GNOME

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GNOME
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Un bureau sous GNOME Shell
Un bureau sous GNOME Shell

Développeur GNOME Foundation
Dernière version 3.12 (26 mars 2014) [+/-]
Version avancée 3.14 (septembre 2014) [+/-]
Écrit en C / GTK+
Environnements GNU/Linux, BSD, Mac OS X (Fink, Darwin), UNIX
Langues Multilingue (70)
Type Environnement graphique
Licences Libre : GNU LGPL et GNU GPL
Site web gnome.org

GNOME, acronyme de GNU Network Object Model Environment, est un environnement de bureau libre convivial dont l'objectif est de rendre accessible l'utilisation du système d'exploitation GNU au plus grand nombre ; cette interface est actuellement populaire sur les systèmes GNU/Linux et fonctionne également sur la plupart des systèmes de type UNIX.

Présentation[modifier | modifier le code]

GNOME a été lancé en août 1997 par les programmeurs mexicains Miguel de Icaza et Federico Mena[1] dans le but de proposer un environnement de bureau complètement libre incluant les bibliothèques de fonctions pour les programmeurs et les logiciels pour les utilisateurs[2], et de concurrencer le projet KDE car la bibliothèque Qt qu'il utilise était à ce moment-là non-libre[3].

L'environnement GNOME est inclus dans la plupart des distributions GNU/Linux (Debian, Red Hat/Fedora, Mandriva, Mageia, etc.) ainsi qu'avec certains systèmes UNIX de souche BSD ou encore Solaris de Sun Microsystems.

GNOME 3.4 gère plus de 50 langues avec au moins 80 pour cent de chaînes traduites, y compris les manuels utilisateur et d'administration pour de nombreuses langues. GNOME 3.4 est complètement traduit en français ainsi que la majorité de sa documentation[4].

Métaphore d’interface[modifier | modifier le code]

La métaphore d'interface à la base de l'expérience utilisateur a radicalement changé avec la version 3.0.

Précédemment l'environnement GNOME adoptait la métaphore du bureau en présentant à l'utilisateur un bureau virtuel sur lequel il est possible de placer des icônes de toutes sortes (représentant des lanceurs d'applications, des dossiers ou des fichiers), complété d'un tableau de bord très personnalisable permettant de lancer des programmes ou d'afficher des notifications.

À partir de la version 3.0, GNOME adopte un nouveau paradigme pour l'interface utilisateur, orchestré par GNOME Shell. La métaphore du bureau, jugée non optimale[5], est abandonnée. La nouvelle interface met l'accent sur la possibilité de basculer facilement d'une tâche à l'autre et l'utilisation de multiples espaces de travail pour gérer les tâches.

Fondation GNOME[modifier | modifier le code]

Regroupant plusieurs centaines de développeurs bénévoles et des sociétés innovantes, la Fondation GNOME est une organisation destinée à soutenir l'avancement de GNOME. La Fondation fournit la logistique ainsi que le soutien financier et légal pour le projet GNOME et aide à la détermination de sa vision et son plan de développement. (GNOME est une marque déposée par la GNOME Foundation.)[6]

GUADEC[modifier | modifier le code]

La Conférence européenne annuelle des utilisateurs et développeurs GNOME — (en) « GUADEC » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?) GNOME Users And Developers European Conference — est un rassemblement annuel de développeurs, de passionnés ainsi que d'utilisateurs individuels, professionnels, institutionnels et éducatifs de GNOME. Elle constitue un forum où les membres du projet GNOME présentent leurs travaux et discutent des futurs développements de GNOME. Accueilli chaque année dans un pays d'Europe différent, le GUADEC est un catalyseur du développement futur et de l'orientation de GNOME[7].

Architecture et développement[modifier | modifier le code]

L'environnement graphique de GNOME repose principalement sur la bibliothèque GTK+. Les programmeurs ont la possibilité d'utiliser Glade (qui permet de construire des interfaces à partir de descriptions en XML) et Anjuta (environnement de développement intégré) pour se faciliter le travail[8].

À partir de la version 3.0, Les logiciels Mutter et GNOME Shell forment respectivement le gestionnaire de fenêtres et le shell (logiciel fournissant une interface pour l'utilisateur) de GNOME.

