Traité de Péronne du 14 septembre 1641

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Traité de Péronne (14 septembre 1641)

Signé 14 septembre 1641
(Péronne, France)
Parties
Partie 1 Partie 2
Signataires roi de France Louis XIII Honoré II Grimaldi de Monaco

Le Traité de Péronne du 14 septembre 1641 fut signé par Louis XIII, roi de France et par Honoré II de Monaco.

Contexte historique[modifier | modifier le code]

Ce Traité de Péronne a été signé dans le contexte troublé de la Guerre de Trente ans et de la rivalité franco-espagnole.

Le prince de Monaco cherchait à se débarrasser de la tutelle espagnole. Il lui fallait changer de protecteur. En outre, dans la stratégie d’affaiblissement de la puissance espagnole, Richelieu considérait que le roi de France renforcerait sa position en étendant son influence sur le Rocher.

Clauses principales[modifier | modifier le code]

  • Par ce traité de quatorze articles, le prince de Monaco n'était plus sous protectorat espagnol et se replaçait dans la mouvance du roi de France qui lui reconnaissait la souveraineté sur Monaco. L’article six de la convention disposait que le prince était libre et souverain sur Monaco, Menton et Roquebrune.
  • Une garnison de cinq cents hommes stationnerait en permanence sur le territoire du prince, aux frais du Trésor royal, mais placés sous les ordres directs du prince, pour protéger la place. En l'absence du prince, le commandement de la garnison serait confié à un lieutenant nommé par le roi mais agréé par le prince.
  • Le roi de France protecteur du prince, de sa famille, de ses privilèges et de ses biens verserait au prince une rente annuelle de soixante-quinze mille livres.

Postérité du traité[modifier | modifier le code]

  • Le Traité de Péronne resta en vigueur jusqu'en 1793, lorsque pendant la Révolution française, Monaco, Menton et Roquebrune furent rattachés au territoire français.
  • En 1860, l'Italie cèda à la France le comté de Nice, en compensation de son aide politique et militaire pendant le Risorgimento. Roquebrune et Menton furent rattachées au département des Alpes-Maritimes après un plébiscite en 1861. Seule Monaco restait sous la souveraineté du prince.

Pour approfondir[modifier | modifier le code]

Bibliographie[modifier | modifier le code]

  • Guyot, Traité des droits, fonction, franchises exemption, prérogatives et privilèges, Paris, Visse Libraire, 1787.
  • Jean-Baptiste Robert, Histoire de Monaco, Paris, P.U.F., collection « Que sais-je ? » n°1497, 128 pages, 1973, 2e édition mise à jour 1997, (ISBN 2-13-048264-3)

Liens[modifier | modifier le code]

  • multimania.fr [1]
  • France-diplomatie [2]