Matane (ville)

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Matane
Matane (ville)
Vue d'une partie de la ville et de l'embouchure de la rivière Matane dans le fleuve Saint-Laurent
Vue d'une partie de la ville et de l'embouchure de la rivière Matane dans le fleuve Saint-Laurent
Administration
Pays Drapeau du Canada Canada
Province Drapeau : Québec Québec
Région Bas-Saint-Laurent
Comté ou équivalent La Matanie (Chef-lieu)
Statut municipal Ville
Maire
Mandat
Jérôme Landry
2013 - 2017
Constitution 26 septembre 2001
Démographie
Gentilé Matanais, Matanaises
Population 14 542 hab. (2014)
Densité 74 hab./km2
Géographie
Coordonnées 48° 50′ 59″ N 67° 30′ 59″ O / 48.849806, -67.516479 ()48° 50′ 59″ Nord 67° 30′ 59″ Ouest / 48.849806, -67.516479 ()  
Superficie 19 564 ha = 195,64 km2
Divers
Langue(s) Français
Fuseau horaire UTC−05:00
Indicatif +1 418
Code géographique 08053
Localisation
Localisation de Matane dans La Matanie
Localisation de Matane dans La Matanie

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Matane

Matane est une ville de la province de Québec, au Canada, située dans la région administrative du Bas-Saint-Laurent. Elle fait partie de la municipalité régionale de comté de La Matanie, dont elle est le chef-lieu[1]. Au plan touristique, la ville se situe dans la région de la Gaspésie[2]. La rivière Matane y a son embouchure dans le fleuve Saint-Laurent.

Toponymie[modifier | modifier le code]

L'origine du nom « Matane », utilisé pour la première fois par Samuel de Champlain en 1603 sous la forme « Mantanne » pour nommer la rivière Matane, fait l'objet d'une dispute entre les historiens. Quatre origines différentes sont avancées:

  • la plus populaire veut qu'il viendrait du micmac mtctan signifiant « vivier de castors », la région en étant riche;
  • le terme malécite pour « colonne vertébrale », la trajectoire de la rivière à travers les collines gaspésiennes permettant le rapprochement de sens;
  • le terme algonquin matandipives signifiant « épave » ou « débris de navire » et ferait référence aux courants situés en face de son embouchure dans le fleuve Saint-Laurent qui aurait rendu la navigation difficile;
  • le terme mattawa ou matawin signifiant « rencontre des eaux »[3]
  • le terme kaparipatawangak signifiant « là où la rivière s'ouvre » est également reconnu, selon le livre « Relations des Jésuites » de Augustin Côté (1858).

Géographie[modifier | modifier le code]

Hameaux[modifier | modifier le code]

Histoire[modifier | modifier le code]

La nouvelle ville de Matane, créée le 26 septembre 2001 lors du processus de réorganisation municipale québécois, est issue du regroupement des municipalités de Petit-Matane et de Saint-Luc-de-Matane, de la municipalité de la paroisse de Saint-Jérôme-de-Matane et de la ville de Matane[4].

Au début du XVIIe siècle, Matane était un poste de traite. Les Rochelais échangeait des biens européens aux Micmacs pour des fourrures.

Héraldique[modifier | modifier le code]

Blason de Matane

L'écu de Matane se blasonne ainsi:
D'argent, à un castor reposant sur une bûche, le tout au naturel, surmonté d'un lambel à trois pendants de gueules et accompagné de trois fers de lance de sable rangés en pointe.[5]

Les armoiries de Matane, adoptées par la ville en 1957, ont été élaborées par Charles-É. Vézina, fondateur et archiviste de la Société d'histoire de Matane.

Activités économiques[modifier | modifier le code]

Matane 2009.jpg

Malgré sa petite taille, la ville de Matane possède une économie diversifiée.

La ville de Matane est connue pour ses crevettes, qui y sont transformées — la crevette de Matane ou crevette nordique du Canada —, et qui sont réputées à travers le monde pour leur grande qualité. Les récents progrès dans le domaine de l'énergie éolienne ont aussi contribué à faire connaître la région. Matane possède le plus important parc éolien au Québec en plus d'avoir 2 usines de fabrication de tours Marmen et Enercon ainsi qu'une de nacelles (Composites VCI).

La ville compte également une usine dans le domaine des pâtes et papier Tembec (pâtes thermo-chimique séparée). On y retrouve aussi une usine de transformation des produits du porc : Les Cuisines gaspésiennes, qui exporte aux États-Unis et en Chine. Matane compte aussi un chantier naval et l'importante fabrique de tuyaux de béton, Béton Provincial, une scierie.

