Emilio Pérez Touriño
| Emilio Pérez Touriño | |
Emilio Pérez Touriño, en 2007. |
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| Fonctions | |
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| 4e président de la Junte de Galice | |
| 1er août 2005 – 18 avril 2009 (3 ans, 8 mois et 17 jours) |
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| Législature | VIIe |
| Coalition | PSOE-BNG |
| Prédécesseur | Manuel Fraga |
| Successeur | Alberto Núñez Feijóo |
| Secrétaire général du Parti des socialistes de Galice-PSOE | |
| 10 octobre 1998 – 2 mars 2009 | |
| Réélection | 7 octobre 2000 17 juillet 2004 26 juillet 2008 |
| Prédécesseur | Francisco Vázquez |
| Successeur | Pachi Vázquez |
| Biographie | |
| Date de naissance | 8 août 1948 |
| Lieu de naissance | La Corogne (Espagne) |
| Parti politique | PSOE |
| Profession | Économiste Universitaire |
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| Présidents de la Galice | |
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Emilio Pérez Touriño, né le 8 août 1948 à La Corogne, est un homme politique espagnol, membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).
Après avoir occupé, entre 1985 et 1994, plusieurs postes de responsabilité au sein du ministère des Transports, il est élu, en 1998, secrétaire général du Parti des socialistes de Galice-PSOE. Défait lors des élections régionales galiciennes de 2001, il parvient à arriver en deuxième position quatre ans plus tard, mais forme une coalition avec les nationalistes, devenant alors président de la Junte de Galice. Son alliance perd cependant le pouvoir aux élections régionales de 2009 et il se retire, en 2010, de la vie politique.
Sommaire |
Biographie [modifier]
Parcours universitaire [modifier]
Il grandit à Pontevedra, puis étudie les sciences économiques à l'université de Saint-Jacques-de-Compostelle, où il obtient une licence, et un doctorat en 1973. Au cours de son cursus, il a approfondi ses études en passant par l'Institut de recherche et de planification du développement de l'université de Grenoble.
Il devient alors professeur, adjoint puis titulaire, à l'université, et adhère en 1975 au Parti communiste d'Espagne (PCE), qu'il finit par quitter. Il accède, un temps, au poste de vice-recteur, chargé des affaires économiques.
Haut fonctionnaire et député national [modifier]
Il est nommé directeur de cabinet d'Abel Caballero, ministre des Transports, du Tourisme et des Communications le 4 octobre 1985. Désigné, le 2 août 1986, sous-secrétaire du ministère, il rejoint, en 1988, le PSOE.
Il devient, le 22 avril 1991, secrétaire général aux Infrastructures de transport terrestre du ministère des Travaux publics et des Transports. Il est relevé de ses fonctions le 21 octobre 1994 et retourne enseigner à l'université. À l'occasion des élections générales anticipées du 3 mars 1996, il est élu député de la province de La Corogne au Congrès des députés.
Secrétaire général des socialistes galiciens [modifier]
Aux élections régionales galiciennes du 19 octobre 1997, il est élu député de la province de Pontevedra au Parlement de Galice, ce qui le conduit à renoncer à son mandat national. Alors que la législature va s'ouvrir, il est choisi, le 15 novembre, comme porte-parole du groupe du Parti des socialistes de Galice-PSOE (PSdeG-PSOE), qui vient de subir sa plus lourde défaite régionale, au lieu d'Abel Caballero[1]. À la suite de la démission du secrétaire général du PSdeG-PSOE, Francisco Vázquez, il présente, au début du mois de septembre 1998, sa candidature pour le congrès du 10 octobre[2] et s'impose avec 61,6 % des voix contre le vice-secrétaire général sortant, Miguel Cortizo[3].
Il entre, le 23 juillet 2000, à la commission exécutive fédérale du PSOE, en tant que secrétaire exécutif[4], puis est réélu, en octobre suivant, à la tête des socialistes galiciens avec 73 % des suffrages[5]. Un an plus tard, chef de file du PSdeG-PSOE, il échoue à remporter les élections régionales, mais fait progresser son parti de deux sièges, se plaçant à égalité avec le Bloc nationaliste galicien (BNG), qui le devance de 16 000 voix[6].
Le 17 juillet 2004, il est réélu pour un troisième mandat de secrétaire général avec 91 % des suffrages exprimés, dans une vague générale de confirmation des dirigeants territoriaux du PSOE[7].