GNOME intègre plusieurs bibliothèques qui simplifient la programmation de composants ou d'applications, notamment [9]:

  • ATK pour permettre aux applications de proposer des fonctions d'accessibilité ;
  • Cairo pour le dessin vectoriel ;
  • D-Bus pour permettre à différentes applications de communiquer entre elles ;
  • dconf pour le système de configuration (il succède à GConf à partir de GNOME 3.0) ;
  • GLib pour les fonctions bas niveau ;
  • GStreamer pour le multimédia ;
  • GVFS comme système de fichiers virtuel ;
  • iBus pour gérer les méthodes d'entrée d'écritures complexes ;
  • NetworkManager pour gérer l'accès aux réseaux ;
  • Pango pour l'affichage de texte ;
  • Telepathy pour les communications ;
  • Tracker qui permet l'indexation automatique de documents ;
  • WebKitGTK+ pour le rendu HTML ;
  • et Zeitgeist pour enregistrer les activités de l'utilisateur et les événements (fichiers ouverts, sites Web visités, conversations avec d'autres personnes, etc.).

Le framework a été développé en langage C et largement inspiré de l'API de GTK+. En plus d'une portabilité importante, le C permet de proposer facilement des liaisons avec d'autres langages comme Python, C++ ou Java. Les applications qui font partie de GNOME sont généralement écrites en C, C++, Python, Vala, Génie (langage de programmation et JavaScript[10].

GNOME suit les spécifications de Freedesktop.org pour l'interopérabilité.

Les applications[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Liste de logiciels GNOME.

Historique de GNOME[modifier | modifier le code]

Débuts[modifier | modifier le code]

Miguel de Icaza rapporte dans The Story of the GNOME project les débuts du projet[11].

Date Version Commentaire
août 1997 annonce du lancement du projet GNOME
décembre 1997 0.10 the tarball
septembre 1998 0.30 bouncing bonobo
mars 1999 « 1.0 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-02-22 première version majeure
octobre 1999 "October"
mai 2000 « 1.2 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-02-22 "Bongo"
avril 2001 « 1.4 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-02-22 "Tranquility". Nautilus remplace Midnight Commander comme gestionnaire de fichiers

Série 2.x[modifier | modifier le code]

