Raulhac

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Raulhac
Raulhac
Raulhac
Blason de Raulhac
Héraldique
Administration
Pays Drapeau de la France France
Région Auvergne
Département Cantal
Arrondissement Arrondissement d'Aurillac
Canton Canton de Vic-sur-Cère
Intercommunalité Communauté de communes de Cère et Goul en Carladès
Maire
Mandat
Philippe Matiere
2014-2020
Code postal 15800
Code commune 15159
Démographie
Gentilé Raulhacois
Population
municipale
309 hab. (2011)
Densité 18 hab./km2
Géographie
Coordonnées 44° 54′ 01″ N 2° 39′ 25″ E / 44.9003, 2.6569 ()44° 54′ 01″ Nord 2° 39′ 25″ Est / 44.9003, 2.6569 ()  
Altitude Min. 539 m – Max. 995 m
Superficie 16,98 km2
Localisation

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Ses habitants sont appelés les Raulhacois et les Raulhacoises.

Raulhac est une commune française, située dans le département du Cantal en région Auvergne.

Géographie[modifier | modifier le code]

La commune est proche du parc naturel régional des Volcans d'Auvergne. Elle fait également partie d'une région historique appelée le Carladès.

Raulhac se trouve au cœur du Carladez et de la vallée du Goul, rivière née au pied du Puy Gros et dont la source était autrefois appelée la Font de Goul.

Les villes et villages proches de Raulhac sont : Badailhac (15) à 3.26 km, Jou-sous-Monjou (15) à 4.43 km, Cros-de-Ronesque (15) à 4.51 km, Mur-de-Barrez (12) à 5.97 km, Pailherols (15) à 6.20 km (distances calculées à vol d'oiseau).

Histoire[modifier | modifier le code]

Ce lieu était habité dès les temps préhistoriques. Un véritable atelier d'extraction du silex et de fabrication d'outils a récemment été découvert par l'archéologue André Delpuech à proximité du village de Lasclauzades à la limite du Cantal et de l'Aveyron. Des vestiges d'habitation gallo-romains ont été repérés dans les villages d'Albospeyre et de Lavergne.

Raulhac était dès les premiers siècles de son histoire un carrefour de chemins venant de Mur-de-Barrez, de Brommes, Lacapelle-Barrès, Jou-sous-Monjou, Saint-Clément, Vic-sur-Cère, Carlat, Saint-Étienne-de-Carlat et Cros-de-Ronesque. C'était un lieu de rencontre pour les habitants de la région.

L'organisation sociale qui existait dès le haut Moyen Âge était l'héritière du régime patriarcal pratiqué par les Arvernes : celui "de grands propriétaires ruraux, indépendants les uns des autres, chacun de ces propriétaires possédait une ou plusieurs vallées avec leurs montagnes et les gouvernait à sa guise". "Des serviteurs, des domestiques, des métayers, des journaliers, des colons, vivaient sur ces domaines auxquels s'ajoutaient tous les hommes de métiers : menuisiers, charpentiers, forgerons, charrons." Il n'y avait pas d'administration centrale mais "quand les circonstances l'exigeaient, ils se liguaient, se confédéraient et pouvaient alors mettre sur pied une armée considérable". On sait qu'ils ne purent pas résister à l'invasion romaine. Après la conquête du pays par Jules César, ils continuèrent à régir leurs domaines. Dans notre région, ils sont souvent les ancêtres des seigneurs qui vécurent, guerroyèrent, exploitèrent la vallée du Goul des siècles plus tard, dont l'histoire nous a laissé les noms et parfois les vestiges de leur patrimoine immobilier.

Au cours des siècles, parfois après des partages familiaux, voire de guerres impitoyables entre propriétaires voisins, la surface des grands domaines anciens avaient été considérablement réduite. La bonne qualité des sols faisait de Raulhac un terroir agricole convoité. Mais la propriété agricole était très inégalement répartie. Après que la Révolution de 1789 confisqua les biens de l'Église, la terre de Raulhac était partagée comme suit :

  • les propriétés seigneuriales exploitées par des fermiers
  • les propriétés des bourgeois, notables ou gros paysans
  • les propriétés de ceux qui possédaient quelques terres leur permettant de vivre
  • les mini-propriétaires dont la terre ne pouvaient assurer le pain quotidien et qui mettaient leur bras au service des grands propriétaires ou fermiers ou bien se livraient à une activité artisanale.

