José Blanco

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José Blanco
José Blanco, en 2011.
José Blanco, en 2011.
Fonctions
Député européen d'Espagne
En fonction depuis le 25 mai 2014
Élection 25 mai 2014
Législature VIIIe législature
Porte-parole du gouvernement espagnol
11 juillet 201122 décembre 2011
Président du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero
Prédécesseur Alfredo Pérez Rubalcaba
Successeur Soraya Sáenz de Santamaría
Ministre de l'Équipement
7 avril 200922 décembre 2011
Président du gouvernement José Luis Rodríguez Zapatero
Prédécesseur Magdalena Álvarez
Successeur Ana Pastor
Vice-secrétaire général du
Parti socialiste ouvrier espagnol
6 juillet 20085 février 2012
Prédécesseur Aucun
Successeur Elena Valenciano
Biographie
Nom de naissance José Blanco López
Date de naissance 6 février 1962 (52 ans)
Lieu de naissance Palas de Rei (Espagne)
Parti politique PSOE

José Blanco
Portes-parole du gouvernement d'Espagne
Ministres de l'Équipement d'Espagne

José Blanco López, né le 6 février 1962 à Palas de Rei, est un homme politique espagnol, membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), dont il a été vice-secrétaire général entre 2008 et 2012. Il fut ministre de l'Équipement, de 2009 à 2011, et porte-parole du gouvernement, en 2011.

Biographie[modifier | modifier le code]

Une jeunesse marquée par la politique[modifier | modifier le code]

Alors qu'il termine ses études secondaires à Lugo, il se rapproche du Parti socialiste populaire (PSP), d'Enrique Tierno Galván, par l'intermédiaire de son professeur de philosophie, José López Orozco, futur maire de Lugo. À la suite de la fusion du PSP avec le Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE), en 1978, il adhère à cette dernière formation.

Il entreprend ensuite des études supérieures de droit à l'université de Saint-Jacques-de-Compostelle, qu'il abandonne pour se dédier totalement à sa carrière politique. Il devient en effet secrétaire général de la fédération des Jeunesses socialistes en Galice, puis président du conseil de la jeunesse de Galice.

Il entre par la suite à la commission exécutive du Parti des socialistes de Galice-PSOE (PSdeG-PSOE), dont il est ultérieurement désigné secrétaire général dans la province de Lugo. Lors des élections générales anticipées de 1989, il est élu, à vingt-sept ans, sénateur dans la province de Lugo, un mandat qu'il conserve aux élections générales anticipées de 1993.

La montée en puissance[modifier | modifier le code]

À l'occasion des élections générales anticipées de 1996, il passe au Congrès des députés, continuant de représenter sa province natale. Deux ans plus tard, il est recruté par Emilio Pérez Touriño, candidat au secrétariat général du PSdeG-PSOE, comme coordinateur de campagne, et parvient à le faire élire face au candidat soutenu par le sortant, Francisco Vázquez.

Réélu député en 2000, il est mis en contact avec José Luis Rodríguez Zapatero, député de la province de León, par l'intermédiaire du juge et ancien député socialiste Ventura Pérez Mariño.

Un rénovateur numéro deux du PSOE[modifier | modifier le code]

Il rejoint donc le courant social-démocrate Nueva Vía, dirigé par Jesús Caldera et dont font notamment partie Trinidad Jiménez, Juan Fernando López Aguilar, Jordi Sevilla ou Carme Chacón. Il est alors désigné coordinateur du groupe, et obtient les soutiens nécessaires pour que Zapatero soit élu, le 23 juillet 2000, secrétaire général du PSOE face au baron régional José Bono. José Blanco est par la suite choisi comme secrétaire à l'Organisation, et donc numéro deux de l'appareil, par le nouveau chef du parti.

À ce titre, il doit gérer, en 2003, l'affaire du Tamayazo, à savoir le refus de deux députés régionaux à l'Assemblée de Madrid de voter l'investiture du candidat socialiste Rafael Simancas, permettant ainsi l'arrivée au pouvoir de la conservatrice Esperanza Aguirre, qui organisa par la suite de nouvelles élections, remportées par le Parti populaire (PP) à la majorité absolue.

