La Kermesse héroïque

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : Navigation, rechercher

La Kermesse héroïque est un film franco-allemand de Jacques Feyder, d'après une nouvelle de Charles Spaak, sorti en 1935.

Sommaire

[modifier] Synopsis

Le film se passe du temps du peintre Jan Bruegel dans une petite ville de Flandre orientale pendant la domination espagnole (XVIe siècle). La cité se prépare pour sa kermesse annuelle, quand un garde vient annoncer l'arrivée de l'ambassadeur d'Espagne et de sa suite armée, se rendant aux Pays-Bas.

C'est la panique chez les notables et les boutiquiers, qui ont encore en mémoire les pillages provoqués par les Espagnols quelques décennies plus tôt. Le bourgmestre, dont la qualité maîtresse n'est pas le courage, conseille à la population le calme, la prudence et l'obéissance et décide de faire le mort au sens littéral du terme. Sa femme, révoltée par sa couardise, décide, en compagnie des bourgeoises de la ville, de jouer les hôtesses de charme. Le duc d'Olivarès se révèle d'ailleurs plein d'égards et de déférence, et son escorte ne songe qu'à festoyer. De galants quiproquos émailleront leur passage, et le départ de l'envahisseur au petit matin laissera bien des regrets.

[modifier] Fiche technique

[modifier] Distribution

[modifier] Commentaires

Tiré d'une nouvelle écrite par le scénariste belge Charles Spaak en 1929, ce film semble prémonitoire de l'occupation allemande et de la collaboration qui en découle. À sa sortie, le film, produit par la Tobis, fut accusé par les nationalistes flamands de servir la propagande allemande, ce qui n'est pas l'avis de Georges Sadoul : « Ce qui était sans rapport avec les intentions du réalisateur. Elles relevaient d'un pacifisme ancien, sans pour cela annoncer la "collaboration" dans laquelle, cinq ans plus tard, devaient se lancer les flamingants adversaires de La Kermesse »[1]. Le film fit débat à la chambre belge qui repoussa la demande d'interdiction demandée par certains Flamands. La Kermesse fut cependant interdite à Bruges[2]. Le Dr Goebbels fit interdire le film en Europe occupée tout le temps de la guerre.

[modifier] Récompenses

  • Grand Prix du cinéma français en 1936
  • Prix de la meilleure mise en scène à la biennale de Venise en 1936
  • Deux oscars en 1936
  • Grand Prix du Cinéma International décerné par les critiques français

[modifier] Anecdote

Tuesday Weld raconte le film (comme un film italien) à Steve McQueen dans Le Kid de Cincinnati.

[modifier] Notes et références

  1. Georges Sadoul, Histoire du cinéma mondial, Flammarion, 1972, chapitre XV.
  2. Histoire du cinéma français (encyclopédie des films, 1935-1939), Paris, Pygmalion, p. 99

[modifier] Lien externe

[modifier] Bibliographie

  • Histoire du cinéma français (encyclopédie des films, 1935-1939), Paris, Pygmalion, p. 59-62 et p. 99

[modifier] Voir aussi

Outils personnels
Espaces de noms
Variantes
Actions
Navigation
Contribuer
Imprimer / exporter
Boîte à outils
Autres langues