Président de la Junte de Galice [modifier]
De nouveau chef de file des socialistes aux élections régionales du 19 juin 2005, il apporte onze points supplémentaires et huit sièges de plus au PSdeG-PSOE au Parlement de Galice, ce qui constitue son meilleur résultat depuis 1989 et l'arrivée au pouvoir du conservateur Manuel Fraga[8]. Il entame, le 4 juillet, les négociations de coalition avec le BNG[9], qui aboutissent un peu moins de trois semaines plus tard, Anxo Quintana, porte-parole des nationalistes, étant promis à la vice-présidence du gouvernement régional[10].
Le 29 juillet, il remporte 38 voix sur 75 lors du vote d'investiture au Parlement et devient président de la Junte de Galice[11]. Il annonce, le lendemain, un gouvernement de douze membres, à parité d'hommes et de femmes, comprenant huit membres désignés par le PSdeG-PSOE, quatre par le BNG, et cinq indépendants[12].
Réélu secrétaire général des socialistes galiciens avec 97,3 % des voix le 26 juillet 2008, soit seulement douze votes blancs sur près de quatre cent cinquante délégués[13], il refuse, un mois plus tard, comme le demandaient certains cadres du parti, d'anticiper les élections régionales[14]. Il est investi, le 14 décembre suivant, candidat à sa succession[15] et annonce, quatre jours plus tard, la tenue des élections le 1er mars 2009, refusant toutefois de parler de scrutin anticipé[16].
Fin de carrière politique [modifier]
Alors que les sondages donnaient la coalition sortante gagnante par deux ou trois sièges d'avance à peine deux semaines avant l'élection[17], c'est finalement le Parti populaire de Galice (PPdeG), dirigé par Alberto Núñez Feijóo, qui l'emporte de justesse[18]. Il présente, dès le 2 mars, sa démission irrévocable, reconnaissant que son alliance avec les nationalistes a pu produire du « désenchantement » et son manque de leadership sur ses partenaires de coalition, ce qui suscite des critiques de la direction fédérale du PSOE[19].
Il est remplacé le 18 avril par Feijóo à la tête de la Junte, le 25 avril par Pachi Vázquez au secrétariat général du PSdeG-PSOE et démissionne, le 10 mars 2010, de son mandat de député régional, afin d'enseigner les sciences politiques à l'université de Saint-Jacques-de-Compostelle[20].
Notes et références [modifier]
- (es) « Caballero deja de ser portavoz del PSOE en el parlamento », El País, le 16 novembre 1997
- (es) « Los socialistas gallegos continúan divididos a un mes de su congreso », El País, le 7 septembre 1998
- (es) « Pérez Touriño, elegido nuevo líder del PSdeG », El País, le 11 octobre 1998
- (es) « La dirección socialista, renovada casi al completo », El País, le 24 juillet 2000
- (es) « El congreso del PSOE gallego excluye de la dirección a Vázquez y sus afines », El País, le 9 octobre 2000
- (es) « El PSOE resalta que 'es el único partido que sube de forma sensible' en respaldo electoral », El País, le 22 octobre 2001
- (es) « Simancas, reelegido secretario general de los socialistas madrileños con casi un 90% de los votos », El País, le 18 juillet 2004
- (es) « El PSOE sube 11 puntos y Touriño da por hecho el Gobierno con el BNG », El País, le 20 juin 2005
- (es) « Los socialistas y el BNG inician mañana las negociaciones para formar Gobierno », El País, le 3 juillet 2005
- (es) « Touriño y Quintana firman su pacto y ofrecen diálogo con el PP », El País, le 24 juillet 2005
- (es) « Touriño, investido presidente de Galicia », El País, le 30 juillet 2005
- (es) « Touriño incluye cinco independientes entre los consejeros de su Gobierno », El País, le 31 juillet 2005
- (es) « El PSdeG abre la carrera electoral con un respaldo a Touriño del 97% », El País, le 27 juillet 2008
- (es) « Touriño anuncia que no adelanta las elecciones y agotará la legislatura », El País, le 29 août 2008
- (es) « Touriño pide apoyo a los ciudadanos para que Galicia no dé "un paso atrás" », El País, le 15 décembre 2008
- (es) « Touriño convoca a las urnas el 1 de marzo », El País, le 19 décembre 2008
- (es) « El CIS apunta que la coalición que acabó con Fraga revalida la mayoría », El País, le 13 février 2009
- (es) « Feijóo recupera el poder para el PP », El País, le 2 mars 2009
- (es) « Touriño dimite y asume su fracaso con el BNG », El País, le 3 mars 2009
- (es) « Touriño deja su escaño entre el reconocimiento de los partidos », El País, le 11 mars 2010