Date Version Commentaire
juin 2002 2.0 Utilisation de GTK+ version 2, introduction des Human Interface Guidelines
février 2003 « 2.2 » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-02-22 Nombreuses améliorations de Nautilus. Metacity est choisi comme gestionnaire de fenêtres par défaut. Gstreamer fait ses premiers pas dans GNOME.
septembre 2003 2.4 Graveur de CD intégré à Nautilus, inclusion d'Epiphany
mars 2004 2.6 Nautilus utilise le mode spatial par défaut. La mise à jour vers GTK+ 2.4 permet notamment d'introduire un nouveau sélecteur de fichiers présentant notamment une liste de raccourcis personnalisables.
septembre 2004 2.8 Nouveau système de gestion des types de fichiers (Types MIME). Inclusion de Evolution et Calendar
mars 2005 2.10 Le menu à deux entrées (« Applications » et « Actions ») laisse place à un menu à trois entrées (« Applications », « Raccourcis » et « Système »), inclusion de Totem et Sound Juicer, la corbeille peut être logée dans le tableau de bord sous forme d'applet. Mise à jour vers GTK+ 2.6
septembre 2005 2.12 Nouveau thème « ClearLooks », intégration d'un presse-papier, nouvel outil d'administration des services, mode d'affichage alternatif en listes pour Nautilus, inclusion d'Evince. La mise à jour vers GTK+ 2.8 permet l'exploitation de Cairo
mars 2006 2.14 Améliorations de performance, inclusion de Ekiga et des applets Deskbar et Changement rapide d'utilisateur, migration progressive vers GStreamer 0.10
septembre 2006 2.16 Nouveau lecteur d'écran Orca, support d'Unicode 5.0, mise en adéquation du thème avec le projet Tango, inclusion de Tomboy. La mise à jour vers GTK+ 2.10 permet notamment l'intégration progressive de la nouvelle boîte de dialogue d'impression et l'apparition dans le menu « raccourcis » du tableau de bord d'une liste des fichiers récemment ouverts
mars 2007 2.18 Prise en charge de la disposition verticale de textes chinois et japonais, améliorations de sécurité (chiffrement)
septembre 2007 2.20 Meilleur support des langues s'écrivant de droite à gauche et support de l'écriture N'ko, prise en charge de la spécification xdg-user-dirs de Freedesktop.org, réécriture de Eye of GNOME, installation automatisée des codecs lors de la lecture d'un fichier dans Totem (selon les distributions), intégration de l'utilitaire de création des profils utilisateurs Sabayon. La mise à jour vers GTK+ 2.12 permet notamment l'incorporation au sélecteur de fichiers d'une liste des fichiers récemment utilisés et d'un champ de recherche
mars 2008 2.22 Abandon progressif du système de fichiers virtuel Gnome-VFS au profit de GVFS, intégration de PolicyKit, composition des fenêtres avec Metacity (désactivée par défaut), installation automatisée des codecs lors de la lecture d'un fichier dans Rhythmbox (selon les distributions), remplacement de Keyring Manager par Seahorse comme gestionnaire de mots de passe et de clés de chiffrement, possibilité d'ouvrir un menu contextuel avec un seul bouton de souris
septembre 2008 2.24 Intégration d'Empathy pour la messagerie instantanée et d'un applet de gestion du temps passé, amélioration de Nautilus (qui peut dorénavant afficher les fichiers sous forme de liste compacte à côté des traditionnels modes Icônes et Liste, qui permet la navigation par onglets et offre la possibilité de restaurer les éléments de la corbeille), ajout d'un outil de réglage de la résolution du moniteur reposant sur XRandR 1.2, nouvelle gestion des thèmes sonores reposant sur libcanberra, meilleure gestion de la télévision numérique dans Totem. Mise à jour vers GTK+ 2.14
mars 2009 2.26 Intégration de Brasero pour la gravure, nouvel applet de volume tirant parti de PulseAudio, meilleure intégration d'Evolution aux environnements Microsoft Windows avec la possibilité d'importer directement les dossiers messages, contacts, rendez-vous, tâches et autres éléments d'Outlook (fichiers .pst) et le support du protocole MAPI facilitant la communication avec Microsoft Exchange Server, l'outil de capture d'écran permet de sélectionner seulement une zone de l’écran, nouveaux greffons Totem permettant d’accéder au catalogue de Jamendo et de graver un DVD vidéo à partir de la vidéo regardée, beaucoup de logiciels ont abandonné leurs dépendances obsolètes pour préparer GNOME 3 et des optimisations ont été réalisées afin de réduire la consommation mémoire. La mise à jour vers GTK+ 2.16 permet au sélecteur de fichiers d'afficher la taille des fichiers et de conserver en mémoire le réglage de la taille de sa fenêtre.
septembre 2009 2.28 Intégration de GNOME Bluetooth, Epiphany adopte le moteur de rendu WebKitGTK+, Totem permet dorénavant la navigation dans les menus de DVD vidéo, de reprendre la lecture d'une vidéo à la dernière position connue, le défilement image par image, et son greffon YouTube voit ses performances améliorées, Evince permet d'annoter les documents PDF. Concernant GNOME en général : par défaut les icônes des menus et des boutons ne sont plus affichées et le nouveau mode d'affichage des barres d'outils est « Texte à côté des icônes » (et non plus « Texte sous les icônes »), et le travail préparatoire à GNOME 3 de nettoyage des dépendances obsolètes se poursuit. La mise à jour vers GTK+ 2.18 rend possible l'impression de plusieurs pages par feuille, apporte des améliorations au sélecteur de fichiers qui se souvient à présent de sa méthode de tri, et permet une plus grande fluidité lors de défilements grâce au procédé client-side windows.
mars 2010 2.30 Nautilus abandonne le mode spatial par défaut et se dote d'un mode d'affichage partagé en deux panneaux (accessible par le menu Affichage ou la touche F3) ; installation simplifiée de nouvelles polices (il suffit de double-cliquer dessus) ; installation automatisée des formats manquants lors de l'ouverture d'une archive dans File Roller ; la barre d'adresse et la barre d'outils d'Epiphany fusionnent. Le travail de nettoyage des dépendances obsolètes en vue de GNOME 3 se poursuit. Mise à jour vers GTK+ 2.20.
septembre 2010 2.32 Prise en charge des périphériques DLNA/UPnP AV par l'ajout de Rygel[12], prise en charge des profils colorimétriques via Gnome Color Manager, support de SyncTeX par Evince, nombreuses améliorations concernant la messagerie instantanée Empathy (dont la gestion des méta-contacts), Nautilus affiche la date de suppression et l'emplacement d'origine des fichiers dans la corbeille et Totem désentrelace dorénavant automatiquement les vidéos entrelacées. Une bonne part de l'effort de développement a toutefois été reporté sur la préparation de la version 3.0.