Tout le long du XIXe siècle on assiste à de nouvelles répartitions. Le droit romain supplantait le droit coutumier, de sorte que celui des enfants qui était héritier, devait indemniser ses frères soit en espèces soit en leur donnant une partie de la propriété. On assiste ainsi à une parcellisation des domaines qui existait encore il y a peu.

La mécanisation de l'agriculture, les méthodes et les besoins nouveaux qui surgirent entre les deux grandes guerres, firent enclencher un phénomène en sens inverse. A nouveau les petites propriétés disparaissent en s'agrégeant aux grandes. Le surplus de la population allant chercher fortune ailleurs, à Paris par exemple.

Politique et administration[modifier | modifier le code]

Liste des maires successifs
Période Identité Étiquette Qualité
Les données manquantes sont à compléter.
mars 2001 réélu avril 2014 Philippe Matière[1]    

Population et logements[modifier | modifier le code]

En 2011, la commune comptait 309 habitants. L'évolution du nombre d'habitants est connue à travers les recensements de la population effectués dans la commune depuis 1793. À partir du XXIe siècle, les recensements réels des communes de moins de 10 000 habitants ont lieu tous les cinq ans, contrairement aux autres communes qui ont une enquête par sondage chaque année[Note 1],[Note 2].
           Évolution de la population  [modifier]
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
1 000 910 870 813 867 914 814 804 1 017
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
944 990 956 930 1 018 960 996 1 061 939
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
953 968 983 786 755 737 736 667 602
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2005 2006 2010
532 448 386 350 364 332 348 346 314
2011 - - - - - - - -
309 - - - - - - - -
De 1962 à 1999 : population sans doubles comptes ; pour les dates suivantes : population municipale.
(Sources : Ldh/EHESS/Cassini jusqu'en 1999[2] puis Insee à partir de 2004[3].)
Histogramme de l'évolution démographique

Au recensement de 1975, la commune de Raulhac comptait 386 habitants pour un surface de 1698 hectares. Le point le plus bas se situe au pont de Messilhac (côte 530), le point le plus haut à la Camp de Peyre (1000 m). En 1979, Raulhac comptait 36 exploitations agricoles. En 2005, on n'en compte plus que 22.

Le nombre de logements de Raulhac a été estimé à 210 en 2007. Ces logements se composent de 143 résidences principales, 49 résidences secondaires ou occasionnels ainsi que 18 logements vacants.

Économie[modifier | modifier le code]

Tourisme et culture[modifier | modifier le code]

Raulhac est un village qui accueille chaque année de nombreux touristes. En effet, de nombreuses fêtes de Tradition ont lieu de juillet à octobre comme la fête du pain, la fête du village avec son Festival de l'Accordéon, la fête de la tarte à la tome...

Tout au long de l'été venez découvrir sur la place du village les traditionnels marchés d'été avec les bons produits du terroir. Et vous pourrez explorer Raulhac avec ses sentiers de randonnée, ses châteaux et les villages voisins.

A une trentaine de kilomètres de la station de ski alpin du Lioran (de 1250 m à 1850 m d'altitude) et à 9 kilomètres de la station de ski de fond de Pailherols, Raulhac vous permet de d'apprécier l'hiver et les joies de la neige et de la montagne.

Lieux et monuments[modifier | modifier le code]

Édifices religieux[modifier | modifier le code]

  • Église Saint-Pierre-de-Raulhac : C'est une église romane, inscrite aux monuments historiques. Elle existait déjà au Xe siècle et sa rénovation du XIXe lui a valu le nom de "Reine de la Vallée".

Architecture civile[modifier | modifier le code]

Le petit village de Raulhac, en plein coeur de la belle vallée du Goul.
  • Le site néolitique de Las Clauzades, découvert récemment par André Delpuech, mais pas encore fouillé, est un ancien lieu d'extraction et de taille de silex qui montre que la fabrication de couteaux est plus anciennes dans le Carladez qu'à Laguiole[4].

