Emilio Pérez Touriño

Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aller à : navigation, rechercher
Page d'aide sur l'homonymie Pour les articles homonymes, voir Perez.
Emilio Pérez Touriño
Emilio Pérez Touriño, en 2007.
Emilio Pérez Touriño, en 2007.
Fonctions
4e président de la Junte de Galice

(&&&&&&&&&&&013563 ans, 8 mois et 17 jours)
Législature VIIe
Coalition PSOE-BNG
Prédécesseur Manuel Fraga
Successeur Alberto Núñez Feijóo
Secrétaire général du Parti des socialistes de Galice-PSOE
Réélection

Prédécesseur Francisco Vázquez
Successeur Pachi Vázquez
Biographie
Date de naissance (65 ans)
Lieu de naissance La Corogne (Espagne)
Parti politique PSOE
Profession Économiste
Universitaire

Emilio Pérez Touriño
Présidents de la Galice

Emilio Pérez Touriño, né le à La Corogne, est un homme politique espagnol, membre du Parti socialiste ouvrier espagnol (PSOE).

Après avoir occupé, entre 1985 et 1994, plusieurs postes de responsabilité au sein du ministère des Transports, il est élu, en 1998, secrétaire général du Parti des socialistes de Galice-PSOE. Défait lors des élections régionales galiciennes de 2001, il parvient à arriver en deuxième position quatre ans plus tard, mais forme une coalition avec les nationalistes, devenant alors président de la Junte de Galice. Son alliance perd cependant le pouvoir aux élections régionales de 2009 et il se retire, en 2010, de la vie politique.

Biographie[modifier | modifier le code]

Parcours universitaire[modifier | modifier le code]

Il grandit à Pontevedra, puis étudie les sciences économiques à l'université de Saint-Jacques-de-Compostelle, où il obtient une licence, et un doctorat en 1973. Au cours de son cursus, il a approfondi ses études en passant par l'Institut de recherche et de planification du développement de l'université de Grenoble.

Il devient alors professeur, adjoint puis titulaire, à l'université, et adhère en 1975 au Parti communiste d'Espagne (PCE), qu'il finit par quitter. Il accède, un temps, au poste de vice-recteur, chargé des affaires économiques.

Haut fonctionnaire et député national[modifier | modifier le code]

Il est nommé directeur de cabinet d'Abel Caballero, ministre des Transports, du Tourisme et des Communications le . Désigné, le , sous-secrétaire du ministère, il rejoint, en 1988, le PSOE.

Il devient, le , secrétaire général aux Infrastructures de transport terrestre du ministère des Travaux publics et des Transports. Il est relevé de ses fonctions le et retourne enseigner à l'université. À l'occasion des élections générales anticipées du 3 mars 1996, il est élu député de la province de La Corogne au Congrès des députés.

Secrétaire général des socialistes galiciens[modifier | modifier le code]

Aux élections régionales galiciennes du , il est élu député de la province de Pontevedra au Parlement de Galice, ce qui le conduit à renoncer à son mandat national. Alors que la législature va s'ouvrir, il est choisi, le 15 novembre, comme porte-parole du groupe du Parti des socialistes de Galice-PSOE (PSdeG-PSOE), qui vient de subir sa plus lourde défaite régionale, au lieu d'Abel Caballero[1]. À la suite de la démission du secrétaire général du PSdeG-PSOE, Francisco Vázquez, il présente, au début du mois de , sa candidature pour le congrès du 10 octobre[2] et s'impose avec 61,6 % des voix contre le vice-secrétaire général sortant, Miguel Cortizo[3].

Il entre, le , à la commission exécutive fédérale du PSOE, en tant que secrétaire exécutif[4], puis est réélu, en octobre suivant, à la tête des socialistes galiciens avec 73 % des suffrages[5]. Un an plus tard, chef de file du PSdeG-PSOE, il échoue à remporter les élections régionales, mais fait progresser son parti de deux sièges, se plaçant à égalité avec le Bloc nationaliste galicien (BNG), qui le devance de 16 000 voix[6].

Le , il est réélu pour un troisième mandat de secrétaire général avec 91 % des suffrages exprimés, dans une vague générale de confirmation des dirigeants territoriaux du PSOE[7].

