Jean Dufy

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Jean Dufy (né le 12 mars 1888 au Havre, mort le 12 mai 1964 à Boussay) est un peintre français[1].

Biographie[modifier | modifier le code]

Jean Dufy est né sous les prénoms Jean Jacques Gustave le 12 mars 1888 au Havre, septième d’une famille de onze enfants, d’un père comptable dans une entreprise de métallurgie, musicien amateur talentueux. Après son service militaire (1910-1912), il s'installe à Paris où il rencontre Derain, Braque, Picasso ou encore Apollinaire. Dans ses premières aquarelles, exposées à la galerie de Berthe Weill en 1914, les tonalités sourdes, bruns, bleus, rouges sombres, côtoient la technique des hachures héritée de Cézanne à travers l’œuvre de son frère Raoul Dufy.

La mobilisation, après cette première exposition, n’empêche pas Jean de continuer à peindre ou à dessiner sur des carnets, essentiellement des fleurs, des chevaux, les paysages qu’il découvre, comme Le Val-d'Ajol, dans les Vosges, où il séjourne, malade, au retour de la guerre.

Dès 1916 et pendant plus de trente ans, Jean réalisera, pour la porcelaine Théodore Haviland de Limoges des décors – nature florale et animale – qui lui vaudront, lors de l’Exposition Internationale des Arts Décoratifs en 1925, une médaille d’or pour le service « Châteaux de France ».

Ses œuvres, sont montrées au grand jour lors d’expositions successives à Paris (Salon d’Automne au Grand Palais des Champs-Élysées en 1920, 1923, 1924, 1927 et 1932, Galerie Bing en 1929) et à New York (Balzac Galleries en 1930, Perls Galleries en 1938).

Pour l’Exposition Internationale de 1937, le directeur général de la Compagnie Parisienne de Distribution de l’Électricité charge son frère, Raoul Dufy, d’exécuter la décoration du pavillon de l’électricité. Jean l’aidera à réaliser une vaste fresque à la gloire de l’électricité, sur une surface de six cents mètres carrés.

Les dernières années (1950-1960) sont consacrées à des voyages, principalement en Europe et en Afrique du Nord.

Peintre reconnu, régulièrement exposé à Paris et aux États-Unis, intégré dans les collections des plus prestigieux musées américains tels que l’Art Institute of Chicago ou le MoMA de New York, Jean Dufy s’éteint le 12 mai 1964 à La Boissière, hameau du village de Boussay, deux mois après le décès de sa femme Ismérie.

Notes et références[modifier | modifier le code]