Des châteaux qui s'échelonnaient le long de la vallée du Goul comme autant de sentinelles surveillant d'éventuelles invasions, certains ont totalement disparu ; on notera seulement quelques grands noms de l'histoire locale : à Montamat (Béanavent), à Cromières (Les Rolland). Dans la hiérarchie féodale, tous les châteaux de la vallée du Goul relevaient de la vicomté de Carlat.

  • Le château de Messilhac : Du haut de son rocher, le château de Messilhac domine fièrement la belle vallée du Goul. Il offre à ses visiteurs une vue absolument magnifique des volcans d'Auvergne. Ce chef-d'œuvre de l'architecture française de la Renaissance est à ne manquer sous aucun prétexte.
  • Le château du Mas de Raulhac : Il faut prendre le chemin qui monte au Mas vers l'ancien presbytère pour qu'apparaisse le manoir qui appartint aux Monjou, famille la plus prestigieuse de la vallée vers le XIIIe siècle. Au début du XVIIIe siècle le château appartient à Jean Boudoyer, valet de chambre de la Reine Margot. En 1627, il passe à la famille de la Vaissière (mariage d'Antoine de La Vaissière de Beauregard de Vitrac de Bonan avec la veuve de Jean Boudoyer). L'extrémité de l'aile principale a été séparée à la suite d'un partage familial. Vestiges d'une ancienne tour carrée côté nord-est. Tour ronde d'escalier en façade avec bretèche au-dessus de la porte d'entrée. Ce château appartient encore de nos jours aux descendants de la famille de la Vaissière. Il ne se visite pas.
  • Le château de Cropières qui ne se visite pas.
  • Le château de Courbelimagne : Il domine la vallée du Carlades (Nord-Aveyron) à 700 mètres d'altitude sur le versant Sud du Plomb-du-Cantal (parc naturel des Volcans d'Auvergne) et jouit d'une exposition remarquable en orientation plein Sud.
  • Le manoir de Valduchez : Les principales familles qui l'occupèrent, furent les Bénavent, les Scorailles, les Confinhal, Les Sistrières. C'est la famille de Pierre, héritier des Murat-Sistrières qui au début du XIXe siècle vendit ce manoir à Jean Soubeyre, ancêtre du propriétaire actuel.

Ce manoir du XVIIe siècle présente un ensemble avec dépendances homogènes. Deux tours carrées sont adjointes à une corps de logis rectangulaire. Un bel escalier de style Louis XIII monte dans la tour est. Il ne se visite pas.

  • La tour de Puechmouriez  : Vestige d'un ancien château tiret fautif ; fort qui existait au XIIIe siècle, et qui appartenait comme Cropières aux Montjou, il n'était déjà plus à la fin du XVIIe siècle qu'une "masure inhabitable".

Autrefois, cinq niveaux se superposaient dans le donjon carré qui subsiste de nos jours. À l'intérieur on voit encore les restes d'un escalier en pierre et les traces d'anciennes poutres. Modestes vestiges d'un château qui fut en d'autres temps un "réparium" redoutable. Après les Montjou, le château de Puechmouriez appartint à l'illustre famille des Montal, puis par acquisition et héritage, il revint à la famille de Fontanges de Cropières. Inhabité et peu ou pas entretenu, il se délita peu à peu. Seule la vieille tour semble résister. Des travaux de consolidation ont été effectués par la municipalité de Raulhac en 1992, après que le dernier propriétaire, M. Christian de Chefdebien eut vendu la tour pour un franc symbolique à la commune de Raulhac. Il reste encore beaucoup à faire pour éviter une lente dégradation, ce dont la commune de Raulhac et la Communauté de communes Cère et Goul en Carlades s'occupent actuellement.

La vie à Raulhac ne se déroulait pas que dans les châteaux. Tout un peuple d'artisans, de paysans, de bourgeois constituait la substance vitale de cette vallée du Goul dans le bourg et les villages bruissant d'activités.