Président de la Junte de Galice[modifier | modifier le code]

De nouveau chef de file des socialistes aux élections régionales du , il apporte onze points supplémentaires et huit sièges de plus au PSdeG-PSOE au Parlement de Galice, ce qui constitue son meilleur résultat depuis 1989 et l'arrivée au pouvoir du conservateur Manuel Fraga[8]. Il entame, le 4 juillet, les négociations de coalition avec le BNG[9], qui aboutissent un peu moins de trois semaines plus tard, Anxo Quintana, porte-parole des nationalistes, étant promis à la vice-présidence du gouvernement régional[10].

Le 29 juillet, il remporte 38 voix sur 75 lors du vote d'investiture au Parlement et devient président de la Junte de Galice[11]. Il annonce, le lendemain, un gouvernement de douze membres, à parité d'hommes et de femmes, comprenant huit membres désignés par le PSdeG-PSOE, quatre par le BNG, et cinq indépendants[12].

Réélu secrétaire général des socialistes galiciens avec 97,3 % des voix le , soit seulement douze votes blancs sur près de quatre cent cinquante délégués[13], il refuse, un mois plus tard, comme le demandaient certains cadres du parti, d'anticiper les élections régionales[14]. Il est investi, le 14 décembre suivant, candidat à sa succession[15] et annonce, quatre jours plus tard, la tenue des élections le , refusant toutefois de parler de scrutin anticipé[16].

Fin de carrière politique[modifier | modifier le code]

Alors que les sondages donnaient la coalition sortante gagnante par deux ou trois sièges d'avance à peine deux semaines avant l'élection[17], c'est finalement le Parti populaire de Galice (PPdeG), dirigé par Alberto Núñez Feijóo, qui l'emporte de justesse[18]. Il présente, dès le 2 mars, sa démission irrévocable, reconnaissant que son alliance avec les nationalistes a pu produire du « désenchantement » et son manque de leadership sur ses partenaires de coalition, ce qui suscite des critiques de la direction fédérale du PSOE[19].

Il est remplacé le 18 avril par Feijóo à la tête de la Junte, le 25 avril par Pachi Vázquez au secrétariat général du PSdeG-PSOE et démissionne, le , de son mandat de député régional, afin d'enseigner les sciences politiques à l'université de Saint-Jacques-de-Compostelle[20].

Notes et références[modifier | modifier le code]

  1. (es) « Caballero deja de ser portavoz del PSOE en el parlamento », El País, le
  2. (es) « Los socialistas gallegos continúan divididos a un mes de su congreso », El País, le
  3. (es) « Pérez Touriño, elegido nuevo líder del PSdeG », El País, le
  4. (es) « La dirección socialista, renovada casi al completo », El País, le
  5. (es) « El congreso del PSOE gallego excluye de la dirección a Vázquez y sus afines », El País, le
  6. (es) « El PSOE resalta que 'es el único partido que sube de forma sensible' en respaldo electoral », El País, le
  7. (es) « Simancas, reelegido secretario general de los socialistas madrileños con casi un 90% de los votos », El País, le
  8. (es) « El PSOE sube 11 puntos y Touriño da por hecho el Gobierno con el BNG », El País, le
  9. (es) « Los socialistas y el BNG inician mañana las negociaciones para formar Gobierno », El País, le
  10. (es) « Touriño y Quintana firman su pacto y ofrecen diálogo con el PP », El País, le
  11. (es) « Touriño, investido presidente de Galicia », El País, le
  12. (es) « Touriño incluye cinco independientes entre los consejeros de su Gobierno », El País, le
  13. (es) « El PSdeG abre la carrera electoral con un respaldo a Touriño del 97% », El País, le
  14. (es) « Touriño anuncia que no adelanta las elecciones y agotará la legislatura », El País, le
  15. (es) « Touriño pide apoyo a los ciudadanos para que Galicia no dé "un paso atrás" », El País, le
  16. (es) « Touriño convoca a las urnas el 1 de marzo », El País, le
  17. (es) « El CIS apunta que la coalición que acabó con Fraga revalida la mayoría », El País, le
  18. (es) « Feijóo recupera el poder para el PP », El País, le
  19. (es) « Touriño dimite y asume su fracaso con el BNG », El País, le
  20. (es) « Touriño deja su escaño entre el reconocimiento de los partidos », El País, le

Annexes[modifier | modifier le code]

Articles connexes[modifier | modifier le code]