Navigateur web

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Chronologie des versions de navigateurs

Un navigateur Web est un logiciel conçu pour consulter le World Wide Web. Techniquement, c'est au minimum un client HTTP.

Il existe de nombreux navigateurs Web, pour toutes sortes de matériels (ordinateur personnel, tablette tactile, téléphones mobiles, etc.) et pour différents systèmes d'exploitation (GNULinux, Windows, Mac OS, iOS et Android). Les plus utilisés à l'heure actuelle sont, Google Chrome, Mozilla Firefox, Internet Explorer, Safari et Opera[1].

Histoire[modifier | modifier le code]

Les navigateurs Web sont des logiciels complexes et en constante évolution, principalement au niveau de la sécurité, car de nouveaux virus, vers, spywares et autres scripts malveillants ne cessent de voir le jour, mais aussi au niveau des fonctionnalités car des nouveaux standards ou des révisions des standards voient régulièrement le jour.

WorldWideWeb, le premier navigateur

Le premier navigateur-éditeur date de 1990. Développé en deux mois, il s'appelait WorldWideWeb (plus tard rebaptisé Nexus), et fut développé en Objective C sur NeXT par Tim Berners-Lee[2].

Le premier navigateur graphique[3] fut Erwise, pour le système X Window, créé en Finlande par Kim Nyberg, Kari Sydänmaanlakka, Teemu Rantanen, et Kati Borgers (née Suominen), en 1992.

Le premier navigateur, stable, fonctionnel[réf. nécessaire], multiplateformes et surtout largement diffusé, fut NCSA Mosaic, en 1993.

Dès 1995, Netscape Navigator devint le navigateur dominant, développé par Marc Andreessen, l'ancien responsable du développement de Mosaic.

En 1995 sortit également Internet Explorer 1 de Microsoft.

À partir de 2000, et après plusieurs années de « guerre des navigateurs » (voir Évolution de l'usage des navigateurs Web), c'est Internet Explorer qui devint le navigateur le plus utilisé. La raison en est principalement sa pré-installation au sein de Microsoft Windows, le système d'exploitation le plus utilisé sur les ordinateurs personnels à cette époque.

À compter de 2005, on note une régression de la part de marché d'Internet Explorer, surtout au bénéfice de Mozilla Firefox.

En décembre 2008 sort le navigateur Google Chrome, édité par Google. En 2010 il fait partie des trois navigateurs les plus utilisés[4] et en 2012, il devient un des navigateurs les plus utilisés[5].

De nombreux autres navigateurs, appelés navigateurs alternatifs, se partagent les miettes, notamment :

Devant le développement croissant des smartphones et tablettes numériques, plusieurs concepteurs de navigateurs sortent des versions mobiles ; Le navigateur Firefox Mobile (nom de code Fennec) est la version mobile de Firefox, Opera Mobile pour Opera, Internet Explorer Mobile la version mobile d'IE, etc.

De plus, depuis le milieu des années 1990, il a toujours existé une multitude d'autres navigateurs plus ou moins populaires.

Terminologie[modifier | modifier le code]

Le terme navigateur Web est inspiré de Netscape Navigator. D'autres métaphores sont ou ont été utilisées. Le premier terme utilisé était browser, comme en anglais. Par la suite, on a vu fureteur (surtout utilisé au Québec), butineur, brouteur, arpenteur, fouineur ou encore explorateur (inspiré d'Internet Explorer). Le terme navigateur internet, bien qu'incorrect, est également souvent rencontré. Aujourd'hui, les termes navigateur ou logiciel de navigation sont recommandés en France par la DGLFLF[6], ainsi qu'au Canada par l'OQLF.

Fonctionnement[modifier | modifier le code]

Le navigateur Web est composé de composants permettant de communiquer suivant des standards des réseaux, d'un moteur de rendu des standards du Web, d'une interface utilisateur adaptée au système d'exploitation qui l'accueille et accessoirement d'un gestionnaire d'extensions appelées plugins.

Interface utilisateur[modifier | modifier le code]

Pour la grande majorité des navigateurs sur le marché, l'interface utilisateur est composée d'une zone d'affichage éventuellement gérée sous forme d'onglets, d'une barre de menus déroulants, d'une barre d'outils, d'une barre d'état et surtout d'une barre d'adresse, parfois fusionnée, comme dans le cas de Chrome et de Chromium avec la barre de recherche. Selon les navigateurs il est possible de réorganiser et d'afficher ou non ces différentes barres.