Le parc des îles, au centre-ville de Matane

Parmi les attraits touristiques, on note la Réserve faunique de Matane, à une quarantaine de kilomètres au sud-est de la ville.

De plus, le parc des îles est un endroit magnifique où les visiteurs peuvent se promener, observer le saumon à la passe migratoire et assister aux exploits de quelques pêcheurs.

La Société des traversiers du Québec y gère un service de traversier de passagers et de véhicules routiers, assuré par le Camille-Marcoux, qui relie Matane à la Côte-Nord, via Baie-Comeau et Godbout[6]. Un traversier ferroviaire, le Georges-Alexandre Lebel propriété de Cogéma, relie Matane à Baie-Comeau et transporte essentiellement des produits miniers et forestiers.

Éducation[modifier | modifier le code]

Le cégep de Matane, est reconnu pour ses programmes d'études en photographie et en tourisme. L'établissement s'est aussi fait remarquer jadis par ses partenariats avec Ubisoft ainsi que par ses programmes uniques de formation continue, Groupe Collégia. Depuis peu, le cégep accueille de nombreux étudiants internationaux, provenant entre autres de La Réunion, de France et du Maroc. Près 20 % de la cohorte du cégep de Matane provient de l'extérieur du Québec. Le cégep de Matane comptait aussi un campus à Montréal (campus Ubisoft) et un autre à Casablanca au Maroc mais ce n'est désormais plus le cas. Il est aussi partenaire avec le Cégep de Rimouski dans l'exploitation d'un centre de formation collégial à Amqui.

Sports[modifier | modifier le code]

Matane possède plusieurs installations sportives. Le Colisée Béton Provincial, regroupant les Glaces Alain Côté et Serge Bernier, deux anciennes vedettes de la Ligue Nationale de Hockey. De plus, le Mont-Castor[7], un centre de ski situé à 10 minutes de Matane, offre de la neige naturelle en quantité et possède un snowpark.

Également, on retrouve la piscine municipale, située tout juste à côté du Cégep de Matane, qui offre des activités sportives comme l'entraînement en salle, le badminton, l'escalade, le soccer.

On retrouve aussi plusieurs sentiers de ski de fond dans les alentours du Cégep et qui se prolongent jusqu'au golf de Matane.

Matane possède également une marina: le Club de Yacht de Matane fondé en 1972.

Finalement, les résidents de Matane peuvent participer à une équipe de football scolaire, les Gladiateurs de Matane (Polyvalente de Matane) ainsi qu'à un club de golf situé à 5 minutes de la ville.

Matane a eu une visibilité provinciale lorsqu'elle a accueilli les Jeux du Québec durant l'hiver 1989.

Les anciens hockeyeurs de la LNH Alain Côté (Nordiques de Québec) et Yves Racine (Red Wings de Détroit) sont natifs de Matane.

Culture[modifier | modifier le code]

Matane est aussi renommée pour sa vie culturelle. De nombreux artistes d'envergure nationale et internationale y sont originaires ou y ont fait leurs études: Jean-Pierre Bérubé, Jocelyn Bérubé, Isabelle Boulay, David Desrosiers, Josélito Michaud, Claude Picher, Michel Marc Bouchard, Joseph Rouleau, Richard Z. Sirois, Ève Salvail et Rodrigue Tremblay.

Municipalités limitrophes[modifier | modifier le code]

Rose des vents Golfe du Saint-Laurent Sainte-Félicité Rose des vents
Saint-Ulric N Saint-Adelme
O    Matane    E
S
Saint-Léandre Sainte-Paule Saint-René-de-Matane

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. Gouvernement du Québec, « Répertoire des municipalités - Matane », sur Ministère des Affaires municipales, Régions et Occupation du territoire (consulté le 9 février 2011)
  2. Matane - Passion et savoir-faire, statistiques, consulté en ligne le 23 février 2007.
  3. Toponymie : Matane
  4. MRC de Matane, « MRC de Matane - Municipalité de Matane » (consulté le 28 septembre 2012)
  5. « Armoiries de la ville de Matane », sur Ville de Matane (consulté le 28 janvier 2009)
  6. Société des traversiers du Québec, « Traverses et dessertes - Matane–Baie-Comeau–Godbout » (consulté le 30 septembre 2012)
  7. Ville de Matane. Mont-Castor. Page consultée le 8 juillet 2007.

Annexes[modifier | modifier le code]

Sources[modifier | modifier le code]

  • Lacourcière Henri B.S.A. "Matane , ville attrayante du bas St_Laurent" La Patrie du Dimanche 13 septembre 1959, pp.44-45 (4 photos).

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Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]