Mur-de-Barrez

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Mur-de-Barrez
Vue aérienne.
Vue aérienne.
Blason de Mur-de-Barrez
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Midi-Pyrénées
Département Aveyron
Arrondissement Rodez
Canton Mur-de-Barrez
Intercommunalité Communauté de communes de Carladez
Maire
Mandat
Alain Cezac
2014-2020
Code postal 12600
Code commune 12164
Démographie
Gentilé Barrezien(ne)
Population
municipale
808 hab. (2011)
Densité 40 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 50′ 35″ N 2° 39′ 44″ E / 44.8430555556, 2.66222222222 ()44° 50′ 35″ Nord 2° 39′ 44″ Est / 44.8430555556, 2.66222222222 ()  
Altitude Min. 653 m – Max. 953 m
Superficie 20,18 km2
Localisation

Géolocalisation sur la carte : Aveyron

Voir sur la carte administrative d'Aveyron
City locator 14.svg
Mur-de-Barrez

Géolocalisation sur la carte : Aveyron

Voir sur la carte topographique d'Aveyron
City locator 14.svg
Mur-de-Barrez

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte administrative de France
City locator 14.svg
Mur-de-Barrez

Géolocalisation sur la carte : France

Voir la carte topographique de France
City locator 14.svg
Mur-de-Barrez
Liens
Site web murdebarrez.fr

Mur-de-Barrez, dit Mur, est une commune française, située dans le département de l'Aveyron en région Midi-Pyrénées.

Géographie[modifier | modifier le code]

Localisation[modifier | modifier le code]

Rose des vents Raulhac Pailherols Thérondels Rose des vents
Cros-de-Ronesque N
O    Mur-de-Barrez    E
S
Taussac Brommat

Site[modifier | modifier le code]

Mur-de-Barrez est construit à l’extrémité nord du plateau basaltique du Barrez issu des coulées basaltiques du volcan cantalien et à 800 mètres d'altitude, entre les vallées du Goul à l'ouest et de la Bromme à l'est. Situé dans le sud du Massif central aux confins du Rouergue (actuel département de l'Aveyron), Mur-de-Barrez est donc aussi influencé par les coutumes, la culture et l'architecture de la Haute-Auvergne (actuel département du Cantal). La commune est située, avec Lacroix-Barrez, dans une région appelée le Barrezois ou Barrez, raison pour laquelle les habitants de Mur sont appelés les Barreziens. Ce petit pays, qui tient son nom de Bars site d'un latifundium gallo-romain regroupant un vaste domaine et ayant donné son nom à cette contrée et à des villages comme Barriac, a ensuite fait partie d'une région plus grande : le Carladez ou Carladès dont le village de Carlat possédait une forteresse-clef de tout le sud-ouest au VIIIe siècle

Toponymie[modifier | modifier le code]

Mur-de-Barrez semble tenir son nom de la forteresse du Haut Moyen Âge, du bas-latin "murum" (murs de pierre sous forme de lieu défensif)

Histoire[modifier | modifier le code]

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de la commune de Mur-de-Barrez

Les armes de la commune de Mur-de-Barrez se blasonnent ainsi :
D'azur à l'écusson fuselé d'argent et de gueules, accompagné de trois tours d'argentou D'azur à trois tours d'argent accompagnées en cœur d'un écusson fuselé d'argent et de gueules.

Moyen Âge[modifier | modifier le code]

Un mas carolingien est attesté en contrebas de l'actuel site du château du Mur-de-Barrez. Un petit bourg s'établit alors à proximité mais l'habitat devait, petit à petit, se déplacer autour de la mésa basaltique sur laquelle le château puis la forteresse du Mur-de-Barrez s'implanta. Le château est attesté dès le XIe siècle. Propriété des vicomtes de Carlat, la cité fut à deux reprises entre les mains des Anglais (en 1373 et 1418) lors de la guerre de Cent Ans avant de subir l'assaut des calvinistes de 1574 à 1590. Ce qui engendra la destruction du château à partir de 1620 sur ordre d'Henri IV de 1607, afin que la forteresse - comme toutes celles du Sud-Ouest - ne contribue plus à la guerre entre protestants et catholiques. La ville offrait alors un visage plutôt cossu : aux nombreuses foires attirant marchands, négociants et paysans du Carladez, mais aussi de Rouergue et d'Auvergne, s'ajoutaient les activités liées à la présence d'un certain nombre d'institutions religieuses et d'une petite bourgeoisie locale d'avocats et de notaires.