Série 3.x[modifier | modifier le code]

L'article « GNOME Shell » est consacré à cette série.
Date Version Commentaire
avril 2011 3.0 GNOME 3.0 marque une rupture avec la série 2.xx. Côté architecture, GNOME 3.0 est basé sur le code toiletté de GTK+ 3.0 (et dorénavant aussi sur Clutter, version 1.6) ; le gestionnaire de fenêtres Metacity cède la place à Mutter et dconf remplace GConf comme système de configuration. Côté applicatif, le bureau est profondément remanié avec l'intégration de GNOME Shell (qui fait office à la fois de tableau de bord, de zone de notification et de sélecteur de fenêtres), un centre de contrôle fait son apparition pour les réglages du système et l'apparence de Nautilus est grandement revue. Citons également en vrac : Epiphany gagne un gestionnaire de téléchargement non‐intrusif et sa barre d’état devient flottante, Evince gagne un système de marque-pages, Gedit permet dorénavant d'afficher simultanément plusieurs onglets. Esthétiquement parlant, GNOME 3.0 propose une nouvelle police (Cantarell[13]), un nouveau thème (Adwaita, qui signifie « l'unique » en sanskrit) et un jeu d'icônes symboliques (icônes monochromes – ou quasiment – pour le tableau de bord, les notifications, les champs textes, les listes et les informations affichées en surimpression)[14].
septembre 2011 3.2 GNOME 3.2 peaufine la version 3.0, à commencer par l’accessibilité qui est améliorée, mais aussi en tenant compte sur de nombreux détails des retours des utilisateurs sur la version précédente. Documents est une nouvelle application (reposant sur Tracker) qui permet de trouver, visualiser et organiser ses documents de façon simple et rapide, sans avoir à lancer le gestionnaire de fichiers complet Nautilus. Lequel Nautilus gagne un mode aperçu (en appuyant sur la barre d'espace). Le sélecteur de fichiers affiche dorénavant une liste de fichiers/répertoires récemment ouverts. GNOME Contacts et GNOME Color Manager sont aussi intégrés. Epiphany se dote d'un mode Application Web. GNOME gère dorénavant vos comptes en ligne (permettant par exemple l'accès transparent à vos documents en ligne), Amélioration des performances des jeux 3D plein écran[15]. Mise à jour vers GTK+ 3.2 et Clutter 1.8.
mars 2012 3.4 Outre une meilleure intégration aux réseaux sociaux et la continuation du travail sur l'accessibilité, citons : la révision de l'interface des applications Documents et Contacts, apparus six mois plus tôt, mais aussi de Clés et mots de passe ; la première partie de la refonte complète de l'interface d'Epiphany (dorénavant nommé Web) ; la réécriture complète de Palimpsest, l'utilitaire de gestion des disques (dorénavant nommé Disques) ; l'apparition d'une interface de configuration des tablettes Wacom. Le concept d'un « menu de l'application » est introduit et mis en œuvre dans différentes applications (Documents, Web et Contacts, pour commencer) : logé dans la barre supérieure, il fournit une nouvelle zone pour les options de l'application, comme les préférences et la documentation. Le gestionnaire de fichiers Nautilus inclut désormais une fonctionnalité Annuler. GNOME Shell devient facilement personnalisable au moyen d'une interface Web proposant d'activer/désactiver une sélection d'extensions. Mise à jour vers GTK+ 3.4 (défilement doux, gestion du tactile) et Clutter 1.10.