Après le retour au pouvoir des socialistes, en 2004, il est reconduit dans ses fonctions de secrétaire à l'Organisation, et ne fait donc pas partie du nouveau gouvernement dirigé par Zapatero.

Vice-secrétaire général et ministre de l'Équipement[modifier | modifier le code]

Le 6 juillet 2008, quatre mois après une nouvelle victoire du PSOE aux élections générales, il est élu par le XXXVIIe congrès fédéral, réuni à Madrid, vice-secrétaire général, fonction supprimée en 1997 et auparavant occupée par Alfonso Guerra, grande figure du parti depuis plus de trente ans. Leire Pajín lui succède au secrétariat à l'Organisation[1]. À l'occasion du remaniement ministériel opéré le 7 avril 2009, José Blanco est appelé à devenir ministre de l'Équipement, tout en conservant son poste dans l'appareil[2].

Le 11 juillet 2011, il est choisi comme porte-parole du gouvernement en remplacement d'Alfredo Pérez Rubalcaba, investi deux jours plus tôt candidat à la présidence du gouvernement par le PSOE, pour les prochaines élections générales. Quelques mois plus tard, en octobre, il est accusé par un entrepreneur de Lugo, Jorge Dorribo, d'avoir été partie prenante d'un réseau de fraude aux subventions publiques en Galice, baptisé « opération Campeón », moyennant un paiement de quatre cent mille euros[3]. Il annonce, deux jours plus tard, sa volonté de porter plainte pour « calomnies », rejetant toutes les accusations portées contre lui[4]. Finalement, le 3 novembre, la juge d'instruction de Lugo décide de saisir le Tribunal suprême, seul compétent pour enquêter et juger les ministres pour des crimes ou délits commis dans l'exercice de leurs fonctions, sur des soupçons de trafic d'influence, ce qui amène le Parti populaire à demander sa démission[5].

Retour dans l'opposition[modifier | modifier le code]

À peine huit jours après la défaite du PSOE aux élections générales anticipées du 20 novembre 2011, le parquet du Tribunal suprême demande à la chambre pénale de désigner un juge d'instruction pour enquêter sur des faits de trafic d'influence et corruption[6]. Il est remplacé au gouvernement, le 22 décembre, par les conservatrices Ana Mato, au ministère de l'Équipement, et Soraya Sáenz de Santamaría, comme porte-parole[7]. La chambre d'administration du Tribunal suprême annonce, six jours plus tard, avoir ouvert une instruction judiciaire contre lui, pour trafic d'influence et corruption[8].

Député européen[modifier | modifier le code]

José Blanco est élu au Parlement européen lors des élections européennes de 2014.

Vie privée[modifier | modifier le code]

Marié à Ana Mourenza, il a deux enfants et vit à Las Rozas, dans la Communauté de Madrid.

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « Zapatero aúpa a Leire Pajín », El País,‎ 6 juillet 2008 (lire en ligne)
  2. (es) « Zapatero acomete la mayor renovación para dar más peso político al Gobierno », El País,‎ 8 avril 2009 (lire en ligne)
  3. (es) « Dimite un diputado gallego del PP acusado de cobrar comisiones ilegales », El País,‎ 4 octobre 2011 (lire en ligne)
  4. (es) « Blanco anuncia que hoy se querellará por calumnias contra el empresario », El País,‎ 6 octobre 2011 (lire en ligne)
  5. (es) « La juez de Lugo envía al Supremo la acusación contra Blanco de un imputado », El País,‎ 3 novembre 2011 (lire en ligne)
  6. (es) « La Fiscalía informa que se debe investigar al ministro Blanco por el 'caso Dorribo' », El País,‎ 28 novembre 2011 (lire en ligne)
  7. (es) « Un Gobierno de amigos y fieles », El País,‎ 22 décembre 2011 (lire en ligne)
  8. (es) « El Supremo investigará a José Blanco por tráfico de influencias y cohecho », El País,‎ 28 décembre 2011 (lire en ligne)

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]

Liens externes[modifier | modifier le code]