Shift] + [)].

Utilisation en programmation[modifier | modifier le code]

Le symbole « ? » a des usages très variés en informatique. Quelques exemples d'utilisation :

  • en C, Java, PHP, etc. il est utilisé dans l'opérateur ternaire ?:, qui sert à transcrire des conditions booléennes. Exemple :
int n = (x != 0) ? 10 : 20;
  • il est utilisé dans les expressions rationnelles pour désigner la présence facultative de ce dont il est suffixe. Exemple :
"/ab?c/"  "abc" ou "ac"
  • dans de nombreux navigateurs Web, « � » permet de représenter un symbole absent de la table de caractères utilisée pour représenter la page ;
  • en PHP, le point d'interrogation sert de délimiteur au code PHP. Exemple :
<?php
    // instructions
?>

Aux échecs[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Annotation (jeu d'échecs).

Aux échecs, en notation algébrique :

  • « ? » signale un mauvais coup,
  • « ?? » une erreur grossière,
  • « ?! » un coup douteux,
  • « !? » un coup intéressant.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Par exemple, code HTML : &thinsp;, cependant, elle n’est pas encore correctement gérée par tous les navigateurs Internet.
  2. Lexique des règles typographiques en usage à l'Imprimerie nationale, Imprimerie nationale, 2002 (ISBN 978-2-7433-0482-9) ; 3e édition, octobre 2007, chap. « Ponctuation », p. 148-149.
  3. (en) table du W3C

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]