septembre 2012 3.6 La vue d'ensemble Activités est allégée (la sélection du menu Application se fait désormais via une icône du lanceur), l'affichage des notifications est remanié (la barre de notification ne recouvre plus le bas du bureau mais pousse celui-ci vers le haut lorsqu'elle apparaît, et les icônes sont plus grandes), la liste des comptes en ligne pris en charge par GNOME Online Accounts s’allonge, la gestion des des tablettes graphiques est perfectionnée, l'interface de Fichiers est revue en profondeur pour une meilleure expérience utilisateur (on notera également que la recherche s'appuie sur Tracker) et le code a été considérablement nettoyé au passage, celle de Baobab a aussi été revue, l'amélioration de la prise en charge de l'accessibilité de GNOME 3 la place désormais à un niveau au moins équivalent à celle qu'offrait GNOME 2. Machines, un gestionnaire de machines virtuelles, est intégré, de même qu'un Visionneur de fontes et Horloges, une application gérant les fuseaux horaires. En coulisses on note le passage à GLib 2.34, Clutter 1.12, GTK+ 3.6 (trois nouveaux widgets : GtkLevelBar, GtkSearchEntry et GtkMenuButton), Evolution est porté sur WebKitGTK+ pour l'affichage des messages, Zeitgeist fait ses premiers pas dans GNOME en intégrant la messagerie instantanée, iBus est utilisé par la gestion des claviers et de nombreuses applications ont migré de la version 0.10 à la version 1.0 de GStreamer, telles que Brasero, Cheese, Contacts, Control center, Shell, Sound Juicer, Sushi, Vala et Transmageddon.
mars 2013 3.8 Dans le menu Applications les catégories disparaissent au profit d'une vue regroupant les applications couramment utilisées, par ailleurs il est désormais possible de créer des groupes d'applications ; le mode recherche depuis la vue Activités a été réorganisé ; des nouveaux panneaux Notifications/Confidentialité/Recherche/Partage permettent de régler les paramètres relatifs à la vie privée ; un mode classique fait son apparition qui tente de recréer l'expérience utilisateur de GNOME 2 ; apparition d'un assistant de configuration initiale et de prise en main du système ; Web passe à WebKit 2 et adopte un nouveau mode de navigation privée.
septembre 2013 3.10 Les développeurs ont entamé la transition vers le nouveau serveur d'affichage Wayland qui nécessitera quelques cycles de développement avant d'être utilisable par défaut. Les composants systèmes sont regroupés dans une seule barre d'état (volume, microphone, luminosité, wifi ou encore la gestion de l'alimentation), les applications propres à GNOME disposent d'une nouvelle barre d'entête permettant un gain de place important. Enfin, plusieurs nouvelles applications font leur apparition telles que : Musique, Photos, Notes, Logiciels et Cartes.
mars 2014 3.12 Intégration de l'utilitaire de versionning « git », systemd est utilisé à son tour pour les sessions utilisateurs, l'option d'accessibilité de GNOME Shell dispose de nouvelles couleurs, et enfin, l'application Gnome Video fait son apparition (anciennement Totem) qui se munit d'une nouvelle interface, tout comme Gedit qui fait peau neuve pour cette nouvelle version. Une refonte graphique partielle sur toutes les applications GNOME, l'accès au réseau depuis le coin supérieur droit, la prise en charge de comptes Pocket, GNOME Photo gère les photos Facebook en plus de celles de Flickr. En outre, les icônes ont été adaptées à la résolution HDPI, Web (alias Epiphany) bénéficie d'une refonte graphique et de meilleures performances. Le champ de recherche propose les dernière commandes de terminal et les suggestions de GNOME Software, qui lui propose pour chaque logiciel un aperçu photographique, les notes d'utilisateurs et l'accès aux sources de logiciels.

À noter que comme chaque versions, des traductions ont été mises à jour ou rajoutées. Wayland n'est pas encore totalement supporté.

septembre 2014 ? 3.14 GNOME 3.14 devrait poursuivre l'intégration de Wayland afin de le supporter intégralement[16].
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La série 3.x, novatrice en termes d'expérience utilisateur, crée des dissensions[modifier | modifier le code]

Remis en cause depuis le passage à la version 3, le projet GNOME manquerait de développeurs, dont une grande partie sont des employés de la société Red Hat[17].