Époque moderne[modifier | modifier le code]

En 1643, les Grimaldi de Monaco reçurent de Louis XIII la Vicomté de Carladez qui restera leur propriété jusqu'à sa confiscation en 1789. Deux ans plus tard, en 1791, le débat fit rage entre les tenants d'un rattachement du Barrez (partie méridionale du Carladez) au nouveau département du Cantal, ou bien à celui de l'Aveyron. C'est la position des députés Lambel et Bô qui l'emporta, à savoir le rattachement à l'Aveyron : l'ancienneté des liens tissés avec Rodez, la difficulté d'accéder à Aurillac, la compétence, au XVIIIe siècle, de Villefranche-de-Rouergue en matière politique et financière ont joué dans cette décision. Elle devint chef-lieu de district de 1790 à 1800.

Époque contemporaine[modifier | modifier le code]

Le 12 juin 1933, le président de la République, Albert Lebrun, est venu à Mur-de-Barrez pour inaugurer le barrage de Sarrans, et l'usine souterraine du Brezou. Il a été reçu à Mur de Barrez par Monsieur Delmas, maire de Mur de Barrez, et par le Docteur Adrien Viguier, conseiller général du canton de Mur de Barrez.

Le jeudi 1er juillet 2010, le Président de la République, Nicolas Sarkozy, est venu en Carladez. Après avoir visité l'exploitation agricole de Sarrans, dans laquelle Alain Durand et son épouse pratiquent l'élevage de vaches Aubrac, à côté d'Albinhac, le Président est venu prendre un bain de foule sur la place de Mur de Barrez avant de déjeuner en compagnie de la brigade de Gendarmerie à l'Auberge du Barrez.

Le mercredi 14 mai 2014, son altesse sérénissime le prince Albert II de Monaco, s'est rendu à Mur-de-Barrez lors de sa visite du Carladez (ancien fief de ses ancêtres). Il a été accueilli par M. Alain Cézac (Maire) entouré des élus du canton et du département. Au cours de sa visite il a dévoilé une plaque commémorative sur la Tour de Monaco et signé le livre d'Or de la Mairie.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
1792 1793 Jean-François Lavaisse    
1793 1793 Jean-François Molinier    
1793 1796 Géraud Julhe    
1796 1797 François Carbonel    
1797 1802 Géraud Julhe    
1802 1813 Paul Duverdier    
1813 1817 Bernadin Augustin Montheil    
1817 1830 Marc-Antoine Lavaisse    
1830 1839 Alexandre Castel    
1839 1848 Philippe Julhe    
1848 1856 Antoine Gibert    
1856 1861 Alfonse De Suze    
1861 1866 Guillaume Carcanague    
1866 1870 Guillaume Delfour    
1870 1884 Antoine-Victor Ouvrier    
1884 1888 Jean Brousse    
1888 1892 Henri De Lanzac    
1892 1900 Antoine-Victor Ouvrier   Médecin
1900 1908 Victor Mabit   Notaire
1908 1929 Antoine Vazelle   Médecin
1929 1935 Antoine Delmas   Pharmacien
1935 1971 Adrien Viguier   Médecin
1971 1976 Roger Boisset   Véterinaire
1976 1995 Jean-Loup Chevenet   Médecin
1995 2014 Joseph Chayrigues   Enseignant.
2014 en cours Alain Cézac   .
Les données manquantes sont à compléter.

Démographie[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 808 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].

           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 400 981 1 617 1 652 1 687 1 665 1 622 1 572 1 567
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
1 355 1 445 1 350 1 507 1 659 1 572 1 544 1 460 1 579
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
1 470 1 454 1 550 1 338 1 307 1 269 1 347 1 317 1 298
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2004 2006 2009
1 283 1 280 1 305 1 235 1 109 880 837 822 820
2011 - - - - - - - -
808 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[1] puis Insee à partir de 2004[2].)
Histogramme de l'évolution démographique


Culture locale et patrimoine[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

Église Saint-Thomas-de-Cantorbéry[modifier | modifier le code]

Logo monument historique Classé MH (1932)[3]

L'église Saint-Thomas de Canterbury des XIIe et XIIIe siècles et du XVIIe siècle, possède un gisant en clé de voûte de la première travée de la nef, ainsi qu'un chœur du XVIIe siècle rebâti suite à la désolation du chœur roman par les Calvinistes. Les membres de la famille de Carlat ont été enterrés en ses murs au niveau du transept. Elle était d'abord dédiée à Saint Blaise. Elle comportait plusieurs chapelles rayonnantes dont la chapelle Saint François qui est la seule encore accessible par l'esplanade. Elle a été remanié aux XVe et XVIIe siècles (porte d'entrée et chœur).