La barre de menus abrite les favoris (ou marque-pages ou bookmarks), les commandes des fichiers (ouverture, fermeture), les options de configuration, , etc.

Utilisation[modifier | modifier le code]

La fonction principale d'un navigateur Web est de permettre la consultation d'informations disponibles (« ressource » dans la terminologie du Web) sur le World Wide Web. Les principales étapes de la consultation d'une ressource sont les suivantes :

  1. L'utilisateur donne au navigateur Web l'adresse Web de la ressource à consulter. Il existe trois manières de donner une adresse Web :
    • taper soi-même l'adresse Web dans la barre d'adresse du navigateur ;
    • choisir une ressource dans la liste des favoris (ou marque-pages ou bookmarks), sachant qu'à chaque favori est associée une adresse Web ;
    • suivre un hyperlien, sachant qu'à chaque hyperlien est associée une adresse Web.
  2. Le navigateur se connecte au serveur Web hébergeant la ressource visée et la télécharge. Le protocole de communication généralement utilisé est HTTP.
  3. le moteur de rendu du navigateur traite cette ressource, télécharge les éventuelles ressources associées et affiche le résultat sur l'écran de l'utilisateur.
Navigateurs web les plus utilisés par pays, d'après StatCounter.

Fonctionnalités[modifier | modifier le code]

Rendu à l'écran[modifier | modifier le code]

Exemple de page Web affichée en mode graphique

Un navigateur Web doit être capable, au minimum, d'afficher le texte d'une page Web. Un navigateur en mode texte n'affiche souvent rien de plus. Les navigateurs couramment utilisés fonctionnent cependant en mode graphique et sont capables d'utiliser une typographie élaborée, d'ajouter des images dans le texte, de jouer de la musique et des animations et d'interagir avec les actions de l'utilisateur.

Une page Web est un texte écrit dans le langage informatique HyperText Markup Language (HTML) qui donne au navigateur le texte à afficher ainsi que la structure générale de la mise en page : titres et paragraphes, listes, tableaux. La mise en page peut être raffinée par l'utilisation de feuilles de style en cascade (CSS) : marges, alignements, espacements, couleurs, bordures, etc.

La position des images dans une page Web est donnée par le langage HTML. Les images sont généralement dans un format de données parmi les trois suivant : GIF, JPEG ou PNG.

Rendus sur d'autres dispositifs[modifier | modifier le code]

Article connexe : Accessibilité du web.

La plupart des navigateurs permettent d'imprimer les pages Web en noir et blanc ou en couleurs. En outre, des dispositifs particuliers peuvent être utilisés pour pallier un handicap visuel ou moteur.

Scripts[modifier | modifier le code]

Dans le contexte du Web, un script est un programme informatique intégré à la page Web et exécuté par le navigateur. Un script permet des tâches simples comme vérifier les données entrées dans un formulaire, gérer des menus ou réagir aux déplacements du pointeur de souris. Le principal langage de script côté client est le JavaScript. Ce langage est standardisé par l'ECMA sous le nom d'ECMAScript.

Articles détaillés : HTML dynamique, AJAX, JavaScript et Client side Scripting.

Plugins[modifier | modifier le code]

Les navigateurs pouvant difficilement gérer l'ensemble des formats de données existants et futurs, les éditeurs de navigateurs ont été amenés à développer un mécanisme de modules d'extension qui prennent le nom de plugins, ou de contrôles ActiveX pour Internet Explorer.

Ceux-ci permettent d'afficher directement dans la fenêtre du navigateur des données de formats très différents allant de documents PDF à du contenu multimédia. Ce mécanisme permet également d'utiliser des langages de programmation côté client comme les animations Flash, les applets Java ou la technologie Silverlight. La large diffusion d'un plugin étant nécessaire pour qu'un format de données ait une chance de s'imposer sur le Web, on en trouvera bien souvent en libre téléchargement sur les sites de sociétés éditrices de logiciels permettant de créer un type de contenu particulier.

Protocoles[modifier | modifier le code]

Le protocole HTTP n'est pas le seul qu'un navigateur Web puisse utiliser. Il peut gérer aussi les transferts de fichiers à l'aide de FTP ou WebDAV, et établir des connexions sécurisées en utilisant HTTPS (HTTP sur SSL). Certains navigateurs (comme Firefox) supportent le protocole Gopher qui précéda de peu HTTP et devenu confidentiel aujourd'hui. Ces protocoles de communication sont généralement standardisés par l'IETF.