MATE, MGSE et Cinnamon : fork et customisation[modifier | modifier le code]

Le mécontentement suscité par les suppressions à répétition de fonctionnalités et par l’ergonomie de GNOME 3 a conduit à deux initiatives :

  • un fork de GNOME 2, MATE, reprenant l'ergonomie de GNOME 2.x. et basé sur l'infrastructure de GNOME 2.32,
  • une customisation de l'interface de GNOME 3 visant à la faire ressembler à celle de GNOME 2.x, proposée par le projet Linux Mint sous le nom de Mint Gnome Shell Extensions (MGSE), qui laissera finalement sa place à Cinnamon.

À noter que GNOME 3.8 introduit un mode classique censé recréer l'expérience utilisateur de GNOME 2, mais en utilisant les technologies de GNOME 3.

Il existe d'autres projets reposant sur GNOME 3 : ainsi Tizen OS reposera sur GNOME 3 avec Tizen Shell étant une extension de GNOME Shell[18].

Le cas d'Ubuntu[modifier | modifier le code]

Ubuntu prend ses distances avec GNOME : en parallèle du développement (public) de GNOME 3 dont GNOME Shell est la pierre angulaire, Canonical a développé (en interne) son propre shell pour Ubuntu : Unity.

Également, suite à la publication de la version 3.6 de Nautilus (qui abandonne certaines fonctionnalités présentes de longue date), les développeurs d'Ubuntu ont décidé d'en conserver une version plus ancienne[19] et envisagent de développer un autre gestionnaire de fichiers[20].

Les différences dans l'infrastructure même des deux projets vont en grandissant : outre GNOME Shell vs. Unity (et donc Mutter vs Compiz), citons GDM vs. LightDM, chacun son framework d'authentification unique[21], Wayland vs Mir... Pendant un temps Canonical a promu également son propre système de démarrage Upstart avant de se ranger finalement à Systemd.

Mascottes[modifier | modifier le code]

Un GEGL

GNOME a deux mascottes, qui peuvent être vues dans plusieurs easter eggs : Wanda le poisson, qui se trouve également dans un applet humoristique pour le tableau de bord, et dont le nom vient peut-être du film Un poisson nommé Wanda, et GEGL, une chèvre à cinq pattes (Genetically Engineered Goat, Large, ce qui peut être traduit par grosse chèvre génétiquement modifiée), qui a donné son nom à la bibliothèque GEGL.

La fenêtre À propos de GNOME contient, dans la liste des contributeurs, Le mystérieux GEGL, Le grincement d'élastique GNOME et Wanda le poisson GNOME.

Easter eggs[modifier | modifier le code]

GNOME contient plusieurs easter eggs.

GNOME 2.x[modifier | modifier le code]

GNOME Panel[modifier | modifier le code]

  • Faire un clic droit sur un endroit inutilisé du tableau de bord, cliquer sur Propriétés et faire trois fois un clic droit sur un onglet affiche un GEGL, qui rebondit sur les coins de la fenêtre en faisant du bruit[22].
  • Si l'utilisateur essaie de configurer l'applet Poisson pour utiliser la commande who, uptime, tail ou ps quand il clique sur l'applet, l'application l'avertit que cela peut être utile, et que c'est donc déconseillé, l'applet Poisson étant inutile[23].
  • Faire Alt + F2, puis taper free the fish, ou taper fff dans la fenêtre À propos des tableaux de bord, fait apparaitre Wanda le poisson qui nage sur l'écran[24].
Easter eggs retirés[modifier | modifier le code]

Ces easter eggs ont été retirés suite à une mise à jour du code.

  • Faire Alt + F2, taper une commande qui n'existe pas, puis taper fear en maintenant Ctrl enfoncée dans la fenêtre d'erreur, la faisait fuir quand la souris s'en approchait[25].
  • Faire Alt + F2, puis taper you shall bring us a shrubbery, faisait apparaitre NI! NI! NI! NI! NI! NI!, en référence à Monty Python : Sacré Graal ![26],[27].
  • Faire Alt + F2, puis taper supreme executive power, faisait apparaitre un extrait de texte du même film[26],[27].
  • Faire Alt + F2, puis taper time shall be unixey, mettait l'applet Horloge en mode heure Unix[26],[28].
  • Faire Alt + F2, puis taper End world hunger, ouvrait dans le navigateur Web de l'utilisateur le site Web du programme alimentaire mondial[29],[27].
  • Faire Alt + F2, puis taper gegls from outer space, fait apparaitre un jeu de Space Invaders avec des GEGL dans le rôle des aliens et Wanda le poisson dans le rôle du canon[30].