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Église Saint-Martin[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Église Saint-Martin de Bromme.

Logo monument historique Classé MH (1930)[4]

Édifices civils[modifier | modifier le code]

Château de Venzac[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Château de Venzac.

 Inscrit MH (1989)[5]

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Tour de Monaco[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Tour de Monaco.

Logo monument historique Classé MH (1913)[6]

La Tour de Monaco, dite lo Portal, malgré son nom, témoignage d'un temps après 1643, où Mur-de-Barrez était devenu avec tout le Carladez la propriété des princes de Monaco. Tour-porche, c'était la principale porte d'entrée dans la ville, c'est l'un des rares éléments subsistants de la fortification de la ville qui comprenait un rempart flanqué d'au moins quatre tours de défense (1437 convention entre Bonne de Berry et les habitants du Mur-de-Barrez). La destruction des fortifications et du château est décidée par Henri IV en 1607 mais sera exécutée sous Louis XIII par ordonnance du 12 juin 1620.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Maison consulaire[modifier | modifier le code]

 Inscrit MH (1929)[7]

La maison consulaire (actuelle mairie) à l'angle de la Place de l'église et de la Grand'rue, est de style Renaissance tardive (1575), avec passage sous voûtes. Résidence au XVIe siècle de la famille Barthélémy "Bienfaitrice de la Ville". Gendarmerie au XIXe siècle. Couvent des sœurs Franciscaines de 1870 à 2000.

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Monastère Sainte-Claire[modifier | modifier le code]

Monastère Sainte-Claire : Fondé en 1651 par François d'Humières sieur de Calsade. Après la révolution de 1789 il fut vendu à la municipalité de Mur-de-Barrez comme bien national, il servit de prison. En 1804 il devint Collège Impérial. Incendié en 1809. En 1868 retour des sœurs Clarisses. Il est toujours occupé par les sœurs clarisses. Accueil monastique de 30 chambres, pour séjour spirituel[8].

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Divers[modifier | modifier le code]

D'autres vestiges des fortifications sont encore visibles : tours d'angle (de part et d'autre de la tour de Monaco), murailles (façades ouest de la ville ; au droit de la chapelle jouxtant le chœur de l'église Saint-Thomas de Canterbury) et autres portes (au nord "de le Berque", à l'ouest "du pourtalou")

  • Ruines du château-fort : la destruction ordonnée par Henri IV et réalisée sous Richelieu n'a laissé sur place que quelques soubassements. Site aménagé avec table d'orientation et vue sur le Barrez, l'Aubrac et le Plomb du Cantal.
  • Maisons Renaissance et XVIIIe siècle, de la Tour de Monaco au Château :
    • Hôtel de Mandilhac : 16, rue de l'église. Construction en 1768 par M. de Verdier de Mandilhac (trésorier de France à Montauban). En 1863, ouverture d’une école tenue par les Frères des écoles chrétiennes. Cette école périclite à la fin du XIXe siècle. En 1962, Le Docteur Montheil de Septfons cède l’immeuble et ses dépendances à la Société des Écoles Libres de Rodez. L'établissement scolaire Saint Pierre a accueilli des élèves jusqu’en 2000.
    • Maison Montheil de Septfons : 18, rue de l'église. Construction en 1776 par la Famille Gaches de Venzac dont elle porte le blason.
  • Quartier de la Berque : ancien quartier médiéval remanié aux XVII et XVIIIe siècle Autour de la porte de "la Berque" (traduction : brèche).
  • Porte de Lembergue (dite "Lo Portalou") Située rue du Portalou à l'ouest, était la 3ème porte des fortifications qui entouraient le bourg.
  • Jardin de Marie : situé au Nord à côté de l'église et est un lieu inspiré des jardins du Moyen Âge et offre une vue sur les alentours.
  • Église de Sinhalac
  • Observatoire Astronomique de Frons


Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Sur les autres projets Wikimedia :

Liens externes[modifier | modifier le code]

Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]