  • Le bourg :

Ce qui frappe le visiteur de passage à Raulhac, c'est la belle harmonie des toitures de lauze. Les matériaux de construction : schiste, andésite ou basalte, proviennent des carrières de la région. Une dizaine de maisons ont conservé l'emplacement au sol que leur attribuait le cadastre de 1811. Il y a eu de nouvelles constructions, lesquelles dans leur majorité ont reproduit le style local, ce qui confère au village un remarquable caractère d'authenticité.

Édifices remarquables :

  • Maison dite de Vitrac (au rez-de-Chaussée : trois salles voûtées en partie du XVe siècle)
  • Maison dite de la Mayonne et puis de la Maugénie : mur à colombages côté est - belles ouvertures renaissance sur la façade sud en partie masquée par un garage/terrasse en ciment.
  • Maison dite de Bonal : voir l'appareillage des angles - fût de basalte de 1,5 mètre à 2 mètres de long.

Personnalités liées à la commune[modifier | modifier le code]

Louis Cambon (1916-2011) : bougnat dans le 14e arrondissement de Paris, c'est lui qui offrit les "quatre bouts de bois" à Georges Brassens pendant l'hiver 1954 et à qui il rend hommage dans sa Chanson pour l'Auvergnat. Louis Cambon s'est éteint à Raulhac le 23 mars 2011 [5].

Eugène Jordan de Puyfol, ancien maire de Raulhac et botaniste dont l'herbier est conservé au musée des Volcans à Aurillac.

Notes et références[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Bernard Poulhès, L'Ancien Raulhac
  • Bernard Poulhès et Joseph Trin, Raulhac Contemporain
  • Mr Morisque, Revue de la Haute-Auvergne
  • Abel Beaufrère, Découverte d'un hypogée gallo-romain au village d'Albospeyre, commune de Raulhac, 1973, Aurillac, Éd. Gerbert.
  • Géraud Venzac, Géraud Venzac raconte Raulhac : journal 1916-1961, extraits, souvenirs, Aurillac, 1983.
  • Inventaire Topographique du Canton de Vic-Sur-Cère, Paris, Iprimerie nationale.

Voir aussi[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]

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Notes et références[modifier | modifier le code]

Notes[modifier | modifier le code]

  1. Au début du XXIe siècle, les modalités de recensement ont été modifiées par la loi no 2002-276 du 27 février 2002, dite « loi de démocratie de proximité » relative à la démocratie de proximité et notamment le titre V « des opérations de recensement », afin de permettre, après une période transitoire courant de 2004 à 2008, la publication annuelle de la population légale des différentes circonscriptions administratives françaises. Pour les communes dont la population est supérieure à 10 000 habitants, une enquête par sondage est effectuée chaque année, la totalité du territoire de ces communes est prise en compte au terme de la même période de cinq ans. La première population légale postérieure à celle de 1999 et s’inscrivant dans ce nouveau dispositif est entrée en vigueur au 1er janvier 2009 et correspond au recensement de l’année 2006.
  2. Dans le tableau des recensements et le graphique, par convention dans Wikipédia, et afin de permettre une comparaison correcte entre des recensements espacés d’une période de cinq ans, le principe a été retenu, pour les populations légales postérieures à 1999 de n’afficher dans le tableau des recensements et le graphique que les populations correspondant aux années 2006, 2011, 2016, etc., ainsi que la dernière population légale publiée par l’Insee.

Références[modifier | modifier le code]

  1. Liste des maires du Cantal, site de la préfecture du Cantal (consulté le 19 juillet 2014).
  2. Des villages de Cassini aux communes d'aujourd'hui sur le site de l'École des hautes études en sciences sociales.
  3. Fiches Insee - Populations légales de la commune pour les années 2005, 2006, 2010, 2011
  4. "Le site de Las Clauzades (Raulhac, Cantal et Mur-de-Barrez, Aveyron) ", Frédéric Surmely, 2003, Mémoires de la Société préhistorique française, volume XXXII, p. 75-92.
  5. http://bigbrowser.blog.lemonde.fr/2011/03/24/quand-le-croqumort-lauvergnat-est-mort/