GNOME 3.x[modifier | modifier le code]

GNOME Shell[modifier | modifier le code]

Dans la boite de recherche, saisir « free the fish »[31].

Paramètres système[modifier | modifier le code]

Cliquer cinq fois sur n'importe quel élément[32].

Zenity[modifier | modifier le code]

GDM[modifier | modifier le code]

Dans GDM, uniquement avec certains thèmes, comme le thème par défaut, il existe trois easter eggs différents, qui consistent à taper Start Dancing puis Stop Dancing, Gimme Random Cursor ou Require Quarter dans le champ du nom d'utilisateur.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (en) Mark Mamone, Practical Mono, Apress,‎ 2005 (ISBN 978-1-59059-548-0, lire en ligne), p. 7
  2. « The GNOME Desktop project (fwd) » (consulté le 2011-12-10)
  3. Richard Stallman Stallman, « Stallman on Qt, the GPL, KDE, and GNOME »,‎ 2000-09-05 (consulté le 2005-09-09)
  4. « Notes de version de GNOME 3.4 » (consulté le 22 février 2014)
  5. (en) sur la liste de diffusion de GNOME
  6. Informations relatives à la fondation GNOME (membres, objectifs ...)
  7. (en) « About » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?), sur Site officiel de la GUADEC. Consulté le 5 août 2013.
  8. (en) The GNOME Development Tools sur le wiki du projet GNOME
  9. (en) Low-level software part of the GNOME 3 set (Platform and Extended Platform) sur Bugzilla
  10. (en) Answering the question: "How do I develop an app for GNOME?" par Travis Reitter, le 2 février 2013
  11. (en) « The Story of the GNOME project (Miguel de Icaza) » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-02-22
  12. (en) Rygel
  13. (en) « site officiel de Cantarell » (ArchiveWikiwixArchive.isGoogleQue faire ?). Consulté le 2014-02-22
  14. (en) Page des icônes symboliques sur live.gnome.org
  15. (en) Mutter 3.1.90
  16. (en) « Wayland Still To Be A "Tech Preview" In GNOME 3.12 », sur phoronix.com,‎ 28 février 2014 (consulté le 2 mars 2014)
  17. (en) staring into the abyss
  18. (en) Tizen with GNOME 3 shell shown by Intel
  19. (en) Ubuntu 12.10 Will Ship With Older Version of Nautilus
  20. (en) Ubuntu 12.10 May Ship With Older, But More Featured, Nautilus
  21. (en) GNOME Online Accounts: why it is the way it is
  22. (en) Patch ajoutant l'easter egg du GEGL rebondissant, 30 août 1998
  23. (en) Patch ajoutant l'easter egg caché dans l'applet Poisson, 14 décembre 2000
  24. (en) Patch ajoutant l'easter egg de la commande free the fish, 17 décembre 2001
  25. (en) Patch ajoutant l'easter egg de la fenêtre fuyante, 10 janvier 2002
  26. a, b et c (en) Patch ajoutant l'easter egg affichant le temps Unix et ceux des Monty Python, 5 novembre 2000
  27. a, b et c (en) Patch retirant l'easter egg des Monty Python et celui du programme alimentaire mondial, 19 mai 2003
  28. (en) Patch retirant l'easter egg affichant le temps Unix, 28 mars 2002
  29. (en) Patch ajoutant l'easter egg du programme alimentaire mondial, 6 février 2002
  30. (en) Patch ajoutant l'easter egg de la commande gegls from outer space, 25 décembre 2001
  31. (en) Patch ajoutant un easter egg à gnome-shell, 20 décembre 2011
  32. (en) Patch ajoutant un easter egg à gnome-control-center, 5 septembre 2012

Voir aussi[modifier | modifier le code]

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

Multilingue[modifier | modifier le code]