Le Hasard et la Nécessité

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Le Hasard et la Nécessité, sous-titré Essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne, est un essai du biologiste Jacques Monod, paru en 1970.

Le titre de cet essai qui traite des avancées de la génétique, de la biologie moléculaire et de leurs conséquences philosophiques, est tiré d'une citation que Monod attribue[1] à Démocrite : « Tout ce qui existe dans l'univers est le fruit du hasard et de la nécessité ». Ouvrage à thèse biologisante[2], les concepts de code génétique, de « révélation » épigénétique sont notamment présentés, tandis que l'animisme (ici dans un sens large : toute religion qui considère que la nature possède une volonté propre), le vitalisme et le prédéterminisme, ainsi que le matérialisme dialectique se voient réfutés.

Sommaire[modifier | modifier le code]

Hasard pur dans l'évolution[modifier | modifier le code]

  • « Le hasard pur, le seul hasard, liberté absolue mais aveugle, à la racine même du prodigieux de l'évolution, cette notion centrale de la biologie moderne n'est plus aujourd'hui une hypothèse, parmi d'autres possibles ou au moins concevables. Elle est la seule concevable, comme seule compatible avec les faits d'observation et d'expérience. »

Citation finale[modifier | modifier le code]

  • « L'ancienne alliance est rompue ; l'homme sait enfin qu'il est seul dans l'immensité indifférente de l'Univers d'où il a émergé par hasard. Non plus que son destin, son devoir n'est écrit nulle part. À lui de choisir entre le Royaume et les ténèbres. »[3]

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. L'attribution de cette citation à Démocrite est contestée, entre autres, par Antoine Danchin [1], directeur de recherche en Sciences Physique, Chimie physique, génétique : « Pourtant le hasard n'est pas une notion grecque, et si nous n'avons pas cette conception, très marquée du temps de Camus, de l'isolement de l'Homme et de la vie dans l'univers, il est légitime de nous interroger sur l'origine de cette citation. Elle ne se trouve pas dans Démocrite, même si, par certains aspects, sa pensée est voisine de ce qu'on lui fait dire ici. » voir [2]. Cependant, il n'y a pas d'ouvrages laissés par Démocrite, ses travaux ont été rapportés par d'autres auteurs, d'où l'imprécision sur l'attribution des citations.
  2. Sébastien Lemerle, « Les habits neufs du biologisme en France », Actes de la recherche en sciences sociale, no 176-177,‎ 2009, p. 75
  3. Jacques Monod, Le hasard et la nécessité. Essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne, éditions du Seuil, 1970, pp. 224-225 (fin du chapitre « Le royaume et les ténèbres »).

Sources[modifier | modifier le code]

  • Jacques Monod, Le hasard et la nécessité. Essai sur la philosophie naturelle de la biologie moderne, éditions du Seuil, 1970. (ISBN 2020028123)

Voir aussi[modifier | modifier le code]