Vulnérabilités[modifier | modifier le code]

Du fait de sa forte diffusion dans le monde le navigateur Web est une cible privilégiée des pirates désireux de nuire aux internautes.

L'exploitation des traces numériques du navigateur Web est utilisé par certaines entreprises de commerce électronique[7].

Variétés d'attaques possibles[modifier | modifier le code]

L'internaute est menacé via son navigateur d'être victime des attaques suivantes :

Modules logiciels pouvant être ciblés[modifier | modifier le code]

Un navigateur est constitué de modules divers réalisant des fonctions bien déterminées et possédant chacun leurs vulnérabilités propres :

  • un interpréteur d'URL vulnérable aux attaques par hameçonnage ;
  • un interpréteur de code HTML ou XHTML (plus récent) qui peut faire une mauvaise interprétation des instructions de description ;
  • un interpréteur de langage de script (JavaScript, VBScript...) vulnérable aux boucles sans fins, à des exploitations de bugs ;
  • un environnement d'exécution d'applications (Applet Java, ActiveX, plugins) ;
  • une barre d'outils.

Parts de marché[modifier | modifier le code]

Les parts de marché des navigateurs Web (mars 2014 - mettre à jour)
Source Internet Explorer
Microsoft
Firefox
Mozilla
Chrome
Google
Safari
Apple
Opera
Opera Software
Android
Google
Autres
Statcounter (Monde - mars 2014)[8] 22,59 % 18,77 % 43,73 % 9,92 % 1,38 % 1,18 % 2,43 %
Statcounter (Europe - mars 2014)[9] 18,26 % 25,48 % 40,59 % 10,46 % 2,61 % 1,39 % 1,21 %
Statcounter (France - mars 2014)[10] 18,71 % 26,63 % 39,39 % 11,69 % 0,81 % 1,76 % 1,01 %
Net Marketshare (Monde - Desktop - mars 2014)[11] 57,96 % 17,26 % 17,52 % 5,68 % 1,20 %   0,38 %
Akamai (Monde - mars 2014)[12] 22,5 % 15,7 % 32,1 % 18,4 % 0,5 % 7,9 % 2,9 %
AT internet (Europe - décembre 2013)[13] 23,2 % 20,6 % 29,7 % 19,1 %     7,4 %
W3Counter (Monde - mars 2014)[14] 18,3 % 18,1 % 37,2 % 16,6 % 2,9 % 3,8 % 3,2 %
Moyenne générale (sans Net Marketshare) 21,65 % 18,29 % 35,68 % 16,01 % 1,59 % 4,28 % 2,50 %

Note: ces statistiques ne sont que des estimations, et comprennent une marge d'erreur difficile à estimer. Ces erreurs sont dues à plusieurs raisons :

  • certains navigateurs se font passer pour d'autres, afin de contourner certains sites Web refusant l'accès aux navigateurs non testés ;
  • de plus en plus de navigateurs, directement ou via des extensions, bloquent les appels aux services de statistiques dans le but de protéger la vie privée de l'utilisateur.

Web mobile[modifier | modifier le code]

Les parts de marché des navigateurs Mobiles (Avril 2014 - mettre à jour)
Source Android
Google
Safari
Apple
Chrome
Google
Opera
Opera Software
UC Browser
UCWeb
IEMobile
Microsoft
Nokia
Nokia
BlackBerry
RIM
iPod Touch
Apple
Autres
Statcounter (Monde - Avril 2014) 25,34 % 21,61 % 14,79 % 12,54 % 11,03 % 2,27 % 4,94 % 1,95 % 1,10 % 4,43 %
Statcounter (Europe - Avril 2014) 32,15 % 30,78 % 21,74 % 4,91 % 0,48 % 3,56 % 1,35 % 2,18 % 1,17 % 1,68 %
Statcounter (France - Avril 2014) 25,62 % 40,91 % 21,37 % 1,56 % 0,21 % 4,64 % 0,54 % 0,75 % 2,45 % 1,95 %

Exemples de navigateurs[modifier | modifier le code]

Article connexe : Liste de navigateurs Web.

Il existe des versions différentes des navigateurs selon le type de machines : téléphone mobile, tablette ou ordinateur. Voici pour les navigateurs les plus populaires les noms de leur version plateforme bureautique et mobile.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]